27/12/2009

Pie XII : l’armée de ceux qui savent

 

 

Sur le vif - Dimanche 27.12.09 - 15.10h

 

C’est incroyable, vous avez remarqué ? Le nombre de gens, depuis quelques jours, qui se fendent d’un avis tranché, définitif, sur la béatification de Pie XII. De puissants penseurs qui pourtant, le reste de l’année, ne portent strictement aucune attention aux affaires de l’Eglise catholique romaine. On publie la correspondance entre Jacques Maritain et Charles Journet : ils n’en disent pas un mot. On raconte l’histoire, bouleversante, de Dom Helder et de la Théologie de la Libération : motus. Un livre sort sur l’épiscopat français, ou allemand, pendant la guerre : silence. De lumineuses revues, en Suisse romande, comme « Nova & Vetera », fondée par Journet et dirigée par le cardinal Cottier, ou encore comme celle des Jésuites, « Choisir » nous donnent à découvrir l’état le plus moderne – et bien souvent critique face à l’Eglise institutionnelle – de la réflexion sur le catholicisme, jamais ils n’en font la moindre mention. Bien au-delà du seul catholicisme, un homme comme Maurice-Ruben Hayoun nous sort (il y a quelques jours, chez Ellipses) un éblouissant « Abraham » : pas un compte-rendu, rien. L’Histoire des religions leur est parfaitement indifférente, ce qui est d’ailleurs leur droit le plus strict. Mais Pie XII, alors là oui. Pie XII, ils sortent du bois. Pie XII, ils savent. J’en suis évidemment très heureux : c’est sans doute ce qu’il est convenu d’appeler un miracle épistémique.

 

Pie XII ne fait pas partie, comme Léon XIII (Rerum novarum, 1891) ou Jean-Paul II, ou même d’ailleurs Paul VI, des papes qui ont le plus illuminé mon chemin, il y a assurément beaucoup à dire sur certains de ses silences au moment où se perpétrait l’une des plus grandes horreurs de l’histoire humaine, mais il a aussi sauvé des Juifs, par exemple en ville de Rome, en 1943. C’est dire si l’affaire est complexe, difficile à trancher définitivement, toutes archives n’étant au reste pas encore exhumées. Je ne prétends pas défendre ici l’action d’Eugenio Pacelli pendant la Seconde Guerre mondiale, je reconnais même que le signal donné par une béatification ne serait sans doute pas le plus habile. Je me contenterai simplement de rappeler que cette procédure (qui encore, de nos jours, se soucie des bienheureux ?) relève d’une démarche interne à une communauté spirituelle dont personne, au demeurant, n’est obligé d’accepter le langage ni les codes. Je ne sache pas, du reste, qu’on s’empoigne ni s’écharpe, au plus profond de nos bistrots et guinguettes, sur les affaires de béatifications.

 

Avant de béatifier tous azimuts, Rome,  à la vérité, serait assez inspirée d’éclairer un peu mieux ses fidèles sur ce qu’est exactement censé être un « bienheureux », cette étape intermédiaire avant la sainteté, et d’ailleurs qu’est-ce qu’un saint, à quoi riment tous ces mots ? Parce que, ce travail de reconquête des cœurs et des esprits, de précision identitaire sur la nature du christianisme (qui était le grand espoir du présent pontificat), s’il n’a pas lieu, alors on continuera de béatifier et de canoniser en haut lieu, en cercle clos, comme un club qui passerait son temps à s’auto-attribuer le cliquetis des médailles. Au fond, entre ça et les apparatchiks brejnéviens qui se couvraient les poitrines, mutuellement, de rangées de décorations, le principe, du dehors, est perçu comme le même.

 

Du dedans, c’est pire. Le catho de base, le fidèle de tous les jours, celui qui a l’impression d’avoir, une fois, peut-être, été comme caressé par le frisson d’une lueur, celui qui lit et lit encore, à n’en plus finir, des récits de témoignages, ce cirque d’autocélébration le touche-t-il vraiment ? Je n’en suis pas sûr. Tout cela, tout ce débat, c’est d’abord entre les fidèles qu’il devrait avoir lieu. Et qu’on s’explique, et qu’on s’engueule un peu, et que fuse le verbe, il est là pour ça. Et le Clergé de Suisse romande, dont j’ose imaginer qu’il dispose de quelques éléments intellectuels d’appréciation supplémentaires par rapport au commun des mortels, il en pense quoi, de Pie XII ? Il le voit, ce dossier, il en connaît l’existence ? Ou il rase les murs en attendant que cesse la polémique ? Moi, je dis qu’il doit s’exprimer, le Clergé de Suisse romande. Dans un sens ou dans l’autre. Il n’est pas là pour se taire, mais pour témoigner.

 

En pleine Seconde Guerre mondiale, sous le règne de Pie XII, il y a eut un homme, en Suisse, qui choisit de rompre le silence. Il était abbé. Il s’appelait Charles Journet. Ce sont des hommes comme lui dont on a aujourd’hui besoin. Des dérangeurs. Des témoins.

 

Pascal Décaillet

 

15:08 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Dans le Matin-Dimanche d'aujourd'hui, Gérard Delaloye pense faire oeuvre d'historien en consacrant toute une page d'un véritable réquisitoire, parfaitement univoque, contre Pie XII ; évidemment sans que la rédaction du journal ait pensé, par souci d'équilibre et d'objectivité, à offrir un petit espace à quelqu'un qui aurait pu proposer un éclairage différent sur cette question. Par exemple, en rapportant les propos de Serge Klarsfeld...

http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-12-23/interview-serge-klarsfeld-pie-xii-a-joue-un-role-determinant-contre-hitler/920/0/407982

... ou en rappelant la trajectoire du grand rabbin de Rome, pendant la guerre, Israel Zolli :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Israel_Zolli

Écrit par : Paul Bär | 27/12/2009

" Pie XII : l’armée de ceux qui savent "

Moi je ne sais pas !
Pardonnez-moi tout de même cette impertinence, mais je n'ai jamais compris les raisons qui incitaient les instances ultramontaines - la Vatican - à initier des procédures de béatification, à fortiori de sanctification, de défunts ayant appartenus à la hiérarchie de l'Eglise catholique romaine ...

On imagine que de telles procédures nécessitent des moyens considérables dont les coûts sont mobilisés au détriment d'oeuvres de charité. Par conséquent quel est l'intérêt d'une telle promotion pour honorer l'image d'un défunt pape, dont le règne et la mission terrestre furent exemplaires, n'en doutons point.

Les critères - quels sont-ils ? - de béatification et de sanctification, sont-ils les mêmes aujourd'hui que ceux qui étaient appliqués il y a plusieurs siècles ? L'histoire étant une éternelle redécouverte, n'y aurait-il pas là un risque d'erreurs dans le déroulement de procédures menées par des érudits certes, qui n'en sont pas moins de simples mortels ?

Si les voies du Seigneur sont impénétrables, celles du Vatican le sont davantage encore ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 27/12/2009

Cher Pascal,

C'est toujours un plaisir de découvrir vos textes, et surtout lorsqu'ils parlent de ce qui vous touche au coeur.

Le laïque que je suis - et qui, parce qu'il est laïque, n'est nullement antireligieux - partage votre exaspération devant ces cours de justice sporadiques devant lesquelles notre modernité, toute imbue de sa perfection morale, convoque les figures du passé. Chacun doit être libre d'user de son jugement et de sa jugeotte, mais une certaine humilité serait bienvenue. Y compris bien sûr chez les journalistes.

Comme pour toutes les questions controversées touchant à ce qui nous a précédés, des génocides aux malversations politiques en passant par les grands mensonges nationaux, sans doute vaut-il mieux laisser faire les historiens que les parlements, ne serait-ce que dans un souci d'exactitude, et même, risquons le terme par pur plaisir de frôler le blasphème, par souci de révision : tout historien honnête, par définition, est un révisionniste.

Encore faut-il constater que dans la plupart des cas, les archives sont publiques et ouvertes, ou en cours de l'être. Pardonnez cette comparaison, mais le KGB et la Stasi n'ont presque plus de secrets pour personne, tandis que l'Inquisition ou les la conquête des Indes, c'est-à-dire l'évangélisation forcée de l'Amérique du Sud, restent en partie nuit close... Sanctuariser à ce point ses archives n'est pas un moyen durable de les faire juger anodines.

Sur l'accusé Pie XII donc, de nombreuses questions ne seront pas posées, à charge ou à décharge, parce qu'on ne dispose pas des moyens de les formuler avec la rigueur nécessaire.

En attendant, pour beaucoup de vos confrères médiatiques, instituer des tribunaux populaires d'exception, pour condamner jadis l'abbé Pierre ou dernièrement le médecin de Johnny Halliday, sans leur laisser la moindre millimétrique chance de se défendre, est devenu une façon d'élever leur revenus plus qu'un moyen de chercher la vérité - la partialité de ces procédures et leur férocité rend ce prétexte totalement risible et aggrave leur cas. En quoi leur hypocrisie, leur partialité et leur amoralité valent largement ceux de la Curie romaine.

Il se trouve qu'Eugenio Pacelli, pour son malheur, est lié de gré ou de force à ce qu'il est convenu de nommer désormais la Shoah, cette épouvante absolue que tant de gens voudraient nous faire prendre pour le nouveau péché originel de l'Occident, comme si l'horreur vertigineuse qu'elle a révélée ne se suffisait pas à elle-même. Et comme s'il fallait encore pousser le dégoût jusqu'à l'exploiter en imputant constamment aux petits-fils les crimes des grands-pères, ainsi que l'a fait en son temps, mais dans l'autre sens, l'antisémitisme chrétien pour faire des juifs ses boucs émissaires. Cette fois-ci, ce sera pour commercialiser des journaux.

Malheureusement, il n'y a aucune imprescriptibilité pour les crimes de l'esprit, même lorsqu'ils sont aussi abjects que celui-ci.

Il se trouve que la Shoah, c'est vendeur. Et qu'un peu de ce profit vaut bien que Pie XII soit perdu de réputation.

Voilà tout : il y a d'autres clergés que le clergé, tous entrant en concurrence les uns avec les autres comme le veut l'idéologie contemporaine, que notre clergé médiatique condamne tout en l'illustrant merveilleusement.

Pas du tout d'accord avec vous en revanche sur le caractère privatif de la procédure en béatification. L'Eglise catholique, pour me meilleur et pour le pire, a marqué deux millénaires durant l'histoire européenne, et pendant plusieurs siècles celle des autres continents : elle ne saurait bénéficier de la même jurisprudence qu'un club privé. Par ailleurs, elle ne s'est jamais privée de donner urbi et orbi ses avis sur une foule de questions qui concernaient beaucoup plus ses ouailles et les autres qu'elle-même ou que sa hiérarchie, au sujet de la contraception par exemple. Aujourd'hui encore, les évêques polonais s'en prennent au retrait des crucifix des écoles italiennes, décision au demeurant parfaitement équilibrée et justifiable de la Cour européenne des Droits de l'Homme, au nom des vieilles humeurs identitaires et avec une énergie digne d'une meilleure cause, vous en conviendrez. Vos prélats polonais sont bien moins laïques que l'armée turque...

C'est pourquoi, au-delà de leur exploitation médiatique, et bien au-delà de ce que le volapück contemporain nomme un "signal fort", les béatifications apparemment aléatoires pour ne pas dire erratiques de l'Eglise apostolique et romaine méritent plus d'attention, sans doute, que les oeuvres complètes de Lacordaire, de Jacques Maritain, de Marc Sangnier ou de, - qui déjà ? - ah oui : Ruben-Maurice Hayoun.

Béatifier Pie IX, champion toute catégories de la réaction bigote, au lieu de votre idole Léon XIII, cela a une signification. Plus politique que religieuse, malheureusement. Reléguer brutalement les Jésuites, jugés trop progressistes, dans les ténèbres extérieures au profit des Légionnaires du Christ, ou encore détruire sans la moindre mauvaise conscience le travail des théologiens de la Libération en Amérique du Sud, cela n'en a pas moins. Et cela fut l'oeuvre d'une autre de vos idoles, M. Wojtyla. Qui restera dans l'histoire aussi pour ça, et en tirera sans doute l'honneur d'une canonisation, dans cent ans, quand le Vatican aura été délocalisé sur l'île de Sainte-Hélène, ou en Tasmanie.

Aussi ne faut-il plus s'étonner du peu de vagues que font vos "lumineuses revues", Nova & Vetera, Choisir, voire ça et là vos plaidoiries si peu de saison et par là même si attachantes sur les enjeux de la foi catholique. Cette Eglise-là, comme la plupart des autres, est entrée en deshérence, peut-être même en agonie. Non seulement en raison de la sécularisation sans cesse croissante de nos sociétés - qu'elle déteste et vitupère tant, alors même que ce phénomène n'empêche personne de croire à sa guise -, mais d'abord et premièrement par sa propre faute.

Comme cela a souvent été le cas dans l'histoire, il redeviendra intéressant de prendre connaissance des écrits catholiques lorsqu'ils auront enfin pris acte de cette agonie pour renouer avec les véritables exigences de la foi et de la libre réflexion, et, pour commencer, lorsqu'ils auront séparé cette dernière des instruments de pouvoir qu'ont toujours été les Eglises.

Écrit par : yves scheller | 28/12/2009

Bonjour M Décaillet... Bien que votre analyse soit habile, elle ne me convainc guère... En effet, vous nous expliquer que le processus de désgnation d'un candidat à la béatification est une affaire purement catholique qui ne doit concerner que les fidèles de cette communautée religieuse...
En ce sens , je suis d'accord avec vous, si nous nous trouvions au moyen-âge...mais comme nous sommes en 2010, au siècle de l'oecuménisme, il me semble que de décider unilatéralement du choix de béatifier un pape qui n'a pas été des plus saints...c'est faire fie et montre de mépris pour une autre communautée religieuse qui n'a pas forcément la même "lecture" de cet homme et de ses "grands-oeuvres"...
Voilà tout !!
D'ailleurs vous constaterez vous même que les prédécesseurs de Msg Ratzinger ont montré plus d'humanité et de modération sur ce dossier véritablement dangereux pour l'équilibre des forces religieuses...Car c'est un très mauvais message que l'église envie au reste du monde...à l'heure où il faudrait plutôt chercher "recoller les morceaux", cette béatification intervient comme un retour à la conception unilatérale du monde longtemps défendue par l'église romane...Il a fallut des guerres de religions, des shismes et des réformes pour qu'enfin, le dialogue inter-religieux soit instauré...et voilà que Msg Ratzinger, nous ressort ce vilain dossier...surtout venant d'un homme comme lui au passé aussi étrange ( il fut lui-même de la Jeunesse hitlérienne !!)...

Écrit par : M.U.R | 28/12/2009

Pie XII, Jean-Paul II? Soupapes... de sécurité?

... pour une Église tiraillée entre les extrêmes.

Écrit par : Père Siffleur | 28/12/2009

Pie (matricule 12) a toutes ses chances !

Benoît (matricule 13 & 3) pourra certainement compter sur cette officine de noyautage nommée "Opus Dei" pour être béatifié ou canonisé à son tour. Aux alentours de 2050 je suppose.
Faut s'entraider entre papes de bonne compagnie... Non ?
Josemaría Escrivá de Balaguer, fondateur de l'Opus Dei, a bien été canonisé par Jean-Paul (matricule 2) le 6 octobre 2002.
Mais il faudra que l'Opus Dei prenne langue avec l'Institut pour les œuvres de religion (IOR) dite la « banque du Vatican », pour que cela se passe sans anicroches. Si cela n'est pas déjà fait.

Écrit par : Rollmops | 28/12/2009

"Il a fallut des guerres de religions, des shismes et des réformes pour qu'enfin, le dialogue inter-religieux soit instauré..."

Avez-vous remarqué que c'est dès ce moment-là que les églises ont commencé à se vider ?

C'est normal : croire qui'on détient la vérité contre d'autres qui ne la détiennent pas est une force qui oblige à serrer les rangs et à entretenir sa singularité, comme on entretient sa musculature...

Écrit par : Scipion | 30/12/2009

Bonjour, pour approfondir votre connaissance des actions de Pie XII au cours de la seconde guerre mondiale, je vous conseille la lecture du billet suivant :
http://www.koztoujours.fr/?p=6563

Quant à votre réflexion sur la béatification et sur la nécessité de l'expliquer aux "cathos de base", je trouve cela intéressant, mais finalement, il suffit, pour se renseigner, de faire une courte recherche sur le net:


- Qu’est-ce qu’une canonisation ?
En canonisant certains fidèles, c’est-à-dire en proclamant solennellement que ces fidèles ont pratiqué héroïquement les vertus et vécu dans la fidélité à la grâce de Dieu, l’Eglise reconnaît la puissance de l’Esprit de sainteté qui est en elle et elle soutient l’espérance des fidèles en les leur donnant comme modèles et intercesseurs. « Les saints et les saintes ont toujours été source et origine de renouvellement dans les moments les plus difficiles de l’histoire de l’Église. »
Catéchisme de l’Église catholique N°828

- La béatification et la canonisation, pour quoi faire ?
Béatification et canonisation ont pour but, de la part de l’Église, de proposer en exemple au peuple chrétien le témoignage d’un de ses membres défunts, et d’autoriser ou de prescrire un culte public en son honneur. Ce culte public se traduit par l’attribution d’un jour de fête au calendrier (généralement le jour anniversaire du décès, et donc de la « naissance au ciel »), avec honneur plus ou moins solennel rendu au saint ou au bienheureux pendant l’office et la messe du jour de sa fête : le culte public se traduit aussi par la possibilité d’exposer des images et des reliques dans les églises : en outre, le saint ou le bienheureux peut être pris comme patron ( de personnes, de paroisses, etc.), le tout dans les limites définies par l’autorité ecclésiastique.

- Qu’est-ce qui distingue béatification et canonisation ?
C’est précisément dans le degré d’extension du culte public que réside la principale différence pratique entre béatification et canonisation. Le culte public du bienheureux est limité ; il n’est autorisé que là où le Saint-Siège le prévoit. Au contraire celui du saint, auquel l’Eglise accorde plus d’importance, est autorisé, voire même prescrit, partout dans l’Eglise universelle.

- La béatification et la canonisation ne sont décidées qu’au terme d’une procédure rigoureuse. Deux ordres de faits doivent être démontrés pour aboutir à une béatification et une canonisation :
Le rayonnement spirituel du serviteur de Dieu après sa mort : c’est à la fois un signe de sa participation à la sainteté de Dieu et l’assurance que son exemple est accessible et bienfaisant au peuple chrétien : les miracles qui peuvent lui être attribués revêtent à ce titre une grande importance.
Son martyre ou ses vertus chrétiennes ; le martyre, c’est-à-dire la mort subie par fidélité à la foi, est le suprême témoignage que peut donner un chrétien ; quant aux vertus chrétiennes, elles sont, en l’absence de martyre, la marque d’une foi vivante et la démonstration que la sainteté n’est pas inaccessible à l’homme.
La procédure se présente comme celle d’un procès canonique. Elle consiste d’abord en une enquête approfondie confiée à l’évêque diocésain, puis en une décision réservée au pape après un examen minutieux du dossier par un organisme spécialisé du Saint-Siège, la Congrégation pour les causes des saints.
Cf. Théo

Écrit par : Louve | 12/01/2010

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