18/07/2010

Ecône : non merci

 

(Je republie ici une chronique parue le 8 février 2009 dans le Matin dimanche. Je la dédie à l'abbé Yannick-Marie Escher, passé brutalement de Saint-Maurice à Ecône (un autre Matin dimanche, celui d'aujourd'hui, nous l'apprend). Je regrette infiniment sa décision, car le chanoine Escher, que j'ai l'honneur de connaître et avec qui il m'arrive de correspondre, est un homme d'une valeur spirituelle et intellectuelle, mais aussi d'une richesse de contact, au-dessus de la mêlée. Ce sont précisément le monde des vivants, celui des élèves, de l'éducation qui ont besoin de gens comme lui. Plutôt que quelque forteresse figée dans la nostalgie.)

 

Ecône: non merci

 

Le Matin dimanche, 8 février 2009.

 

Je suis catholique, j’ai aimé Jean-Paul II, le chemin de déraison de cet homme contre l’implacable mathématique du néant. Catholique, mais aussi républicain, ce qui est parfaitement compatible, seuls quelques théocrates prétendent le contraire. D’où mon problème, depuis toujours, avec certains milieux – je ne parle pas des fidèles de base – liés à la mouvance d’Ecône.

 

Le problème des intégristes n’est en aucun cas le latin. Psalmodiée, cette langue est magnifique. De sa braise, elle illumine les âmes. Et, pour ma part, que l’officiant regarde l’assemblée ou lui tourne le dos, il me semble qu’il est, sur cette terre, d’autres urgences à trancher. Donc, liturgiquement, j’ai toujours été pour qu’on laisse en paix les gens d’Ecône.

 

Non, le vrai problème n’est pas là. Il est à défricher dans l’humus et le terroir où s’enracinent les références politiques de ce mouvement. Et là, je veux bien que le père de Mgr Lefèbvre ait été résistant, ce que me signale mon ami Vincent Pellegrini, je dois tout de même citer ici la « messe de Lille », du 29 août 1976, où l’éminent prélat affirme « qu’on ne peut dialoguer ni avec les francs-maçons, ni avec les communistes, car on ne dialogue pas avec le diable ». Bon. Voilà. C’est clair. On sait à quelle France on a affaire.

 

Il ne s’agit pas ici de la fleur de lys. Ni même de la contestation du legs révolutionnaire : d’éminents penseurs s’en firent les chantres. Non. Il s’agit juste de rappeler aux jeunes générations à quoi cette idéologie-là, lorsque la pire défaite de l’Histoire de France, pour quatre ans, la porta au pouvoir, conduisit. Et là, je persiste et signe : in fine de cette mouvance-là, il y eut Drancy, et la déportation. Dire cela, je le sais, choque les fidèles d’Ecône d’aujourd’hui. Eh bien tant pis, choquons-les. S’ils pouvaient parfois, entre deux missels, ouvrir un livre d’Histoire, nous pourrions un jour, peut-être, recommencer à discuter.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Cher Monsieur,

La publication de votre texte de 2009 n’est aucunement appropriée à la décision de l’abbé Escher (que je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer). Sa décision est d’ordre spirituel et ce n’est sans doute pas d’un cœur joyeux qu’il a décidé de quitter l’abbaye de St-Maurice pour entrer dans la Fraternité sacerdotale St-Pie X. La décision de ce jeune prêtre (36 ans), brillant selon vos dires, pourrait susciter d’autres commentaires qu’une prose historico-politique qui ne peut qu’intéresser les Français, traditionalistes ou non, qui ne se sont toujours pas rabiboché avec leur passé douloureux. Vous nous avez habitué à mieux!

Écrit par : Eric Bertinat | 18/07/2010

André Namiech signale que lors d’une conférence organisée à Genève à l’occasion du 59e anniversaire de la création de l’Etat d’Israël l’abbé Alain René Arbez - responsable auprès de l’Eglise catholique des relations avec le Judaïsme - prononce un discours citant Jean XXIII et Jan Paul II. Non, l’Alliance conclue par Dieu avec Israël n’avait pas été abrogée. Loin d’être une branche morte, les Juifs sont les frères aînés des Chrétiens. La foi juive est intrinsèque au Christianisme, car qui rencontre Jésus, rencontre d’abord le Judaïsme. En 2004, lors d’un symposium à Buenos-Aires, la commission pontificale pour les relations avec le Judaïsme a officiellement condamné l’antisionisme, car la plupart du temps, il n’est que le prétexte à banaliser la haine contre les Juifs par la diabolisation d’Israël. Ce qui est diabolique avec le fanatisme, c’est qu’il invoque des raisons particulières et mensongères pour justifier ses débordements et ses excès. On l’a vu avec le fascisme hitlérien et avec le communisme stalinien ; on le voit aujourd’hui avec l’intégrisme musulman qui a pris à son compte les héritages mortifères qui ont endeuillé la planète, et dont l’antijudaïsme constituait le dénominateur commun.

Écrit par : Corto | 18/07/2010

Quant au dialogue avec les musulmans, je note qu’à ce stade, l’Union Européenne ne dialogue pas avec les intellectuels musulmans réformateurs (ils sont pourtant des centaines et ils attendent toujours notre ouverture au dialogue…). Pour l’instant, l’Europe préfère dialoguer avec l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et avec la Ligue Arabe. Pendant ce temps, la France reporte le jugement du gang des barbares de Monsieur Fofana. Et Monsieur Dieudonné M’Bala M’Bala prépare des listes électorales antisémites pour les élections européennes de juin. Aucun doute, le plus grand danger qui plane sur la terre, c’est le catholicisme sioniste néoconservateur.

Écrit par : Corto | 18/07/2010

"Non, l’Alliance conclue par Dieu avec Israël n’avait pas été abrogée."

Quand le Christ est mort en croix, le voile du Temple s'est déchiré.

Et à l'exception des ultra-minoritaire Karaïtes, qui ne reconnaissent que la Torah, l'immense majorité des Juifs actuels (dont une part majoritaire n'a également aucun lien direct avec les anciens Judéens) pratique une expression religieuse essentiellement basée sur le Talmud, donc un corpsus chronologiquement postérieur au Christ, et ne peuvent donc être logiquement "nos frères aînés dans la foi."

Finalement, aux Juifs, le catholique convaincu ne peut souhaiter, en toute amitié et avec ferveur, que ceci :

"Le rétablissement des Juifs, à l’époque de leur conversion, ne sera point un rétablissement politique temporel, mais un rétablissement spirituel. La terre où ils seront ramenés ne sera point ce coin de terre situé entre deux mers, la Palestine, mais l’Église même de Jésus-Christ répandue dans le monde entier. Le seul royaume qui soit annoncé et promis: l’Évangile n’en connaît point d’autre.

Joseph de Maistre"



P.S. Pour éviter toute polémique inutile, je ne mentionnerai pas ici dans quels termes peu amènes le Christ et les Chrétiens sont décrits dans le Talmud.

Écrit par : Paul Bär | 18/07/2010

Bertina, Lorsque nous osons simplement défendre la société libre de culture judéo-chrétienne, alors la gauche, l’extrême gauche, l’extrême-droite et les islamistes radicaux nous accusent de prôner la supériorité de la civilisation judéo-chrétienne (personnellement j’ai toujours écrit « société libre de culture judéo-chrétienne » ; et non pas « civilisation judéo-chrétienne »). Ce terrorisme intellectuel à notre encontre de la part de la gauche, de l’extrême gauche, de l’extrême-droite et des islamistes radicaux reste pour moi assez hallucinant. Nous défendons la société libre de culture judéo-chrétienne. Et nos adversaires parlent de la supériorité de notre civilisation. Ne savent-ils donc pas nous lire correctement ? Ou ont-ils simplement un complexe d’infériorité ?

Écrit par : Corto | 19/07/2010

Le latin, c'est assez bien, le français est souvent emprunté, parce qu'on a voulu lui donner la dignité du latin alors qu'il s'agissait d'une langue populaire. Le français d'Eglise est un peu guindé, sous couvert d'être "actuel". Mais naturellement, on ne peut pas assimiler des gens au diable. On peut seulement faire remarquer que les tendances philosophiques hostiles radicalement à l'Eglise catholique rendent le dialogue difficile. François de Sales disait qu'il y avait un seul cas où on n'était pas obligé de faire preuve de mansuétude: c'était lorsqu'on avait affaire à des ennemis déclarés de l'Eglise catholique. Mais avait-il raison, je ne sais pas. Il autorise parfois la brutalité, notamment vis à vis des relations extraconjugales: à ses yeux, on pouvait rompre brutalement. Dans les faits, la brutalité même soutenue par un dogme puissant peut créer de la souffrance.

Écrit par : RM | 19/07/2010

Peut-être faudrait-il se demander pourquoi ce prêtre, et tant d'autres (sauf erreur, leur séminaire est plein, ce qui n'est pas tout à fait le cas de notre séminaire diocésain...) choisissent Ecône plutôt que les structures ordinaires du diocèse. Je crois savoir que beaucoup sont moins attirés par Ecône que rebutés par le diocèse.

Écrit par : Till Eulenspiegel | 19/07/2010

Précisons encore que le terme de "judéo-christianisme", tel qu'il est malheureusement utilisé actuellement, ne correspond pas à une réalité ni théologique ni civilisationnelle, mais sert avant tout d'outil politique à des milieux qui n'ont pas toujours le message du Christ comme premier souci, loin de là.

Le seul véritable "judéo-christianisme", c'était celui des premiers groupes, majoritairement judéens, qui se convertirent au christianisme, au premier et deuxième siècle de notre ère, avant que d'être absorbés par le grand corps de la Chrétienté.

Ne jamais oublier ce que disait déjà, il y longtemps, Ignace d'Antioche :
« Il est absurde de parler de Jésus-Christ et de judaïser. Car ce n'est pas le christianisme qui a cru au judaïsme, mais le judaïsme au christianisme, en qui s'est réunie toute langue qui croit en Dieu.» (Lettre aux Magnésiens)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jud%C3%A9o-christianisme

Écrit par : Paul Bär | 19/07/2010

Paul, Ignace d'Antioche, né en 35, donc vous faites encore référence à des artefact ultérieurs à l'intéressé, il se basait sur les rumeurs, Joshua était Rabbin et pour être Rabbin il fallait avoir 2 enfants, penchez-vous un peu sur les évangiles, y compris les apocryphes et celui de Juda, car en fait tous les évangiles sont apocryphes, c'est à dire hors canonique selon les critère flous de la Rome politique !
Paul, ne faite pas des tentatives consistant à ramener des preuves historiques, nous risquerions de révéler des volets peu kacher pour certains catholiques !
Mais comme votre réaction le prouve, le noeud gordien de ces revirements de l'église touche de près le sujet qui vous démange tant et rien d'autre, dés lors il est très symptomatique de tant se préoccuper de faits qui vous semble évidents.
Dans la réalité vous péter dans vote froc comme Benoit en personne face aux récentes découvertes archéologiques faites en Israël et la révélation de l'évangile de Juda, nous pourrions énumérer l'ensemble des contradictions existantes entre les évangiles reconnu par les églises, inutile, ça a déjà été fait par d'éminents spécialistes de toutes les confessions, ces constats sont irrévocables !
Si l'on se réfère aux origines des mythes révélés par le christianisme, en effet, ils relève plus des mythes égyptiens, perses et mésopotamiens que de la tradition juive, donc le terme originel est ; égypto-perso-mésopo-chrétien, et oui les romains ne voulait que la mystique chrétienne soit imprégnée de judaïsme et n'ayant pas d'imagination ils n'ont fait que plagier les mythes égyptiens, perses et mésopotamiens pour orner leur nouveau projet de conquête par la christianisation !
Il est temps de reconsidérer la relation entre le christianisme et le judaïsme, même si comme Paul, certain continue de prétendre que le judaïsme n'existe plus, quelle arrogance, le judaïsme n'a jamais été aussi présent sur terre, n'en déplaise à certains comme Paul, pire, les terre entre les 3 mer et un lac sont juives et le resteront, ce que ne comprend pas cet idolâtre de Paul, c'est que le Messie, c'est l'humanité entière, ce sont les humains dans leur totalité qui descendent de la genèse.
Il est d'ailleurs très probable que le futur révélateur de cette réalité se nomme Joshua, cela ni changera rien !

Écrit par : Corto | 19/07/2010

Dès son arrivée lundi 11 mai 2009, à l’aéroport Ben Gourion de la ville israélienne de Tel Aviv, Benoît XVI avait déclaré : " Le peuple juif a tragiquement fait l’expérience des terribles conséquences d’idéologies qui nient la dignité fondamentale de toute personne humaine. Il est juste et opportun que, pendant mon séjour en Israël, je puisse avoir la possibilité d’honorer la mémoire des six millions de Juifs victimes de la Shoah, et de prier pour que l’humanité ne soit plus jamais témoin d’un crime d’une telle ampleur. Malheureusement, l’antisémitisme continue de relever la tête en beaucoup d’endroits de notre monde. Ceci est totalement inacceptable. Tous les efforts doivent être faits pour combattre l’antisémitisme où qu’il se manifeste ". Voilà ce que Benoît XVI avait déclaré le 11 mai 2009, à peine arrivé à l’aéroport Ben Gourion. Mais nos médias n'ont pas relayer ce discours tel qu’il a été prononcé.

Écrit par : Corto | 19/07/2010

Si l'église catholique propose des alternatives comparables à celles des islamistes, ce sera justement la fin de l'église catholique, regardez la recrue d'essence des évangélismes protestant pro-Israël, il est insoutenable de devoir assister à une évolution rétrograde semblable à celles des islamistes au coeur de notre civilisation occidentale, les rares catholiques pratiquant ne sont pas en phase avec cette forme d'islamisation de l'église !

Écrit par : Corto | 19/07/2010

Paul Bar, en hébreux on met le qualificatif avant, pas comme en latin, pour les néophytes, Bar en hébreux signifie "fils", et ce Paul à voulu faire un jeu de mot, comme tous les auteurs d'un goût douteux, il veux dire "fils de Paul" de Paul de Tarse né en l'an 10,

« Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. » — (Rom. 11:1).

« Moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l'Église ; irréprochable, à l'égard de la justice de la Loi. » — (Phil. 3:5).

Selon Luc, Paul était issu d'une famille juive de Tarse en Cilicie (située dans l'actuelle Turquie) :

« Je suis juif, reprit Paul, de Tarse en Cilicie, citoyen d'une ville qui n'est pas sans importance. » — (Ac. 21, 39).

Selon Jérôme de Stridon (saint Jérôme), il serait né en Galilée à Giscala :

« Les parents de Paul étaient originaires de Gyscal, province de Judée, et lorsque toute la province fut dévastée par les armées romaines et les Juifs dispersés dans tout l'univers, il furent transportés à Tarse, ville de Cilicie. Paul, tout jeune encore, suivit ses parents[1]. »

Écrit par : Corto | 19/07/2010

Ah, apparemment, un point sensible a été touché.
On gratte juste un peu ce genre de "judéo-chrétiens" et on se rend vite compte qu'ils sont bien bien peu "chrétiens" et beaucoup "judéo".
Malheureusement, les "judéo-chrétiens", quand ils sont catholiques sincères mais naïfs et peu éveillés à ces questions, eux ne réalisent pas que ceux qui ont toujours ce terme à la bouche, sans être eux-même chrétiens, voient le Christ d'abord comme un problème, un obstacle, pour leurs propres ambitions eschatologique (1). Le plus terrible, évidemment, c'est qu'une part non négligeable de l'encadrement de l'Eglise catholique semble aveugle, volontairement ou non, à ces manoeuvres.



(1) bien illustrées ici : "...ce que ne comprend pas cet idolâtre de Paul, c'est que le Messie, c'est l'humanité entière.." Bel exemple de planétarisme talmudique. Encore quelques messages et on aura droit à Jésus fils du centurion...

Écrit par : Paul Bär | 19/07/2010

Et sur cet aspect de la question "Si l'église catholique propose des alternatives comparables à celles des islamistes...", rappelons que l'islam en Europe s'entend très bien avec le judaïsme quand il s'agit de vouloir imposer leurs caractéristiques communes (1) et que si certains éléments de l'Eglise semblent trop faibles face à la progression islamique (on se souvient, avec tristesse, du minaret dans la crêche d'une église au Tessin), c'est avant tout à l'Eglise post-vaticaniste, précisemment dans ses dérives "judéo-chrétiennes" (le prochain remplacé par le tout autre), qu'on le doit.




(1)

http://www.fdesouche.com/125919-abattage-rituel-juifs-et-musulmans-contre-le-projet-de-label-europeen

Écrit par : Paul Bär | 19/07/2010

Evidemment, le recours au point Godwin de l'édito a fait dévier la discussion sur des chemins de traverse peu intéressants.
Ce qui serait intéressant, au contraire, ce serait de connaître les raisons spirituelles et théologiques qui ont conduit à la décision de l'abbé Escher.


P.S. Une question subsidiaire : dans le Matin-Dimanche, le supérieur de Saint-Maurice parle des gens qui fréquentent Ecône comme appartenant à "une autre confession". Est-ce que cette assertion est doctrinalement correcte ?

Écrit par : Paul Bär | 19/07/2010

"à la décision de l'abbé Escher." la décision de qui ?
Voilà Paul qui se lance sur des sujets et qui se trouve dans une impasse, il voulait parler des 130'000 chrétiens massacrés par des islamistes en 2008, chiffre quelque peu contestés, mais finalement admis par le Vatican.
Il ne me semble pas que des Juifs aient massacré un seul chrétien pour des motifs religieux, Monsieur Paul !

Écrit par : Corto | 19/07/2010

Que reprocher aux extrémistes Lefèvristes à nouveau de l'église catholique romaine ?

Qu'ils récitent leur messes en latin ?, cela ne me dérange absolument pas, j'adore le latin !

Qu'ils poussent un peu sur leurs tenues vestimentaires ? a l'époque des drag-queens, plus rien ne choque !

Qu'ils soient chrétiens ? il ne semble pas qu'ils le soient plus que quiconque d'autre de cette confession, si ce n'est qu'ils se déclarent l'être plus que les autres, mais laissons leur cette distinction pour le peu, égocentrique !

Qu'ils soient en Valais ? si ce n'est que l'un de leur prêtre ait été le premier cas de sida déclaré en Suisse, je ne vois pas de raison de les exproprier de ce bastion de l'église catholique, les pratiques sexuelles ne sont pas proscrites entre personnes adultes tant en Valais qu'en Suisse !

Qu'ils agissent de manières fermées et secrètes ? Cela ne fait que permettre de les ajouter sur la longue liste des sectes de plus en plus répandues dans notre société !

Qu'ils refusent le concile de Vatican II et Nostra Ætate ? Certes ce sujet ne regarde pas uniquement les catholique en tant que tel et le sujet rejoint les propos rejetée comme nous nous y attendions par Paul, qui souhaite occulté ses réelles motivations !

Qu'ils attroupent autour de leur exigences, l'ensemble des fascistes et des antisémites ? Là, oui cela me concerne en tant que citoyens vivant sous l'emprise de lois votées démocratiquement par l'ensemble de la communauté, de lois interdisant les propos de Williamsons, des propos consistants à accuser le peuple Juif de déicide, du négationnisme proches des organisateurs faisant partie de fdesouche auquel Paul fait référence, oui ça me dérange car ce genre de déclarations sont condamnables par le code pénal !
Que je haïs les racismes et les fascismes de toutes tendances et que je lutterais tant que je le pourrais contre ce cancer de notre civilisation !

Écrit par : Corto | 19/07/2010

Vos propos me paraissent quelque peu décousus, même si je crois comprendre que vous envisagez la Chrétienté essentiellement comme un outil pour des fins .... assez peu chrétiennes. Il serait intéressant d'en dire plus, mais on aborderait là des rivages relativement tourmentés, voir même polémiquement dangereux !

Mais comme l'islamisme semble particulièrement vous inquiéter (moi-aussi, mais probablement pas pour les mêmes raisons), je vais donc seulement vous rappeler ce que Mgr Lefebvre disait à ce sujet :

http://il.youtube.com/watch?v=2odw9SYeHpI&feature=related

(à mettre en parallèle avec l'insurrection actuelle dans les "quartiers" de Grenoble).

Écrit par : Paul Bär | 19/07/2010

Et si on laissait les gens, prêtres ou autres se tournér vers le lieu, églises diverses de leur choix pour pratiquer leur foi et qu'on arrête de polémiquer parce qu'un abbé de St. Maurice ou d'ailleurs à quitté sa congrégation pour une autre. Que l'Abbaye de St. Maurice regrette ce départ c'est possible mais ni vous ni moi n'y pouvons rien.

Écrit par : graindesel | 19/07/2010

Que Lefèvre ait repris les discours de Le Pen qu'en 89, n'est pas en soi une grande preuve de clairvoyance, mais que la fille ainée de l'église ait toléré d'envahir l'Algérie en 1830 en fut une certainement pas moins futée !
Ah, les rêves d'empereurs exécutés par des socialistes ne pouvaient qu'amener vers de tels confusions des styles.
De toute manière nous ne sommes pas là en train de débattre de l'espace entre Dunkerque et Tamamrasset, mais des positions encore plus nuisible à l'église, quelque chose qui vient de l'intérieur, qu'en 1830 le clergé ait sous-estimé les conséquences de cette tentative de christianisation de l'Afrique ne doit pas l'empêcher de sous-estimer cet ennemi sempiternelle venant de l'intérieur !!!

Écrit par : Corto | 20/07/2010

graindesel, parce que dans les démocraties, il y a des lois !

Écrit par : Corto | 20/07/2010

Corto est très actif lors du jeune du 9Av…

Écrit par : Hypolithe | 20/07/2010

@Corto : Des lois pour pouvoir pratiquer la religion de son choix??? On se croirait au vieux temps de l'inquisition pour les chrétiens ou dans un pays pratiquant la charia. Il n'y a que les extrémistes qui condamnent et punissent l'apostasie. Dans les démocraties il y a la liberté de pratiquer sa religion et ça c'est la loi, ce qui n'est pas le cas partout je vous l'accorde, mais nous sommes en Suisse.

Écrit par : graindesel | 20/07/2010

Un premier document publié sur voxdei.org rappelle que l’Eglise catholique condamne l’antisionisme comme une forme masquée d’antisémitisme. L’Eglise catholique formule cette condamnation dans une déclaration conjointe rendue publique - mais guère mentionnée par les médias - en juillet 2004 à l’issue d’un forum réunissant juifs et catholiques. La condamnation catholique de l’antisionisme fait ensuite l’objet - le 30 juillet 2004 - d’un article de Shlomo Shamir dans le journal israélien Haaretz. Dans la déclaration conjointe l’Eglise catholique met l’antisionisme en rapport avec l’antisémitisme en 2004 à Buenos Aires lors d’un colloque de religieux, d’universitaires et autres personnalités juives et catholiques. L’antisémitisme est décrété inacceptable quelle que soit sa forme y compris celle de l’antisionisme qui est devenu une manifestation d’antisémitisme souligne la déclaration conjointe. Ilan Steinberg - directeur du Congrès Juif Mondial - un des organisateurs du forum qualifie la déclaration conjointe de moment historique. Pour la première fois l’Eglise catholique reconnaît dans l’antisionisme une agression non seulement contre les Juifs mais contre le peuple juif en tant que tel. D’éminentes personnalités juives qualifient cette déclaration publique de soutien de l’Eglise catholique face à l’antisionisme. Par le passé, le sionisme était qualifié de racisme, et cette déclaration fait maintenant de l’antisionisme lui-même une forme de racisme.

Le Deuxième document, intitulé « Le sionisme et les églises », de Jean-Daniel Chevalier, publié sur primo-europe.org, fait un certain nombre de remarques que je résume ci-après de façon synthétique. Lors du Concile Vatican II sous Jean XXIII l’Eglise adopte une attitude plus positive vis à vis du peuple juif. Le regard change aussi vis à vis de l’Etat d’Israël. L’Encyclique Nostra Aetate qui réhabilite le peuple juif est votée en 1965. Cette Encyclique rappelle que Dieu ne regrette ni ses dons, ni ses appels à son peuple, Israël. Ce climat entraîne une rencontre entre Paul VI et le Président israélien Zalman Shazar en 1964. En 1975 le Vatican envoie un message dans lequel il reconnaît la légitimité du sionisme et de l’Etat d’Israël. En 1993 un pas décisif est franchi. Le Vatican signe avec l’Etat d’Israël un accord fondamental qui scelle la reconnaissance de l’Etat d’Israël, mentionnant également la nature unique de la relation entre l’Eglise catholique et les Juifs. Puis Jean-Paul II plutôt philosémite (ndlr : ami du peuple juif) - tout comme son successeur Benoît XVI - parachèvent un long parcours. Il y a dans le monde catholique un courant favorable au sionisme avec une argumentation positive. La dimension théologique est présente par le fait que le peuple juif est le peuple de l’alliance pour lequel les promesses subsistent. Le philosophe catholique Jacques Maritain œuvre durant de longues années à la lutte contre l’antisémitisme. Maritain fut Ambassadeur de France au Vatican et usa de sa position pour faire avancer le dossier juif dans l’Eglise catholique. Il était un sioniste convaincu. Il est le père spirituel d’un courant favorable au sionisme et à l’Etat d’Israël dans le catholicisme, courant actif en particulier dans l’Amitié judéo-chrétienne. Du côté des catholiques favorables au sionisme, le témoignage du père Emile Shoufani, curé de Nazareth, Arabe palestinien de nationalité israélienne, est assez exceptionnel. Cet homme œuvre ardemment pour la réconciliation des Juifs et des Arabes. Il est un chrétien sioniste engagé, intégrant dans sa démarche une longue méditation sur le destin juif.

Écrit par : Corto | 20/07/2010

Il est maintenant possible d'aborder ce qui est gardé par toute l'Église et a toujours été maintenu, sans avoir été établi par les conciles, est regardé à très juste titre comme n'ayant pu être transmis que par l'autorité apostolique, le sérieux problème sacerdotal du célibat et la question du mariage de Apôtres, Sainte Pétronille en atteste, " Jésus déclara : Amen, je vous le dis : "personne n'aura quitté à cause du Royaume de Dieu une maison, une femme, des frères, des parents, des enfants, sans qu'il reçoive en ce temps-ci bien davantage et, dans le monde à venir, la vie éternelle".
L'histoire chaotique des églises concernant ce sujet est des plus flous, réactions au VII siècle vis-à-vis de l'islam, tout au long de cette longue suite de décrets, ont peut assister à des règles liées au droit coutumier et l'autorité catholique n'a jamais fait preuve d'autant de rigueur que depuis Vatican II sur ce sujet !

Écrit par : Corto | 21/07/2010

Un peu dépassés les défenseurs des courants extrémistes de l'église Catholique ! C'est un peu le résumé de leurs méthode, garder la forme tout en tentant d'ignorer le fond !
Ce mécanisme fonctionnait, mais seulement sous la contrainte, il n'est plus adapté dans une société émancipée et démocratique, il s'agit d'un suicide en directe de l'église romaine de la part de certains groupuscules ne représentant plus que la peau de chagrin de ce qu'il reste de l'église dans son ensemble, alors que l'église avait reprit un souffle rédempteur sous Jean-Paul II, suite à son décès, un vent rétrograde s'empare de cette communauté, dans quel but ? Celui de radicaliser les rares pratiquants encore présents en Europe ?
La stratégie du Vatican est-elle habile ? Est-elle en conformité avec des projets de plus grande ampleur ? Cette piste est sans doute à l'échelle de ces remaniements de l'église, mais ils n'ont aucune chance d'aboutir !

Écrit par : Corto | 25/07/2010

Là désolé, mais vous êtes un peu décevant. J'ai aussi rencontré quelquefois l'abbé Escher, qui m'avait fait une excellente impression, et qui m'a même paru un saint homme. Je ne savais pas qu'il avait opté pour Ecône. Vous me l'apprenez.

Je crois que vous n'y êtes pas, quand vous faites allusion à un certain arrière plan politique de Mgr Lefebvre. Mgr Lefebvre, à titre personnel, avait des idées plutôt pétainistes, ce qui n'empêchait pas que beaucoup de gens de sa famille ont été déportés comme résistants (lui était missionaire en Afrique donc il a échappé à cela).

L'abbé Escher n'a certainement rien à voir avec tout ça, absolument rien. Et il ne s'agit même pas seulement de latin. Si l'abbé Escher a franchi ce Rubicon, la seule conclusion à en tirer c'est que ce symptôme ne peut qu'être le signe de l'échec dramatique du pseudo évêque de Sion Mgr Brunner qui n'est pas digne en vérité de porter la mitre.

Si même un prêtre aussi charitable et conciliant que l'abbé Escher, mais croyant, n'a pas eu d'autre issue que de quitter Saint Maurice pour rejoindre Ecône, cela signifie définitivement que la hiérarchie officielle de l'Eglise en Suisse ce n'est plus que des branches de bois mort. Cette Eglise là crève et va se déssécher complètement, tout simplement parce que ses pasteurs ne sont plus catholiques ni même chrétiens, ils sont en réalité des loups dans la bergerie. C'est désormais très évident, alors qu'Ecône, qu'on le veuille ou non, et peu importe les opinions poilitiques de Mgr lefebvre, est un foyer rayonnant.

Faites cette justice à l'excellent abbé Escher, de le créditer d'une démarche purement spirituelle et de foi, n'ayant rien à voir avec aucune idéologie politique.

Merci.

Écrit par : jvm | 25/07/2010

Connaisseur mais pas du tout convainquant ce jvm !

Écrit par : Corto | 26/07/2010

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