18/01/2010

L’exceptionnel courage de Monsieur « Déblogueur »

 

Insulter tous azimuts, jeter l’opprobre, cracher le fiel, ce sont, depuis des mois, les passionnantes contributions du nommé « Déblogueur ». C’est évidemment son droit, si ça l’amuse.

« Déblogueur » ne propose jamais la moindre réflexion en amont, il n’agit qu’en réaction aux textes des autres. Il n’attaque jamais les idées, mais directement les personnes, qu’il couvre d’injures. C’est encore son droit, si ça peut lui faire du bien.

Monsieur « Déblogueur » a sûrement un nom et un prénom. Il est juste un peu dommage qu’il n’ait pas l’élémentaire courage de les dévoiler. J’ai déjà de sérieux doutes (sauf cas très rares) sur la justification de l’anonymat dans les blogs. Mais passer son temps à attaquer la terre entière sous la confortable et trop facile protection du masque, c’est le degré absolu de la lâcheté. Il fallait une bonne fois que cela fût dit. Et que le Déblogueur, par quelqu'un qui signe, fût déblogué.

 

Pascal Décaillet

08:35 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Merci pour ce billet. Deblogueur n'est malheureusement pas seul et nombreux sont les commentateurs anonymes agonisant le monde entier tout en restant bien planqués derrière leurs écrans, brandissant la liberté d'expression comme un drapeau blanc dès qu'ils ont balancé leurs grenades, hurlant à la lapidation dès qu'on leur sucre un commentaire, et pratiquant une opportune confusion entre la liberté d'expression et la liberté tout court. Ceux-là, sous couvert de participation au débat, sont en train de miner soigneusement, patiemment et absolument le genre. Lorsque ce sera accompli et qu'on aura tout verrouillé à cause d'eux, ils hurleront les premiers à la censure et à l'étouffement. Leur cuistrerie ne connaît aucune limite et aucune vergogne. Ils sont à la démocratie ce qu'un Jérôme Kerviel est au capitalisme : leur plaisir est d'abuser des droits qu'ils ont reçus en les considérant comme un dû.

Écrit par : david laufer | 18/01/2010

Lorsque, il y a quelques mois, je réussis à trouver l'identité de ce personnage (qui dispensait son fiel sous un autre pseudonyme), et que je le fis savoir (sans la révéler), certains s'alarmèrent de mes procédés, qui pourtant, ne consistaient qu'à utiliser des moyens accessibles à tous sur internet.

Il n'empêche que, apeuré, le courageux vomisseur nous priva quelques mois de ses insultes, avant de revenir sous cette nouvelle identité.

L'anonymat devrait être proscrit sur les blogs, si l'on veut qu'ils constituent un média doté d'avenir.

Le mode de procéder du Temps me semble parfait. Comme pour le courrier des lecteurs en presse écrite, des messages peuvent être anonymes, mais sont connus de la rédaction.

Écrit par : Soli Pardo | 18/01/2010

Comme certains tremblements de terre l'insulte est grave, mais encore peu de choses en regard des répliques qu'elle suscite chez certains commentateurs ou blogueurs anonymes faisant remonter du plus profond de leur ego en embuscade, cette haine qui jadis et en temps de guerre, a fait tant de dégâts sous forme de délation anonyme.
Oui, l'anonymat et si on n'y prend garde, peut devenir un crime potentiel !

Santo Cappon

Écrit par : Santo | 18/01/2010

L'utilisation de l'attaque personnelle est évidemment à condamner absolument, surtout qu'elle dénote toujours de l'incapacité à argumenter de la personne qui la pratique.

Sur l'anonymat, je serais bien plus partagé. En effet, nous vivons désormais dans un système où l'expression de certaines opinions peut amener très vite à la mort sociale et professionnelle.

Il y a par exemple certaines professions, notamment dans le social, les médias ou l'enseignement, où un positionnement politique ou philosophique divergent des valeurs de l'époque peut avoir des conséquences rapidement désagréables quant à la suite d'une carrière.

Il faut également constater que ceux qui sont contre l'anonymat que procure si facilement l'internet se placent le plus souvent dans la "doxa" majoritaire, donc dans une position où ils ne risquent rien à exprimer leurs opinions. Leur volonté de réprimer cette possibilité d'anonymat répond donc surtout à une tentative d'empêcher un débat vraiment libre. Comme disait Prévert, "quand la vérité n'est pas libre, la liberté n'est pas vraie".

Écrit par : Paul Bär | 18/01/2010

"Le mode de procéder du Temps me semble parfait. Comme pour le courrier des lecteurs en presse écrite, des messages peuvent être anonymes, mais sont connus de la rédaction."
Ayant donné mon nom et mon adresse e-mail lorsque je me suis abonné aux blogs, je croyais que ce que vous décrivez pour Le Temps était également le cas pour la Tribune. Personnellement je n'aurais donc aucune objection à cet usage.
A part cela, je ne suis pas certain qu'il y ait plus de méchanceté ou d'insultes sur les blogs en provenance des auteurs à pseudonymes. Ce qui est possible, par contre, c'est qu'elles se présentent de manière plus directe, moins camouflée sous les usages de la langue de bois ou de l'hypocrisie. Je fais néanmoins une exception pour les termes grossiers et insultants qui sont presque systématiquement utilisés pour vilipender les anonymes, quels que soient leur motivations ou la teneur de leurs propos, qui n'obéissent curieusement pas du tout aux principes moraux mis en avant par leurs auteurs.

Écrit par : Mère | 18/01/2010

Heureusement, qu'il y a de très bons blogs aussi ! Et des gens courageux qui osent s'exprimer librement et sans la couverture épaisse de l'anonymat !!! Mais je dois dire qu'il faut savoir lire entre les lignes de certains blogs et ne pas donner crédit à tout ! Aller vérifier l'information à sa source et non pas prétendre que cela est "juste" parce que on l'a lu sur tel blog !

Néanmoins vive la liberté d'expression sur les blogs et / ou ailleurs !

Écrit par : Florina | 18/01/2010

Merci pour cet article intéressant. Je viens justement de rédiger un article sur la liberté de la presse et la liberté d'expression aujourd'hui : Bilan et méfiance ! ( http://bit.ly/51xV8H )

Écrit par : Des Geeks et des lettres | 20/01/2010

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