22/06/2011

Cyril et les ombragés du solstice

 

Sur le vif - Mercredi 22.06.11 - 70ème anniversaire de l'Opération Barbarossa - 17.33h

 

Cyril Aellen s'en va. Claque la porte. Dans une lettre sans concession adressée au surintendant du PLR, Alain-Dominique Mauris, dont nous eûmes l'heur, par les hasards de la vie, de recevoir copie, l'ancien président du parti libéral genevois dit à quel point il en a marre. Marre d'un comité directeur qui ne consulte plus. Marre d'une présidence sous la croissante influence d'une petite clique, toujours la même, semper eadem, celle qui ne roule que pour protéger un ou deux hommes, disons deux, toujours les mêmes, les radicaux de l'ombre, aussi fusionnés que je suis maréchal-ferrant.

 

Contrairement à la Mer de Valéry, cet escadron de l'ombre ne brille ni par l'ampleur, ni par le sel. Juste nuire. Ainsi, en bloquant jusqu'aux prémices de discussion sur l'idée d'une droite élargie pour cet automne (seule clef, pourtant, de reconquête d'un siège, au moins, aux Etats), les ombragés du solstice enclenchent, une fois de plus, en parfaite connaissance de cause, la machine à perdre. L'intérêt de leur famille politique, de leurs électeurs, disons la droite genevoise au sens très large, passe largement derrière la préservation de leurs prébendes. Ces gens-là, ce petit nombre de nuisibles, hélas relayés jusqu'au Conseil municipal et aux plus hautes autorités du parti, par un ou deux des meilleurs éléments de la jeunesse montante, disons les Jeunes Turcs, cassent les intérêts de leur parti au lieu de les servir.

 

Dans ces conditions, Cyril Aellen, homme de courage, de vision et de conviction, a eu mille fois raisons de partir. Cet homme d'une rare valeur perd peut-être un poste dans la mathématique d'ombre d'un Appareil. Il conserve, et même augmente, notre estime et notre admiration.

 

Un jour ou l'autre, il reviendra.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Le diagnostic du docteur Cioran :

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Quelle malédiction a frappé l'Occident pour qu'au terme de son essor il ne produise que ces hommes d'affaires, ces épiciers, ces combinards aux regards nuls et aux sourires atrophiés, que l'on rencontre partout, en Italie comme en France, en Angleterre de même qu'en Allemagne ? Est-ce à cette vermine que devait aboutir une civilisation aussi délicate, aussi complexe ? Peut-être fallait-il en passer par là, par l'abjection, pour pouvoir imaginer un autre genre d'hommes. (Histoire et utopie)
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Écrit par : Paul Bär | 22/06/2011

La garde noire a gagné ... C'est révoltant!

Écrit par : Antoine Orsini | 22/06/2011

Encore un peu néophyte en politique, il y a des mystères qui m'échappent. Mais, je déplore, comme vous, que la droite ne parvienne pas à créer des alliances pour gagner. Comment comprendre que cette droite, qui ne manque pas de têtes pensantes, s'épuise dans des luttes intestines au lieu de combattre ses opposants (c'est-à-dire la gauche!) pour proposer une ligne politique autre que celle menée par une gauche qui, elle, n'a pas ces scrupules d'enfants de choeur? Le dernier exemple nous est donné pas René Longet. Candidat socialiste à la Cour des comptes, ce dernier ne rechigne pas à recevoir l'appui du tonitruant Stauffer du MCG et à en faire même son pote!

Écrit par : Michèle Roullet | 22/06/2011

PLR : blasphémez-les, ils savaient ce qu’ils faisaient !

Écrit par : charly schwarz | 22/06/2011

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