13/11/2010

Slobodan Despot, un homme libre

despot.jpg

Sur le vif - Samedi 13.11.10 - 18.01h

 

C’est un géant étrangement débonnaire, un fou furieux du monde des livres, un promeneur mystique amoureux du Valais. Un homme seul, un homme libre.

 

A 43 ans, Slobodan Despot a déjà plusieurs vies. Les études, puis treize années aux Editions L’Âge d’Homme, aux côtés de Vladimir Dimitrijevic, puis le grand saut pour fonder sa propre maison d’édition, Xenia.

 

Se retrouver seul, décider de lancer sa boîte. Plonger dans le vide. Assumer le risque économique. Investir. Travailler sept jours sur sept. Affronter férocement la concurrence. Tout faire soi-même. Un beau jour, magnifique, engager son premier employé. Se sentir responsable de lui. Crever de trouille qu’un pépin, style santé ou accident, ne vous arrive à vous, le patron, parce que c’est vous, pour le moment, qui êtes au centre. Rénover le matériel, réinvestir, varier les mandats : aucun d’entre eux en doit être prioritaire. Il faut se donner la liberté de pouvoir rompre à tout moment avec un client, sans que votre propre aventure entrepreneuriale soit pour autant mise en danger.

 

Tout cela, Despot a dû le vivre. Il faut imaginer la vie d’un petit éditeur en Suisse romande, demandez à Michel Moret, bourreau de travail, il en sait quelque chose. Mais notre Serbe – et c’est là que je commence à l’admirer un peu plus que la moyenne – est un esprit idéologiquement libre qui ne craint pas les postures minoritaires, ni de se foutre en pétard avec les trois quarts de la République des Assis et des cocktails. Il publie des trucs incroyables, sulfureux, risqués, provocants. Il se fait insulter, étriller, vilipender. Il n’en continue pas moins son chemin, il marche droit.

 

J’aime la solitude, le courage, l’énergie, la liberté de Slobodan Despot. Tellement loin du sirupeux venin des réunions mondaines où jacassent et caquettent les réseaux horizontaux de la Cléricature. Tellement Cyrano, celui des « Non, merci ! ». Seul. Terriblement. Mais debout.

 

Pascal Décaillet

 

18:01 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (51) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Monsieur Décaillet, votre rapprochement idéologique avec l'UDC commence sérieusement à s’hypertrophier !

Vos derniers billets étaient déjà frappants. Et cet éditeur que vous tentez de promouvoir avec des termes inutilement dithyrambiques, n'est autre que l'éditeur du dernier livre qui promeut l’interdiction des Minarets en Suisse en mettant en scène Oskar freysinger.

C'est aussi ce livre que vous essayez de promouvoir de façon contournée en lançant des fleurs à un éditeurs dont les preuves éditoriales sont à faire.

Où est passé le Pascal Décaillet jadis pugnace, attentif à ne pas cliver la société suisse ?

Votre nouvelle posture fait peur, mais a l’avantage de faire ressortir l'homme en vous.
Nous sommes ainsi informés !

Aurez-vous l'impartialité de publier ce message sans insultes...?

Écrit par : Francis M. | 13/11/2010

@ Francis M.

J'ai violemment combattu l'initiative sur les minarets, et regrette que le peuple suisse l'ait votée. Mais il faut accepter le verdict du peuple. Il n'a pas toujours raison, mais il est souverain. Et il faut un souverain.

En quoi publier un livre sur Oskar Freysinger serait-il scélérat ?

Écrit par : Pascal Décaillet | 13/11/2010

Aragon fut longtemps le meilleur ami/ennemi de Drieu La Rochelle dont l'exécuteur testamentaire à la Libération fut André Malraux. Pour rappeler que la Littérature est faite par et pour des esprits libres.
Bon dimanche.

Écrit par : Malentraide | 14/11/2010

Cher Monsieur,

Décrire un homme tel que Slobodan Despot comme un homme libre, politiquement non-affilié et entrepreneur est tellement loin de la réalité qu'il faudrait le féliciter ici très chaudement de vous avoir fait avaler de telles balivernes.

On rappellera que Despot, depuis son passage à l'Age d'Homme, puis avec ses éditions Xenia, publie une écrasante majorité d'auteurs de droite et d'extrême droite, avec un faible marqué pour les islamophobes (de gauche ou de droite, la cause est si belle qu'elle permet les mouchoirs blancs par-dessus les barbelés). On rappellera aussi que sa maison d'éditions est une SA au capital de 240'000 francs, ce qui signifie qu'il est lié à des administrateurs qui financent son travail, à perte si nécessaire : http://www.moneyhouse.ch/fr/u/editions_xenia_sa_CH-550.1.045.303-8.htm
Voilà pour l'homme libre et qui prend d'énormes risques.

Et puis publier un ouvrage sur Oskar Freysinger avec Favre, publier un recueil de poèmes de Freysinger et une traduction de Freysinger avec ses propres éditions, tout cela en moins de 24 mois, cela s'appelle je crois une affiliation politique, voire du "spin" à l'état pur au service du parti dont sa femme Fabienne Despot est d'ailleurs l'élue au Grand conseil vaudois.

En tant que Serbe moi-même, arrivé en Suisse dans les années 70, je vois avec un effarement sans cesse renouvelé l'accueil réservé ici aux représentants de cette frange politique. Parce qu'ils tiennent un discours "non politiquement correct", c'est-à-dire en tressant des lauriers à des criminels maniaques tels que Karadzic ou Milosevic, on les trouve follement libres et courageux. Où est le courage d'un homme qui, des rives du bleu Léman, pousse les Serbes de Serbie à la guerre nationaliste la plus jusqu'au-boutiste ? Où est l'indépendance d'un homme qui n'édite et ne parle que de représentants d'une seule et unique idéologie ? A cause de ces gens-là, je souffre de mes origines car on me soupçonne, dès que je prononce mon nom, de fascisme et de violence.

Slobodan Despot n'est ni libre, ni indépendant, et encore moins courageux. S'il était courageux, il serait depuis longtemps mort au front, quelque part en Bosnie. Mais non, comme son ancien gourou Dimitrijevic (le nouveau s'appelle Oskar), il laisse la piétaille d'ici et d'ailleurs crever à sa place. C'est ce type de grand esprit qui ne s'embarrassera jamais de connaître l'impact de ses propres mots.

Écrit par : Z.K. | 14/11/2010

La défense de MM. Karadzic ou Milosevic n’est évidemment pas une chose que j’approuve. Je ne pense pas que la majorité des écrivains de l’Age d’Homme ou de Xenia se soient lancés dans cette défense, ni en privé ni en public… parce que ce n’est pas ce qu’ils pensent.

Publier les écrivains de droite ? Quel crime abominable ! Dans votre pensée, seuls les gens de gauche ont voix au chapitre ? Nous ne sommes plus dans les années 70 et 80.

Certains de vos autres propos mériteraient une discussion. Mais une chose me fait sourire. Qu’un blogueur qui se cache lui-même derrière des initiales pour vilipender un éditeur et son manque de courage, pour lui reprocher de ne rien risquer jamais, me plonge dans une rêverie sans fin !

Que risquez-vous ? Vous êtes Serbe. Je ne sache pas qu’il y ait une chasse anti-serbe ici. Vous avez le droit d’être en désaccord avec le billet de Décaillet, mais se cacher derrière des initiales pour fustiger la couardise des autres est surréaliste !

Écrit par : Jean Romain | 14/11/2010

"Publier les écrivains de droite ? Quel crime abominable !"

Voilà la coterie valaisanne qui crie au ralliement et c'était prévisible. Où, cher Monsieur, ai-je écrit que publier des écrivains de droite était un crime ? Nulle part. Je souligne seulement que publier presque uniquement des écrivains de droite et d'extrême droite et se rengorger d'indépendance et de liberté est au minimum ironique, au maximum mensonger. Si Slobodan Despot assumait ses choix éditoriaux - le mot choix serait d'ailleurs à étudier - et reconnaissait simplement qu'il défend l'UDC, on n'aurait beaucoup moins à redire. Son indépendance d'esprit est usurpée.

Mon anonymat vous chatouille. Désolé. Moi, c'est vos points d'exclamation.

Écrit par : Z. K. | 14/11/2010

@ Jean Romain,
"Qu’un blogueur qui se cache lui-même derrière des initiales pour vilipender un éditeur et son manque de courage..."

Le fait de signer Jean Romain ne fait pas de vous un forçat de courage. N'importe qui pourrait signer avec cette appellation qui n'est pas une marque déposée.
Le plus certain, selon votre logique un peu boiteuse, serait que les commentaires soient sous forme vidéo, avec l'affichage des pièces d'identité du commentateur. Voilà qui correspondrait à une approche non anonyme.

Pour le reste, Le propos de "Z.K" est argumenté, rédigé avec rigueur et digne d'intérêt.
Il souligne en substance que cet éditeur que M. Décaillet confie aux firmaments de la quasi-sainteté n'en est rien et que ses publications proches de l'UDC reflètent simplement l'idéologie familiale (si son épouse est élue de ce parti.

Qu'une mouvance ultra nationaliste comme l'UDC se tisse une toile de protecteurs médiatiques, grand bien lui en fasse.
Ce qui me choquait moi, c'est la nouvelle posture de M. Décaillet que je croyais plus équilibré que cela. Il m'a répondu. Note prise.

En ce qui vous concerne, M. Romain, que vous défendiez l'UDC ne suscite pas le moindre étonnement chez moi.
Et j'espère pouvoir vous le dire sans devoir vous faxer mes coordonnées intimes.

Bien à vous !

Écrit par : Francis M. | 14/11/2010

j'enrage je l'avoue , devant le talent de Z.K. et de Francis M. qui mouchent avec brio les Maurassiens de Saint-Maurice , la qualité de l'écriture , sa précision, renvoie dans les cordes l'éditeur de Vevey,Freyssinger le poète serbe ,et le "philosophe" de Bernex, dont la ponctuation sert d'argumentaire :bref comme Godard devant le film de Vadim "et Dieu créa la femme" pourquoi lui et pas moi . continuez à débusquer les faux semblants ,les escros de l'épithète ainsi la blogosphère ne sera pas le Fast Food du journalisme.

Écrit par : briand | 14/11/2010

Je remercie Pascal Décaillet de l'éloge qu'il m'adresse, mais je pense comme Z. K. qu'il est largement excessif. Je ne crois pas qu'il faille beaucoup de courage dans nos pays, pour le moment, pour enfreindre les normes du politiquement correct, mais plutôt une propension au risque et une certaine indifférence à la honte diffuse que vous impose la réprobation des milieux "autorisés" — pour citer Coluche.
Certes, j'aurais pu me faire tuer en Bosnie, j'y a du reste songé tout comme Jean d'Ormesson lorsqu'il voulut se faire parachuter sur Dubrovnik et ses bûchers de pneus.
M'est alors revenue à l'esprit la grande poétesse serbe Desanka Maksimović qui demanda grâce, jadis, "Pour ceux qui ne sont braves que lorsqu'ils se font tuer". Elle avait épinglé une grande tare de cette nation, qui n'est courageuse que physiquement. Pour le reste, nombre de Serbes partagent un curieux complexe avec certains Suisses: le besoin de renier et de fuir leur propre identité sitôt qu'ils ont dépassé le niveau bac. La qualité du français de mon dénonciateur montre qu'il est probablement dans cette catégorie.
Je caricature. Je ne suis pas mort en Bosnie, mon "compatriote" anonyme Z.K. non plus. J'ai continué de vivre, lui aussi. J'ai traduit, écrit, publié des livres, lui... enfin... peut-être nous dira-t-il de quelle manière, dans sa vie réelle — pour peu qu'il ne soit pas qu'un masque — il s'est exposé au jugement, à l'admiration, à la critique, voire à la haine d'autrui. De n'importe qui.
Rien à répondre, donc. La charge de preuve, lorsqu'il s'agit d'évaluer les mérites de chacun en ce monde, ne peut peser sur celui qui s'avance en clair. Elle incombe à celui qui se tapit dans l'ombre. Qu'a fait Z. K. pour me juger en "Serbe", moi qui suis Suisse? Pour retrouver quelques traits biographiques et fouiller les registres du commerce, il suffit d'un crawler, d'un "rampant". Je parle des robots-fouineurs de Google.
Mais "Z. K." est indéniablement humain. La preuve de son humanité, c'est qu'il juge. Et qu'il juge faux. Pour conclure que ma maison d'édition "publie une écrasante majorité d'auteurs de droite et d'extrême droite, avec un faible marqué pour les islamophobes", un robot aurait passé en revue les auteurs Xenia et leurs connexions. Lassé de cette rumeur, je l'ai fait pour lui. Sur les 52 auteurs que j'ai édités à ce jour, j'en ai repéré 14 avec des connexions de droite indiscutables (dont moi-même), 14 avec des connexions de gauche démontrables et 24 sans identification idéologique possible en tant qu'auteurs. Je laisse de côté Karl Hess, anarchiste inclassable, qui mourut tout de même à gauche. Les islamophobes, il faudrait les citer. Peut-être Elsässer, à cause du titre de son livre, "Comment le Djihad est arrivé en Europe?", qui ne contient pas un mot contre l'islam, mais dénonce sa transformation en épouvantail terroriste par les services de renseignement occidentaux.
Le problème de Z.K., comme de beaucoup de bien-pensants qui n'ont jamais osé signer leur dénonciation ni me la livrer en face (je l'apprends toujours de biais), c'est qu'il y a chez Xenia des livres plus "visibles" que d'autres. Pensez-vous: il a publié Jean Cau, Renaud Camus, Jean Romain, Unabomber. On le sait. On l'a assez dit. Pour le condamner.
En revanche, lorsque Xenia publie la magnifique enquête (primée) de Maria Pace Ottieri — journaliste communiste — sur les boat-people en Italie, la somme de Blaise Lempen sur l'exploitation et la persécution des journalistes dans le monde, l'autofiction poignante de Luisa Campanile, théâtreuse de gauche, sur le déracinement de l'émigration et l'inhumanité de l'accueil, les médias se taisent, comme par accord tacite. Lorsque Xenia accompagne l'évolution, en quatre livres, d'un Eric Werner vers une philosophie essentiellement libérale et quasi libertaire, au prix d'une brouille totale avec ses anciens relais de droite et conservateurs, aucun critique bien-pensant ne vient dire à ce philosophe rare: "bienvenu au bercail, fils prodigue". Cette stratégie d'étouffement, je l'ai éprouvée au point de devoir dire à certains auteurs de qualité et apolitiques: "Ce n'est pas la peine. Le logo Xenia va desservir votre livre." Je ne faisais que relayer ce que m'avait dit sans ambages le patron d'une grande chaîne de librairies: "Certains de vos livres compromettent tout votre catalogue". Certains. Non une écrasante majorité. Il suffit d'une goutte de fiel dans le tonneau... Si j'ai du courage quelque part, c'est de ne pas accepter ce mode de pensée si commode: l'amalgame.
L'anonyme "Z.K." qui a passé plus de temps à examiner le capital de ma société que le contenu de ses livres, fait partie de cette cohorte de censeurs hâtifs qui, pour lui retourner son accusation, "ne s'embarrassent jamais de connaître l'impact de leurs propres mots".

Quant à Francis M.:
Je pense que lorsqu'on veut ternir la réputation d'une personne en allant jusqu'à la traquer dans le registre du commerce, décliner sa propre identité civile est une question de décence. Lorsqu'on veut le faire en l'attaquant sur son courage, ce n'est plus de décence, mais de cohérence élémentaire qu'il s'agit.
Je pense aussi que Jean-Romain Putallaz est suffisamment connu par son nom de plume pour qu'on puisse éviter la tartufferie consistant à lui reprocher d'y faire recours. Qui vous dit du reste que c'est bien "le" Despot de Xenia qui signe ce billet? Et que Décaillet-blog est bien Décaillet?
Ce qui m'amuse dans ces échanges, c'est que l'anonymat des forums internet vous offre, Messieurs, le même exutoire que les isoloirs des référendums dans ce pays de démocratie directe: exprimer derrière le rideau ce que vous n'oseriez jamais avouer face à la personne ou au micro-trottoir. Cet anonymat est un joker offert à la couardise. Les personnes de qualité s'abstiennent d'y recourir.

Écrit par : Slobodan Despot | 14/11/2010

"Qu'a fait Z. K. pour me juger en "Serbe", moi qui suis Suisse?"

Merci de l'admettre enfin, après tant d'années à vous parer de cette nationalité comme d'autres affichent une rosette à la boutonnière. J'aurai moins de mal à la porter moi-même désormais.

"Je pense que lorsqu'on veut ternir la réputation d'une personne en allant jusqu'à la traquer dans le registre du commerce"

Nul besoin de vous traquer, en dépit de votre désir manifeste qu'on vous prenne pour un cerf aux abois que poursuit le chasseur cruel. Non, le registre du commerce est accessible en seul clic. Et puis rassurez-vous, je ne veux pas vous ternir. Enfin, peut-être, si ternir est le nom que vous donnez à l'irruption de la réalité au milieu des mensonges.

Écrit par : Z. K. | 14/11/2010

Je ne me permettrai jamais de juger péremptoirement Slobodan Despot, car je déteste reléguer quiconque au rayonnage des idées reçues, imaginées, voire même vérifiées.

Quand bien même mes convictions profondes ne seraient pas les siennes, ce que je confirme ici, il y a d'une manière générale plus de mérite à frayer son contraire en tolérant sa différence, qu'à abonder dans le sens de ceux qu'il est inutile de convaincre car ils épouseraient naturellement mes opinions.

Écrit par : Santo Cappon | 15/11/2010

Je ne juge pas SD. Je me borne à déconstruire le tissus de contre-vérités et de feuilles de vigne dont il s'entoure. Apparemment, ce n'est pas inutile.

Écrit par : Z. K. | 15/11/2010

@Slobodan Despot,
"l'anonymat des forums internet vous offre, Messieurs, le même exutoire que les isoloirs des référendums dans ce pays de démocratie directe: exprimer derrière le rideau ce que vous n'oseriez jamais avouer face à la personne ou au micro-trottoir. Cet anonymat est un joker offert à la couardise. Les personnes de qualité s'abstiennent d'y recourir."

En une seule phrase, vous arrivez à faire passer les électeurs de ce pays pour des "couards" et des "personnes sans qualités".
Voila une bonne raison pour que votre dernier poulain, Oskar Freysinger, vous lance des tomates !

Eh oui !,le populisme peut menacer jusqu'à ceux qui l'arrosent de leur mielleuse naïveté !

Pour le reste, vous usez magnifiquement de cette tribune pour vendre vos éditions, c'est de bonne guerre.

De là à vous faire passer pour la touchante victime de libraires gauchistes car "Certains de vos livres compromettent tout votre catalogue" vous poussez la victimisation à des sommets qui épuisent mes muscles zygomatiques !

Bien à vous !

Écrit par : Francis M. | 15/11/2010

C'est terrible de constater à quel point les globalistes, qu'ils soient de droite ou de gauche, et qui contrôlent déjà 99% de l'espace public de discussion, ne supportent pas la plus petite voix dissidente.

Désolant également cette obstination systémiste à ne pas vouloir comprendre que le clivage gauche-droite n'est probablement plus aussi pertinent que par le passé.

Écrit par : Paul Bär | 15/11/2010

La manière dont les deux anonymes continuent à se tortiller au milieu de contradicteurs qui signent de leur nom plein a quelque chose de pathétique. Et si la délation ne payait plus?

Écrit par : Slobodan Despot | 15/11/2010

Je me doutais bien que la seule et unique critique qu'on allait me faire, c'était de ne pas me montrer. Autrement dit, m'attaquer moi plutôt que mon propos que, en dépit de vos longues justifications, vous ne pouvez fondamentalement remettre en cause. Et puis c'est bien plus commode que d'admettre que vous-même, Slobodan Despot, vous évoluez depuis des années derrière des masques et des faux-semblants, soucieux surtout de votre image et craignant par-dessus tout d'être catalogué pour ce que vous êtes. Si vous dites "UDC", vous êtes mort et vous le savez, alors vous louvoyez : indépendance, recul critique, liberté, etc. Lorsque, inévitablement, vous vous serez brouillé à mort avec Freysinger, puisque vous tuez vos gourous les uns après les autres, vous pourrez vous déclarer libre d'en choisir un autre. Ainsi va votre vie, d'une soumission à une autre, bien caché derrière ceux qui prennent les coups à votre place, désireux seulement de vous parer de leurs médailles. You can fool some of the people, some of the time, etc.

Écrit par : Z. K. | 15/11/2010

Si, comme vous le prétendez, Z.K., vous délivrez la vérité, pourquoi vous cachez-vous?
De peur qu'on comprenne vos prises d'intérêt?
Lorsqu'on s'en prend à quelqu'un sur ses choix de vie, son caractère, sa nature, ôter le masque est la plus élémentaire des civilités.
Votre anonymat, en l'occurrence, fait de vous un corbeau. Continuez! A l'heure qu'il est, déjà, je doute que vous puissiez ôter le masque. Non à cause des mobiles qui risqueraient d'apparaître, mais à cause de la bassesse que vous étalez devant le public.

Écrit par : Slobodan Despot | 15/11/2010

Comme on a eu dit au Cambodge et aujourd'hui ailleurs

"Je ne juge personne, j'exécute"

Écrit par : Y. Bordet | 15/11/2010

"Je me doutais bien que la seule et unique critique qu'on allait me faire, c'était de ne pas me montrer."

Écrit par : Z. K. | 15/11/2010

Que ce soit sur internet ou ailleurs, quand il y a attaque "ad hominem" sur des éléments précis de la vie professionnelle ou personnelle, cela implique que l'attaquant se fasse connaître explicitement de l'attaqué. Sinon, on agit effectivement comme un "corbeau".

En revanche, quand on reste dans le débat d'idées, dans notre monde où, comme je le rappelais plus haut, la pression systémiste peut socialement tuer dans la minute la moindre dissidence, alors là, l'anonymat que procure internet est une véritable bénédiction politique.

Par exemple, si l'on travaille dans le social ou l'enseignement, exprimer des réticences quant aux dogmes imposés par le "vivre-ensemble" peut très rapidement conduire à de très graves difficultés tant personnelles que professionnelles. Et tout le monde n'a pas le courage ou les moyens (la famille, le loyer à payer etc) de choisir l'option "Winkelried" !

Écrit par : Paul Bär | 15/11/2010

Monsieur Z.K., il aurait été heureux qu'une surabondance de logique rachète votre manque de courage. Cela eût fait de vous au moins le Jean-Paul Sartre du lac Léman. Malheureusement, la foule des lecteurs se doit de constater que vous n'êtes définitivement qu'un sophiste. Ainsi, vous pouvez vous plaindre du même mouvement de devoir injustement souffrir de vos origines qui vous font soupçonner immédiatement "de fascisme et de violence" et accuser Despot de manquer de courage pour ce qu'il assume en face, lui, ces mêmes lieux communs. Vous pouvez continuer de colporter ces accusations tout en faisant mine de souffrir aussi de leurs conséquences. Vous êtes l'un des innombrables canaux minuscules dont le travail mécanique alimente le gigantesque fleuve de l'intolérance et vous direz que l'éditeur qui en brave l'épouvantable courant est un lâche ?
Xénia a le courage de publier AUSSI des auteurs membres ou proches de l'UDC : le ressentiment qui vous aveugle à son endroit veut bien entendu que cela ne soit que le fruit de médiocres intérêts internes. Vos jugements vous condamnent vous-mêmes : ils montrent combien les idées mêmes d'indépendance, de liberté, de courage et d'honneur vous sont devenues définitivement incompréhensibles. Parce qu'à l'évidence, vous êtes passé dans le monde d'après. Celui dont la conscience s'est irrémédiablement absentée pour céder la place à l'instinct vindicatif de la foule à qui ses maîtres dont, dans sa folie, elle ignore même l'existence, ont assigné une seule fin : disséquer son voisin jusqu'à mettre à nu, non pour l'arracher mais pour la cultiver avec le raffinement pervers d'un éleveur de bonzaï, la racine fasciste intérieure.
Vous êtes de cette race répandue des nouveaux inquisiteurs qui, s'ils ont indistinctement sauvegardé la notion de faute originelle, ont bien entendu écarté le monde de la grâce. Parce que son existence les mettrait ipso facte au chômage.

Écrit par : Jacques de Guillebon | 15/11/2010

Bien mal écrit ne profite jamais , je parle de mon commentaire, par contre S.D . dérape grave ,je rappelle qu'en Suisse être de droite , avoir des amis UDC , afficher son islamophobie ne sont pas vraiment des qualités synonymes de de dissidence , courage, singularité, solitude.
S.D. tente d'exècuter son meilleur contradicteur au motif qu'il avance masqué Quid des autres , à l'exception de l'empereur Romain, S.D. finissez cette mascarade.

Écrit par : briand | 15/11/2010

Un petit coup de fil à M. Décaillet et vous pouvez connaître l'identité de Z.K. Ainsi le débat de fond pourra avoir lieu. Il est inutile de se lamenter sur l'anonymat, car M. Décaillet est seul juge pour laisser passer un commentaire ou pas.

Écrit par : Noelle R ibordy | 15/11/2010

Bravo à Pascal Décaillet pour ce portrait très juste et pertinent de Slobodan Despot !
Ce dernier que j'ai le privilège de connaître personnellement depuis deux ans, est bien cet homme libre, ce citoyen engagé et cet entrepreneur courageux que décrit Décaillet. Je trouve que des hommes tels que Slobodan Despot sont une vraie chance pour la Suisse, mais aussi de l'Europe de demain.

Écrit par : Jacques XAINTRAILLES | 15/11/2010

Merci à Briand de rappeler cette autre tartufferie de SD, à savoir cette posture du dissident qui se bat contre la bien-pensance, lorsqu'on sait qu'il promeut les idées et les thèse du parti majoritaire et qu'il écrit et publie des bouquins sur des personnages qui sont déjà des bêtes médiatiques. Quel courage en effet, et quelle touchante humilité. Un peu comme si Nestlé se vantait d'être l'épicier du village et conspuait ses critiques en les traitant d'internationalistes ploutocrates.

Écrit par : Z. K. | 15/11/2010

@Noelle R ibordy
"Un petit coup de fil à M. Décaillet et vous pouvez connaître l'identité de Z.K"

Pour votre gouverne, modérer un blog, c'est supprimer les messages insultants, hors sujet, raciste, déshumanisants et laisser le débat se poursuivre.

Par ailleurs, si Pascal Décaillet s'autorisait à mettre à disposition des sieurs Despot et autre, l'IP de Z.K et que celui-ci par des procédés détournés recherchait HORS DE TOUT CADRE JURIDIQUE l'identité de Z.K., M. Décaillet serait poursuivi et je soutiendrais une telle poursuite !

Seul un juge est habilité à demander la publication de l'identité de Z.K ou autre.
Je n'ai aucun doute sur le fait que Pascal Décaillet soit parfaitement informé de cette prérogative et qu'il ne saurait se compromettre en versant dans un trafic d'identités.

Pour le reste, le juge dira ceci au probables plaignants: RIEN NE VOUS EMPÊCHAIT D'USER DE PSEUDO PLUTÔT QUE VOTRE IDENTITÉ RÉELLE.

Voila pour la précision.
Le débat doit continuer sans insultes ni INTIMIDATIONS INUTILES !

Écrit par : Francis M. | 15/11/2010

Mais enfin, il est de notoriété régionale que Despot a une épouse députée UDC vaudoise, qu'il passe ses vacances au camping du Bouveret avec Oskar Freysinger dont il a d'ailleurs publié plusieurs livres; un des derniers, "Canines", sous le pseudo de Janus, bel exemple de courage politique de la part de O.F. Le fait que Despot soit de fait encarté UDC ne fait guère de doute, même si officiellement il n'en est pas membre.
Il faudrait plutôt souligner le courage de Despot de publier des auteurs de gauche ou, encore mieux, des auteurs anarchistes. Là, certains UDC doivent en manger leur queue de cheval.

Écrit par : Roland Favre | 15/11/2010

"...je rappelle qu'en Suisse être de droite..."

La question n'est pas d'être de droite ou de gauche, la vraie ligne de fracture réside désormais dans la façon dont on se place face à la perspective d'une société mondiale globalisée et définitivement intégrée (vous savez, ce monde idéal où la CGT et l'entreprise Bouygues militent conjointement pour la régularisation de clandestins).

Deux exemples, deux exemples socialistes, l'un déjà lointain, l'autre tout récent.

Simone Weil tout d'abord :

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Comme il y a des milieux de culture pour certains animaux microscopiques, des terrains indispensables pour certaines plantes, de même il y a une certaine partie de l'âme en chacun et certaines manières de penser et d'agir circulant des uns aux autres qui ne peuvent exister que dans le milieu national et disparaissent quand le pays est détruit. (L'Enracinement)
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Régis Debray ensuite :

http://www.dailymotion.com/video/xfkl8l_les-matins-regis-debray_news

Moi, qui ne suis pas de gauche, je peux parfaitement entendre et adhérer à ce que ces voix de gauche (1) me disent. Tout simplement parce qu'elles expriment une dissidence à l'esprit majoritairement globaliste de l'époque, dissidence qui transcende largement les vieux clivages politiques.

Ainsi, comme gauchiste, vous ne reprochez pas vraiment à Monsieur Despot de publier des auteurs de droite ; non, plus profondément, vous lui reprochez, comme globaliste, de publier des auteurs qui contestent la machine à globaliser. Et je rappelle que la position globaliste n'est en rien un gage de courage, de singularité ou de solitude, étant donné que tous les organes systémistes majoritaires appuient, formatent et conditionnent ce positionnement.



(1) évidemment, le message de Simone Weil dépasse de loin son seul aspect politique.

Écrit par : Paul Bär | 15/11/2010

...et les thèse du parti majoritaire...
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L'UDC n'est pas le parti "majoritaire", c'est seulement le plus grand parti parmi les partis suisses, ce qui est quand même largement différent.

Par exemple, quand je consulte les divers organes de presse, tant écrite que radio-diffusée, je n'ai pas l'impression que les thèses de l'UDC y soient "majoritaires". De même, je n'ai pas non plus l'impression que l'UDC soit "majoritaire" dans les autres corps de métier et divers groupes sociaux qui tiennent l'opinion ou dictent l'agenda culturel, tous ceux qui nous enseignent le "bien-penser".

Écrit par : Paul Bär | 15/11/2010

Là, certains UDC doivent en manger leur queue de cheval.
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Pourquoi ?
La vraie droite n'est certainement pas dogmatique.
Elle n'est souvent pas assez sérieuse, un peu trop "mousquetaire", pas assez appliquée, comme les "gauches" plus pragmatiques qui ont compris depuis longtemps l'aspect primordial du labourage culturel (une des grandes fautes de la droite française après 45 : avoir laissé le champ culturel à la gauche), du travail de fond gramsciste. Ce qui explique pourquoi une bonne partie de la droite économique, libérale quant au "grand magasin", est subliminalement de gauche sur les aspects culturels agissant en profondeur.

Écrit par : Paul Bär | 15/11/2010

Voilà la précision: Tout d'abord, c'est la Tribune de Genève qui est responsable de ce qui se passe sur ses sites. Si une plainte est déposée, elle est la première à être poursuivie. Et puis, il ne saurait y avoir des trafics d'identités, mais seulement des indiscrétions :0)
Ensuite, je n'ai fait que mettre en exergue la guéguerre que mènent les intervenants ci-dessus sur l'anonymat. Aucune intimidation de ma part et le débat peut continuer.
Il est intéressant de comparer les différences d'opinions. A ce stade, elles sont un peu faussées, car l'attaqué est en pleine lumière (Despot) et les attaquants avancent masqués. Sont-ils plusieurs ou est-ce la même personne avec des pseudos différents. Tout de même, je remarque la grande qualité des textes! Intellectuel, écrivain, journaliste ou tout à la fois?

Écrit par : Noelle Ribordy | 15/11/2010

Il faudrait plutôt souligner le courage de Despot de publier des auteurs de gauche ou, encore mieux, des auteurs anarchistes.
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Et pourquoi l'anarchisme serait forcément de gauche ?

Après tout, qu'est-ce l'anarchisme sinon le rejet du primat de l'autorité étatique centralisée (adorée, en passant, par les "gauches et toutes les variantes de républicains), parce que l'on assure soi-même son propre empire sur sa personne (l'anarque de Jünger).

Un véritable anarchiste, ce n'est pas un petit péteux à keffieh, accessoirement fils à papa, qui descend la vitrine d'un petit entrepreneur de quartier, ce n'est pas quelqu'un qui sème le désordre, ce désordre qui sert tellement bien le système (cf. Eric Werner).

Non, "l’anarchiste n’est pas un ennemi de l’ordre ; c’est quelqu’un qui aime tellement l’ordre qu’il n’en supporte pas la caricature." Antonin Artaud

Attitude qui n'est pas vraiment commune à la majorité de la gauche, c'est un euphémisme de le dire.

Mais pour brouiller encore plus les pistes, rappeler que Pasolini disait "préférer les flics aux casseurs étudiants, parce que les flics étaient de vrais fils du peuple."

Écrit par : Paul Bär | 15/11/2010

"Si une plainte est déposée, elle est la première à être poursuivie."

Pour être reçue, une plainte doit correspondre aux définitions du code pénal. Or où ai-je diffamé ou insulté SD ? Vous tirez tous azimuts sur le messager. Lisez le message.

Écrit par : Z. K. | 15/11/2010

En fait, tout ceci est très simple.
Habituée à son monopole sur les idées, la gauche ne sait plus quoi faire - et donc devient agressive - face à une droite qui ne serait plus totalement inapte culturellement, pire, une droite qui saurait retourner à son avantage les références.

Écrit par : Paul Bär | 15/11/2010

"Habituée à son monopole sur les idées, la gauche ne sait plus quoi faire"

Voilà exactement le genre de gros mensonges qui permettent à des tartuffes comme SD de passer pour des dissidents. Peu importe que la droite soit largement majoritaire dans ce pays.

Écrit par : Z. K. | 15/11/2010

A Z.K.
La droite est-elle largement majoritaire à l'Université de Lausanne qui se couche "à l'insu de son plein gré" devant les menaces terroristes de groupuscules gauchistes pour interdire à l'UDC de tenir son congrès dans les locaux de ladite Université où le Parti Socialiste, lui, a tenu le sien il y a quelques temps ?

Écrit par : Y. Bordet | 15/11/2010

En résumé,
Slobodan Despot fait ménage avec une élue UDC, passe ses vacances avec Oskar Freysinger, publie l'idéologie de son ami - aussi ami de Filip De winter (extrême-droite radicale belge)- et cette démarche devrait être perçue comme COURAGEUSE ?

Avec l'arrivée de nouveaux commentaires, votre héros, M. Décaillet, se montre clairement sous les traits d'une affligeante ordinarité !

Mais cela, vous ne pouviez pas le savoir avant.
La science infuse n'est l'apanage d'aucun humain.
Et vous êtes un humain.

On vous comprend !

Écrit par : Francis M. | 15/11/2010

Jetons un peu de lumière dans le ratorium qui s'est agglutiné au pied de ce blog. Et finissons la mascarade, comme l'a demandé l'un des intervenants.

Noëlle RIbordy: "Intellectuel, écrivain, journaliste ou tout à la fois?" : tout juste! L'écriture du corbeau "Z. K." trahit une pratique quotidienne de la plume et de l'argumentation, en particulier de l'esquive et de la diversion, et à un niveau d'habileté que peu de gens possèdent dans ce pays.
En effet, ce n'est pas son anonymat que je lui ai reproché tout d'abord, mais son mensonge sur les faits. L'assertion selon laquelle je "publie une écrasante majorité d'auteurs de droite et d'extrême droite, avec un faible marqué pour les islamophobes" est simplement mensongère comme je l'ai montré.
Contrairement à son exhortation ci-dessus, "Z. K." s'est bien abstenu de revenir sur la substance de son message, se repliant sur une piteuse défense de son rôle de corbeau. Sophiste, manieur de concepts, négateur de faits qui le désavouent: l'intellectuel "bien-pensant", si j'ose dire, à l'état natif. Ni ingénieur, ni médecin, ni entrepreneur, tous contraints de composer avec les faits. Non: pur plumitif. Peut-être avocat ou para-avocat.
"Z. K." a aussi une belle pratique des blogs et de l'entrisme en blogosphère, avec son pseudo de secours "Francis M".
"Z. K." a beaucoup tourné autour du monde de l'édition, qui est petit, et de mes éditions, qui l'est encore davantage.
"Z. K." mène sans doute une guerre acharnée contre l'UDC — c'est son affaire —, guerre qui va bien au-delà de la divergence d'opinions, mais qui relève de cette sphère trouble et passionnelle qu'est le rapport intime de l'individu à la famille et à la nation. Son allergie n'est pas d'un immigré de trente ans: leur commerce avec ce pays n'a pas encore cette intimité qui autorise la haine politique (j'en sais quelque chose). Son allergie est celle d'un bourgeois d'ici bourrelé de mauvaise conscience, tel que l'a décrit Eric Werner dans "Le système de trahison". Il a peut-être un rapport personnel avec la Serbie, la demi-vérité facilitant le mensonge.
"Z. K." est un bobo sans droiture qui a confondu la rectitude idéologique avec la vertu et pour qui la bien-pensance justifie les pires ignominies. Nous en sommes à la délation anonyme, qu'aucune "cause", jamais et nulle part, ne saurait justifier. Si le régime se raidit, sans doute sera-t-il flic ou inquisiteur. La coloration du régime importe peu: si c'est le côté UDC qui l'emporte, eh bien, il virera casaque pour traquer les gauchistes. Car "le loup change de poil, mais de nature, jamais", comme dit le proverbe serbe!
Je ne songe pas à demander son identité à Pascal Décaillet. Le ciel m'en préserve!
Je laisserai venir cet "ami" vers moi lors de notre prochaine rencontre. Et je repenserai au "Mars" de Fritz Zorn, à cette profonde hypocrisie qui mine les couches aisées de ce pays et qui a valu à cet auteur anonyme son cancer.
Je laisse le corbeau lustrer ses plumes et je m'arrête ici. Merci encore à vous, Pascal Décaillet, pour cet article généreux qui vous vaut plus de désagréments que de gratitude.

Écrit par : Slobodan Despot | 15/11/2010

@Slobodan Despot,
"Z. K." a aussi une belle pratique des blogs et de l'entrisme en blogosphère, avec son pseudo de secours "Francis M".

Si en plus de n'avoir pas pu réussir à mériter le courage que vous lègue par présomption Pascal Décaillet, vous versez aussi dans l'art divinatoire...avec la même maladresse.

C'est à hurler de rires !
S'il y a une chose dont vous pouvez êtres certain, c'est que "Z.K" et moi-même sommes physiquement différents.

Si, en croyant le contraire, vous estimez ainsi réduire le nombre de vos contradicteurs...grand bien vous en fasse !

Vous noterez au début de mon propos, que c'est d'abord M. Décaillet qui m’intéressait. Pas vous ! Contrairement à Z.K. qui rédige (fort pertinemment) à l'encontre de vos idées et publications !

Une simple radioscopie, sans utilité de faire un troisième cycle en criminologie, vous permet de savoir que nous sommes bien distincts !

Encore une fois, croyez ce que bon vous semble!
Ce qui importe, c'est le débat d'idée.
Sans grossièreté ni insultes...avec en prime un effort rédactionnel.
Voilà ce dont rêve chaque possesseur de blog.
De ce point de vue, vous rendez un fier service à Pascal Décaillet.

Par ailleurs, vous vous enfoncez...jugez-en:
Après votre accusation à l'endroit de votants suisses qui seraient "couards", vous insinuez que Z.K ne saurait être étranger mais un "bourgeois d'ici".

Votre conseiller en communication doit se mordre les doigts.
Les jeunes UDC du Valais vont vraiment vous détester.
Propos trop sectaires et définitifs !

Relativisez un peu.
Ce n'est qu'un débat.
Personne ne vous veut du mal. Ni "votre ami" Décaillet que vous comptez "retrouver" ni Z.K.

Excellente journée !

Écrit par : Francis M. | 15/11/2010

Encore une foi, il est possible de constater tristement que pour certain(e)s, combattre l'UDC est devenu une croisade.
S'informer quant aux véritables programmes et idées de ce parti est évidemment accessoire. ^_^

Pas d'arguments, pas de réflexion, seulement du fiel....

Pas de respect non plus envers l'électorat de ce parti.

Bref; une piètre image donnée, des réactions irraisonnées et basées sur la "pensée unique", l'à-plat-ventrisme anti-suissitude, anti-occidentale.

Mais, à quelle style de civilisation aspirez-vous?

Posez-vous la question, et tentez d'y répondre en votre âme et conscience.

Bien à vous

Écrit par : Mireille Luiset | 15/11/2010

Ultime intervention , mon propos s'adressait plus au billet de Monsieur Decaillet qu'à S.D. ce dernier peut évidemment publier s'il le souhaite les mémoires d'outre tombe de Milosevic les écrits intimes du psychanaliste Karadsic en soi cela ne me pose pas de problème, par contre ce qui me gonfle est la banalisation des épithètes tel que"courage poésie "je pense alors à René Char aucune appartion télévisuelle,"dissidence" à Madame Monique Bauer Lagier libérale genevoise virée parce que de sensibilité écologique sans parlé de l'autoproclamé philosophe : je ne reconnais qu'à l'histoire le soin de définir qui est qui en la matière.
Je suis contre l'anonymat des commentaires en Suisse aucune carrière n'a été compromise par 2 phrases dans un blog, je peux comprendre qu'il n'est pas de même ailleurs dans les Balkans notamment.

Écrit par : briand | 15/11/2010

Un « fait » encore à venir au milieu de ce débat (d’un niveau assez flatteur, même pour sa victime) que suscitent la personnalité et l’action bellement controversées de Slobodan Despot :

Le samedi 4 décembre à la Librairie Basta, à Lausanne, de 11h à midi, les éditions Xénia présenteront « Mon sang est un chemin », recueil de 58 poèmes de Miguel Hernández, traduits par Sara Solivella et votre serviteur. Entrée libre, verrée à l’issue de la présentation de l’ouvrage et de la lecture bilingue de 6 poèmes (accompagnés par Diego Fernandez à la guitare). Chacun des participants à ce blog est donc invité à nous rejoindre.

Puisqu’il s’agit aussi, dans ces lignes, d’apaiser quelque peu les soupçons de chacune et de chacun quant aux drapeaux et aux affiliations politiques des éditions Xénia (plus que de littérature, semble-t-il…), on ajoutera ceci : Miguel Hernández était membre du parti communiste pendant la guerre d’Espagne, incorporé en 1936 dans le bataillon de Valentin Gonzalez, dit « el Campesino ». Il mourut de la tuberculose en 1942 dans la prison d’Alicante, refusant jusqu’au bout de renier sa foi révolutionnaire.

Par ailleurs, celui qui écrit ces lignes est lui-même (à mon avis, il faut s’identifier et se situer un minimum si l’on veut être compris dans la confusion contemporaine…) membre du secrétariat fédéral du syndicat SUD, caissier de l’Association Vaudoise des Maîtres de Gymnase et juge assesseur désigné par le personnel au Tribunal de Prud’hommes de l’Administration Cantonale de l’Etat de Vaud. Accessoirement enseignant et poète (« poète à ses heures...», précisa autrefois l’Administration vaudoise).

Voilà qui devrait suffire. Même si ce n’est à aucun de ces titres que je prends la parole ici, évidemment…

Encore une remarque tout à fait personnelle, cela dit : le pseudonyme de Z.K. me fait immanquablement penser à un catcheur masqué qui fit les délices de mon enfance (je regardais les matchs à la télé avec mon père, assez tard dans la nuit). Ce catcheur cagoulé jouait le rôle du salopard, du Judas, du ladre sans foi ni loi, lâche et faux jeton de la pire espèce à chaque fois que l’occasion lui en était donnée. Il faisait plaisir à voir. Et souvent, lorsque le « gentil » qui lui faisait face parvenait à le terrasser pour un instant, le public criait : « La cagoule ! La cagoule !... ». Et lui, pleutre au possible, faisait des grimaces pitoyables et des signes de tête tout luisants de soumission feinte et de dénégation pathétique, suppliant désespérément qu’on lui laisse son anonymat - ce qui le rendait encore plus répugnant, bien entendu… Son nom de scène (ou de ring) était… Zarak !
Comme je suis heureux de l’avoir enfin retrouvé, oui!
Tonnerre, on ne rit pas tous les jours, dans ce monde...
Quelle joie!
On peut remercier Slobodan, pour le moins…
Sincèrement à toi, ami.
Et au 4 décembre !

Philippe Leignel


P.S. Une phrase de Voltaire, pour finir, pour toi et réjouissante : « On me combat, donc je suis ! »

Écrit par : Philippe Leignel | 15/11/2010

L'UDC et la liberté d'expression.

Est-ce que les éditeurs de livres, de journaux peuvent être considérés comme de droite, d'extrême-droite lorsqu'ils permettent à des personnes de s'exprimer comme Oskar Freysinger?

Là est toute la question!

Certains éditeurs se draperont dans leur dignité: "Je n'ai de compte à rendre à personne", d'autres se réfugieront sous le couvert d'un écrivain: "Je ne partage pas vos opinions, mais je me battrai.....
D'autres encore penseront qu'ils s'agit-là d'une aubaine pour la promotion de leurs livres, leurs journaux.

Cherchent-ils à approfondir la vraie personnalité de l'auteur qu'ils chapeauteront? J'en doute pour les raisons que j'ai données ci-dessus.

Donc c'est aux lecteurs d'être très attentifs et de ne pas se laisser abuser par une description flatteuse, un discours trompeur. Prenez Oskar Freysinger, le chantre de la loyauté, de la vérité.
D'abord, il cautionne les affiches conçues par l'UDC. Il défend avec conviction le droit de placarder dans toute la Suisse les annonces du *mouton, des musulmans"
Ensuite, sur les plateaux de TV, il dit à qui veut l'entendre que la Suisse est un pays démocratique et qu'il ne saurait être question d'une censure à l'encontre de son parti pour la pose de ces enseignes.
A ce pourfendeur des droits de la liberté, de la fraternité et de l'égalité, je doute de sa sincérité.
Oskar Freysinger n'a pas hésité de déposer une plainte contre l'ancien rédacteur en chef du Confédéré lorsque ce dernier a créé un pastiche de l'annonce UDC: Oskar Freysinger, originaire de l'Autriche tout comme Hitler.

Alors j'imagine quelques bruits de bottes si la Suisse était gouvernée par cette droite-là!

Écrit par : Noëlle Ribordy | 16/11/2010

Ainsi Despot se choque du fait que ZK ou Francis M. avancent masqués. Finalement, cela vaut peut-être mieux car lorsqu'on s'oppose au parti majoritaire dans ce pays, on reçoit des menaces de mort (cf le Temps d'aujourd'hui).
Mais quid du fait que Xenia publie deux ouvrages dont les auteurs avancent (masqués aussi) sous le nom de Janus? Cela ne choque-t-il personne? Ah, j'oubliais, à l'UDC, faites ce que je dis, pas ce que je fais.

Écrit par : Roland Favre | 16/11/2010

Qu’importe les commentaires méprisants, souvent écrit par des personnes qui méconnaissent les livres écrits et édités par Slobodan Despot. Le refrain sempiternel des chantres de la pensé unique nous empêchent-ils de prendre plaisir à la Lecture du Valais mystique ou de Despotica ? Nullement heureusement.

Je ne peux que féliciter Slobodan pour l’excellence de sont travail, qui est souvent un îlot salutaire de liberté dans l’océan du prêt à penser. Consultez son catalogue et voyez sa grande diversité.

Merci à vous.

Écrit par : Vania | 16/11/2010

Après avoir survolé les commentaires, je n'en ai aucun à faire concernant les activités S Despot, mais je tenais à signaler que la pire des couardises que j'ai pu par expérience constater en rapport avec ce qui tourne autour des blogs et d'internet fut celle de la meute, des copinages et de l'opportunisme intéressé à ce mettre dans le camp du "connu", du plus "suivi" (qui n'avait par ailleurs jamais été attaqué personnellement). L'outrancière disproportion des pressions effectuées sous prétexte d'attaquer un anonyme isolé avait également un côté surréaliste. La seule chose certaine est qu'absolument personne n'en est sorti grandi, bien au contraire. Bref, ceci dans le seul but d'inciter en particulier les signatures médiatiques à ne pas diaboliser systématiquement le port du masque, tout un chacun n'étant pas un professionnel de la communication mais gardant néanmoins le droit à l'expression.

Écrit par : rush | 16/11/2010

Slobodan Despot : Vous qui publiez deux auteurs sous pseudonymes, pour des livres qui d'ailleurs vont dans le même sens idéologique, je constate que vos préventions et votre respect de la discrétion s'arrêtent à ceux qui pensent comme vous. Vous pensez me connaître, connaître même le tréfonds de mon âme et de mes motivations. Cela vous arrangerait, on vous comprend, on sympathise même. Heureusement, nous ne nous connaissons pas personnellement. Vous ne savez rien de moi, dont vous avez peut-être entendu parler dans les années 97-98, et qui bien sûr lis beaucoup. Tout cela est très simple. Je me fiche de savoir que vous êtes l'éditeur de l'UDC, je me fiche même de vos combats idéologiques. La seule chose que je ne peux plus supporter chez vous et chez tous ceux qui vous ressemblent au rang desquels je mets Jean Romain, c'est cette aptitude à prétendre être du mauvais côté de la barrière, chez les opprimés et les exclus et les libre penseurs, alors que tout ce que vous dites et imprimez sert directement la cause majoritaire à la mode et le parti majoritaire. Vous êtes des résistants de 1945 : votre cause à les apparences de la noblesse et de l'indépendance, mais elle cache un calcul froid, suiviste et profondément pleutre.

Écrit par : Z. K. | 17/11/2010

Ce n'est pas donné à tout le monde d'être révolutionnaire!

Écrit par : Noelle Ribordy | 17/11/2010

S'il est sans doute vrai que la majorité des Suisses dans leur ensemble penchent plutôt à droite, vers les libertés et les différences individuelles, le moins l'État, l’esprit d’entreprise, … il en va tout autrement dans l’univers des intellectuels, tout particulièrement dans le genre des «sciences humaines et sociales», où la gauche domine de plus en plus largement depuis quelques décennies et où, donc, un éditeur réellement engagé, minoritaire dans son milieu, résistant, libre et fier, s’il en est, paraîtra forcément de droite.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 17/11/2010

J'ai lu canines de Janus publier chez Xenia, parce que l'histoire de Luca m'avait fait de la peine. Maintenant je découvre cet article et les commentaire, à cause de l'émission grand oral sur l'internet que je viens de voir et je comprends que Mr Despot est en réalité l'éditeur de l'UDC. Je comprends donc que tout ce débat sur Luca, ce livre que j'avais lu en pensant que c'était un combat, que tout ça, c'est la politique de l'UDC. Je remercie Mr Décaillet et Mr Deder de cette émission très utile.

Écrit par : Mélanie Schöniger | 28/11/2010

Monsieur Despot, continuez votre travail et laisser les chiens aboyer ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/11/2010

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