16/09/2009

L’ordre règne à Berne

On attendait la révolution, ce fut finalement la bonne vieille concordance pépère, au rendez-vous. Polie, courtoise, lissée, fédérale. Austère, comme la gouvernante d’un pasteur luthérien, dans une ville minière de Prusse. En novembre. Bref, j’ai nommé Didier Burkhalter.

Exit le challenger Schwaller, envoyé par Darbellay pour reconquérir le siège perdu, naguère, par Ruth Metzler. Exit le libéral « décomplexé » Lüscher. Place à la raison. Place à la mesure. Place au flot de langage qui jamais ne déborde. Endigué comme la troisième correction du Rhône. Jamais un mot trop haut. Jamais un mot trop fort. Place à Didier Burkhalter.

Une fois de plus, le génie du système suisse a fonctionné : trois mois pour éliminer les meilleurs, trois mois pour gommer les aspérités, ratisser ce qui dépasse, couper toute excroissance de désir. Trois mois pour permettre à Fulvio Pelli de monter l’un des one-man-shows les plus saisissants de l’histoire politique de l’après-guerre : la mise en scène, digne des plus belles pages de Gabriele d’Annunzio, de son propre suicide politique. En technicolor. La reconquête de Fiume, mais à l’envers, où finalement Fiume dévore le conquérant.

La démocratie chrétienne, qu’a-t-elle fait, dans ce théâtre-là ? S’est-elle contentée d’errer, comme une dame en noir, une veuve en folie, une douce sorcière aux yeux tremblants ? Non ! Dans son pari, elle a certes échoué, pour une simple question, toute bête au fond, toute physique, de masse critique, ce qui est apparu dès le deuxième tour du scrutin, hier à Berne. Mais la démocratie chrétienne suisse, menée par un chef étonnant de désir et d’invention, a montré, pour la première fois depuis le paléolithique, qu’elle était capable de relever des défis. D’attaquer. Se montrer impertinente, non-convenable, presque mal élevée. Surréaliste même, face à l’évidence de son infériorité numérique. Bref, dans ce combat-là, elle a fait autre chose que nous ennuyer. C’est déjà fort louable.

Reste la seule question : ce combat doit être le dernier. L’ultime avatar du Sonderbund. La dernière distraction fratricide de la grande famille du centre droit en Suisse. Mêmes valeurs. Même représentation du monde. Même rejet, à la fois, de la gauche et de la droite qui veut exclure. Alors, fini les crêpages de chignons ! Terminado ! The end ! Il y aura bien sûr des cicatrices, comme dans toutes les batailles. Mais elles se refermeront plus vite que prévu. Car la seule dynamique, désormais, est celle de l’union. C’est cela, la grande leçon de ce 16 septembre 2009.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

 

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Commentaires

Le système s'autocélèbre et s'autoreproduit. Je suis d'accord avec vous. C'est affligeant.

Écrit par : jmo | 16/09/2009

Pour un conservateur radical comme vous, étonnant de vous voir découvrir l'austérité de la politique fédérale et de la critiquer.. Entre un Couchepin franchement pas très glamour ni révolutionnaire - Valaisan ami de la Mutuelle et des petits copains - et un Burkhalter certes timide mais pas sans volonté de changement, le choix est fait..

Écrit par : Alain Testaing | 16/09/2009

"e siège perdu par Ruth Metzler". Saisissant raccourci: certains PDC l'avaient bien aidée.

Écrit par : Alex Dépraz | 16/09/2009

"Alors, fini les crêpages de chignons ! Terminado ! The end !"

Que de voeux pieux...cher ami, Vous restez solide dans vos convictions, mais refusez d'accepter la réalité des faits : votre très cher parti Radical, n'est plus celui des origines. Il joue maintenant dans la coure des miracles... UDC ... avec lequel il souhaite partager le gâteau en offrant un biscuit - voir sa stratégie du petit LU pour le Conseil fédéral-. Pour le surplus, il ne cesse de fustiger l'union d'un centre qui vous appelez de vos voeux... et jette l'huile sur le feu dès que l'occasion s'en présente .... tenez, je lis aujourd'hui de la bouche d'un radical euphorisé par le succès, ce commentaire peu amène rapporté par votre journal favori, je cite :

" La défaite infligée à Christophe Darbellay, qui a instrumentalisé son parti et Urs Schwaller contre le PLR, réjouit le PRG. Le «bluff» du président du Parti démocrate-chrétien a placé le PDC genevois, qui ne s'est jamais positionné publiquement en faveur de M. Schwaller, dans une situation inconfortable à l'égard de ses partenaires de l'Entente, estime le PRG."

... Dites-moi donc si le bât blesse ...et qui donc se plait ainsi à jouer du bât...

Écrit par : Philippe Glatz | 16/09/2009

Qui n'a pas rêvé d'une Suisse flamboyante?

A sa tête, un vrai chef qui gouverne, charismatique, tribun hors pair, vaillant sur tous les fronts politiques, économiques, sociaux.

Le futur président collera à l'image que les médias lui imposent. La tendance est un esprit sain dans un corps sain. A ajouter une âme charitable, humaine, sensible. Comment pourrait-il en être autrement au pays d'Henri Dunant!

Que diable un peu de visibilité.

Alors, regardons de plus près les "génies de l'Europe" qui nous gouvernent.

Sarkozy impose aux personnes venues l'écouter d'avoir une taille égale à la sienne. Sur cet ordre quasi militaire, veut-il démontrer la grandeur de la France?

Berlusconi connaît mieux que personne l'impact de l'apparence. Ses cheveux synthétiques, son visage figé, son sourire carnassier font craquer toutes les ménagères de plus de 50 ans de toute l'Italie.

Angela Merkel, au décolleté plongeant joue les Mata-Hari. Elle cherche l'or de son peuple dans les coffres suisses.

Je vous fais grâce de Poutine, de Gordon Brown et d'autres....

Alors, je me dis que dans nos 7 sages réunis, l'on trouve certainement les qualités avancées ci-dessus, honnêteté, droiture, humilité....Et basta pour un futur Obama Switzerland.

Écrit par : oceane | 16/09/2009

M. Décaillet, vous dites que ces trois mois ont permis "à Fulvio Pelli de monter ... son propre suicide politique", mais n'est-ce pas plutôt la presse qui a monté cette histoire? Dès le début, M. Pelli avait affirmé son intention de rester à son poste actuel... Je me trompe?

Écrit par : Nicolas | 16/09/2009

Les radicaux & consorts n’ont aucune raison de pavoiser. En élisant le neuchâtelois Burkhalter au Conseil fédéral les conseillers nationaux et ceux des Etats ont choisi un candidat terne dans la lignée d’un Joseph Deiss qui lui avait usurpé sa nomination en lieu et place de la meilleure Conseillère fédérale que la Suisse ait connu jusqu’à ce jour Madame Ruth Metzler pour disparaître de la circulation après environ 2 ans et demi passé au gouvernement préférant les juteux profits du privé aux aléas de la politique.

Le manipulateur tessinois Fulvio Pelli, président du Parti radical suisse a tenté et réussi à bloquer momentanément la carrière de Monsieur Dick Marty. Il ne doit pas se leurrer sa carrière est compromise et ses chances de devenir Conseiller fédéral se réduisent comme peau de chagrin.

Lors de la démission d’Hans-Rudolf Merz ce siège doit impérativement revenir au Tessin. Le seul candidat émergeant de la mouvance radicale est Monsieur Dick Marty un citoyen vraiment digne de confiance et capable d’accéder à la plus haute charge du pays.

Écrit par : Hypolithe | 16/09/2009

Cher Pascal,

Mais comment doncques ? Vous attendez vraiment un renouveau de la politique suisse de la part du centre-droit ? Alors qu'il est idéologiquement vide, exsangue à force de singeries néolibérales, subclaquant ?

Autant demander à un cadavre de jouer au rugby !

Et la gauche ne vaut pas mieux, évidemment.

Comment a-t-on pu vouloir faire croire que le changement d'un Conseiller fédéral, quel au'il soit, pourrait avoir le moindre effet de changement ? Le système entier, depuis toujours, privilégie la stabilité. Ce qui n'est sans doute pas adapté au rythme de plus en plus effréné de nos journaux, mais fort bien à celui de notre pays, finalement.

Au fond, ce dont on pourrait finalement se féliciter, c'est que nos institutions, au grand dam de tant journalistes qui nous bassinent depuis des mois et voudraient transformer en feuilleton de cape et d'épée une simple passation de pouvoir, poussive il est vrai, mais par là même bien dans nos traditions, que nos institutions dis-je persistent dans leur auguste lenteur.

Je préfère ça, finalement, aux interminables commentaires de nos marchands d'impatience médiatiques.

Qu'on apprécie quand c'est vous, cela dit...

Écrit par : yves scheller | 16/09/2009

"la droite qui veut exclure"
traduisez: la droite qui résiste au populisme de gauche récupéré par une majorité du parlement.
Dans votre billet de décembre 2007, je ne me souviens pas vous avoir vu entonner le "tout sauf UDC", au contraire ! On sent le Sonderbund pas très loin dans votre prose actuelle.
Votre formule vous a certainement été soufflée par votre grand frès Pascal C. qui se croit incarner "la droite des bâtisseurs" contre "la droite qui dit non".
Pendant ce temps, on s'entretue dans les rues, p.ex. sur l'esplanade de Montbenon à Lausanne. Cherchez l'erreur. Il y a bien des responsables. Il sont là sous nos yeux, n'ont jamais eu les c... pour mener une politique migratoire courageuse. En revanche ils ont su comploter pour virer celui qui les avait, les couilles, pour parler vrai.

Écrit par : Marc | 16/09/2009

Cher Monsieur Décaillet,

Loin de moi la prétention de vous faire changer d'avis à propos de mon Neuchâtelois préféré, pour vous trop mesuré. Toutefois, pour vous inviter à sublimer, mieux transcender, votre amertume, je vous recommande la lecture de l'ouvrage injustement méconnu de François Jullien: "Eloge de la fadeur" (paru chez Philippe Picquier en 1991).

Et pour vous faire gagner du temps, je vous renvoie à ce commentaire plus qu'adéquat de Michel Volle:

http://www.volle.com/lectures/fadeur.htm

Juste en passant, vous m'accorderez que Luther n'était pas luthérien de la manière dont certaines gouvernantes de pasteurs ont pu l'être au point de vous traumatiser (mais l'heure n'est pas à la convocation de Freud).

Écrit par : Jean-Paul Guisan | 16/09/2009

Bonjour,
Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous. De mon point de vue, ce n'est pas Ruth Metzler qui a perdu le 2ème siège PDC en 2003. C'est son parti lors des élections législatives, dès 1999 déjà. En fait, c'est plutôt l'UDC qui a gagné ce second siège. L'actuel président du PDC ne l'a jamais admis. Il est tellement allergique au mot échec qu'il en fait un déni, il invente des scénari dignes des plus grands cinéastes pour parvenir à ses fins (retrouver le 2ème siège PDC).
Le seul cas qu'il n'envisage pas et auquel il ne travaille pas, c'est la reconquête des électeurs/trices.

Écrit par : salegueule | 16/09/2009

Si vous voulez vraiment faire une grande UMP, comme en France, avec les radicaux les centristes et les démocrates chrétiens, vous aurez de la peine. La petite blondinette Moret, tout de même vice présidente du "grand vieux parti" a eu des mots terribles pour le PDC, parlant de "hold up". On sentait que ça lui venait des tripes et exprimait le sentiment profond de tout son parti.

Les blessures sont profondes et la réconciliation sera très difficile.

Personnellement je m'en réjouis car mon coeur penche pour l'UDC blochérienne. Je souhaite qu'elle devienne le pôle incontournable du pouvoir, comme naguère le parti radical. Il est bien évident que ceux qui voudraient la fusion PDC-PRD voudraient faire comme Sarkozy: ratisser très large pour ramasser un électorat allant du centre gauche à la droite poujadiste, sans se priver d'accorder l'asile politique aux rats quittant le navire socialiste en train de sombrer.

Le but de tout celà c'est de marginaliser le "populisme" de la rendre insignifiant. Mais celà, en Suisse, c'est impossible. Car en Suisse il n'y a pas de partri extrêmiste. L'UDC est un parti de gouvernement depuis toujours. Son discours actuel est intolérable pour les baby boomers post soixante huitards. Il faudra qu'il s'y fassent car leurs propres partis, c'est à dire essentiellement le PS, perdent leur "masse critique" comme vous dites si justement, et vont la perdre encore plus en 2011, quant aux verts il faudra encore très longtemps avant qu'ils en acquièrent une petite (masse critique).

Il n'y a pas eu de guerre civile en Suisse, ni pendant ni après la guerre, ni de résistencialisme, ni de communistes au gouvernement à la Libération, ni Pétain ni de Gaulle. La seule guerre civile qui a eu lieu c'est en effet le Sonderbund, dont les stigmates sont encore présents et empêchent la "recomposition du centre droit", ce dont je me réjouis. Mais pendant la guerre de 40, la Suisse s'en est sortie grâce à une élite dirigeante animée d'une conception idéologique qui, selon la grille de lecture dépassée de nos soixante-huitards, pourrait être qualifiée d'extrêmiste de droite. Rudolf Minger, le fondateur de l'UDC, et son ami Henri Guisan, le général si populaire, admirateur de Mussolini, en étaient l'incarnation. Ils sont encore dans le coeur de tous, cent fois plus légitimes que de Gaulle en France. Dans le subconscient collectif, ce sont eux les références et leurs héritiers sont les blochériens. Le rapport Bergier, que le peuple n'a pas lu, n'y a rien changé. Malgré tous les efforts de Georg Kreis & Co, le succès formidable de l'émission "Alpenfestung" en Suisse allemande a montré où se situent encore les vraies valeurs auxquelles la population est attachée.

C'est pourquoi l'UDC ne porte pas si mal son nom. C'est un parti conservateur de droite. Mais au point de vue légitimité, dans les mentalités, il est bien au CENTRE des références idéologiques de la masse. Ce sont les autres partis, avec leur manie pro européenne sournoise qui sont hors du champs des représentaions perçues par les gens comme légitimes.

On ne peut pas marginaliser l'UDC. C'est impossible.

En plus la bisebille règne entre les partis du centre. Darbellay a dit encore aujourd'hui: "wir werden es wieder versuchen". Recommencer, donc, la tentative de hold up, ou ce qui est perçu comme tel par les radicaux. Comment voulez-vous que la confiance règne?

Je vais vous dire le fond de mon sentiment de conservateur souverainiste convaincu. Au fond je regrette que Schwaller ait échoué. Car s'il avait réussi, cela aurait cimenté l'alliance UDC-PRD. C'est bien l'analyse aussi d'Andreas Gross, un personnage antimilitariste et ex-gauchiste qui m'est peu sympathique. Mais là il a raison. Il craignait par dessus tout la victoire du PDC qui aurait soudé indissolublement le PRD à l'UDC. Il s'est montré très soulagé de la victoire de Burckhalter.

Soudés, l'UDC et le PRD, hélas, ces deux partis ne le sont pas. Mais liés par des intérêts tellement forts, que cela suffit. Cela suffira du moins à empêcher la fusion des centres.

Le jusquau boutiste anti-européen que je suis n'est donc pas très satisfait. Mais ceux qui rêvent d'un grand centre empêchant toute politique droitière et eurosceptique, doivent être au moins aussi insatisfaits que moi.

Je pense et j'espère donc: A. que le PRD et le PDC continueront leur guerre d'usure qui les affaiblit mutuellement, B: que le PS entame une véritable chute libre comme partout en Europe, et C. que pendant ce temps si possible l'UDC se renforce encore en 2011. Ainsi, je l'espère, une majorité se dégagera qui soit en mesure de défendre la Suisse contre l'impérialisme intolérable de Bruxelles, devant lequel le centre mou, s'il était fort, se mettrait à plat ventre ce qui reviendrait à la mort de la Suisse que nous aimons.

Écrit par : Léon Savary | 17/09/2009

J'utiliserai quant à moi une métaphore pas trop méchante, mais riche de sens et de double-sens :
" L'église revient au milieu du village, avec dans son campanile une nouvelle cloche, le bourdon. "

Écrit par : Santo | 17/09/2009

Yessss, océeane. Un "Obama Switzerland". Il se dessine, justement. Mais chapeau bas prussien à Monsieur Décaillet. Quel joli texte littéraire. Si nous avons un rond de cuir à Berne, c'est lui, c'est la "Burkha", le visage sans nom, sans mémoire, sans idées, sans charisme, sans rien. Un trou noir politique et intellectuel au service du pays! Faut pas déconner. Et vous allez réviser vos jugements premiers. Dieu rétablira la vérité sur cet homme. Patience. Et au jugement dernier, il sera enfin royal président, cet homme-là. Un repas à Berne en jeu à la fin des années Burkhalter. Chiche! Monsieur Décaillet?

Écrit par : pachakmac | 17/09/2009

" Austère, comme la gouvernante d’un pasteur luthérien, dans une ville minière de Prusse ..."

Mais quel lyrisme Monsieur Décaillet, vous nous en révélez ce soir ...

J'étais très loin d'imaginer qu'un jour votre route croisa celle d'une gouvernante de pasteur luthérien, vous le très catholique Valaisan, et qu'y faisiez-vous donc dans cette ville minière de Prusse dont on aimerait bien connaître le nom ?...
Quant à l'amourette, elle tourna visiblement en "eau de boudin" ...

Bien d'accord avec vous en revanche pour dire que les cicatrices du Sonderbund ne se sont pas encore refermées. Elles ont laissé des traces politiques, mais particulièrement en pays catholiques semble-t-il, où les frères ennemis s’étripent encore de nos jours …

Mais au-delà de ce 16 septembre, il faudra bien que les autruches politiques veuillent bien se donner la peine de sortir leurs têtes du sable et aient le courage d’ébaucher un débat national sur l’avenir de la Suisse, sur la pérennité de ses institutions, sur la nature des relations qu’elle devra bon gré mal gré entretenir avec ses voisins, qui seront demain les mêmes qu’aujourd’hui, étant entendu que notre pays sera toujours situé géographiquement au même endroit sur la carte …

J’adresse au passage, « au seuil de la sacristie » si je puis dire, un clin d’œil à Léon Savary, alias Nestor Plan en visite à la ville de Sauvives, avec qui j’ai récemment entretenu un bref échange épistolaire, malencontreusement interrompu par M. Décaillet pour avoir posté mon commentaire hors des délais de parution j’imagine, plus que pour des raisons de censure …

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 17/09/2009

Affligeante votre phrase " Austère comme la gouvernate d'un pasteur luthérien d'une ville minière de Prusse" Certes, la gouvernante d'un curé est plus entreprenate !

Écrit par : Barbu | 18/09/2009

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