Le patronat vote Bertinat

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Sur le vif - Jeudi 31.03.11 - 09.50h

 

La Fédération des Entreprises Romandes vient d’adresser à ses membres ses recommandations de vote pour l’élection à l’exécutif de la Ville de Genève. A l’issue d’une lettre d’une page, qui condamne au vitriol le bilan politique de la gauche, le patronat appelle à voter, comme on s’en doute, pour Pierre Maudet, Florence Kraft-Babel et Michel Chevrolet. Mais aussi, pour Eric Bertinat.

 

L’économie a moins d’états d’âme que la tiédeur de certaines sacristies. Beaucoup plus en phase que la classe politique genevoise avec les réalités suisses, notamment alémaniques, la FER a simplement quelques mois d’avance. Elle a, pour sa part, déjà déplacé le curseur.

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 6 commentaires

Commentaires

  • Mais c'est normal ... il faut le mettre à l'épreuve ... quitte à ne pas le réélire.

  • Le patronat vient de franchir le fil rouge !

  • On peut se demander pourquoi les dirigeants de la FER, dont je suis affilié en tant qu'entrepreneur, soutiennent, depuis quelques temps, TOUS les mots d'ordre calqués à 100% sur les résolutions du parti libéral...

    Il y a bon nombre de chefs d'entreprise, affiliés à la FER, plus "centristes" et qui trouvent ces prises de position déplacées.

    Si j'habitais en ville, bien que patron, je ne voterai pas Bertinat ni Kraft-Babel.

  • C'est assez simple, cher Monsieur Philippe C. La FER poursuit une politique dictée par les banques privées genevoises, politique qui ne se recoupe que peu avec la défense des petites et moyennes entreprises.

    Les Libéraux et maintenant l'UDC se calquent sur cette vision politique ultralibérale, faisant passer au premier plan les intérêts des banques et des sociétés financières au détriment de la population et des autres entreprises.

  • Je viens de recevoir ce courrier qui une fois de plus me fait regretter qu'il n'y ait pas une réelle alternative à la FER pour les entrepreneurs à Genève.
    Oser demander "que la composition du Conseil administratif (...) tienne compte du verdict des urnes", s'indigner que la gauche "persiste à revendiquer quatre fauteuils" et proposer quatre candidats dont les partis ne représentent que 30 sièges sur 80 c'est être sacrément fâché avec l'arithmétique.
    Et non, je ne pense pas que le véritable patronat vote pour le parti de la fermeture au monde, le parti des "moutons noirs", le parti de "la racaille d'Annemasse" ou le parti des "pacsés inféconds".

  • Je ne vois pas en quoi cela aurait quoi que ce soit de choquant. Bertinat est un conservateur bon teint, tout à fait normal et démocrate. Quand les syndicats élisent et font élire des marxistes, ce qui est vraiment dangereux et antidémocratique, personne ne dit rien. Alors... cherchez l'erreur.

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