10/12/2008

Le bon choix

Il s’en est fallu d’une seule voix, mais c’est fait : Ueli Maurer, candidat officiel de l’UDC, et au fond le seul vrai candidat derrière le leurre Blocher, devient le 111ème conseiller fédéral de l’Histoire suisse. La manœuvre des socialistes, des Verts, d’une importante partie du PDC, et même de quelques radicaux dont un Tessinois, n’aura donc, in extremis, pas abouti. C’est une excellente chose pour la Suisse, pour une certaine conception de la concordance, et aussi pour la cohésion de la grande famille de la droite. Une nouvelle plaisanterie comme celle du 12 décembre 2007, et la droite suisse volait en éclats, alors qu’elle est nettement majoritaire dans le pays.

 

Cette élection, comme une vague marine sur le sable, efface, ou en tout cas diminue considérablement la mauvaise trace laissée dans notre histoire politique par l’alliance contre-nature ayant permis, il y a un an, d’éjecter Christoph Blocher. Le principal acteur de ce coup de décembre 2007, Christophe Darbellay, a été, cette année, impeccable d’un bout à l’autre, fidèle à sa famille de pensée, à ses alliés naturels, il a tenu sa parole, il a reconquis, sur la scène fédérale, le droit d’aspirer à un destin à la mesure de son talent.

 

La logique arithmétique doit-elle céder la place à une logique de concordance ? A cette question, la réponse est oui. Il faut élire des gouvernements sur des programmes, avec une cohésion idéologique, des buts très clairs à atteindre, et non sur le seul équilibre donné par les élections législatives. Ce changement, capital, est celui qui attend la Suisse de demain. Tôt ou tard, nous y viendrons. Mais là, il n’était pas question de venir changer les règles du jeu en cours de législature, pour la simple convenance des vaincus d’octobre 2007 face aux vainqueurs. Derrière les index érigés vers le ciel des donneurs de leçons, derrière leurs éternels cours de morale sur la séparation des pouvoirs et le respect du droit international, il y avait, en fait, la volonté d’empêcher l’accès au pouvoir au parti arrivé en tête aux élections fédérales. Le vrai déni de démocratie, c’était celui-là.

 

Dans cette affaire, même le Parlement s’est sauvé lui-même, face à l’opinion publique, dans son statut de grand électeur (qui va lui être, ces prochaines années, de plus en plus disputé par l’alternative du suffrage universel). L’épisode du 12 décembre 2007 avait été perçu, par beaucoup de monde, comme la prime à la combinazione. Cette année aussi, il y a eu essai, par les mêmes (sauf Darbellay), de nous sortir un deus ex machina, mais, cette année, à une voix près, la manœuvre a échoué. Disons : un point partout.

 

Reste la grande question : combien de temps encore un pays de sept millions d’habitants déléguera-t-il à 246 grands électeurs la faculté d’élire son exécutif ? A l’époque du vote par internet, des grands débats radiodiffusés, des campagnes nationales sur les médias modernes, ce système né des anciennes Diètes, favorisant les complots de coulisses et parfois même les mauvais coups, n’est-il pas complètement caduc ? Poser la question, c’est déjà commencer à y répondre. Hier, la face a certes été sauvée. Mais à une voix près, une misérable voix : c’est sans doute un peu juste, pour la crédibilité de l’une des plus vieilles démocraties du monde.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

 

 

16:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (27) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Maurer vient juste d'être élu, qu'on pense à un certain avenir.
Laissez nous savourer, je vous prie, cet instant.

Félicitations à Ueli Maurer.

Yes, We Can !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 10/12/2008

Dans quel pays le peuple élit-il son gouvernement ? Dans quelques pays, il élit son président. C'est un système à la française que vous prônez pour nous ? Pourvu qu'une telle autocratie n'arrive jamais en Suisse.

Écrit par : gamine | 10/12/2008

On imagine très bien le citoyen vaudois voter pour Tobias Bünzli de Zurich plutôt que pour Werner Schmutz, aussi de Zurich, dont il n'a jamais entendu parler, dont il ne sait rien si ce n'est à travers de spots publicitaires où l'on apprend que le chien de l'un est plus sympathique que le chat de l'autre.
Belle vision de la démocratie suisse, Décaillet. Que vous devriez laisser aux démagogues façon Blocher ou Calmy-Rey.

Écrit par : Géo | 10/12/2008

Je n'ai pas, cette fois, une analyse proche de la votre en ce qui concerne C. Darbellay. Il n'a pas été capable de convaincre ses propres troupes de se mettre en ordre de bataille pour la majorité. En fait je pense que le PDC est, lui maintenant, au bord de la rupture. Une fraction importante de ce parti est plus à gauche qu'à droite. Les membres de cette fraction ne l'assument pas encore. Pour combien de temps? Jacque Neirynck a franchi le pas dans les actes en soutenant à l'automne 2007 G. Savary et L. Recordon. Il ne l'a simplement pas encore reconnu devant son parti et surtout les électeurs/trices du PDC.

Écrit par : salegueule | 10/12/2008

Décidemment, l'UDC a la manie des demi-conseillers fédéraux. Après le demi conseiller fédéral Schmidt, voici le demi-conseiller fédéral Maurer, élu façon rase-motte par un Parlement qui en était presque, parlementaires UDC exceptés, à se boucher le nez d'une main et presser sur le bouton de vote de l'autre.
Cette élection à l'arrachée et la personnalité de l'élu me rappelle l'élection d'un autre grand conservateur devant l'éternel, le piètre Georges W. Bush. Et on peut malheureusement craindre que le mandat de M. Maurer ne sera guère plus brillant que celui du Républicain. Il est vrai, au vu des dernières votations, reconnaissons que l'UDC avait droit au moins à un élu. Pourtant, l'immense majorité des Suisses avec lesquels j'ai discuté pensent ces derniers mois sans l'UDC au CF ont été ceux d'une certaine sérénité retrouvée en Suisse. Quant l'UDC ne tient pas le haut du pavé, le climat s'améliore en Suisse et les citoyens retrouvent leur courtoisie naturelle... On remarquera bien évidemment que les trois quart du peuple suisse -ceux qui n'ont pas voté UDC- ont de quoi se réjouir, le parti qui croit qu'il a le monopole du patriotisme donne des signes d'essouflement et, avec un demi conseiller fédéral, un président nain politique et le vieux et redoutable tribun désormais rongé par la rancune, la bête est affaiblie (mais loin d'être vaincue ne l'oublions pasd)

En attendant, comment se réjouir de l'arrivée d'un conseiller fédéral qui traite les noirs de nègres, qui a une conception de l'armée directement issue de la Guerre Froide (oui monsieur Maurer, la Guerre Froide est termninée et tous ceux qui ne pensent pas comme l'UDC ne sont pas de vilains marxistes) et qui estime que la vraie place des femmes est à la maison??? La Suisse a besoin d'hommes visionnaires, novateurs, audacieux, tenaces, pas de vieux conservateurs qui puisent leurs références dans la Suisse des années 50.

Écrit par : Rackham Le Rouge | 10/12/2008

"Mais à une voix près, une misérable voix"

Misérable billet, aussi.. ;)

Non mais franchement, vous préfèreriez un élection par le peuple ? Oui, ok, ce serait plus moderne, mais paradoxalement, tellement moins démocratique. Car, comme le souligne Géo, le peuple ne connait pas assez bien les 246 élus pour pouvoir faire un choix valable. Et en tant que sept-millionième du peuple, je reconnais et accepte mon ignorance à ce sujet.

C'est bien beau de vouloir être moderne, mais la technologie n'est qu'un outil, et pas un but en soi.

Et puis j'aime bien, moi, ces élections par les représentants, à la sauce helvétique. C'est d'un charme désuet qui est rare de nos jours. Et là au moins on voit tout. Pas possible (ou en tout cas plus difficile) de tricher. Par rapport aux voting-machines étatsuniennes, y a pas photo..

Écrit par : Fufus | 11/12/2008

La voix déterminante qui a fait élire Ueli Maurer est peut-être celle d'Ueli Maurer lui-même... ;-)

Écrit par : Dani | 11/12/2008

Ueli Maurer a été élu d'une voix : la sienne ! ;-)

Écrit par : Dani | 11/12/2008

@Fufus,
Pensez-vous vraiment que les députés qui ont élu Mme Widmer Schlumpf en 2007 la connaissaient? Elle n'était pas députée. Idem Pour Ruth Dreyfuss à l'époque et combien d'autres?
Même si je ne suis pas d'accord avec vos arguments, je sui d'accord avec vous, une élection des ministres par le peuple n'est pas envisageable.

Écrit par : salegueule | 11/12/2008

M. Maurer a été élu d'une seule voix de différence : la sienne ! ;-)

Écrit par : Dani | 12/12/2008

3 remarques pour éclairer un peu le débat.

1. Le groupe latin du PDC a voté massivement contre Maurer. Ce ne sont pas de dangereux gauchistes. Darbellay lui-même est simplement resté plus discret que l'an dernier, pour éviter d'avoir à supporter une année de plus les attaques conjointes de la Weltwoche, du service de presse de l'UDC suisse, de votre blog et des chroniques d'Ueli Windisch. Il n'est pas masochiste.

2. Si le peuple élit les Conseillers fédéraux, Ueli Maurer n'aurait aucune chance, comme l'a prouvé la dernière élection au Conseil des Etats du canton de Zürich.

3. Conséquemment, le terrifiant "gouvernement de centre-gauche" que vous redoutez tant serait justement instauré grâe au vote populaire, comme dans la majorité des cantons où le peuple vote à droite, mais élit au centre.

Écrit par : michel | 12/12/2008

Certains commentaires (michel, Rackam etc) nous prennent vraiment pour des cons, effet garanti !
Précisons une fois pour toutes:
1) le seul parti incapable de concordance est le PS puisqu'il ne sait pas pas reconnaitre la légitimité de 30% d'électeurs dans ce pays.
2) si les médias ne bombardaient pas l'UDC au quotidien (l'autre jour, 5 articles contre l'UDC au journal Le Temps, ça fait beaucoup en une seul édition !)
3) Michel cite en contre-exemple la Weltwoche et le blog de M. Décaillet. Combien d'organes de presse sont-ils dans l'autre camp. Enumération non exhaustive: Le Temps, Edipresse, RSR, Blick, NZZ. Tages Anzeiger, etc. Michel, quel camp enterre l'autre ? Le cochons volent-ils et la terre est-elle carée ?
4) si les médias étaient un plus neutre, p.ex. en médiatisant un peu moins les verts qui avec leurs 10% ne méritent pas cette exposition, le PDC voterait plus facilement les candidats UDC et une alliance centre droit serait possible au parlement et au gouvernement, rien de plus normal pour un pays comme la Suisse.
5) Un dernier mot pour Rackam: pourquoi n'est-il pas possible d'employer le mot "nègre" ? Les Africains n'emploient-ils pas le mot "toubab" ?

Écrit par : honolulu | 13/12/2008

Remettons les choses au point puisque certaines personnes ne semblent toujours pas comprendre:
1) 70% des électeurs de ce pays ne votent pas UDC et en ont marre qu'une petite minorité essaye de dicter sa loi à coups de messages haineux, simplistes et rances.

2) 70% des électeurs de ce pays en ont marre de l'atmosphère haineuse, agressive et mensongère que certains populistes nostalgiques de la Suisse des années 50 essayent de distiller dans ce pays

3) La Suisse était un pays où il faisait bon vivre. Depuis que l'UDC dépense des centaines de millions pour répandre sa propagande brunisante, le climat s'est tellement pourri que même une partie de l'UDC a décidé de faire scission pour créer un parti bourgeois qui respectent bien plus dans nos traditions. il est d'ailleurs tout à fait intéressant de noter que certains anciens membres ont quitté l'UDC pour le PBD en soulignant que l'UDC N'ETAIT PAS DEMOCRATIQUE.

4)70% des électeurs de ce pays se réjouissent qu'une partie de l'électorat de l'UDC ouvre enfin les yeux et votent désormais pour des partis de droite plus respectueux de notre tradition suisse de respect, de dialogue et de tolérance.

5) 70% des électeurs de ce pays n'ont pas besoin de demander bêtement pourquoi les gens bien élevés n'utilisent pas le mot nègre, tout comme il n'utilisent pas les mots bougnouls, seutch (insulte envers les Suisses), youpin, frouze, , youyou etc etc

6)70% des électeurs ont bien compris que 30% d'électeurs (dont une partie d'excités qu'on aurait facilement vu tendre le bras il y a une septantaine d'années) ne forment pas une majorité dans une démocratie.

7)L'immense majorité des 70% des électeurs qui ne votent pas UDC sont fiers d'être Suisse. N'en déplaise à quelques aigris, l'UDC n'a pas le monopole du patriotisme. Aimer son pays ne signifie pas vénérer un milliardaire aigri.

8)N'en déplaise aux irréductibles de l'UDC, la crise économique profonde qui s'arrive annonce sans doute l'amorce du déclin de ce parti

9)N'en déplaise aux irréductibles de l'UDC, la presse n'est pas composée que de vilains gauchistes, il suffit de lire la Weltwoche, de regarder Teleblocher, de lire les blogs de M. Décaillet, de se souvenir des éditos de P. Rothebühler ou de consulter des sites comme commentaires.com . Non les journalistes ne sont pas tous des gauchistes tout comme les électeurs de l'UDC ne sont pas tous des nostalgiques du III e Reich

9) Finalement, je pense que 80% des habitants de ce pays, Suisses et étrangers, sont heureux que l'ère Blocher soit désormais définitivement enterrée. Il est temps de regarder vers l'avenir. Merci

Écrit par : Rackham Le Rouge | 13/12/2008

Merci pour cet inventaire non exhaustif. Vous auriez pu ajouter les arguments de M. Levrat: UDC incapable de gouverner car 10) manque de collégialité, 11) fuites dans la presse, 12) non respect de la séparation des pouvoirs et 13) non respect du droit international.
Le blog ne convient pas à pondre de trop longs textes. Je me contenterai donc de réfuter votre principal argument, les 70% qui consitueraient selon vous une majorité à ne pas vouloir de l'UDC au gouvernement:
La Suisse est une mosaïque de peuples de langues et de cultures elle ne possède pas de forte identité nationale. Compte tenu de cette spécificité, il est très improbable qu'un parti puisse obtenir une majorité absolue, (condition sine qua non dans un système présidentiel comme la France). Aux dernières élections l'UDC tendance Blocher a obtenue presque 30% des suffrages. Record historique, aucun autre parti n'ayant obtenu ce taux dans le passé. Dans un pays comme la Suisse ce taux d'électeurs est comparable à une majorité absolue. A contrario, de faire valoir les autres 70% comme majorité est tout simplement faux et anti-démocratique. Faux car le PDC, le parti radical et le PS ne consitutent pas une plateforme électorale commune. Anti-démocratique car vous ne seriez pas à même de me citer un exemple de pays où les partis minoritaires excluent le parti majoritaire dans un régime non-autoritaire et stable. Indigne encore dans une démocratie comme la Suisse, la pratique du candidat fantôme dont le nom n'est connu que par les initiés jusqu'au matin de l'élection !!
Je ne m'attarderai pas sur les autres arguments tellement il sont été abondamment traités par le seul journal contestataire en Suisse, la Weltwoche. Ce journal n'a de très loin pas la science infuse et il se trompe régulièrement de pronostique (que ce soit en politique ou en économie).
Par contre, ce journal ne partage pas la vision multiculturaliste des autres médias. Ce multiculturalisme contraint et forcé qui consitue la nouvelle idéologie mondiale, comparable au communisme, avec, pour l'instant, les morts en moins.
Encore un mot sur votre comparaison abusive avec le national-socialisme: comme vous, j'ai été profondément choqué par les crimes du régime nazi et nous sommes tous encore traumatisés par cette prériode tragique de l'histoire européenne. Comment une telle chose a-t-elle été rendue possible ? A mon humble avis, votre militance intransigeante qui pose en dogme absolu l'ouverture comme fin en soi est plus un comportement à risque que ma position, qui consiste à vouloir conserver l'équilibre démographique dans mon pays. Car nous vivons sur un volcan. Un volcan encouragé par les gens comme vous.

Écrit par : honolulu | 14/12/2008

"Anti-démocratique car vous ne seriez pas à même de me citer un exemple de pays où les partis minoritaires excluent le parti majoritaire dans un régime non-autoritaire et stable."

Incroyable, ces méthodes de petit Mussolini en herbe consistant à dire que l'UDC et son petit 30% d'électeurs constitue le parti majoritaire en Suisse.. La majorité, c'est le plus grand nombre (petit larousse).C'est loin d'être le cas comme un certain jour de décembre 2007 l'a rappelé à un milliardaire hargneux.


De surcroît, depuis quand l'UDC a-t-elle été exclue???? Ce parti, en pratiquant une politique digne d'un certain Staline, a lui-même exclu M. Schmidt et Mme Widmer-Schlumpf et s'est ainsi LUI-MEME exclu du conseil fédéral. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard soit dit en passant si de plus en plus de voix à l'intérieur même de l'UDC s'élèvent pour dénoncer la dérive autoritaire des dirigeants zurichois. "L'UDC doit sortir du système de chantage politique",vient d'ailleurs de déclarer dasn la presse un certain Monsieur Walter de l'UDC... Chantage, diktat, agressivité, nous ne sommes pas loin des méthodes de la mafia

De plus, que je sache, l'UDC n'a jamais été exclu du parlement !!! Ils sont même ultra-libéraux et antisociaux que jamais!!! La session qui vient de se terminer montre que la bande des quatre (UDC-PRD-PL-PDC)continue de mener sa traditionnelle politique ultra-libérale et anti-Suisse en toute quiétude, politique qui fait qu'aujourd'hui, on délocalise à tour de bras en Chine alors qu'on dénombre dans ce pays quelques 500 000 pauvres, un taux de suicide record et une délinquance en pleine explosion (preuve d'ailleurs que M. Blocher a une grande gueule mais est a été totalement inefficace quand il s'agissait de réduire la délinquance, lui qui était à la tête de justice et police, depuis son bureau du palais son fédéral)


Quant au multiculturalisme, il faudrait juste remarquer que les pires ennemis des Européens sont depuis 1000 ans.... les Européens. Qui s'est entremassacré en Europe lors des deux dernières guerres mondiales? les Européens entre eux.
La dernière guerre en Suisse (le Sonderbund) a été une guerre des Suisses contre les Suisses... Et je ne parle pas des révoltes paysannes, matées non pas par des Albanais, des Africains ou des Tamouls, mais par les familles dirigeantes suisses avec une férocité sans nom... Qui brûlait les sorcières en Suisse? Des Suisses!!!! Le pire ennemi de l'Européen est de très longue date l'Européen... Et des gens comme vous contribuent à perpétuer cette tradition des gens qui veulent massacrer leurs semblables, leurs voisins tout simplement parce qu'ils ne pensent pas comme eux. L'UDC compte dans ses membres des fanatiques qui rêvent de nettoyages ethniques comme aux pires moments de la guerre en ex-Yougoslavie.

Écrit par : Rackham Le Rouge | 14/12/2008

Quelle agressivité dans les commentaires de Rackham le rouge!!!!
A voir sont taux de haine pour l'UDC, plus grand parti de Suisse même s'il n'est pas (encore) majoritaire, sauf sur tout ce qui touche à la souveraineté nationale. Sur ce plan, seul contre tous, il est majoritaire. C'est le seul parti qui arrive, sans le support d'autres partis, à gagner des référendums. C'est la preuve qu'il est à quelque part majoritaire. Aucun autre ne peut en dire autant.
La création du groupe parlementaires UDC en faveur de la prorogation du traité de libre circulation vous démontre également que l'UDC n'est pas ce parti dictatorial que vous décrivez. Le fait que C. Blocher qui était contre le référendum sur ce sujet justement, s'est plié à la décision démocratique de sont parti et fait partie du comité de soutien au référendum.
Quel autre grand leader politique en a fait autant?

Écrit par : salegueule | 14/12/2008

@ Honolulu : Pour vous, le passé remonte jusqu'où ? 30% record historique ?
Il fut un temps, pourtant, où les partis "Radical" et "Conservateur catholique", le fameux KK ancêtre du PDC, se partageaient les suffrages des électeurs, donc forcément plus de 30%.

Écrit par : gamine | 15/12/2008

Excellent article comme d'habitude, mais deux remarques:

1. Concernant Darbellay, désolé, si pour vous il s'est racheté, pour moi - et je ne suis sans doute pas la seule - son attitude d'il y a un an ne peut être ni pardonnée ni oubliée. C'était impardonnable et inoubliable. Pour ma part je le bifferai et le blackboulerai à chaque fois que je pourrai. Il a peut-être des qualités, mais c'est égal. Depuis le 12.12.2007, si son comportement s'améliore, un peu, comme on l'a vu avec l'élection de Maurer, c'est bon à prendre, mais en ce qui concerne ses propres ambitions, il faudra les barrer sans hésitations.

A titre personnel, il est définitivement et fondamentalement indigne de confiance.

2. Concernant ce serpent de mer de programme de législature, même minimal, désolé mais c'est impossible. Car il est tout simplement impossible de tomber d'accord entre socialistes et UDC. Par conséquent, on est obligé de se faire une raison. Le CF est une réunion de personnes comportant de contradictions insolubles, par la force des choses et cela ne peut être autrement. Il faut accepter que le CF est aussi, par sa nature collégiale, un organe délibératif en plus d'exécutif. C'est à dire que le "programme", ou plutôt l'orientation générale de la politique du gouvernement, est donnée par les proportions relatives des différents ingrédients qu'on met dans le shaker: un peu plus d'UDC, un peu moins de PDC, ça fait un virage à droite. Un peu plus de PS, un zeste de ciron Vert, ce serait un virage à gauche. A chaque décision on secoue, on mélange, on vote au cas par cas, selon les décisions à prendre, et on voit ce qui en sort.

Ce n'est pas très satisfaisant pour l'esprit mais le moyen de faire autrement? Et cela donne, au final, une sacrée stabilité, car les changements de tendance se font, mais lentement et pas par à coups.

Écrit par : Claudine | 16/12/2008

Moi, je trouve que le plus extraordinaire des conseillers aux Etats, c'est Recordon ! Il n'est même pas capable de voter pour lui ! Il est aussi "folklorique" que Ted Robert ! Il parle de se représenter toutes les prochaines années comme Ted le fait pour le Conseil d'Etat vaudois ! Génial !

Écrit par : Octave Vairgebel | 16/12/2008

@gamine
Je vous le concède je ne connais pas la réponse à votre question. Par contre, vous semblez mieux informée que moi. Pouvez-vous donc nous donner la réponse ? S'agit-il de la Suisse au début du 20e siècle (réponse que je crois être à peu près exacte).

Écrit par : honolulu | 16/12/2008

L'élection du Conseil fédéral par le peuple est dangereuse car hautement démagogique.

Un gouvernement doit être un ensemble cohérent, même s'il doit refléter les partis les plus représentatifs, comme en Suisse. Introduire l'élection du Conseil fédéral par le peuple reviendrait à destabiliser le Conseil fédéral. Comment ferions-nous pour répartir les 7 sièges entre les régions linguistiques, maintenir une certaine parité femmes / hommes, etc. ? Il faudrait alors créer de nouveaux cercles électoraux supra-cantonaux.

Le Conseil fédéral n'a rien à voir avec le Conseil d'un canton et son mode d'élection pas davantage !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 16/12/2008

Si c’est effectivement un bon choix d’avoir laissé une chance au coureur, je persiste par contre à être fier d’un pays qui possède un parlement capable d’éjecter démocratiquement un ministre qui ne joue pas collectif.

Quant à la concordance, selon moi, ce n’est pas vraiment ça le problème. A partir du moment où on arrive à placer les meilleurs aux places qui leur conviennent le mieux, qu’ils soient de droite ou de gauche, ça m’est complètement égal. Tant qu’ils sont brillants, visionnaires, respectueux de la collégialité et suffisamment émancipés pour faire passer l’intérêt national avant celui de leur parti, d’après moi, ça le fait.

D’autant qu’il y en a marre de ces discours simplistes voulant qu’une vision politique soit définitivement meilleure qu’une autre. Si c’était si simple, ça se saurait… depuis le temps.

Et puis en ces temps de politique spectacle ce qui marque les esprits c’est le charisme et les petites phrases qui raisonnent bien, non ? Qu’elles proviennent de la droite ou de la gauche, finalement who cares ?

Écrit par : Vincent Strohbach | 16/12/2008

Il faut définitivement barrer la route à Darbellay! Il n'est pas digne de confiance et n'a pas les qualités requises pour la fonction. Il a cru se racheter mais ses magouilles permises par sa présidence de parti restent dignens d'un cour de récré et l'homme n'est vraiment pas intéressant en soi et pour le pays.

Écrit par : Salomé | 16/12/2008

Parfaitement bien vu, Vincent S !
Quant au débat Rackham - les autres : ne pas négliger ce qui n'est pas faux dans les critiques de R le rouge...

Écrit par : Géo | 16/12/2008

je pense que la liberte est une chose la plus doutable sur le plan de sa necessite... pendant les siecles les politiciens et philisophes ont tache de resolu ce problemme, mais il est toujours actuel!

Écrit par : Aaron | 29/01/2009

Bravo! Vous, Aaron, vous simplement lisez mes pensee sur cette question! Moi aussi, je pense que ppour le premiere la liberte est un mythe, et pour le deuxieme elle est absolutement superflu! sans liberte la vie est plus organisee!

Écrit par : Quentin | 17/02/2009

Je suis absolument d'accord avec vous sur le point qu'il faut élire des gouvernements sur des programmes, avec une cohésion idéologique, des buts très clairs à atteindre, et non sur le seul équilibre donné par les élections législatives. Il me semble que ca serait plus resonable.

Écrit par : Noah | 25/02/2009

Les commentaires sont fermés.