22/09/2008

La Suisse avec Hans-Rudolf Merz

 

Edito du 7-8  -  Radio Cité  -  Lundi 22.09.08  - 07.05h

 

Ce matin, toute la Suisse est en pensée avec Hans-Rudolf Merz. Atteint gravement dans sa santé, et, dans le meilleur des cas, absent du gouvernement pour plusieurs semaines, le ministre des Finances est un homme unanimement reconnu pour sa compétence et pour la qualité de son style politique.

Les Suisses partagent ou non ses options, mais respectent l’homme. Dans un collège où l’on s’invective par presse dominicale interposée, ou bien où l’on téléguide les attaques par des spadassins, voilà un homme qui s’est toujours interdit ce genre de comportement.

Cultivé, polyglotte, aimant son pays, Hans-Rudolf Merz serait le Président de la Confédération idéal pour 2009. Dans la pure lignée de son prédécesseur, Kaspar Villiger, l’Appenzellois allie la compétence à la discrétion. Les Suisses aiment cela.

Va-t-il pouvoir assumer, l’an prochain, cette charge suprême ? Va-t-il simplement pouvoir garder ses fonctions de conseiller fédéral ? Ce matin, au lendemain d’une opération difficile, c’est l’incertitude. Oui, ce matin, nous sommes tous en pensée avec Monsieur Merz.

 

Pascal Décaillet

06:39 Publié dans Editos Radio cité | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Toute la Suisse, sauf Christian Levrat, président du parti socialiste, qui pense à la politique ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 22/09/2008

@victor
Les socialistes n'ont pas pour habitude d'être respectueux. La preuve Mouchet, Brunier, à Genève, Calmy au plan fédéral. Leyvrat ne peut qu'être au même tout petit niveau. C'est le Darbellay de la pseudo gauche.

Pour ce qui concerne tous les citoyens de ce pays qui sont honnêtes et quel que soit leur parti politique, ils sont effectivement en pensée avec M. Merz et sa famille car c'est pour le pays que ce homme a certainement négligé sa santé.

Merci M. Décaillet de souligner que M. Merz a un style personnel de grande classe. C'est un vrai gentleman et certains qui partagent le gouvernement avec lui feraient bien de s'en inspirer.

Je sais que vous avez les relais, alors merci d'être notre porte-parole auprès de l'entourage de M. Merz pour leur dire que nous pensons beaucoup à lui et que nous espérons vivement le revoir prochainement sur pieds et aux commandes du pays en 2009.

Nous en avons besoin, quel que puisse être l'apétit des quelques jeunes arrogants qui ont encore trop de lait derrière les oreilles pour prétendre gouverner quoique ce soit.

Écrit par : jules | 22/09/2008

Cher Monsieur DECAILLET,

Emue, je le suis aujourd'hui comme les Suisses mais peut-être un peu plus encore. Radicale, déléguée suisse pendant quelques années, j'ai eu l'occasion de croiser, de parler avec Monsieur Hans-Rudolf MERZ et même d'avoir la chance de participer avec lui à un lancement de campagne électorale. Outre la grande intelligence de Monsieur MERZ, sa capacité à parler un grand nombre de langues étrangères, notre Conseiller Fédéral est un homme chaleureux, ouvert d'esprit, disponible, ayant toujours un mot d'encouragement pour les jeunes en politique. Je lui souhaite un excellent rétablissement, qu'il reprenne des forces, nous avons besoin de lui et tout mon soutien à sa famille, à son épouse et ses enfants, car je sais que la politique n'est rien sans le soutien des proches. Monsieur Hans-Rudolf MERZ incarne cette humanité dans la politique qui fait parfois défaut...

Écrit par : fuchs béatrice | 22/09/2008

ça doit quand même faire drôle pour M. Merz de se faire remplacer par une femme, lui qui était il n'y a pas si longtemps un adversaire du droit de vote des femmes.

Souhaitons-lui un bon et rapide rétablissement!

Écrit par : commentateur | 22/09/2008

Moi aussi, je souhaite un très bon rétablissement à Monsieur le Conseiller Fédéral Rudolf Merz.
Mais, vous, Monsieur Décaillet, lorsqu'en titre, vous dites que la Suisse est avec lui, voulez-vous dire, qu'elle aussi, se trouve aux soins intensifs ou postopératoires pour des problèmes de coeur ?
C'est vrai que je la trouvais bien palotte, ces derniers temps et que j'avais des difficultés à "sentir" son pouls.
Plus grave, serait encore que le Dr. Christophe Darbellay, médecin PDC, (Professeur Du Coeur) soit à son chevet, ce ne serait pas le pied!... La Suisse ne serait pas vraiment entre de bonnes mains!

Écrit par : Père Siffleur | 22/09/2008

Passons les clivages droite-gauche.Un bon rétablissement à Monsieur Merz

Écrit par : Europale As Media | 22/09/2008

Il n'y a pas de clivage gauche-droite : tout pouvoir est à droite.

Écrit par : Jean Romain | 22/09/2008

Mon coeur bat de la pointe un peu vers la gauche, comme M. tout le monde. Qu'on vu les chirurgiens chez M. Merz ?

Écrit par : azuis | 22/09/2008

@ Jean Romain : diriez-vous que tout parti politique naît à gauche et finit à droite? "Tout pouvoir est à droite" reste une grande interrogation! La gauche est-elledans l'opposition forcément quand on voit à quel point ses représentants peuvent faire partie des conservateurs? Très intéressant ... dans un pays comme le nôtre en tout cas!

Écrit par : Micheline | 22/09/2008

J'ai grandi dans le même village que M. Merz et je peux vous dire en effet que c'est un Monsieur avec des qualités que seulement très peu de gens et encore moins de politiciens possèdent.Il avait sauvé la "Appenzeller Kantonalbank" avec talent et un savoir-faire exceptionnel. Sa modestie et sa classe sont exemplaires ! De tout coeur bon rétablissement Monsieur Merz !

Écrit par : Marion Garcia Bedetti | 22/09/2008

@Micheline
La structure est souvent plus importante que le contenu lui-même, qui varie en fonction des conjonctures. Or la structure de tout pouvoir est de perdurer. Cet aspect conservateur essentiel le travaille de l'intérieur. La question de Lénine est sotte : "Que faire ?". Ce n'est pas la question centrale du pouvoir, qui est : "comment faire ?" Et la réponse : ne pas trop bouger, en se maintenant au pouvoir d'abord, épouser les moindres mouvements de la société et surtout ne pas la contrarier.

Écrit par : Jean Romain | 23/09/2008

"La question de Lénine est sotte : "Que faire ?"
Sauf que cette question s'adresse à la prise de pouvoir, comment le prendre et pas encore comment le garder.
Votre réponse, Jean Romain, est spécifique à la Suisse, j'imagine ? Sinon, il y aurait beaucoup de contre-exemples, la création de la Vème république entre autres...

Écrit par : Géo | 25/09/2008

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