18/06/2010

Jean Romain joue avec le feu

 

« Le port de tout costume religieux est interdit sur la voie publique à toute personne ayant un domicile ou une résidence dans le canton de Genève, ou y exerçant une activité régulière. Les accessoires religieux ne sont pas concernés par cette interdiction ». Au nom de l’universalisme républicain opposé à la résurgence des communautarismes, le député radical Jean Romain, par ailleurs nouveau parlementaire crédible au Grand Conseil genevois, joue avec le feu. « Même moi, je n’aurais pas osé », déclare Oskar Freysinger.

 

Il existe, à Genève, depuis le Kulturkampf et Antoine Carteret (seconde partie du dix-neuvième siècle), une solide tradition d’anticléricalisme dans une certaine frange des radicaux. Consciemment ou non, Jean Romain renoue, de facto, avec cette tendance qu’on croyait révolue, ou juste cantonnée à la garde noire de certains conseillers d’Etat. Depuis la loi de Séparation de 1907 (deux ans après la France), Genève est une République laïque, ce dont nul ne se plaint, en tout cas pas le soussigné. L’Etat ne s’y occupe pas de religion, tout au plus fixe-t-il des cadres pour que ces dernières puissent cohabiter dans le respect mutuel. Bref, les choses se passent bien, chacun peut s’exprimer, le croyant, l’agnostique, l’athée, sans compter l’excellence d’un dialogue interreligieux favorisé par la présence du Conseil œcuménique des Eglises.

 

C’est donc bien mal connaître Genève que de chercher à y rallumer des querelles dont personne ne veut. Il y a, dans tout Genève, au maximum une dizaine de prêtres en soutane, quelques bonnes sœurs qui ne font strictement de mal à personne, des popes orthodoxes d’une belle qualité intellectuelle à Chambésy, de rares rabbins, un imam. Punkt, Schluss. Les quelques burqas qu’on y aperçoit, en août, ce sont des touristes, ne tombant donc pas sous le projet de loi de Jean Romain. Dès lors, à quoi bon, au nom d’un « universalisme » mathématique, où tout est pris en valeur absolue, sans la moindre ductilité d’approche, chercher noise à quelques hommes et femmes de paix pratiquant, dans le canton, la religion qu’ils ont choisie, et vêtus selon leur rite ? Toutes choses ne gênant personne, à part Jean Romain lui-même. Un projet de loi incompréhensible. Surtout de la part d’un esprit de cette qualité.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Et vous avec les explosifs...

Votre habituelle pertinence et force d'analyse me semble bien oblitérée, dans cet article, par votre assujettissement au "religieusement correct"

Monsieur Jean Romain a très bien compris, comme radical éclairé, que de rappeler ce principe élémentaire de notre démocratie laïque genevoise n'a pas pour finalité de "renvoyer au vestiaire" quelques bonnes âmes, mais bien de couper court, avant qu'il ne soit trop tard, aux velléités permanentes de beaucoup de supprimer notre démocratie en faveur d'une théocratie de leur crû.

En ce sens, Monsieur Jean Romain aura non seulement mon soutien, mais aussi ma gratitude.

Écrit par : Le Plébéien | 18/06/2010

Je me souviens avoir eu une discussion assez "houleuse" sur le site ci-dessous, sous le pseudo inside (j'avoue avoir beaucoup de peine à faire du self control devant des hommes arrogants et hautains, qui veulent imposer aux femmes leurs conduites, et jusqu'à leur tenues vestimentaires!):

http://geneve.blog.tdg.ch/archive/2009/12/26/port-du-voile-a-l-ecole.html

Je vois que cet homme est resté fidèle à lui-même! Il doit être de ceux qui appliquent la tolérance uniquement avec ceux qui pensent comme eux. Sa vision des choses est forcément la meilleure et ne souffre aucune discussion, dès lors, il faut l'imposer à tous. Les autres n'ont qu'à bien se tenir et obéir, sinon... Ca me fait penser à certains tristes sires qui gouvernent certains pays, et ça craint vraiment pour la suite!

On peut avoir un esprit de haute qualité mais si ça se traduit par des comportements pareils, cela jette le discrédit sur la personne!

Écrit par : zakia | 18/06/2010

Jean Romain semble confondre laïcisme (doctrine qui a ses dogmes et ses interdits) et laïcité (principe qui veut un "Etat neutre entre les religions").
La citation est de Renan.

Écrit par : Distinguons | 18/06/2010

Bref, autorisons les uniformes! Chemises brunes, rouges, noires...

L'islam est une idéologie politique. Totalitaire. Hani Ramadan lui-même dixit dans un "dialogue" avec Catherine Fourest. Autorisons les signes extérieurs d'appartenance: croix gammée par exemple. Au nom de la "tolérance". La croix est responsable au cours des siècles de bien plus de morts que le nazisme.

Je le répète: il suffirait que quelques dizaines de personnes sortent quotidiennement masquées pour qu'une nouvelle loi soit rapidement adoptée interdisant de se cacher le visage.

Il est à noter que l'administration fait de la discrimination pro-islamiste: pour les photos passeport les femmes islamistes avec foulard sont acceptées, alors que les autres femmes et les hommes sont obligés de se présenter tête nue.

Il serait temps que cela change.

Écrit par : Johann | 18/06/2010

@Le Plébéien: le "principe élémentaire de notre démocratie laïque genevoise" n'est certainement pas l'interdiction unilatérale du costume ecclésiastique catholique sur la voie publique... Il faut savoir qu'à la même époque (vers 1875), l'Etat avait suspendu tous les prêtres catholiques romains et avait essayé de les remplacer par les pasteurs d'une église catholique nationale (l'élément étranger, ultramontain, gênait - il fallait soumettre l'Eglise catholique au caractère national du protestantisme); avec cette ingérence directe de l'Etat dans le culte d'une religion (l'Etat prétendait remplacer par la nomination d'un "prêtre" le sacrement de l'ordre), on se situait très loin de la laïcité (séparation Eglise-Etat) dont se réclame M. Romain lui-même et c'est pourquoi je peine à comprendre pourquoi celui-ci appelle à l'extension du champ d'application d'une vieille loi discriminatoire que tout le monde avait oubliée (sauf les prêtres, mais ils n'en parlent jamais).

@zakia: je ne pense pas que l'on puisse faire de procès à M. Romain en tant que personne; je ne suis absolument pas d'accord avec sa proposition, mais il ne me semble pas que M. Romain soit quelqu'un qui veuille "imposer" ses vues, ou avec qui "les autres n'ont qu'à bien se tenir et obéir, sinon...". D'ailleurs, le voudrait-il qu'il n'en aurait pas le loisir. M. Romain est membre du parlement de ce canton, et à ce titre c'est son rôle de faire des propositions. En l'occurrence, sa proposition est mauvaise, certes. Mais cela ne justifie pas du tout que l'on fasse des parallèles douteux avec je ne sais quels tristes sirs de je ne sais quels pays. M. Romain a suffisamment publié de textes sur la raison, la dérive émotionnelle, etc... pour que l'on puisse se placer face à lui sur ce terrain-là (qui est le seul sur lequel un dialogue soit possible).

Écrit par : Raphaël Baeriswyl | 18/06/2010

Je me permets cette précision.

Les Radicaux ont pris conscience que ce qui pouvait être vrai en 1975, par exemple, en raison d’un climat religieux qui laissait tout le monde indifférent, n’est plus vrai en 2010 où les tensions et les crispations religieuses proviennent des nombreuses affaires qui ont secoué le monde, l’Europe et Genève. Ce qui est généralement inoffensif peut devenir problématique à des époques différentes, qui ne vont pas toujours, hélas, dans le même sens. L’Histoire a montré plus d’une fois qu’il suffit de presque rien pour vaciller dans ce que personne ne souhaite.

Dans ces conditions, il est du devoir des élus du peuple, non pas d’exacerber quelque tension que ce soit ni de ressusciter de vieilles querelles, mais de réaffirmer le rôle de l’Etat comme gardien d’une valeur : il existe à Genève un espace commun à toutes les religions, aux sceptiques, aux indifférents, même aux athées. Cet espace est le domaine public. Un lieu propre à quitter un moment les appartenances communautaires pour s’installer dans l’universalité du collectif.

Par ailleurs, la neutralité étatique consiste évidemment à ne pas s’immiscer dans les affaires religieuses des diverses communautés, mais elle implique que l’Etat soit le garant d’une certaine discrétion en matière de vêtement religieux, lorsque ce vêtement empiète sur ce domaine public.

Nulle confusion chez nous entre laïcisme et laïcité ! Mais une conviction : celle que la paix confessionnelle est fragile et précieuse. Nous voulons passer d’une laïcité de combat, comme ce fut le cas à l’époque de Carteret et du Kulturkampf, à une laïcité de respect. Le respect n’est pas l’indifférence, vous le savez tous. Dans les pays anglo-saxons, la juxtaposition des communautés qui s’ignorent est souvent appelée tolérance. Dans notre vison, la tolérance est plus active et nécessite une présence de l’Etat pour être garantie.

En ce qui concerne l’application, l’avantage de cette loi c’est qu’elle est simple et demande peu d’effort d’interprétation. On comprend qu’il ne s’agit pas d’un contrôle tatillon des identités, il s’agit de donner un signal fort aux extrémistes religieux, et ce signal dit clairement qu’à Genève il existe un espace de neutralité. Ce principe légal, appliqué avec pondération, est de nature à contenir les diverses revendications de visibilité religieuse.

Quant à M. Freysinger, dont je ne vois pas bien la présence ici, il ne connaît pas la réalité de la loi genevoise. Il est clair qu’en Valais, les choses sont de nature différente.

Écrit par : Jean Romain | 18/06/2010

Decaillet oublie
- les musulmans qui déambulent en chemise de nuit,
aux alentours de la mosquée de Ramadan,
- les Juifs orthodoxes qu'on peut croiser dans le quartier des eaux-vives,
corbeaux à papillotes, dont même les gosses se promènent
en costume sombre et chapeau, en plein été.

La religion aurait-elle le privilège du ridicule?

Je soutiens fermement Jean Romain.

Écrit par : ifos | 18/06/2010

L'onction laïque est parfois plus lourde et moins tolérante que n'importe quel sous-entendu religieux aux effets bien superficiels ...

Écrit par : Santo Cappon | 18/06/2010

La mauvaise foi de certains politiques renvoyant dos-à-dos tous les religieux* sous le prétexte de traitement égalitaire laïc est telle qu'on se demande s'ils et elles vivent encore au contact du Réel. Personnellement je ne me sens menacé ni par les chrétiens ni par les juifs, fussent-ils des pratiquants ultras. En revanche, le constat de la montée en puissance d'un l'islamisme radical est devenu un sujet d'inquiétude très réelle, même si je ne cède pas au discours de la haine et aux amalgames. (On oublie tous les musulmans laïcs.)

* Le traitement médiatique des affaires de pédophilie chez des prêtres - et uniquement chez eux - est autre exemple de cette mauvaise foi. A les lire et les entendre, on pourrait croire que seuls les curés sont les auteurs d'actes pédophiles. Les rédacteurs savent très bien qu'ils ne risquent rien en attaquant l'église catholique romaine qui ne menace en rien la société civile.

Écrit par : malentraide | 18/06/2010

Ecoutez Fadela M'Rabet sur France Culture dans "A plus d'un titre", ce dernier mardi, musulmanne elle a à l'endroit du voile des propos particulièrements dures qu'aucun non musulman n'aurait oser tenir!

Merci à elle donc!

Écrit par : dominiquedegoumois | 18/06/2010

Et comme dit Souchon dans une chançon "Et là haut si y'avait rien!"

Écrit par : dominiquedegoumois | 18/06/2010

Il serait bien plus raisonnable pour le philosophe Romain d'analyser le cas de l'incorporation militaire pour conclure qu'à l'évidence il s'agit là d'un enrôlement de type mimétique, religieux et même sectaire. Le port de l'uniforme militaire doit donc être réservé au cadre strictement privé, na.

Écrit par : Boris Borcic | 18/06/2010

Comme laïque je ne puis que défendre la position de Pascal Décaillet et désapprouver celle de Jean Romain :

- interdire les seuls vêtements religieux est discriminatoire (sauf pour les députés);

- inventer de toute pièce une "laïcité de respect" - après tous les avatars que l'on lui a fait supporter notamment dans notre glorieuse constituante (laïcité "ouverte", "moderne", polysémique" et autres billevesées) est philosophiquement burlesque : non que la laïcité prône l'irrespect, mais le respect est une notion morale, et non juridique ! En réalité, pour garantir la paix confessionnelle, la laïcité exige la neutralité, et fait de l'Etat laïque un Etat, mais oui, une instance indifférente et incompétente en matière de morale(s). C'est tout à fait suffisant pour la liberté de tout le monde, croyants et non-croyants. En plus, ça marche...

Jean Romain confond morale et droit : il ignore par là les fondements même de la laïcité. On comprend donc du reste qu'il se soit fait le défenseur de cours très dirigés sur le prétendu "fait religieux" dans notre école, ce qui va nettement à l'encontre de la laïcité.

- interdire la burqa va de soi pour tout laïque. Toutefois, n'interdire QUE la burqa serait discriminatoire. Rappelons que la loi française qui a bel et bien réglé les problèmes de voile à l'école n'interdisait pas le seul voile, mais tout symbole religieux ostentatoire. Les députés argoviens l'ont bien compris, qui modifient en ce moment leur loi pour interdire tout vêtement empêchant de connaître l'identité de celui qui le porte.

Je conseille donc vivement à Jean Romain de réviser ses classiques en matière de laïcité.

Écrit par : yves scheller | 18/06/2010

je vois certains commentaires partent du principe que les musulmans qui porte un signe religieux sont certainement forcé, un site part si un lien par là et beaucoup de préjugés enfin un jugement : il faut les forcer à respecter nos lois.......

donc on est pas encore sorti de l'auberge.

Écrit par : Ge | 18/06/2010

Suis en parfait accord avec les commentaires de (Le Plébien/18.06.10), l'intégrisme devient de plus en plus dangereux, que de civils meurent chaque jour, que de femmes qui subissent des sévices inhumains, ce n'est plus tolérable. Les gens sont bien naïfs. Nous devons agir en conséquences. Ce n'est qu'une triste réalité.

Écrit par : rose des sables | 19/06/2010

La logique interne de Jean Romain a des implications vertigineuses.

La première strophe de notre hymne national se termine en effet par une oblitération poignante et sacrée : "les accents sincères d'un coeur pieux" ...

Pieux ? C'est quoi (je me fais l'avocat du diable) cette incursion de religiosité mièvre dans un texte qui devrait consacrer la laïcité unificatrice, triomphant sous la houlette vigilante du parti radical genevois ? Et de surcroît s'il est chanté sans retenue dans les stades ainsi que sur la voie publique ?

Écrit par : Santo Cappon | 19/06/2010

Zaïka a écrit: "Jean Romain semble confondre laïcisme (doctrine qui a ses dogmes et ses interdits) et laïcité (principe qui veut un "Etat neutre entre les religions"). La citation est de Renan."
Que la citation soit de Renan ou pas (il a pu dire aussi des c...ies), notre conception française de la laïcité n'est pas la "neutralité" entre les religions, mais "l'indifférence" de l'État à l'égard des religions qui ne sont pas de sa sphère, mais de celle du privé. Certes, dans notre beau pays, ex-fille ainée de l'église, nous ne sommes pas sans ambiguité quand on a un ministère "chargé des cultes" et un ministre du sujet (et de l'intérieur) devenu président de la République qui entend organiser les relations avec les pratiquants des cultes musulmans. Ne parlons pas du reste... Il est pourtant essentiel d'en rester à cette notion d'indifférence. La "neutralité" c'est la position américaine, qui entend respecter, voire favoriser tous les cultes, au nom de l'encouragement à la spiritualité et, historiquement, à la liberté de conscience. C'est ce qui conduit aujourd'hui les Américains à choyer aussi les sectes. rappelons aussi que toute religions est intrinsèquement ennemie de la liberté de pensée puisqu'elle considère détenir la vérité. Nous avons beaucoup à faire pour maintenir ce distinguo fondamental (neutralité/indifférence) et rappeler à nos gouvernants que lorsqu'on trempe le doigt dans le bénitier on risque fort de s'y noyer...
Christian P.

Écrit par : Christian Pessey | 19/06/2010

Je suppose qu'il fera aussi interdire aux Francs-Maçons le port de leurs différentes amulettes et gris-gris, au fond de leur cave conspirationniste, n'est-ce pas?
Car c'est cela qu'est le parti radical, le visage en plein jour, sous couvert de démocratie politique, d'une corporation sectaire et néfaste appelée Grand Orient.
On a interdit l'Islam des caves, interdisons la conspiration des caves.
Exigeons que les registres francmacs soient publics et l'obligation de tout politique d'admettre si il en est ou non.

Écrit par : La soutane joyeuse | 19/06/2010

"En réalité, pour garantir la paix confessionnelle, la laïcité exige la neutralité, et fait de l'Etat laïque un Etat, mais oui, une instance indifférente et incompétente en matière de morale(s). C'est tout à fait suffisant pour la liberté de tout le monde, croyants et non-croyants. En plus, ça marche..."

Ca, c'est trop drôle! Merci Mossieur Scheller de nous faire rire!

L'Etat indifférent et incompétent en matière de morale!

Fallait oser, bravo vous l'avez fait! Heureusement que le ridicule ne tue pas, vous seriez décédé sur le champ.

Je suis écroulé de rire!

Voilà un individu qui n'a jamais entendu parler du certificat de bonne vie et moeurs. Ca fait plaisir!

http://www.ge.ch/guichet_universel/vous_cherchez/certificat_vie_moeurs.html

Écrit par : Johann | 19/06/2010

Messieurs,
En soutane, en chasuble, avec cape blanche, brune, violette, vous faites tourner en bourrique la République!
En lieu et place de disserter sur les toilettes masculines ( la soutane!) regardez le film de Fellini, l'inoubliable défilé de mode écclésiastique, une charge satirique contre l'Eglise.
Mais par contre, vous pouvez faire campagne contre la burqa! Trouvez-y un moyen et qu'on en finisse une bonne fois pour toutes! La solution que préconise Argovie est intelligente.
J'espère qu'elle sera efficace.
Les images de la petite fille d'Afganistan frappée à coup de fouet par le chef du village entouré de ses sbires me hantent. Elle était vêtue, bien sûr, de l'habit traditionnel, le visage découvert.

Mais son bourreau a recouvert, d'un pan de sa robe, son visage au bout du dixième coup de fouet. Est-ce qu'il aurait été éventuellement touché par la souffrance qui se lisait sur le visage de la fillette ou alors il a voulu affirmer son autorité, sa force brutale, en réduisant cette âme innocente à un vulgaire tas de chiffons.....

Écrit par : oceane | 19/06/2010

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