18/05/2010

Roger de Weck : suffira-t-il d’être brillant ?

 

Sur le vif - Mardi 18.05.10 - 17.41h

 

Roger de Weck, l’homme qui succédera à Armin Walpen, le 1er janvier 2011, à la tête de la SSR, est assurément un homme d’une grande valeur. Il a, notamment, dirigé le Tages-Anzeiger et l’extraordinaire journal allemand « Die Zeit », le fleuron de la presse de Hambourg. Roger de Weck est un journaliste de premier plan, l’un des meilleurs de ce pays. Mais cela suffira-t-il ?

 

Cet intellectuel de haut vol saura-t-il être un chef ? Saura-t-il redimensionner son entreprise, dont les déficits abyssaux ont été révélés récemment? Saura-t-il faire les choix qui s’imposent, et qui passeront nécessairement pas des suppressions de programmes entiers ? Saura-t-il s’imposer face aux baronnies, aux féodalités, à la suintante lourdeur de l’Appareil ?

 

Saura-t-il moderniser la machine, embrasser les combat des nouveaux supports, anticiper les technologies du futur ? Saura-t-il insuffler à ce vieux paquebot, dûment stipendié par cet impôt déguisé qu’on appelle « redevance », un esprit de compétition et d’entreprise? Aura-t-il, surtout, la décence de ne pas venir pleurer à l’augmentation de redevance, avant d’avoir, tout au moins, accompli à l’interne les drastiques réformes qui s’imposent ?

 

A ce stade, un très mauvais signal : le choix du nouveau directeur a été salué par le SSM, le syndicat qui ne veut surtout rien changer à rien. Jamais.

 

L’homme aurait-il été choisi pour ne rien déranger ? La question mérite d’être posée.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Quand un journaliste de la tsr traite un sujet à Paris, du genre faire 3 minutes d'antenne, donc, le journaliste ou l'un de ses délégués, un caméraman, un preneur de son, au minimum, tout ce petit monde dans un vol première classe, bon ils ont des prix spéciaux, mais y en a quand même pour 3'000.-- d'avion pour Paris, alors qu'un gaillard avec une de ces nouvelle caméra et un micro fixe et un vol 2ème (pour 45 minutes de vol) et l'on passe d'une note de frais de 1'000.-- au lieu de 8'000.--
Y en a qui n'ont pas la notion des valeurs et qui se foutent du monde !

Écrit par : Corto | 19/05/2010

Quant à Roger, il vient d'Allemagne et de la presse papier, il va surement être très impressionné par les montants en jeu, quand au panier de crustacés de la fanfare syndicale et de leurs sous-traitants adorés, il faudra qu'ils comprennent que l'on ne fait pas des dépassements de plusieurs centaines de millions au nom de la sécurité de l'emploi, qu'ils taillent leurs crayons sinon je dis à Roger qu'il ferme la cafétéria en dehors des heures de repas et la tsr sortira du rouge en 6 mois !

Écrit par : Corto | 19/05/2010

surtout ne rien déranger, oui, et avec le soutien de la gauche conservatrice !
"Touche pas à mon option musique !" (A.Bashung)
bonne journée...... "en attendant Charles-Albert" (Samuel B.)
p.l.

Écrit par : pierre losio | 19/05/2010

Excellente question! Ses facultés intellectuelles ne sont pas en doute. Par contre c'est un gauchiste de premier plan, comment lui le gauchiste pourra t' il s'accommoder d'un salaire de 600'000 CHF, comment pourra-t-il assurer que 2/3 des Suisses ne doivent subir "Idée Suisse socialiste" avec une "soupe" journalière, un "Infrarouge" après le TJ et la rubrique de presse de Ziegler et Andreas Gross et de son ami multimillionnaire Schawinski. Un gros doute plane.
Un premier signe sera le choix de sa voiture de service!

Écrit par : Le zappeur | 19/05/2010

Roger de Weck, un gauchiste ??? C'est la meilleure blague du mois. Vous en avez d'autres comme ça ?

Écrit par : Philippe Souaille | 19/05/2010

Certes, le CV de Roger de Weck est impressionnant. Il a été rédacteur en chef de grands titres. Mais il les a quittés. Et on ne sait pas pourquoi. Si des journalistes consentaient à nous le dire, je saurais s'il faut se réjouir ou non de cette nomination. Je remarque que pas un organe de presse ne s'est intéressé à la question des soutiens dont il a bénéficié... Et s'il n'est pas gauchiste, je note aussi que la gauche politique et médiatique, par sa bruyante approbation, montre qu'elle le compte parmi les siens...

Écrit par : Emigré | 19/05/2010

Oui, mais c'est juste, le petit qui tient le drapeau dans le tableau de Delacroix, ce serait De Weck plus jeune !

Écrit par : Corto | 19/05/2010

Il y a une seule raison pour laquelle je serais tenté de me réjouir de la nomination de Roger de Weck. C'est qu'il s'agit d'une exception à l'injuste loi d'ostracisme qui depuis 1848 environ frappe les messieurs "nés", sauf pour quelques rares postes, dans la diplomatie ou dans l'armée, parfaitement inoffensifs et sans prise sur le pouvoir.

Il faut lui laisser ça, Roger de Weck est "né".

Certes la famille de Weck appartient au menu fretin de l'aristocratie fribourgeoise, ce sont des hobereaux campagnards qui n'ont percé qu'après la fin de l'ancien régime. Les grandes familles fribourgeoises avaient des régiments au service du roi: comme les Reynold, Diesbach, Maillardoz, Boccard. Les de Weck n'ont pas dépassé le grade de capitaine dans les armées du roi. Mais ils étaient apparentés aux grandes familles. (Pas toujours facile de caser les filles quand on a dix enfants. On ne peut pas toutes en faire des religieuses de la Maigrauge).

Puis il y eut vers 1860-70 un grand notable: Louis de Weck-Reynold, "l'oncle Louis" dont parle Gonzague de Reynold dans ses mémoires, un conservateur catholique et libéral "bien publicard", qui chassa les radicaux et gouverna le canton avec brio. C'est un aïeul direct du nouveau directeur de la SSR. Mais surtout, la famille de Weck, celle de Roger, a vraiment percé dans les années 1960-80 avec Philippe, père de Roger, dont le colonel Schäfer, celui qui fit un empire mondial d'une petite banque de province, l'UBS, en en faisant notamment un acteur mondial du commerce de l'or d'Afrique du Sud, favorisa la carrière.

C'est donc de la très récente et grande réussite financière de Philippe de Weck que la famille est entré dans la vraie noblesse moderne, celle de l'argent, qui règne sous tous les régimes.

Mais du côté de la mère de Roger, née Alix de Saussure, soeur de Claude de Saussure, associé de messieurs Pictet & Cie, on est depuis plus longtemps dans un milieu beaucoup plus frotté que les Cugniet-de Weck dzodzets. Chez les Saussure on trouve de grands intellectuels comme Ferdinand de Saussure. Et en remontant cette ligne maternelle on trouve les Bonstetten, les Senarclens, bref du bon gratin.

Donc, dans ce pays exagérement plébéïen petit bourgeois et égalitaire, je me réjouis qu'on ait nommé un fils de bonne famille à un poste important. Ca n'arrive pas souvent.

Seulement le prix à payer pour cette belle carrière est trop élevé à mon goût. Il a fallu que Roger de Weck devienne de gauche. Son père Philippe avait l'habitude de dire: "Il a fait beaucoup de progrès. Il est seulement de gauche maintenant. Avant il était d'extrême gauche".

Sans aucun doute le complexe d'Oedipe et la révolte pubertaire contre un milieu familial excessivement conservateur, huppé et friqué, peuvent expliquer des fréquentations ultra gauchistes dans sa jeunesse, puis un relatif assagissement qui ont fait de ce fils à Papa multimillionaire l'homme de gauche prétentieusement intello que nous connaissons, et le fondateur du "Club Helvétique", le nec plus ultra du chic conformiste et bobo.

Qu'on soit de gauche passe encore. L'autre Roger, de Diesbach, de Fribourg, hélas décédé récemment, était de gauche aussi. D'ailleurs ça fait très chic d'être de gauche quand on porte une particule. Le nonde du journalisme est snob. Donc d'être un journaliste de gauche avec particule, c'est bon pour la carrière. En revanche vous aurez tous remarqué qu'il n'existe aucun journaliste de droite à particule.

Ainsi Roger de Weck, comme Roger de Diesbach a su habilement se montrer homme de gauche pour se faire pardonner ses origines. Et ça a marché. Mais ce qui est beaucoup plus grave avec Roger de Weck que ses idées de gauche, c'est le fait qu'il soit pro européen et anti suisse.(Car être pour l'adhésion de la Suisse à l'UE c'est être contre la Suisse à mon avis.) Ca, ça ne passe pas. Car le peuple suisse a voté à 76.8% contre l'adhésion de la Suisse à l'union Européenne. Le moins qu'on puisse attendre d'un président de la SSR c'est donc qu'il respecte ce vote. Or, ce n'est pas le cas de Roger de Weck. Il n'a jamais cessé de prendre des positions euroturbos fanatiques et extrêmes, et d'exhaler son mépris sans limite pour les ploucs qui sont encore attachés à ce qu'il appelle "l'Alleingagng". Cette passion idéologique maladive aurait du normalement le disqualifier définitivement pour le poste de directeur de la SSR.

J'aurais préféré un directeur de la SSR issu du peuple, mais attaché à l'indépendance de la Suisse, comme l'implique le respect de la volonté populaire, ou alors au moins impartial, plutôt qu'un donneur de leçon bobo, pro européen et de surcroît opposé caractériellement au secret bancaire tout en bénéficiant d'un héritage confortable acquis par Papa principalement grâce audit secret bancaire.

Bref, en conclusion, malgré le pedigree social distingué du nouveau directeur général de la SSR, qui est en soi une bonne chose, je ne me réjouis pas de sa nomination.

En effet qu'indique cette nomination?

Elle indique que la volonté de l'establishment pro européen et antisuisse n'est pas de trouver un gestionnaire compétenet (R. de W. est connu pour avoir échoué à restructurer les petites entreprise qu'étaient la Zeit de Hambourg et le Tagi de Zurich, des PME en comparaison de la SSR). Non, on le sait maintenant, l'establishment collaborationniste se fout royalement de l'assainissement économique de la SSR. Il veut avant tout une propagande d'Etat pro européenne et de gauche pendant l'année électorale 2011, pour tenter d'endoctriner le peuple et faire barrage aux eurosceptiques, diabolisées et taxés de "populistes". Et en plus l'establishment pro européen veut restreindre les droits populaires, pour que le peuple et les cantons suisses ne puissent plus se prononcer souverainement. En effet, telle est la trame idéologique obsessionnelle de tous les articles du "grand penseur", "homme de lettres" et homme de plume Roger de Weck, et de son Club Helvétique. On encense beaucoup trop cet idéologue de gauche. En réalité c'est un mauvais journaliste, obsessionel et tendancieux. La seule chose qui le sauve c'est un certain prestige social qui impresionne les sobs et ils sont hélas nombreux.

Bref cette nomination est un véritable scandale. On ne peut qu'espérer que le passage de Roger de Weck à la SSR soit bref et ressemble à celui de Claude Béglé à la Poste Suisse.

Écrit par : Bottin mondain | 20/05/2010

Roger est le fils de Philippe, et d'autres membres de sa famille sont associés gérants de banque privée... Et alors ? Pour moi le fait d'avoir, en dépit de ce pedigree, des positions clairvoyantes sur le secret bancaire est tout à son honneur. De même que sa vista pro-européenne. Il a été correspondant à Paris, puis en Allemagne et a dirigé un titre dans ce pays. Il n'est pas retranché derrière ses frontières, à l'abri d'un passé qui nous file lentement mais sûrement entre les doigts. De plus en plus vite, d'ailleurs ces derniers temps.
Il sait quels sont les rapports de force, il décèle les dangers qui nous menacent, et entrevoit les remèdes. Il n'est pas le seul dans ce cas, mais son nom, son aura et ses compétences lui ouvrent des portes utiles. Tant mieux.
Il ne veut pas la mort de la place financière. Il souhaite au contraire qu'elle cesse de perdre du temps dans des combats d'arrière-garde perdus d'avance et se recentre sur son métier et ses compétences pour affronter l'avenir avec succès.
Il ne veut pas la mort de la démocratie. Tout au contraire il souhaite la préserver de certaines dérives, dans lesquelles la presse et l'audiovisuel jouent un rôle néfaste en privilégiant l'imprécateur, "bon client" en termes de taux d'écoute, au détriment de l'analyste perspicace, mais pas très glamour. Il a mis le doigt sur cette alliance objective qui menace à terme les équilibres de ce pays, comme du monde d'ailleurs.
Ce sera d'ailleurs son principal chantier, avec la question des finances, que de trouver comment concilier la nécessaire audience - but ultime et raison d'être - avec la qualité du propos. Pour avoir partagé avec lui ses premiers pas dans le journalisme - il y fut excellent, notamment dans son analyse du Scandale de Chiasso, avec le regretté Mabillard, édité en librairie, mais paru également dans la Tribune de Genève - je ne doute pas une seconde de ses compétences, de son recul, et de la qualité de ses analyses.
J'espère qu'il saura également faire preuve de la créativité nécessaire, pour imaginer des solutions neuves. Quant à la question des radios et télés privées, qui vous préoccupe tant, Pascal, et avec raison, la décision appartient d'abord au Conseil Fédéral. Même si le marché romand est petit, l'apparition d'internet et la baisse des coûts de production rend inéluctable une concurrence accrue. Et au demeurant stimulante. Roger ne peut qu'en être conscient. Mais la manière dont la chose sera gérée dépend d'abord du Conseil Fédéral.
Roger de Weck

Écrit par : Philippe Souaille | 20/05/2010

Potin mondain: 5/5, il n'y a rien a jeter! Bravo.
Philippe Souaille: Non heureusement on en a pas d'autres comme ça! Monsieur de Weck n'est pas gauchiste, ah bon!!! c'est un peu le Blancho du socialisme.

Écrit par : Le zappeur | 20/05/2010

Evidemment, vu depuis l'extrême droite, Roger peut paraître un gauchiste. De même que vu depuis l'extrême-gauche (les "gauchistes" justement, ce qui signifie tout de même, historiquement, à gauche du parti communiste !) il parait un dangereux social traître, un vil suppôt du capitalisme...
Tout est relatif.
Ce qui est rassurant, et passablement drôle, je persiste, c'est que traiter Roger de gauchiste implique d'avoir entre 90 et 71 % de l'échiquier politique contre soi. Pas trop de souci à se faire, donc la chasse aux sorcières, aux rouges et même aux roses très très clairs n'est pas encore pour demain.

Écrit par : Philippe Souaille | 20/05/2010

Mais oui Philippe Souaille, allez-y avec la brosse à reluire. Remettez en une couche. Ca ne mange pas de foin et ça pourrait même vous faire bien voir à la SSR. Qui sait? Cela pourrait aider votre carrière à trouver un nouveau départ.

On va avoir un concert de courtisanerie - et j'emploie ce mot pour être poli - car c'est vrai que le poste auquel a été nommé le Roger est un vrai poste de pouvoir, comportant la possibilité de favoriser beaucoup de carrières, donc ça va être à qui fera la courbette la plus profonde.

Je redis mon sentiment de profond malaise causé par cette nomination scandaleuse. Ca donne l'impression qu'on est entré dans un processus subversif grave dans lequel une camarilla déterminée à saborder la Suisse au profit d'un empire européen illégitime et paré de toutes les qualités par l'intelligentsia de gauche - on se demande pourquoi alors que cette Europe est synonyme de démantelement social - est prête à tout et n'hésite plus à donner dans la propagande d'Etat éhontée pour aboutir à ses fins.

Même chose pour la formation de nos diplomates. On forme des antisuisses internationalistes à l'Ecole des Hautes Etudes Internationales et de Développement, qui a bien baissé depuis William Rappard et Jacques Freymond qui étaient des patriotes, maintenant que Roger de Weck en est devenu le président (nota bene Jacques Freymond était un oncle par alliance de Roger de Weck, c'est un détail curieux qui devrait intéresser les sociologues qui font des études sur les élites suisses). On peut se demander en quel honneur R. de W. a été choisi pour cet autre grand poste (président de HEI) pour lequel il n'avait absolument aucune des qualifications, ni scientifiques, ni professionnelles requises. Là aussi, même chose, la nomination de l'idéologue, pas de gauche, d'extrême gauche malgré ses airs aristocratiques, Roger de Weck, ne peut s'expliquer que par une volonté de subversion. Un jour on se rendra compte du mal que fait à la Suisse les parti pris d'extrême gauche de Micheline Calmy-Rey. Aujourd'hui nos diplomates ne sont plus au service de la Suisse ils sont au service de l'ONU et encore, parfois c'est même pire...

Il reste un espoir. La manoeuvre de subversion de la SSR pourrait faire pschiiit. En effet la SSR ce n'est pas comme HEI ni le Collège d'Europe à Bruges, où l'on peut impunément organiser des colloques, pérorer et dire des banalités européisto-internationalistes affligeantes sans que ça porte à conséquence. La SSR c'est une entreprise de milliers de collaborateurs, avec des milliards de chiffre d'affaires et c'est une entreprise qui perd de l'argent.

Donc on va voir si le "professeur" idéologue post soixante-huitard et journaliste free lance s'en sort, lui qui n'a dirigé aucun personnel depuis des années ni géré aucun budget d'entreprise commerciale depuis très longtemps (et quand il a eu ce genre de responsabilités dans le passé au sein d'entreprises toutes petites en comparaison, ça n'a pas marché).

Je ne veux pas dire qu'il ne sera pas capable de se montrer dur et même cruel pour sacquer des gens. Mais il aura alors à compter avec des réactions syndicales et autres qui risquent de ne pas le ménager une fois la période d'état de grâce passée. Et s'il ne réussissait pas à dégraisser le mammouth, à cause de ces résistances, il se heuretera à un monde politique radical-UDC qui ne lui fera pas de cadeaux non plus.

Bref il y a une chance que le flamboyant gauchiste de salon s'aperçoive que ça ne se passe pas comme il voudrait. L'appui du Club Helvétique risque d'être trop faible. Dans ce club il n'y a de sensé que Hans Stöckli le maire de Bienne, tous les autres sont des idéologues en chambre, des politiciens marginaux, des has been et des non valeurs: l'homme qui veut détruire notre armée Andreas Gross, l'historien Georg Kreis très déconsidéré dans l'opinion, le fils de conseiller fédéral Gilles Petitpierre, un homme honnête mais il est "out", un ancien juge fédéral inconnu Giusep Ney, etc., Beaucoup de nullités, mais surtout ils ont un très faible poids politique. Ca risque de ne pas suffire comme appui politique quand le directeur général de la SSR sera en difficulté au parlement et dans la Berne fédérale.

Tout comme je serais tenté de me réjouir qu'on ait nommé un type de bonne famille, je serais tenté d'avoir de la compassion d'avance pour lui, car il va souffrir et durement. C'est certain. Mais je ne parviens pas à prendre sa défense car vraiment ses positions antisuisses me restent trop en travers de la gorge.

Si, comme c'est vraisemblable, tout cela se solde pour lui par un amer échec personnel, je le plaindrai de tout coeur, humainement. Mais comme citoyen et patriote je me dirai que c'est un moindre mal car le salut de la Suisse compte plus que le sort d'un rejeton de la haute devenu gauchiste qui veut que la Suisse se dissolve dans le 4ème Reich comme un sucre dans un café crème.

Même Couchepin l'a dit: si la Suisse entrait dans l'Union Européenne, comme l'UE ne sera pas éternelle il faut savoir qu'après il ne sera peut-être plus possible de refaire la Suisse. Donc, même Couchepin l'a reconnu, l'existence de la Suisse est en question.

Alors non merci. Je préfère garder la Suisse et tant pis pour la carrière de Roger de Weck. Ce serait même un service que ce dernier rendrait à la Suisse, malgré lui, en attirant sur lui comme c'est prévisible une impopularité inouïe, de servir d'aspect de fixation à un euroscepticisme archi majoritaire dans l'opinion et ainsi favoriser le succès du "populisme" qui veut sauvegarder l'indépendance menacée de la Suisse.

Ce serait l'arroseur arrosé et c'est ce qu'on peut souhaiter de mieux après cette faute politique qu'est la nomination de Roger de Weck à ce poste.

Écrit par : Protestataire | 20/05/2010

Je ne pense pas que vous ayez raison. Roger de Weck est vraiment un gauchiste, c'est à dire un de ces types qui dans la Zurich des années 70 militaient dans les mouvements étudiants d'extrême gauche de la "neue Linke" et admiraient les "roten* allemqnds de l'époque. Il s'est assagi mais "the leopard dosen't lose its spots".

Vous avez l'air de ne pas connaître l'état de l'opinion dans la masse de la population suisse. Vous parlez sans doute de l'opinion dans la mini classe médiatique composées d'intellos de gauche. Dans la population générale le curseur se situe nettement à la droite de ce que vous considérez comme le centre avec vos critères qui sont ceux de la France. Donc un Philippe de Weck, s'il est représentatif du 60% le plus avancé de la gauche caviar suisse, n'est représentatif en réalité que de 10% seulement de l'opinion du peuple lequel est à 90% conservateur, même quand il vote socialiste. N'oubliez pas que nous avons un parlement avec une majorité de droite bouregoise de plus de 60%. Ces gens ont été lus. Et les élus socialistes sont souzvent des gens modérés, qui ne se reconnaissent en rien dans un homme comme Roger de Weck.


De toute façon Roger de Weck n'est représentatif de rien sauf de lui-même. La gauche suisse ne se reconnaît pas en lui, ni la droite ni le centre. Il est un fils de famille richissime excentrrique en rupture de ban qui n'est soutenu par personne. Ce qui le soutient c'est un complot pro Bruxelles, un certain snobisme intello gauche caviar et la flatterie de gens comme vous.

Je ne comprends pas comment vous pouvez arriver à cette conclusion farfelue que d'être contre Roger de Weck revient à avoir de 71 à 90% des gens contre soi. C'est le contraire qui est vrai. Soutenir Roger de Weck consiste à avoir 71 à 90% des vraies gens contre soi.

Écrit par : Protestataire | 20/05/2010

La guerre des radios est-elle de mise ? Il y en a suffisamment sur cette planète (des guerres) pour en rajouter. Quoi qu'il en soit, et dans toutes les structures qui se veulent performantes, il y a peu de place pour les états d'âme.

Pour faire peau neuve, Radio-cité n'a-t-elle pas licencié à tours de bras ?

Écrit par : Santo Cappon | 20/05/2010

Je ne fayote pas cher Monsieur. Il se trouve que Roger et moi avons les mêmes opinions sur un certain nombre de points. J'ai écris un bouquin sur mes idées, ce n'est certes pas la nomination de RdW qui me les a brusquement inspirées !
Roger et moi avons commencé la même année notre carrière de journaliste à la Tribune de Genève, en 1977. Et aussi Jean-Jacques Roth, actuel chef de l'info à la RTS et peu après, côté éditeur, Gilles Marchand... C'est vous dire si je n'ai pas besoin de fayoter pour avoir un contact direct. Mais dès cette époque, pas un de nous n'aurait pu être qualifié de "gauchiste". Par contre, ces amis remarquables ont en commun d'être intègres et de placer leur fonction au-dessus de leurs copinages. De mon côté, je considère la SSR, et la RTS, comme trop monopolistique, voire animée parfois d'une mentalité de fonctionnaire et pas assez stimulée par la concurrence. Je l'ai dit publiquement et écrit à plusieurs reprises.
Par ailleurs, Roger va devoir s'occuper en priorité de la DRS et là franchement, ne serait-ce qu'au vu de mon schwyzerdütsch quasi inexistant, je ne vois vraiment pas ce que je pourrais lui apporter ?
Mon truc à moi, c'est de monter des productions, de faire des films et d'avoir des idées. J'en vends quelques unes parfois à la TSR, pas assez à mon goût très certainement, beaucoup moins en l'état que ce que la qualité de mes relations au plus haut niveau pourrait laisser supposer. Mais c'est précisément pour cela que mes relations restent de qualité: franches et honnêtes.
Je ne m'attends pas une seconde à ce que Roger prenne le temps de passer un coup de fil aux personnes qui décident de ces achats, car il aura de toute manière bien d'autres choses à faire. Plus en rapport avec sa tâche. Et je doute d'ailleurs qu'elles l'écouteraient. Les journalistes ont cette fâcheuse manie de mettre tout en bas de la pile les dossiers qui leur sont recommandés par le grand patron. Je le sais, je l'ai fait en son temps.
Pour le reste le plus important dans cette affaire, pour l'avenir de la Suisse à laquelle vous semblez tant tenir, c'est que c'est un Romand qui a été nommé, doté d'une culture alémanique à faire pâlir n'importe quel Zuricois. Et pas justement un bélier radicalo-udc comme Leutenegger dont on aurait pu craindre qu'il écoute les sirènes alémaniques réclamant la modification de la clé de répartition de la redevance. Au détriment des Romands, qui aujourd'hui, sont nettement avantagés, tous comme les Tessinois. C'est le prix à payer pour un fédéralisme et un multilinguisme qui fonctionne.
Votre poulain, cher Monsieur, aux pseudos variés mais dont la plume me rappelle furieusement un grand désert asiatique, c'était l'irruption assurée du syndrôme belge dans le paysage audiovisuel confédéral. Et alors là, adieu veau, vaches, Helvétie, chocolat et coucous...
C'est pour cela que Roger de Weck a été nommé et par pour intervenir dans le positionnement européen des journalistes de l'entreprise !
Quant au pourcentage de gens susceptibles de considérer Roger de Weck comme un gauchiste, c'est l'électorat de l'UDC tel qu'il est (29%) et tel qu'il devrait être (10%) si les médias n'avaient pas indûment servi la soupe aux porte-voix de l'extrême-droite nationaliste.
Parler de IVème Reich pour évoquer l'Union européenne, Monsieur, est d'une telle outrance qu'elle vous décrédibilise. Ne pas vomir l'ONU, c'est être gauchiste ? Etre un ami personnel de gens comme Pascal Lamy, le Grand Satan de l'OMC aussi, je suppose ?
Le peuple suisse a des problèmes. Comme tous les peuples du monde, et notamment les peuples occidentaux, il est confronté à la profonde modification de ses habitudes et de ses modes de vie qui ne fait que commencer. Prétendre qu'il suffirait de se retrancher derrière nos frontières pour s'en tirer relève d'une stupidité magistrale. Nous ne sommes pas en 1939 où l'on pouvait espérer regarder passer au loin les tanks des belligérants. Nous sommes impliqués jusqu'à l'os dans les conflits qui menacent. Et la Suisse, sans ses échanges commerciaux et financiers avec l'étranger, l'UE en particulier, n'est rien.
Alors de grâce, arrêtez de traiter de gauchistes les plus grands esprits de ce pays, juste parce qu'ils ont une vision du monde, là où la vôtre s'arrête à nos Monts Indépendants, nos libres chants... Avec des gens comme vous pour les défendre au XXIème siècle, les armaillis ont du souci à se faire !

Écrit par : Philippe Souaille | 20/05/2010

Je suis confus d'avoir écrit "aspect de fixation", ce qui ne veut rien dire. Je voulais dire bien entendu "abcès de fixation". Parfois quand on écrit vite sur ces forums et si on n'a pas le temps de se relire, on laisser passer des boulettes comme ça. Désolé.

Écrit par : Protestataire | 20/05/2010

Autre coquille: dans ma réponse à Philippe Souaille, j'ai écrit: "Philippe de Weck, s'il est représentatif du 60% le plus avancé de la gauche caviar suisse, n'est représentatif en réalité que de 10% seulement de l'opinion du peuple..." Evidemment c'est une erreur. Je voulais parler du fils, Roger de Weck et non de son père Philippe, auquel on ne pouvait pas reprocher d'être de la gauche caviar.

Promis, la prochaine fois j'essaie de me relire avant de poster mon commentaire.

Écrit par : Protestataire | 20/05/2010

Un jour on se rendra compte du mal que fait à la Suisse les parti pris d'extrême gauche de Micheline Calmy-Rey. Aujourd'hui nos diplomates ne sont plus au service de la Suisse ils sont au service de l'ONU et encore, parfois c'est même pire...
Protestataire@ Cela ne date malheureusement pas de MCR. Pour pouvoir subsidier de façon discrète (sans que les parlementaires s'en rendent compte, surtout) le régime communiste du FRELIMO au Mozambique, la DDC, qui a recueilli tout le ban et l'arrière-ban de la 68tardise suisse, s'est arrangé pour NE PAS avoir d'accord de siège dans ce pays, ce qui l'a fait payé des droits de douane pleins pots (et quand on sait ce que demandent les douanes africaines, continent qui ne connait pas d'autres impots...).
Je crois qu'un accord de siège a été signé vers 2002 ou 2003, 20 ans après la prise pouvoir du FRELIMO...
Et merci et félicitations pour vos commentaires...

Écrit par : Géo | 20/05/2010

j'ai connu de weck a ses debuts dans le journalisme. nous etions a la tg. homme de gauche...meme avec du caviar, il a bien evolue.mais je lui avais trouve des qualites helas parfois rare aujourd'hui dans la profession , une bonne culture générale et un sens poussé de l'analyse.qu'il soit européen pour moi n'est pas un defaut.meme si ne voulons pas entrer dans l'europe à part entière,nous ne pourrons jamais ignorer ce que font nos principaux clients.c'est là une vérité incontournable que bien des citoyens ont peine à admettre.sa propre philosophie pourrait aider à inclure cette rèalitè èconomique à beaucoup via la tsr.

Écrit par : jean-marie laya | 20/05/2010

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