17/04/2011

Servir, puis réapparaître

 

Sur le vif - Dimanche 17.04.11 - 10.06h

 

Blocher-Couchepin : deux poids, deux mesures. Le premier se fait incendier par Peter Rothenbuehler, dans un billet du Matin dimanche, sous le seul prétexte qu’il se présente à une élection, et que, lorsqu’on a été conseiller fédéral, revenir au grand jour serait « introduire des mœurs étrangères ».

 

Sur la page d’en face, en gros, magnifiquement détouré pour mettre en valeur sa silhouette, souriant, Pascal Couchepin joue du tam-tam à l’occasion d’un cocktail pour les cent ans d’HEC. Mieux : sur une page complète, un peu en amont du même journal orangé, le même Pascal Couchepin, dans son bureau de Martigny avec vue sur l’église, s’exprime longuement sur l’avenir des partis qu’il appelle « historiques ». Couchepin, omniprésent dans les médias depuis qu’il est à la retraite.

 

On dira juste que la conception du « Servir et disparaître », au Matin dimanche et chez certains de ses puissants penseurs, obéit à une géométrie plutôt variable.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

10:06 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Bravo Herr Blocher !
Tenez bon, le peuple a encore besoin de vos connaissances et de votre courage !
A votre âge, vous pourriez faire d'autres choses ... mais votre amour pour la patrie vous honore !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 17/04/2011

L'amour de la patrie chez Herr Blocher, voilà un beau sujet de thèse . . .
à moins que ce soit pure fouthèse !

Écrit par : Zufferey de Cratogne | 17/04/2011

L'amour de la patrie chez Herr Blocher, voilà un beau sujet de thèse . . .
à moins que ce soit pure fouthèse !

Écrit par : Zufferey de Cratogne | 17/04/2011

Dans son émission "Le temps retrouvé" Pascal Couchepin a lancé un petit coup de griffe à l'attention de son ex collègue Blocher en disant que pour sa part, il n'avait aucune intention de se représenter aux élections, et surtout pas dans un but de "revanche".

Je trouve cela indigne, minable et bien dans le style de la médiocrité incarnée: j'ai nommé Pascal Couchepin.

En effet, qui est Pascal Couchepin`? Un notable de province, médiocre, balourd, se piquant de culture mais absolument insortable, qui a eu de l'ambition et qui, à force de ramper devant les puissants groupes de pression internationaux qui veulent que la Suisse perde son indépendance et adhère à l'UE, a réussi à devenir Conseiller fédéral. Bref, Couchepin est un insignifiant. Il restera aux yeux de la postérité, si on se souvient de lui ce qui est improbable, comme un des plus mauvais conseillers fédéraux que la Suisse ait connus, n'ayant réussi à régler aucun des problèmes dont il a eu la charge, comme par exemple le déficit de l'assurance maladie.

Pour le moment ce heavy body tient encore le crachoir et la ramène à chaque fois qu'il peut. Mais c'est un nul et un has been. Couchepin dégage...!

Christophe Blocher, quant à lui, est un homme de l'histoire. De l'histoire suisse, certes, et la Suisse est un petit pays, mais pour la Suisse Christophe Blocher est déjà entré dans l'histoire. Il incarne la légitimité de notre pays, comme de Gaulle a incarné de son temps la légitimité de la France parce que, comme de Gaulle, il a refusé la servitude volontaire face à un empire arrogant et dominateur. D'ores et déjà on peut affirmer que si nous sommes encore un pays indépendant et non une province dominée de l'empire illégitime de Bruxelles, c'est grâce à Christophe Blocher et malgré Pascal Couchepin.

Alors on comprend la jalousie du médiocre face au grand homme. Siégeant dans le même collège Pascal Couchepin a souffert de la supériorité de Christophe Blocher qui lui faisait de l'ombre. C'est pourquoi il s'est déshonoré en prêtant la main au scandaleux complot Roschacher-Holenweger avec toute l'équipe de la commision de gestion pour tenter de dégommer le lutteur Blocher de manière à pouvoir régner, borgne au royaume des aveugles.

Pauve Pascal Couchepin, il est out et il le sait. Il aura un jour son buste en bronze entre deux platanes sur la place centrale à Martigny. Et ce sera déjà beaucoup pour un type moyen comme lui. Bravo la gloire locale. Ainsi font font les petites marionnettes, trois p'tits tours et puis s'en vont!

C'est donc petit et mesquin de parler de désir de revanche pour caractériser la démarche de l'homme d'état Blocher. Simplement Blocher ne boxe pas dans la même catégorie. Il a une mission et cette mission n'est pas encorea ccomplie: empêcher l'absorption de la Suisse dans le néant eurocratique.

Cause toujours petit bonhomme. Tu ne veux pas t'incliner devant plus grand que toi. Aucune importance, l'histoire t'a jugé et te jugera pour ce que tu es, insuffisant, insignifiant. Tu n'est pas intéressant. Tu ne comptes pas. Lâche nous la grappe et prends conscience de ta nullité.

Écrit par : Trompette de la renommée | 17/04/2011

Les caricatures sont parfois amusantes mais elles ont toujours le défaut de n'être que des caricatures.

"L'Histoire de la Suisse pour les nuls" de Georges Andrey, page 472 :
C'est un air frais qu'il fait souffler [Christoph Blocher] dans les couloirs du Palais fédéral, où il bouscule les traditions les mieux établies, à commencer par celle de la collégialité. Or la colégialité est une règle inscrite depuis 1848 dans la Constitution (article 177).

Écrit par : Zufferey de Cratogne | 18/04/2011

Votre commentaire n'est pas indigne d'intérêt et d'ailleurs Décaillet l'a publié. Mais c'est là que le bât a mal aux pieds : après avoir dépensé beaucoup d'énergie pour lutter contre l'anonymat, Pascal Décaillet publie ce commentaire sous pseudo jamais vu. Le mien dure depuis 4 ans sur ces blogs et a résisté à moultes tentatives d'éjection par usurpation. Beaucoup de gens ont écrit des conneries signées "Géo" pour le salir, ce pseudo. Trois ou quatre fois, j'ai révélé ma véritable identité. Problème, il y en a une cinquantaine dans le bottin sous ce nom-là. Mon pseudo, lui, est unique et j'interviens souvent sur cette plateforme. Je réponds à mon e-mail. Philippe Souaille, Stéphane Montabert, David Laufer, Gilbert Salem et d'autres peuvent en témoigner.
Mais cette attaque-là sur Couchepin dans l'anonymat le plus complet est gênante et je ne comprends pas que Pascal Décaillet l'ait permise. Il serait de votre honneur de nous dire d'où elle vient.

Pascal Couchepin est à mes yeux un personnage très honorable, représentatif de sa culture du Valais, un canton avec lequel, comme tout Vaudois, j'entretiens un rapport d'amour-haine que vous trouverez décrit mieux que je ne pourrais rêver le faire dans "Portrait des Vaudois". Très jeune, dès l'âge de 4 ans jusqu'à sa mort, je me suis trouvé en contact avec le célèbrissime guide Rodolphe Giacomini qui a créé le refuge d'Anzeinde. Parti de rien, ayant épousé une femme extraordinaire, Hélène, ce couple fantastique a créé une véritable aventure dans un cadre incroyable. Une émission de "Passe-moi les jumelles" lui rend hommage et vous la trouverez facilement sur le site de la TSR. Il y a une correspondance très nette entre ces deux personnages. Il fallait voir tous ces gens de la BSL (Bonne société Lausannoise) venir se faire engueuler chez Giacomini il y a 40-50 ans...
Très très fortes personnalités, très intéressantes et très utiles à la société, même en provoquant parfois de très gros clashes. Chez Giacomini aussi. mais on en entend pas parler dans l'émission de Aymon, et c'est très bien ainsi. Regardez ce qui est advenu à la Suisse après l'hallali de la commission Bergier qui a lâché la meute des chiens sur nous.

Écrit par : Géo | 18/04/2011

@ trompette de la renommée :

On ne s'acharnera pas sur vous qui avez perdu le contrôle de votre plume.

Vous êtes certainement déjà assez puni d'avoir écrit une telle prose.

Écrit par : Zufferey de Cratogne | 18/04/2011

Je ne connais pas M. Couchepin suffisamment pour confirmer ou invalider tout ce qu'en dit "Trompette de la renommée".
En revanche, il est absolument évident que M. Blocher figure dans la lignée des héros de l'indépendance suisse. C'est bien lui, et personne d'autre, qui en 1992 avait signalé au pays - avec un vilain tout-ménage, certes - qu'un non à l'EEE constituait une grande chance pour la Suisse (un message positif - alors que tous les autres jouaient sur la peur de l'isolement). C'est le 6 décembre 1992 que l'UDC est devenue un parti à l'échelle nationale. Aujourd'hui, alors que l'immense majorité du pays doit bien admettre que nous sommes vraisemblablement mieux en dehors qu'à l'intérieur de l'Europe, les adversaires de M. Blocher n'ont toujours pas avalé leur défaite.
C'est clairement le problème des gens normaux qui sont contemporains d'un visionnaire. Ils n'ont pas vu, eux, et l'histoire se souviendra de leurs noms précisément parce qu'ils sont à jamais ceux qui n'ont pas vu. A cause de Churchill, Chamberlain sera à jamais celui qui a dit "c'est la paix pour notre temps", à son retour de Munich. Churchill lui rétorqua, en plein parlement: "vous aviez le choix entre la guerre et la paix; vous avez choisi la paix mais c'est la guerre que vous aurez."
Churchill a aussi perdu des élections par la suite. Et il a eu une fin assez triste. Mais ce sont les peuples qui racontent l'histoire, leur histoire. Pas les journalistes. Pas les universitaires. Pas les politiciens.
Pour quiconque a un semblant de sentiment d'appartenance nationale, un minimum de goût pour la liberté, M. Blocher effacera le souvenir de tous ses contemporains.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 18/04/2011

Les commentaires sont fermés.