26/12/2008

2008 : une année pour rien ?

 

 

L’année politique 2008 a-t-elle été, en Suisse, une année pour rien ? Une année perdue, comme il existe, en horlogerie, un « chemin perdu », une sorte de temps mort dans les mécanismes de la montre ? Le coup du 12 décembre 2007, à moitié rattrapé par celui du 10 décembre 2008, n’a-t-il pas fait perdre un an à la Suisse ? La question, sérieusement, se pose. Un pays a-t-il intérêt, en termes d’efficacité, à bouter hors de son gouvernement le parti arrivé nettement en tête aux élections ?

 

Vous me direz que rien n’obligeait l’UDC, au lendemain de l’éjection de Christoph Blocher, à s’autoproclamer « parti d’opposition ». Certes. Mais cette démarche, au fond, n’est que l’accomplissement, jusqu’au bout de la logique, de ce à quoi les socialistes avaient bien failli se résoudre (ils avaient finalement préféré les souveraines délices du pouvoir) au lendemain de la non-élection de Lilian Uchtenhagen, en décembre 1983. Le Parlement, pour le choix des conseillers fédéraux, est certes souverain, mais cette souveraineté est inséparable d’une responsabilité : quand on humilie un parti entier, a fortiori le vainqueur des élections, il faut bien s’attendre à quelques conséquences. L’Assemblée fédérale a pris ce risque en 1983 (Uchtenhagen) et en 2007 (Blocher). Elle aurait dû aussi le prendre en mars 1993, en insistant pour que Francis Matthey accepte son élection, plutôt que de céder au chantage de son propre parti.

 

2008 : année pour rien ? Oui, si on regarde le triste destin de Samuel Schmid, cette lente, implacable exécution, jusqu’à l’ultime soupir, de celui que son parti avait désigné comme traître. A coup sûr, la politique suisse de sécurité n’est pas sortie gagnante de ce jeu de mise à mort, qui a même vu, à certains moments, l’UDC alliée à la gauche pour le seul plaisir de désavouer son ancien ministre. A ce petit jeu de vengeance et de règlements de comptes, on a pensé à tout, sauf à l’intérêt supérieur du pays : quel système de sécurité, par rapport à quels dangers ? Là, tout est à recommencer, à réinventer : Ueli Maurer se trouve face à un vide, idéologique et sémantique, assez vertigineux. Au point qu’à sa place, et juste avant son entrée en fonction, Pascal Couchepin vient jeter dans l'espace public, de façon bien inélégante, quelques fantasmes de mer Rouge. A quand, la séparation des eaux ?

 

2008 : année pour rien ? Oui aussi, ou presque, si on en juge par la lenteur crasse de notre système politique à se réformer lui-même. On nous dit que la logique arithmétique doit céder la place à une logique de concordance, en quoi, sur le fond, on a parfaitement raison. Mais on vient nous proclamer cela, doctement, en cours de législature. Autrement dit, on vient changer les règles pendant le jeu, et cela, ça n’est absolument pas acceptable. Trop facile d’invoquer une nouvelle logique dans le simple but (qui ne trompe que les naïfs) d’empêcher le parti vainqueur de participer au gouvernement. Alors, on se drape de morale, on se prend pour des procureurs (n’est-ce pas, Monsieur Marty ?), on brandit des leçons d’éthique, mais en réalité on invente une concordance en cours de jeu, pour sauver une certaine nomenklatura de partis au pouvoir, contre d’autres. Certes, au finish, et à une voix près, la manœuvre n’a, cette fois, pas porté, mais son ampleur laissera des traces.

 

Oui, une nomenklatura. Comme une autre. L’alliance, tricotée dans l'imaginaire, sous paravent de morale, en fait pour les besoins de la manoeuvre, entre une partie du centre-droit et les socialistes, contre l’UDC, est une formule de pure convenance pour se maintenir, entre soi, au pouvoir. Mais à ce jeu, on manie des allumettes. Car les affinités du monde politique, aussi électives qu’elles l’étaient chez Goethe, se trouvent être éminemment réversibles : pourquoi pas, un jour, une alliance entre l’UDC, les libéraux-radicaux, et le PDC, à eux trois largement majoritaires dans la sociologie électorale du pays. Et qui aurait pour conséquence de renvoyer les socialistes à leurs chères études. Amusant, comme idée, non ? Pour la seule jouissance intellectuelle d’imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, ce scénario, 2008, au fond, n’aura pas totalement été une année pour rien !

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Commentaires

2008, une année politique pour rien?
Oh que non, cette année aura marqué l'enterrement définitif du blochérisme pour le plus grand plaisir de 70% des Suisses. Quel bonheur! Et là où quelques irréductibles fans du conseiller fédéral déchu y voient un scandale, une magouille, j'y vois plutôt un beau geste de notre Parlement, enfin décidé à écouter la voix du peuple qui demandait de plus en plus vertement que cette mascarade cesse. C'est chose faite, et franchement, on s'est senti beaucoup mieux en Suisse en 2008! Au nom de 70% de mes compatriotes qui en avaient tout simplement marre, je vous dis donc bon vent Herr Blocher! Et merci aussi, pour nous avoir rendu spectateurs délectés de la plus belle bottée de train politique de ces 20 dernières années en Suisse!

Écrit par : Rackham Le Rouge | 26/12/2008

2008 n'est pas une année pour rien! On a maintenant la preuve que le PDC a trois courants: le premier, mené par Monsieur Neyrinck, clairement à gauche. Un autre tout aussi clairement à droite et enfin un dernier, alternatif, celui de C. Darbellay. Il penche toujours du côté du plus fort....
Quant à l'argument de Rackham le Rouge, de prétendre que 70% des votant s0nt pas voule de C. Blocher, je le lui retourne en lui disant que 90% des votants n'ont pas voulu les Verts, 85% n'ont pas voulu ni des radicaux ni des PCD et plus de 75% n'ont pas voulu des socialistes...
Une autre chose me fait penser que 2008 n'a pas été une année pour rien. De mon point de vue, c'est la dernière fois que le parlement abuse de son pouvoir.
Il a tenté de forcer (a-t-il réussi?) le vote des suisses sur la libre circulation en groupant le vote sur l'extension et la prolongation. C'est un pari risqué que le parlement devra peut-être assumer!

Écrit par : salegueule | 26/12/2008

"pourquoi pas, un jour, une alliance entre l’UDC, les libéraux-radicaux, et le
PDC, à eux trois largement majoritaires dans la sociologie électorale du pays"

Pas un seul de ces partis n'a de ligne cohérente. De quelle UDC parlez-vous ? de l'aile zurichoise à tendance mussolinienne ? des agrariens en voie d'élimination ?
Avez vous entendu les déclarations de la PDC d'extrême gauche Von Arx ce matin sur RSR1 à propos de Khadafi ?
Connaissez-vous les positions du syndic de Prilly Gilliéron sur la suppression des différences à l'école : tout le monde ensemble jusqu'à 16 ans, le réfugié nigérian qui ne sait pas le français avec le surdoué suisse. Ce n'est pas de l'ultragauchisme ?
Comment voulez-vous faire qqch de possible avec ce ramassis d'opportunistes malhonnêtes ?

Écrit par : Géo | 26/12/2008

Une année pour rien? Sûrement pas, puisqu'elle aura donné à M. Décaillet l'occasion de chevaucher, plume au vent, son plus fidèle dada: faire la leçon en pourfendant les "donneurs de leçons" honnis, faire et refaire la morale en jetant l'anathème aux comploteurs, sournois, traîtres, régicides, et surtout à quiconque "se drape dans la morale", prophétiser une année d'apocalypse puis, douze mois après, n''y voir qu'une "année pour rien"... Et surtout, claironner sur tous les tons que le "parti sorti grand vainqueur des élections" fut bafoué par la cabale du Douze du Douze Zéro Sept, en brandissant l'étendard où les seigneurs de Zurich avaient brodé que ce parti, c'est Blocher, Blocher seulement, Blocher ou rien.

Aux 70% qu'évoque Rackham, ajoutons donc les voix de tous ceux qui votèrent pour les UDC de leur canton, toutes tendances confondues, sans avaler ni avaliser l'amalgame entre législatives et élection au Conseil fédéral, entre députés et ministre imposé, entre démocratie et culte du chef.
Après tout, même les socialistes, que M. Décaillet rêve de *renvoyer à leurs chères études", ont montré une plus saine compréhension des institutions: ils n'ont pas chercher à faire croire que voter Rossini, Levrat ou Savary en octobre, c'était voter Leuenberger en décembre (heureusement!).
L'UDC a voulu tenter ce tour, que reprennent sans sourciller même les observateurs avisés (ne disons pas "neutres") comme M. Décaillet. Mais c'est raté: Blocher fut renvoyé à ses chères études. Preuve, sans doute, qu'il n'était pas si brillant que ça.

Vive 2008, et vivement 2009!

Écrit par : spycher | 27/12/2008

Juste pour l'émergence casuelle puis l'affirmation compétente de Mme Widmer-Schlumpf 2008 ne fut pas une année pour rien.
Et l'après Couchepin sera-ce "casuellement" ou délibérément Martine Brunschwig-Graf ?
Avec Calmy-Rey et Leuthardt on aurait là un solide quarteron d'"hommes d'Etat".
....on peut rêver...
....tout passe......

Écrit par : pierre losio | 27/12/2008

Article intéressant, surtout la conclusion, qui esquisse une coalition de droite sans les socialos: Et pourquoi pas? Ce serait un bon débarras après tout. En tous cas c'est bien ce qui pend au nez des irresponsables, qui des écolo-marxistes, communistes, socialistes, aux PDC et PRD de gauche, ont voté pour un homme qui avait décliné d'avance son élection (Hansjörg Walter) et ainsi ont bafoué et rendu ridicules les institutions.

Mais, cher Monsieur Décaillet, on ne peut pas vous laisser dire çeci, à propos du difficile combat grâce auquel on a ENFIN réussi à se débarrasser du funeste Samuel Schmid:

"A coup sûr, la politique suisse de sécurité n’est pas sortie gagnante de ce jeu de mise à mort, qui a même vu, à certains moments, l’UDC alliée à la gauche pour le seul plaisir de désavouer son ancien ministre. A ce petit jeu de vengeance et de règlements de comptes, on a pensé à tout, sauf à l’intérêt supérieur du pays : quel système de sécurité, par rapport à quels dangers ?"

Bien sur ça n'a pas du être agréable pour M. Schmid, de se voir désavoué ainsi en permanence. Mais ce n'est ni par esprit de vengeance ni par calcul mesquin que l'UDC a mené la guérilla contre ce ministre félon. C'est parce qu'il était absolument nécessaire de lutter contre une politique: celle de Schmid, consistant à tourner à l'intérêt de la Suisse en faisant entrer la Suisse de facto dans l'OTAN, et en transformant notre armée de milices en chair à canon professionnelle destinée à servir de supplétifs de l'OTAN, dabord au Kosovo, aujourd'hui en Somalie contre les pirates (!) demain en Afghanistan, et partout dans le monde sauf là où notre armée doit être, c'est à dire en Suisse pour défendre le territoire.

On aurait préféré pouvoir traiter M. Schmid avec plus de gentillesse. Mais on ne peut pas tout de même trahir son pays, seulement par égard et respect humain envers un ministre désastreux!

C'était donc bien l'intérêt supérieur du pays qui exigeait qu'on ne prenne pas de gants avec Samuel Schmid.

Ceci dit vous avez raison de conclure: "quel système de sécurité, par rapport à quels dangers?"

Il est temps que l'on réévalue la situation, qui a changé fondamentalement depuis les évènemnts de Géorgie par rapport à ce qu'elle était lorsqu'on a voté sur Armée 21. Il faut donc tout remettre à plat et rectifier le tir en partant des réalités de la vie et non des rêves utopiques des antimiltaristes et pacifistes internationalistes onusiens de tout poil.L'opinion publique, elle, a déjà compris. Au tour de la classe politique!

Écrit par : Claudine | 27/12/2008

@ Claudine : Pour quelle raison traitez-vous M. Schmid de "ministre félon" ?
Lorsqu'il est élu, un Conseiller fédéral prête serment à la Constitution fédérale et jure de travailler au plus près de sa conscience pour défendre les intérêts de la Suisse. Nulle part, et c'est heureux, on ne lui demande de défendre les intérêts de son parti.
M. Schmid n'est pas, et de loin pas, le premier à avoir dû défendre des positions contraires à celle de son parti. D'ailleurs, faut-il le rappeler encore et toujours, toutes les décisions se prennent à la majorité des sept membres du CF. Les membres du CF sont donc quelquefois obligés de défendre une politique qu'ils n'ont pss approuvée. C'est ainsi depuis que la Constitution fédérale existe, et à ma connaissance seul M. Furgler, en bon catholique qu'il était, avait été dispensé de défendre une loi élaborée par son département mais qu'il n'approuvait pas, sauf erreur la loi sur l'avortement. Les minoriaires socialistes sont souvent dans cette situation difficile.
Il serait peut-être judicieux que des spécialistes réexpliquent le fonctionnement de nos institutions.
Si l'on n'est pas d'accord avec la Constitution il faut faire le nécessaire pour changer les articles qui ne conviennent plus, mais en attendant on doit l'appliquer comme il est prévu de le faire.

Écrit par : gamine | 27/12/2008

"quel système de sécurité, par rapport à quels dangers ?"

Il est vrai que la question est intéressante. Le danger militaire étant inexistant en Suisse à court, moyen et même long terme, la véritable sagesse exigerait que l'on supprime l'armée pour renforcer les forces de police. Car le réel danger, celui que court tout citoyen aujourd'hui, est celui de l'insécurité. Eh oui, le citoyen court infiniment plus de risque de se faire agresser en prenant le train ces 20 prochaines années que de voir les Russes débouler devant sa porte, n'en déplaise à quelques esprits un peu trop ancrés dans la Guerre froide, qui voient dans la petites correction donnée à M. Sakashvilli, et fort méritée par ailleurs, le retour du soviet, un couteau entre les dents.
Le véritable danger, c'est donc l'insécurité, et l'on remerciera d'ailleurs à ce titre M. Blocher, ex boss de justice et police, d'avoir complètement échoué à améliorer la situation. Mais avait-il vraiment intérêt, électoralement parlant, à ce que la situation s'améliore vraiment...
Alors soyons sérieux, au lieu de dépenser des sommes aberrantes pour une armée finalement totalement inutile, donnons à notre police les moyens de faire son travail. Mais attention, s'il convient de la soutenir sans faille lorsqu'elle le mérite, il est temps également de faire cesser certaines pratiques d'impunité qui nous rapprochent plus d'une république bananière que de la démocratie que nous sommes.

Écrit par : Securitor | 27/12/2008

@Securitor,
Vous n'avez juste que sur votre analyse de la question, elle est effectivement intéressante. Votre réponse, elle, ne me convainc pas. Il ne faut pas confondre la mission de l'armée et celle de la police, des polices plutôt puisqu'elles sont cantonales. La sécurité des personnes et des biens est une mission cantonale, pas fédérale! Si nous voulons que cela change, ce serait une perte de souveraineté pour les cantons, Seront-ils d'accords? reprocher à C. Blocher d'avoir échoué sur ce plan revient à accuser ses prédécesseurs et successeurs au ministère. Quant à l'armée, soit on lui change clairement sa mission, mais ce n'est jamais bon en démocratie lorsque l'armée s'occupe de la sécurité intérieure, soit on lui donne les moyens d'assurer sa mission première, la défense du territoire. Si il est vrai que le danger primordial n'est pas la Russie, que dire de nos voisins directs? L'Allemagne ne vient-elle pas de nous menacer du bâton par l'intermédiaire de son ministre des finances? Si le réchauffement climatique se confirme, nos glaciers, réserves d'eau importantes, ne pourraient-elles faire l'objet d'une convoitise "musclée" de la par de certains voisins? Une armée de milice forte et moderne soit pouvoir continuer à nous défendre. Ls dangers sont partout.

Écrit par : salegueule | 28/12/2008

"Gamine", vos observations sont sensées mais en ce qui concerne l'attitude de Samuel Schmid, il ne s'est pas agi d'un ministre qui dans son coeur voulait maintenir une défenses nationale digne de ce nom, mais se serait senti majorisé par ses collègues "félons", qui, eux, auraient voulu démanteler l'armée de milices et la remplacer par une petite armée professionnelle aux ordres de l'OTAN et de l?ONU.

La vérité est que Samuel Schmid a vraiment délibérément voulu cette politique qu'en tant que patriote je considère comme traîtreuse. Et c'est la raison pour laquelle en 1999 il a été élu, contre son propre parti, qui, lui, aurait voulu qu'on élise quelqu'un qui croien encore à l'indépendance de la Suisse.

Maintenant, avec le sympatique major des troupes cyclistes Ueli Maurer, on aura au moins un ministre digne de confiance pour ceux qui sont attachés à l'armée. Bien sur il risque d'être obligé de participer à une politique mauvaise, à cause de ses collègues, qui, eux, veulent la fin de la Suisse et son absorbtion par l'OTAN. C'est bien cela qui m'attriste. Mais au moisn je ne soupçonnerai plus notre ministre des armées lui-même de félonie.

Je vous rappelle que le Cdt de Corps Keckeis a osé dire: "Il est impossible à la suisse d'assurer sa sécurité sans participer à une alliance". C'est scandaleux, car de quelle alliance peut-il s'agir? A l'évidence uniquement de l'OTAN.

Or précisément la participation à l'OTAN, même comme partenaire subalterne - ce qui est ce que ces messieurs dames acceptent - ne garantirait pas notre sécurité. Au contraire cela aurait pour conséquence qu'en cas de conflit notre territoire serait traité de la même manière que ceux des membres de l'OTAN, c'est à dire comme territoire d'un état belligérant, et non d'un état neutre neutre. Par conséquent l'autre partie aurait intérêt à l'occuper.

Bien entendu il est vrai que la Suisse ne pourrait tenir seule très longtemps contre l'attaque d'une garnde puissance. Le butt est simplement d'être capable de mener une résisatnce assez longue et déterminée pour que le prix d'entrée soit très cher. Et ça on ne peut le faire qu'en étant neutre.

Il faut déchirer le voile. Ces gens à Berne veulent nous mettre définitivement dans l'OTAN. Il faut savoir que l'OTAN n'est plus une alliance défensive mais offensive, donc excessivement dangereuse, surtout si on considère la bombe à retardement stratégique d'importance continentale que constitue le problème latent de l'Ukraine/Crimée dans leque3l les USA jouent le rôle de va-t-en-guerre.

Comme état neutre nous n'y avons pas notre place dans l'OTAN mais en dehors d'elle et l'appartenance à l'OTAN est pour nous un danger mortel. De ce point de vue la reconnaissance de l'indépendance ILLEGALE du Kosovo était une honte qu'il est préférable de ne pas qualifier.

J'espère, et heureusement j'ai l'impression que c'est le cas, que l'opinion publique commence à comprendre où nos "élites" indignes (sauf l'UDC) veulent nous mener. Espérons que le retour à la sagesse s'opère et qu'il ne soit pas trop tard.

Écrit par : Claudine | 28/12/2008

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