15/06/2011

Docteur Boris, Mister Prozak

 

Sur le vif - Mercredi 15.06.11 - 16.55h

 

Aurait-on idée de nommer Jack l'Eventreur à la chaire d'anatomie des viscères ? Je plaisante, of course.

 

Il n'existe, je m'en porte garant sur la tête de Patrice Mugny, aucune espèce  de relation entre la hardiesse de cette métaphore initiale et la nomination de Boris Drahusak comme directeur des Ressources humaines de la Ville de Genève. Aucune.

 

De même, cette nomination n'obéit strictement à aucune forme de compensation, de promesses de campagne, ni d'équilibre des barbichettes. Juré. Sur la tête de Patrice.

 

Je souhaite sincèrement bonne chance à Boris-le-Terrible dans ces nouvelles fonctions. Il saura gérer les ressources. Mais saura-t-il gérer l'humain ? Finissons donc par souhaiter encore davantage bonne chance à ses futurs administrés. Les veinards !

 

Plus chanceux encore : quelque part dans la froideur d'une pharma, sans doute du côté de Bâle : les vendeurs de Prozac.

 

Une histoire dans laquelle tout le monde est gagnant. Ah, la Belle Idée ! Non ?

 

Pascal Décaillet

 

 

 

 

 

 

16:55 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Ainsi Boris Drahusak a sauvé sa peau ! Durant la campagne électorale, tout et son contraire ont été dits et écrits sur lui. Sera-t-il à la hauteur de son nouveau job, saura-t-il faire oublier les surnoms qu’il portait en tant que bras droit de Patrice Mugny ? Une chose est certaine, c'est que le spectre du Magistrat l’accompagnera dans ses pas, c’est à lui maintenant de prouver sa vraie personnalité et de se défaire d’une réputation peu élogieuse.

Écrit par : Dartagnan | 15/06/2011

Et maintenant qui pour remplacer Boris ? Surement une socialiste !

Écrit par : charly schwarz | 15/06/2011

la nouvelle équipe "rose/verte" de Sami Kanaan :
Carine Bachmann, actuelle directrice ad interim au Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports, sera transférée au 1er septembre

Écrit par : charly schwarz | 16/06/2011

BD ne mérite pas de s'être recasé si facilement. La politique des chaises musicales ne devrait pas profiter à ce genre de fonctionnaires ... L'automatisme devrait s'arrêter là où des postulants méritants s'expriment.

Écrit par : Jupiter | 16/06/2011

Cet homme n'a rien à faire au poste de directeur des ressources humaines. C'est de l'inconscience. Cet homme est de notoriété publique discourtois, belliqueux et arrogant. Pour un poste, il faut un homme de qualité et non son contraire, Bon courage aux fonctionnaires.

Écrit par : mercure | 16/06/2011

Il y a tant de femmes et d'hommes, formés aux RH (diplôme fédéral, etc.) et qui bénéficient d'une expérience solide, dans le public et/ou le privé, qui auraient pu être engagés.

C'est non seulement injuste, mais grave. On parle d'un des plus grands employeurs du canton.

Écrit par : schoeffel | 16/06/2011

Arrogance, incompétence et carriérisme à pistons: notre republica banana s'illustre une fois encore dans le copinage poussif avec la récupération de ce personnage qui n'aurait même pas été retenu il y a quelques années pour un poste subalterne. (très gros soupir)

Écrit par : Malentraide | 20/06/2011

On atteint l'ignominie et personne ne bouge. On était en train de souffler un peu suite au départ du magistrat de la culture et de son directeur, encore remplis du souvenir de leur basse politique et héritiers de leur semis de copains dans le département de la culture. On en était là, flageolant sur les ruines encore fumantes et coupantes de leur managment en terme de ressources humaines mais se disant "c'est fini". Pourtant on vient de gravir encore un degré en voyant l'organe décisionnel officiel de la Ville porter son choix sur l'arbitraire fait homme. Bravo!!! non l'article de Pascal Décaillet n'est pas exagéré, il reflète exactement la triste réalité qui se dresse face aux employés que nous sommes. Et vers qui se tourner quand le pouvoir cautionne? Je vous le demande, que me répondez-vous?? Le Fédéral peut-être?

Écrit par : jasmine | 20/06/2011

Ceux qui ne doutent jamais ignorent les scrupules.
Le recrutement du directeur des RH d'une institution telle que la Ville de Genève doit être exemplaire pour être crédible.
Il ne suffit pas d'afficher ses ambitions et de monnayer sa prétendue influence politique pour être compétent. Avant d'entrer en politique, M. Drahusak n'avait pas accès aux postes importants et prestigieux auxquels il prétend aujourd'hui. Voyez sa carrière avant la politique.
Les RH de la Ville méritent un professionnel, et qui respecte scrupuleusement les statuts et le droit, or M. Drahusak a appris à "placer" ses gens, comme il avait lui-même été placé.
Cette décision arbitraire est une insulte au personnel de la Ville. Qui peut réagir ? Les syndicats ne trouvent-ils rien à dire ? Comment contester une telle nomination ? Le Conseil administratif ne pourra pas justifier son choix en arguant des seules qualifications de M. Drahusak.

Écrit par : Xavier | 21/06/2011

Les commentaires sont fermés.