31/08/2009

Merci, M. Broulis !

 

Tribune de Genève - Lundi 31.08.09


Monsieur le Président du gouvernement vaudois, j’aimerais vous dire merci. Vous n’avez peut-être pas deux langues, mais vous avez une parole. Vous n’avez peut-être pas lu Goethe, mais vos Années d’apprentissage compteront double.

Vous incarnez, au pays de Druey et des pères fondateurs, une certaine idée du radicalisme, attachée à l’Etat, proche des gens, républicaine, ayant avec l’Argent un autre rapport que celui de la servilité. L’individu, la responsabilité, oui, mais pour mieux rejaillir sur l’intérêt de l’ensemble. Surtout, vous êtes un homme simple, sans arrogance. Et je crois que les Suisses, au plus haut niveau, auraient aimé cela.

Vous êtes Vaudois, et pourtant le Valaisan de Genève que je suis reconnaît en vous quelque chose à partager, dans l’ordre de l’aventure commune des êtres. Vaudois, vous avez, en compagnie de MM Hiler et Longchamp, jeté des ponts avec notre canton, projetant vos visions sur l’ensemble de l’arc lémanique. Constructeur, vous l’auriez aussi été à Berne.

A vous, mais aussi à Martine Brunschwig Graf qui sort de cette campagne grandie et sereine, je veux dire mon estime. Avec vos qualités humaines et politiques, l’un et l’autre, vous avez essayé. Il y avait plus de coups à prendre que de lauriers à glaner. Vous l’avez fait. Pour le reste, le destin a parlé. Mais était-ce là, vraiment, son ultime parole ?

 

Pascal Décaillet

 

 

 

10:42 Publié dans Dis Papa, c'est encore loin, le 16 septembre? | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

C'est vrai que M. Broulis peut être considéré comme survivant du radicalisme des pères fondateurs de la Confédération de 1848. Malheureusement ils ne sont pas nombreux ceux qui, comme lui, nous rappellent les Druey, Ruffy, Ruchonnet, le neuchâtelois Droz aussi, et quelques autres qui ont porté haut l'honneur du radicalisme romand à Berne.
Je relis en ce moment un livre qui raconte cette époque et nous montre que les mêmes problèmes se posaient alors. La seule différence, c'est que la plupart de ce hommes ne voulaient pas devenir conseillers fédéraux, c'était trop de responsabilités et trop mal payé.

Ce livre s'intitule NOS EXCELLENCES à BERNE de P.A.Bovard
D'Henri Druey à Pierre Graber 1848 - 1977
Portrait de 24 conseillers fédéraux romands

J'en recommande vivement la lecture à ceux qui s'intéressent vraiment à la politique suisse.

Écrit par : gamine | 31/08/2009

Merci M. Lüscher !

Vous ne faites pas partie des nostalgiques du radicalisme romand du 19e siècle. Et vous avez su faire preuve d'indépendance face à vos ennemis intimes radicaux genevois. Leur radicalisme et leurs pseudo valeurs républicaines, "l'intérêt général" rousseauesque, philosophie à deux balles.
Gamine, ne seriez-vous pas journaliste au quotidien Le Temps, hégérie des valeurs républicaines, dépositaire agréée de la pensée humaniste et qui masque mal d'autres aspirations beaucoup moins avouables qui sentent le renfermé et le nationalisme romand. Tant qu'à choisir le renfermé, je préfère celui de l'UDC !
M. Décaillet, heureusement que vous ne représentez que très modestement les aspirations du peuple hétérogène que nous sommes. Sinon, nous serions à coup sûr déjà un département français (ou une colonie, c'est selon).

Écrit par : Marc Grandjean | 01/09/2009

Non mais au secours, Décaillet! On est tombé bien bas pour glorifier un titulaire CFC de la BCV sans vision ni charisme qui puisse dépasser son canton, un homme pétri d'arrogance dans sa fonction suprême qui a cru pouvoir arriver à Berne en sauveur. Mais il a été "giflé" par le groupe parlementaire sous la Coupole! "Giflé" pour une insolence, pour un brouillard st-crix en guise de programme politique... Mon dieu! Mais on en rit, de tout ça! On se gausse de cet échec!

Martine B.-Graff? Bravo, là aussi, on mise sur l'avenir M. Décaillet? Autre arrogance, celle d'une maîtresse d'école qui n'a eu de cesse de donner ses leçons à ceux qui osaient critiquer l'UBS, le secret bancaire ou l'attitude du Conseil fédéral. Quel courage politique! Quelle ses des responsabilités! Venant d'un journaliste comme vous, je suis bien étonné que vos attachements partisans puissent prendre le dessus à ce point sur votre esprit critique!!

Écrit par : Alain Testaing | 05/10/2009

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