10/06/2010

Sur les murs, l’Enfer

 

« Post Tenebras Egalité ». C’est le slogan – puissamment pensé – de la Ville de Genève. A découvrir, dans les jours qui viennent, sur 200 affiches.

 

Il y a des gens qui sont payés, à la Ville, pour trouver ça ? Et tiens, puisqu’on parle monnaie, ça va chercher dans les combien, cette honorable plaisanterie, pour les contribuables ?

 

Jean-Pierre Jobin, le Méphisto du slogan qui gifle et qui percute, est-il dans le coup ? Rouget de l’Isle, les Soldats de l’An II ont-ils été consultés ?

 

On a comparé avec le triptyque du Maréchal ? On a offert une francisque au lauréat du concours d’idées ?

 

On a pensé aux âmes sensibles ? Elles s’imaginaient qu’après les ténèbres, faute de lumière, il pût au moins y avoir le néant. Une forme de repos éternel, limbé, dans la ouate de l’éternité.

 

L’Enfer, ce sont trois mots qui ne se supportent pas.

 

L’Enfer, ce sont les mots des autres, lorsqu’ils veulent imposer un langage, le mouler sur une idéologie.

 

Au-delà des derniers fleuves, plus loin que l’Enfer, il y a le militantisme féministe drapé dans l’officialité.

 

Amitiés épicènes.

 

Pascal Décaillet

 

17:34 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

S'il fallait en remettre une couche, je dirais que le nouveau slogan de la Ville est joliment décalé :
Dans l'obscurité des ténèbres tous les chats de la politique locale étaient uniformément gris, alors qu'en pleine lumière ils vont annoncer sur le mode bravache des couleurs mal assorties, aux teintes ma foi bien inégales ...

Écrit par : Santo Cappon | 10/06/2010

Ah si Jobin est dans le coup, ça va coûter bonbon cette plaisanterie !

Écrit par : bidouille | 10/06/2010

Ne serait-ce pas l'amère, l'enfer?

Écrit par : Déblogueur | 10/06/2010

Si vous parlez des médiocres affiches sur la parité, jaunes canaris, elles sont nulles en effet, comme toutes les affiches de la Ville d'ailleurs!

En fait cette affiche là nous montre qu'à la Ville on a autant de fonctionnaires incompétents que de fonctionnaires incompétentes, ils sont très à cheval là dessus, ils font des contrôles tous les jours, ils tiennent des statistiques, ils font des rapports et des conférences, y'a pas de jaloux donc!

Écrit par : domiiniquedegoumois | 11/06/2010

Le coût ? Moins de 10.000 frs vous a dit Mme l'am... pardon... la maire.
quand au fond...."molto fumo poco arrosto" dans votre coup de gueule.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 11/06/2010

Cher Monsieur Décaillet,
Comme promis hier sur votre plateau, je vous communique le prix de la campagne d'affichage: 7'434 francs. Pour plus d'information sur l'importance de sensibiliser la population aux questions d'égalité entre les femmes et les hommes à Genève, rendez-vous lundi 14 juin sur mon blog
www.maire-de-geneve.ch
Sandrine Salerno.

Écrit par : sandrine salerno | 11/06/2010

Depuis une vingtaine d'années environ, notre république des complaisances ne fonctionne plus que sur la médiocrité fruit de l'entreprise générale de nivellement par le bas qui régit tous les secteurs socio-culturels genevois. Pourquoi ? Parce que les vrais talents (artistiques, politiques, journalistiques) sont toujours porteurs d'un risque de conflits, hantise de nos mandarins cooptés qui font tout pour les écarter des projets importants ou non. Là encore, c'est la trouille de passer pour des incompétents par la seule comparaison qui motivent le blocage systématique de tous projet visuel singulier, passionné, vivant quoi ! Nous vivons en médiocratie, un état qui semble convenir à nos zélites car ça, ils peuvent contrôler.
Très cordialement.

Écrit par : malentraide | 11/06/2010

PS: Un exemple ? Restons sur les murs avec les affiches du festival de la Bâtie. Pour se rendre compte de l'affaissement de l'exigence esthétique du comité, il suffit simplement de comparer les affiches retenues jusqu'au milieu des 90's à celles des dernières éditions. (depuis 2000).
http://www.batie.ch/2009/editions.html
Edifiant.

Écrit par : malentraide | 11/06/2010

Quand ceux dont le devoir (on n'ose plus ajouter "et l'honneur") est de remarquer les meilleurs créatifs de la Cité pour leur confier la conception des textes et des visuels d'une campagne ont abdiqué au profit du copinage égalitariste, la république du mérite n'est plus qu'un lointain souvenir.

Écrit par : malentraide | 11/06/2010

La propagande égalitariste féministo-genevoise fleure bon le byzantinisme et son caratère formel et oiseux, une histoire de bobos ( bourgeois-bohèmes ) et de "bobotes". Une histoire de petits constituants de province. Comme s'il n'y avait pas de problèmes plus préoccupants et d'autres choses à faire ! On revendique et dépense de l'argent pour un droit qui est déjà intégralement garanti à chaque citoyen et citoyenne de ce pays et qui est inscrit en toute lettre comme un droit fondamental dans la Constitution fédérale.

Art. 8 al. 3 Cst. féd.

" L’homme et la femme sont égaux en droit. La loi pourvoit à l’égalité de droit et de fait, en particulier dans les domaines de la famille, de la formation et du travail.
L’homme et la femme ont droit à un salaire égal pour un travail de valeur égale. "


Ces 7'000 Frs c'est 7'000 Frs de trop. C'est de l'argent foutu en l'air pour se donner un genre et bonne conscience. C'est de la dilapidation d'argent public. 7'000 Frs c'est le prix de la nourriture pour cinq chiens d'aveugles pendant toute une année ! C'est une honte.

Cet épisode est une autre parfaite illustration de la bobocratie genevoise qui en vient quasiment à penser que 7'000 frs d'argent public dans le fond ce ne serait que "peanuts". C'est lamentable et irresponsable.

Écrit par : 022 | 11/06/2010

Faire coller des affiches donne bonne conscience et c'est bien moins risqué que de tenter de faire respecter l'égalité - de salaire par ex. - inscrite dans la loi.

Écrit par : malentraide | 11/06/2010

Les commentaires sont fermés.