28/06/2010

Salam, Alec !

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Chronique publiée dans la Tribune de Genève - Lundi 28.06.10

 

La Genève internationale n’existe pas. Elle est juste une fiction. Juste l’hallucination collective d’une petite clique – toujours la même – qui adore se déhancher autour d’un drink, parler anglais, rêver d’un univers multilatéral qui n’existe que dans leurs têtes. Un doigt de scotch, trois larmes de soda, et le bleu de la planète qui vous caresse l’âme.

 

Il faut voir avec quelle arrogance ils parlent des nations, cet archaïsme qu’ils prétendent avoir dépassé. Il n’y aurait de solutions que mondiales à des problèmes mondiaux, les frontières seraient vulgaires, les problèmes locaux, ridicules.

 

Mais cette petite clique de snobinards de cocktails, lustrée dans le sens du poil par quelques-uns des nôtres qui voudraient s’arracher à leur provincialisme, fut-elle jamais au rendez-vous lorsque l’heure fut grave ? On a vu l’utilité de la SDN au cœur des années noires. On a vu l’éblouissante efficacité du Forum humanitaire mondial, de Kofi Annan.

 

Dès que les choses vont mal, ce petit monde vous lâche, s’évapore. Alors, il convient d’être assez fort pour s’en sortir par soi-même. La force d’un pays, c’est sa cohésion, sa fraternité interne, son envie d’exister. Lorsque les choses vont mal, ces valeurs-là valent mille fois plus que l’amitié des petits fours, des ronds-de-jambe et des salamalecs.

 

Pascal Décaillet

 

16:15 Publié dans Chroniques Tribune | Lien permanent | Commentaires (22) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Raison pour laquelle ils s'acharnent sur Israël !
Ce pays étant tout à fait comparable au confort des 5 étoiles helvétiques, ces éjaculateurs de salon y ont élus domicile avec satisfaction, alors les mains sur le guidon ils envahissent le calme des côtes civilisées afin de justifier leurs courage d'affronter le monstre israélien ! ! !
On en voit moins dans le Sahel ou au Darfour, les palaces y sont beaucoup moins sures et confortables !
Mais Pascale, développez un peu plus votre raisonnement vis-à-vis de Genève :
Qui sont les plus nombreux sur cette terres, les pas démocratiques ou les dictatures ?
Et bien tout faux, ce sont les dictatures ou les républiques bananières et que font les dictateurs et autres impies en venant dans notre moelleuse bourgade ?
En dehors des salons petits fours, il y a les salons gros chèques et grosses valises !
Je vous l'ai déjà dit cent fois, cette Genève là, arrange toutes les crapules, les grosses crapules !

Écrit par : Corto | 28/06/2010

Vous êtes sur la bonne voie mais vous avez fait un peu court. Le petit bras, M.Décaillet ? Il y aurait tant à dire sur cette clique d'énergumènes qui tient Genève par les couilles. Je parie que vous avez apprécié à sa juste valeur l'édito de l'invraisemblable Joëlle Kunz, qui nous dit qu'il y a deux Genève contradictoires : celui des juristes et celui des humanitaires (mais où voit-elle une différence ???), en omettant le Genève des banques issues de la révocation de l'Edit de Nantes, dont le seul savoir faire est de payer des compatriotes (je parle de Français, bien sûr) pour passer la frontière avec des valises de billets pour échapper au fisc de cet Etat aux appétis d'ogre.

Sur votre illustration, vous avez mis une tête de requin sur une femme visiblement noire, ce qui constitue aux yeux de la bien-pensance stupide, de Amnesty International à MSF, le crime suprême. Je crains pour votre peau, Pascal Décaillet.

Écrit par : Géo | 28/06/2010

Pascal Décaillet n'existe pas!

Écrit par : demain | 28/06/2010

Seriez-vous simplement jaloux de n'y être point convié ? Si l'on est toujours le provincial de quelqu'un, certains préfèrent être le premier dans leur vallée alpestre que le deuxième à Rome...
Il est effectivement plus aisé d'apparaître comme un phare éclairant les ténèbres de vos besogneux admirateurs que de réfléchir et d'échanger avec ceux qui font tourner les rouages du monde. Dont le but et la fonction sont bien moins d'être aux services des nantis de ce monde, dont nous sommes, nous autres Suisse, que des déshérités, pour réduire les écarts monstrueux qui font qu'au Mali d'où je rentre, le SMIG est à 40 € /mois...
Maintenant accuser les responsables d'aujourd'hui des échecs de la SDN d'avant hier, c'est davantage bête que méchant. Rome ne s'est pas faite en un jour, les nations non plus, et le monde encore moins.
Quand à la déconfiture d'une fondation conçue comme un EMS de luxe, elle n'aura été qu'une genferei de plus. Elle n'émanait pas de la Genève Internationale, mais du DFAE et de la DDC, qui sont des institutions bernoises, comme vous le savez. De la Genève Internationale, il n'y avait que Kofi Anann, qui n'y avait mis que son nom et n'y participait guère, un peu comme un sportif fait de la pub pour des machines à laver... En fait il rendait service.
Tout comme l'un de nos plus éminents banquiers, dont on apprend aujourd'hui avec regrets qu'il vient de perdre son père, et qui a laissé un gros paquet d'argent dans l'aventure, pour boucher les trous d'erreurs de gestion dues à une équipe de gens recrutés par Berne... Des gens au demeurant plutôt sympathiques, comme M. Fust, mais qui de leur vie n'avaient jamais eu à chercher de l'argent, n'ayant eu pour fonction que d'en dépenser. Chercher l'erreur.

Écrit par : Philippe Souaille | 28/06/2010

Ce qui reste lamentable Messieurs, c'est tout ce silence feutré, c'est surement l'une des principales raisons de leur enracinement dans ce coins quelques peux pourrit !

Écrit par : Corto | 28/06/2010

"La force d’un pays, c’est sa cohésion, sa fraternité interne, son envie d’exister."

Tout ce qui manque, en somme, à l'Union - qu'ils disent - européenne. A commencer par l'envie d'exister...

Écrit par : Scipion | 28/06/2010

Il faut sortir un peu de votre studio pour prendre la température des activités internationales qui ont lieu sur Genève, des centaines ONG qui gravitent autour des organisations internationales, des normes ISO qui sont faites à Genève, du WEF qui a son centre ici et finalement des milliers de personnes qui y travaillent, se rencontrent et agissent ensemble. La Genève internationale est bien vivante, active, prolifique et se porte au mieux.

Écrit par : sirène | 28/06/2010

Comme d’habitude Corto en plus que parfait sayanim (consultez Google)déverse son flot d’ordures sur la Suisse et sur Genève en particulier.

Pour le bon ordre : ce correspondant devrait prendre des cours de français aux cours du soir de la Migros !

Écrit par : Hypolithe | 29/06/2010

"La Genève internationale est bien vivante, active, prolifique et se porte au mieux."
Oui, au mieux de ses intérêts.

Écrit par : malentraide | 29/06/2010

@ Sirène: Votre texte me font monter les larmes et Calvin emmuré essaye de se dégager pour se dégourdir les jambes. A qui profite cette Genève si encensée?

Écrit par : Monoeil | 29/06/2010

@Philippe Souaille:
Vous vous emmêlez un peu les pinceaux, dans votre tentative de protéger Genève de tout reproche.
Le FHI serait une "Genferei" de plus (ah, quand même... mais au fait savez-vous que Genferei veut dire "genevoiserie", ou "Geneva-specific failure syndrom"? - voilà un nouveau terme sympa à placer dans un cocktail). L'usage de ce terme est assez maladroit s'il s'agit de défendre Genève contre la Confédération... Mais le FHI fut selon vous une genevoiserie d'émanation "bernoise" bien sûr (DFAE et DDC...), alors que sauf erreur Micheline Calmy-Rey, fée qui s'était penchée sur son berceau, avant d'être "bernoise", ne venait pas du Simmental. La genevoiserie était donc plutôt genevoise, à mon avis.
De son côté, selon vous encore, Kofi Annan, formé... une année à Genève (!) (ce qui le met évidemment au-dessus de tout soupçon puisqu'il accède ainsi au statut de membre de la Genève Internationale...), n'avait prétendument rien à voir avec ce FHI auquel il avait juste accepté de prêter son image pour... rendre service. A combien par année, ce service, vous qui êtes si bien renseigné? Parce qu'il se dit que ce FHI fut un gouffre financier, avant même de réaliser le moindre projet.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 29/06/2010

Souaille, va lécher les verres de sirop des dictateurs à mode de chez nous !
Va une main devant et l'autre derrière pleurer pour les victimes des dictateurs à qui tu passes la pommade dans les coulisses des médias onusiens, fait ton bouleau de larbin, prend ton pourboire, mais ne vient pas faire la morale au nom de ton obséquiosité congénitale.
Même ceux que tu convoite te conchient mon pauvre, va faire un tours de pédalo avec Guy, mais fous la paix aux canards, même eux ne se laisserons pas avoir avec ton menu-fromage véreux !

Écrit par : Corto | 29/06/2010

Comment l'ONU pourrait-elle refléter autre chose que la somme des compétences et des incompétences qui la composent? Sirène a bien résumé l'affaire: l'ONU c'est de très nombreuses activités, notamment dans le domaine normatif, à côté naturellement d'un tas de bêtises. Que les commentaires du blog soient au-dessous de tout, on ne s'étonne plus. Mais on est surpris de ce qu'un journaliste, en principe bien informé, se laisse aller à de telles généralités et à des approximations complaisantes dans un éditorial.

Écrit par : rigolaux | 29/06/2010

@Monoeil. La Genève dite " internationale" profite à toute la région métropolitaine lémanique car elle apporte des échanges de qualité entre les personnes de la société civile, des rencontres entre experts, des meetings entre professionnels et a un impact sur le tissu économique. Cet apport a désenclavé Genève, ville provinciale et fermée au début du XXe siècle. Sa notoriété n'a fait que de grandir et le canton de Genève est devenue pour la Suisse allemande le lieu incontournable en matière de réflexion sur les enjeux globaux et d'échanges diplomatiques hors Berne et pour le monde, un des endroits où l'on se rencontre. La Genève internationale, ce n'est pas seulement les grandes institutions reconnues comme l'ONU, l'OMS, le OMC, l'OMPI, etc... Toutes ces entités font que des avocats en droit du travail, des brevets, du commerce et des spécialistes de la santé se sont sont installés sur le territoire. De plus, la Genève internationale comprend aussi des entités comme le CERN qui attire des physiciens internationaux, le WEF qui est aussi un Think Tank économique important, des institutions comme ISO qui crée des normes pour le monde entier, des rencontres d'un autre type comme à LIFT, des ONG de tous types, de banques liées à d'autres business comme le micro-crédit, des fondations sur l'éthique, etc.... L'aéroport de Genève s'est largement développé sur le va-et-vient de la Genève internationale.... si cela ne compte pas pour vous et bien cela est énorme pour le développement de la région et finalement c'est ce dernier point qui est important.

Écrit par : sirène | 29/06/2010

M. Koolhaas, vous devriez apprendre à lire. Notamment entre les lignes. Croyez-vous franchement que j'ignore ce que Genferei signifie ? Ou que je ne sache point que MCR fut Conseillère d'Etat genevoise... Tout en étant également la compatriote de notre amphitryon, chantre d'une Genève nationaliste et renfermée dans ses murs (ce que notre bonne ville n'a guère été dans son histoire que pour lutter contre ses correligionnaires catholiques, bonjour la schyzophrénie).
C'est exactement ce que je disais. Le FHI fut une création de le Genève genevoise, et non pas de la Genève Internationale, qui plus est relayée et conçue à Berne, où l'on a un peu trop tendance à voire le monde à travers le petit bout de la lorgnette helvétique. C'est normal, c'est un travers commun à tous les Etats de cette planète et c'est exactement pour cela qu'il faut améliorer l'étage "gouvernance mondiale" de notre système politique mondial, beaucoup trop dépendant des égoïsmes nationaux.
Les hauts fonctionnaires qui rentrent à l'ONU ou ailleurs doivent prêter serment de servir les intérêts supérieurs de l'organisation avant ceux de leur pays d'origine. C'est cela que des provinciaux, ou des nationaux, auront toujours un peu de mal à comprendre. Mais si l'on n'avait pas avancé dans ce sens, on en serait toujours à se cogner dessus avec les rupestres du canton d'à côté, ou même avec les grelus de la caverne voisine...
Que Pascal Décaillet ne le comprenne pas ne m'étonne guère. Il a certes des qualités, mais il est empêtré dans tout un fatras d'idéologie passéiste, qu'il tente de dissimuler en étant plus olé olé sur le plan des moeurs. Mais il ne trompe que lui-même.
Quant aux émoluments de Kofi Anann, où donc avez vous lu qu'il se prêtait ? Lorsqu'un sportif fait de la pub pour une machine à laver, ce n'est jamais gratuitement. Ce qui n'empêche pas qu'il peut le faire à contrecoeur, parce que des amis le lui demandent... Mais parallèlement, il avait créé sa propre fondation. Accessoirement, il a été de longues années fonctionnaire à Genève, habitant alors au-dessus de Prangins.

Écrit par : Philippe Souaille | 29/06/2010

Souhaille, prend les genevois pour des crétins, serait-ce une projection du non esprit ?
Le pauvre se débat et ses lacunes s'affichent tant par leurs incompréhensives conclusions que par ses incohérences de langage !
Et, one more cup of kofi before I go !
Je me répète souvent, mais tout le monde fait comme si Genève ne rend pas d'autres services à ces timoniers de la morale planétaire, perso, je préfère encore nettement les discours des marchands d'armes contrairement à celui de leurs clients enturbannés ou en costumes harmdine oumouk.
Ce rat des bas fonds onusiens se contente des restes de petits fours, pour le reste il se prend en plus pour un sauveur, Philippe suppute prendre la défense de cette caste de fils de alors qu'ils roulent en mercos avec chauffeurs pendant qu'il peine à payer les factures de garage pour sa fiat de clodo !

Tous les "chefs d'états" adore l'onu et Genève uniquement pour blanchir le fric qu'ils ont volé à leurs pays !

A l'époque de Milosevic, il venait tous les 15 jours en prétextant des pourparlers, il arrivait avec des malles pleines de $, une fois c'était tellement gros que la porte d'un container "diplomatique" a vu sa porte éclater tellement il était bourré du biftons !

J'étais sur les lieux, j'ai vu !

Écrit par : Corto | 29/06/2010

@Pascal Décaillet - Certes les injures éclairent toujours les fantasmes, les limites et les blessures de celui qui les professe et non les qualités de ceux à qui elles s’adressent.

Cela dit, nier pareillement les milliers de personnes qui travaillent à Genève pour les organisations internationales et traiter de soiffards mondains les Genevois qui ont le malheur de prendre au sérieux leur travail est inquiétant, vu que nous n’êtes pas n’importe qui et que vos propos reflètent sans doute plus que votre propre Weltanschauung.

Qui caresse dans le sens du poil dans cette affaire? Sont-ce les quelques journalistes qui tentent de voir en quoi ces organisations internationales peuvent - en dépit des intérêts des Etats qui les composent et les contrôlent - trouver une alternative à l’affrontement mortifère de ces même Etats ou ceux qui comme vous ressassent l’antienne facile du Machin cher à votre vénéré général?

Frédéric Burnand, journaliste et probable futur cireur de chaussures

Écrit par : Frédéric Burnand | 29/06/2010

@Frédéric Burnand:
Je ne vois pas tellement d'injures dans les propos de M. Décaillet. Au contraire, il me semble que ce qu'il dit n'est pas faux: dès que la crise arrive, les structures internationales font face à d'importants problèmes de crédibilité et cessent d'être utilisables comme outils de prévention et de gestion. Aujourd'hui, la plupart des organisations internationales ont perdu en légitimité par rapport à la situation qui prévalait il y a - mettons - cinq ans. L'OMS avec la grippe H1N1, le lobby anti-réchauffement avec le GIEC, le Conseil des droits de l'homme pris en otage par certains pays musulmans,...
Il est vrai que la concertation entre Etats est importante. Mais il est vrai aussi qu'elle a toujours existé, même des siècles avant la création d'instances multilatérales. Et il est surtout vrai, aussi, que les instances multilatérales apparaissent comme le luxe des périodes insouciantes et prospères. En cela, elles font penser à ces traders persuadés d'être des rois de la finance alors que les marchés montent seuls, portés par la confiance générale en l'avenir... Mais dès que la crise arrive, tout le monde voit que le roi est nu et qu'il n'a pas d'outil utilisable pour affronter les événements.

Rien n'est plus universel que l'attachement à un coin de terre particulière. En cela, les diverses émissions animées par Pascal Décaillet sont infiniment plus universelles que les cocktails de la Genève Internationale (qui ne concernent que quelques "marginaux" très peu représentatifs du reste du monde). Evidemment, chez Pascal Décaillet, on ne parle presque que de Genève, mais c'est bien normal puisque nous sommes à Genève. Et d'autres journalistes radiophoniques participent à cette oeuvre universelle, dans la spécificité du lieu où ils émettent, aux quatre coins de la terre. Pris individuellement, ils sont certes tous archi-provinciaux - et alors? Ce souci pour la cité locale est le moteur des civilisations. S'il existe certains coins de terre pour abriter les organisations internationales, c'est précisément parce que dans ces coins de terre-là, les autochtones réussissent à vivre ensemble, concrètement, localement. Aujourd'hui, à l'heure où la gouvernance mondiale se révèle une fois de plus être un rêve impossible, le monde repose sur la capacité des entités locales à garantir elles-mêmes leur propre stabilité.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 30/06/2010

Genève n'est pas une place internationale parce que ses multis y hostent des milliers d'expates
qui ne se bornent qu'aux comportements bien appris de fonctionnaires de leurs employeurs et ne peuvent baragouiner l'une de nos 4 langues que par cours payés de l'employeur

Genève n'est pas une place internationale parce que ses banques y hostent tous comptes de toutes origines

Genève n'est pas internationale parce qu'elle attribue tous permis à plus de 170 nationalités
ni parce que secundos & frontaliers se sont appropriés le territoire

Genève n'est plus internationale depuis que l'OMS présidé par une chinoise a servi le H1N1 sur un plateau aux laboratoires,
depuis que les similis résolutions de l'ONU, du Conseil de sécurité, du Conseil des Droits de l'Homme, présidés par Liban, Lybie etc, ont été ... et ont résulté en...

Encore moins depuis que Genève perd ses contrats de grande conférencière
Encore moins depuis que Genève gagne le pompon de la criminalité & autre populations de sans papiers

Et bien moins internationale que dénaturée de sa substance, lorsque Genève en arrive à n'employer que moins de 5% de suisses de souche, qui ont du aller voir ailleurs entre licenciements, restructurations et manque de locations

Et ce n'est pas avec toutes ces souillerailleries qui n'ont su qu'en profiter
que Geneva a gagné en internationalisme

Heureusement que les russes sont arrivés avec du pognon pour y mettre leur internationalisme
entre les égos à la souillemachin et autres secundos plus royalistes-que-le-roi & majorités de gratte-moi-le-dos-je-te-gratte-le-dos

Écrit par : na...ya | 30/06/2010

C'est le moment de proposer le papier de Pascal Décaillet pour le prix Nicolas-Bouvier qui couronne le "rayonnement de la Genève internationale". Une bonne douche froide rendra un grand service à cette bulle qui ne mérite, en fait, ni blâme ni éloge. Ce qui cloche, c'est la relation tordue et complexée de la Suisse avec un univers dont elle ignore à peu près tout. La naissance et la mort du Forum humanitaire de Kofi Annan sont emblématiques à cet égard. Naissance: c'est l'idée d'un professeur genevois qui séduit Micheline Calmy-Rey - autrement dit, notre ministre y entrevoit la possibilité d'une contribution à sa propre image, bien sûr internationale. Pour loger la future institution, elle vise la villa Rigot. Elle téléphone à Laurent (Moutinot), mais celui-ci envoie promener l'ancienne camarade. Alors, nouveau coup de fil, au libéral Mark Muller cette fois. Celui-ci, benjamin du gouvernement, n'ose pas dire non à la présidente de la Confédération. Et puis, c'est elle, la présidente, qui se rend à Genève pour saluer le retraité Kofi Annan. Rire jaune du coréen qui occupe la place de Kofi. Dans l'univers onusien, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables (Clemenceau). L'auto-goal de Calmy Rey se prépare, mais lorsque Walter Fust vient prendre les rênes du Forum, il ne se doute pas encore de ce qui l'attend. Calmy-Rey a promis de l'argent, mais voilà que ses collègues du Conseil fédéral ne goûtent plus le x-ème cavalier seul de la Genevoise: sournoisement Blocher impose au Forum de "faire ses preuves", exposant Calmy-Rey à la risée des internationaux. Fust comprend trop tard: pour mesurer son dépit il faut l'avoir entendu lâcher un "Madame" rageur et bien senti. Kofi, lui, proteste pour la bonne forme: il aurait tort de se plaindre puisque Calmy-Rey, toujours elle, lui aura préparé un séjour tout en douceur sur les bords du Léman. Grâce à sa loi sur l'"Etat-hôte", la ministre assure un agréable statut "hors taxes" aux retraités qui ont dirigé une grand organisation internationale. Perez de Cuellar déjà avait essayé d'obtenir cette faveur. En vain.
Bilan de l'opération ? Néant. Ce forum n'a jamais intéressé personne (sauf les convives des banquets à l'Intercontinental), sa faillite non plus. Mais il y aura toujours des vaniteux qui se sentent investis d'une mission humanitaire: placer sous perfusion la Genève internationale... Un ancien prof de l'Ecole de commerce y voit le symbole du "soft-power". Cela a l'air intelligent parce que personne n’y comprend rien. Calmy-Rey, elle, poussé plus loin l'art de mettre les pieds dans les plats: avec son engagement pour le Conseil des droits de l'homme ... pardon, humains, elle mise sur la branche la plus pourrie des Nations-Unies. Genève est bien obligée d'héberger cet organe peu reluisant. Mais de là à en faire un argument d'image, il faut une solide dose de masochisme...
Alors si, la Genève internationale a des qualités mais guère d'intérêt médiatique. Elle vit très bien sans nous.

Écrit par : Jürg Bissegger | 30/06/2010

@ Michael Kohlhaas et Pascal Décaillet. Dans cette affaire, le talent journalistique de Pascal Décaillet n’est bien sûr pas en cause, ni la qualité des émissions qu’il anime de mains de maître.

Mais dire que les organisations internationales présentes à Genève n’existent pas, de même que les ONG internationales, les bureaux d’avocats et les entreprises multinationales installées dans la région, puisque l’expression un peu bizarre de Genève internationale – parle-t-on de la New York internationale ? - englobe tout cela – est au moins une injure à la réalité des faits. Il suffit de penser à l’OMC qui attire les diplomates les plus coriaces de la planète, puisque les Etats y négocient et protègent rien moins que la puissance de leurs burnes.

Les organisations internationales présentes à Genève doivent être critiquées sur bien des points - l’échec du Forum humanitaire est peut être emblématiques, mais de quoi au juste, si ce n’est que les individu aux affaires comme les Etats ont leur agenda caché et que nous les brûlons quant ils se plantent et les encensons quand ils réussissent. Demandons-nous simplement ce que serait ce monde sans ces organisations internationales.

Car contrairement à ce que suggère Pascal Décaillet, ces organisations ne sont pas supranationales, mais interétatiques. Quant au cadre multilatéral, il n’est rien d’autre qu’un canal de négociation pour tous les Etats de la planète. Il permet aux plus faibles d’entre eux de mieux se défendre face aux grandes puissances avec bien sûr des résultats souvent mitigés. L’alternative, elle, on la connaît : c’est la loi du plus fort où les petits Etats comme la Suisse se font écraser.

Les organisations internationales sont rarement à la hauteur des missions qui leur sont assignées, du fait même de l’obstruction de certain de leurs membres les plus puissants. C’est la réalité des choses à ce niveau comme dans les parlements locaux. La politique internationale n’est en effet pas plus glorieuse que celle menée dans un parlement local, genevois par exemple. Il n’y a bien sûr aucune hiérarchie à établir entre le local et l’international. C’est juste la chance du canton de Genève que d’avoir sous ses yeux les tendances émergente de ce vaste monde en mutation.

Au reste, les nombreux traités que les Etats ont adopté au travers de ces organisations constituent une tentative d’apporter un peu de régulation et d’équité dans des relations internationales dominées par les rapports de force des Nations. L’exercice est toujours laborieux et décevant, corrompu qu’il est par les agendas plus ou moins cachés des Etats négociateurs. Mais quelles sont les alternatives ?

Le plus gênant dans les propos tenus par Pascal Décaillet est de donner crédit à une opposition entre eux, les internationaux et nous citoyens du canton, censément enracinés dans un terroir. Où veut en venir avec de tels propos Pascal Décaillet ? Je prends note au passage que mon estimé et consacré collègue réprouve les apéros.

Faut-il dès lors l’appeler Mollah Décaillet ?

Écrit par : Frédéric Burnand | 30/06/2010

Na..ya, vous parlez comme si il en fut autrement naguère !
Comme si les artefacts que vous mentionnez remplissaient autre chose que le non-cahier des charge dans cette ascension exempts d'éthique !
Vous le mentionnez justement, mais dès-lors, à quoi bon ce cacher derrière des mots, cette entreprise n'est rien d'autre que le reflet de notre "humanité" dans ses grandes largeurs !
Comme si pour se décharger de ses lacunes, elle devait d'abord les imposer et les ériger en tant que norme !
Maintenant faire état des allégués de certains paillassons, n'apporte guère plus dans ce faux débat.
Car une fois de plus, tant que certaines supposées professions se targuent de telles soumissions, il n'y a pas possibilité rhétorique.
Et quand à l'onu, c'est d'abord un drapeau qui se trouve aussi dans sud-Liban sur le même mât que celui du hezbollah !

http://atlasshrugs2000.typepad.com/atlas_shrugs/images/2008/07/19/un_hizbollah_flag.jpg

Écrit par : Corto | 01/07/2010

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