25/03/2011

A Anières, le 22 ne répond plus

 

Sur le vif - Et sans plomb - Vendredi 25.03.11 - 16.42h

 

Chez les braqueurs, l’existence précède l’essence. On se pointe dans une station-service, on brandit une arme de poing, on file au turbo avec la caisse. Scénario huilé, vidangé, répétitif comme dans Bonnie and Clyde, la magie des visages de Faye Dunaway et Warren Beatty en moins. Hier, nous révèle la Tribune de Genève, c’était Anières. Dix-huitième brigandage de l’année sur Genève. En général, les commerces attaqués se trouvent à proximité de la frontière.

 

A ce rythme, le job de pompiste confine à l’apostolat. Et l’augmentation des effectifs des gardes-frontière, une impérieuse nécessité. Bien sûr, nulle douane ne sera jamais étanche. Bien sûr, il y aura toujours des braquages. L’urgence, c’est qu’il y en ait sensiblement moins. Tant que cet objectif n’aura pas été atteint, les documents Power Point des conférences annuelles sur les chiffres de la criminalité, les mots savants soufflés par des experts, tout cela restera lettre morte. Et le crédit de l’autorité politique élue, dévasté.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

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Commentaires

Vous faites de la peine à Olivier Guéniat, ce n'est pas bien.

Écrit par : Paul Bär | 25/03/2011

Augmenter les effectifs, pourquoi pas ? Patrouiller davantage dans les zones frontalières, cela va de soi !

Ce sont là des slogans de mouvements populistes, tels de MCG - oui excusez-moi, je n'ai aucune affinité avec ces gens - qui essaient de nous faire croire qu'ils sont LA solution. Rien n'est plus faux.

En fait, c'est notre société qui est malade et la criminalité n'en représente que la face apparente. Il ne reste plus aux politiques que d'essayer de remettre la société sur les rails, de lui proposer des buts, de montrer le chemin.

Croire qu'il suffit de "dégommer" ses adversaires politiques pour faire avancer la société nous mènera - nous a déjà mené ? - contre le mur.

Les politiciens responsables sont ceux qui travaillent pour la société qui les a choisis et non pour la sauvegarde de leur siège. Cela demande une éthique qui justement fait trop souvent défaut aux élus.

Une société qui bâtit son avenir sur le profit et rien que le profit prend des risques insensés. Viendra alors le temps des révolutions parce que le mot partage aura disparu de tous les discours.

O tempora, o mores !

Écrit par : MIchel Sommer | 26/03/2011

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