14/02/2011

Marie-Hélène Miauton: l'étincelle de la différence

 

Sur le vif - Lundi 14.02.11 - 12.02h

 

Dans les colonnes du Temps, par la grâce d’une colonne, une femme, une plume, un style. On aime ou non, une chronique n’est surtout pas là pour être appréciée de tous. Moi, j’aime. La plume, c’est Marie-Hélène Miauton. Le verbe est pesé, la forme cristalline, l’envoi précis, ajusté.

 

Comme tout chroniqueur qui ose, Mme Miauton est truffée d’ennemis. C’est bien la preuve de son talent. Les passants, les gentils, ceux qui ne prennent aucun risque, veulent ménager leurs pairs, la presse romande, hélas, en regorge. Alors, de grâce, que vive, et vive encore, la douce acidité de Mme Miauton. Qu’elle continue de froisser, irriter, grattouiller, chatouiller, qu’elle dépare et dérange, qu’elle heurte et tranche. C’est aussi là, depuis Théophraste Renaudot, l’une des fonctions de la presse.

 

Et ses ennemis, qu’ils l’attaquent par le verbe et par l’esprit. A en juger par certaines sécrétions récentes, ils semblent également dépourvus de l’un que de l’autre. Et, comme tous les médiocres, n’ont plus qu’un argument à brandir : celui de la disparition. « Elle nous dérange, qu’on la chasse ! ». Belle preuve de tolérance, venant des milieux qui s’en réclament tant. Et, à la première occasion, réactivent toujours le même réflexe : le Berufsverbot.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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Commentaires

Heureusement que des talents voient le jour malgré une loi du milieu empreinte de mesquinerie, lâcheté, médiocrité. Bravo à elle¨! Merci à vous, M. Décaillet, pour cet hommage discret et bien pesé!

Écrit par : Roxane | 14/02/2011

Madame Miauton répondait récemment à un détracteur indélicat en dénonçant un climat de "dictature intellectuelle". Elle a tout à fait raison. Il existe une véritable dictature intellectuelle, dont sont victimes toutes les personnes qui disent quelque chose de sensé, quelque chose qui n'obéisse pas à l'idéologie médiatique du moment. Du reste, regardez bien, si quelqu'un dit quelque chose d'intelligent, la police de la pensée lui reproche tôt ou tard d'être un pseudo-intellectuel...

Écrit par : Michael Kohlhaas | 14/02/2011

Votre hagiographie, M. Décaillet, passe aimablement sous silence que, au-delà d'un talent indéniable et d'une certaine intelligence, Mme Miauton est également fondatrice de l'"Institut de recherches économiques et sociales M.I.S. Trend", dont elle reste présidente et consultante, sa fille étant l'une des cinq acheteurs de l'entreprise. Or M.I.S. Trend compte parmi ses clients importants (en tout cas en terme de marketing publicitaire), un très grand nombre des médias romands... C'est grâce à de telles accointances qu'on peut, effectivement, constater que la presse est gangrenée par la "dictature intellectuelle" de l'idéologie bobo-gauchisante... Ceci étant dit, tout indélicat, mesquin, lâche et médiocre que soit ce commentaire, je souhaite élégamment que Mme Miauton continue longtemps à me déranger (agacer serait plus adéquat ici) par ses chroniques amusantes.

P.S. De là à écrire, cher M. Décaillet, que Mme Miauton est "truffée d'ennemis"... Enfin, vous la connaissez sans doute mieux que moi...

Écrit par : acquarius | 14/02/2011

Aux lecteurs de cette chronique: Comme rédacteur en chef, je tiens à préciser que Mme Miauton écrit dans nos colonnes du fait de son talent et de la qualité de ses points de vue. Les relations commerciales entre Le Temps et MIS-Trend sont inexistantes ou si faibles par année qu'elles ne permettraient même pas de couvrir un abonnement au Temps. Suggérer un lien économique entre Le Temps et MIS-TREND relève de la mesquinerie et de la pure désinformation.
Pierre VEYA
Rédacteur en chef Le Temps

Écrit par : Veya | 14/02/2011

Manif devant le centre islamique de la rue des eaux-vives contre les mutilations sexuelles des femmes et la lapidation !

Mardi 15 février 2011 à 20h00

Écrit par : Corto | 14/02/2011

Désolé.... mais même avec la meilleure volonté du monde, je n'arrive pas à comprendre ce que vous trouvez de si génial aux chroniques de Mme Miauton.
Qu'elle dérange, je le conçois et c'est un bon point. Qu'elle représente des idées de droite, ce n'est guère surprenant dans "le Temps". Mais ses chroniques contiennent régulièrement des poncifs éculés et des idées reçues qu'on a plutôt l'habitude d'entendre au café du commerce...

Entendez-moi bien : ce qui fait réagir négativement dans ses chroniques, ce n'est pas leur orientation politique, ni leur côté parfois délibérément provocateur (ce sont deux qualités), mais bien le faible niveau d'élaboration. Franchement : des noirs américains responsables du racisme envers eux, ou la nécessité de dictatures pour des arabes par définition incapables de démocratie ? On ne peut pas voir "un peu plus loin" que ces clichés insupportables ?

C'est la pauvreté du discours qui déçoit... vraiment.

Écrit par : Daniel | 14/02/2011

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