31/08/2011

Écouter Mme Perruchoud-Massy est un plaisir

 

Sur le vif - Mercredi 31.08.11 - 08.38h

 

Compétence. Précision dans les réponses. Mise en contexte. Absence totale de langue de bois. Elle parle le langage de l'économie, et tous comprennent. Ce fut un réel plaisir, ce matin, entre 0730h et 0800, au micro de Simon Matthey-Doret, d'entendre sur le RSR la Valaisanne Marie-Françoise Perruchoud-Massy. Docteur en économie, prof à la HES de Sierre, ex-candidate malheureuse (ah, ce fameux congrès de Plan-Conthey du 6 juin 2009, cauchemar de Christophe Darbellay !) à l'investiture du PDC du Valais romand pour le Conseil d'Etat. À Darbellay, les délégués (plus de 2000 !) avaient préféré Maurice Tornay. À Mme Perruchoud-Massy, Jacques Melly.

 

Ce matin, tant sur les questions de franc fort que d'indices de satisfaction dans l'hôtellerie valaisanne, des réponses claires et pertinentes. Une maîtrise du discours, une précision dans les chiffres que pourraient lui envier bien des conseillères d'Etat, notamment du côté de Genève. En écoutant l'économiste valaisanne, on s'est mis à regretter, un peu, ou peut-être beaucoup, qu'elle ne joue pas un rôle davantage signalé. Pourquoi pas, une nouvelle fois, en politique ? Qui sait ?

 

Pascal Décaillet

 

08:38 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

"Pourquoi pas, une nouvelle fois, en politique ? Qui sait ?"

A l'entendre dénigrer "le Valais trop traditionnel" dans une langue "corporate" quasi calibrée pour une pub "intégrante" destinée à un bouquet internet (1), on sent bien que cette dame aurait effectivement toute sa place au sein de la droite de marché, de la droite hors-sol, de la droite qui n'est de droite qu'économiquement, qu'au niveau du porte-monnaie des classes supérieures, de la droite qui s'en fout du citoyen pourvu qu'il y ait des clients. En clair, cette droite transnationale, cette droite "anti-tellurique" qui nous a conduit dans l'impasse, tant économique que civilisationnelle, où tous les pays occidentaux sont enferrés aujourd'hui. Bon, tout ça, c'est moderne et on ne résiste pas à la modernité (2).



(1) discours très en phase, subliminalement, avec les intonations flûtées et féminines, sans accent, ne séparant plus les syllabes des journalistes de base officiant sur les radios de masse.

(2) comme sur la RSR, au diapason de la modernité la plus, comme dirons-nous, profonde, qui diffuse en ce moment (0910) une séquence sur tous les aspects "tendance" de la sodomie. Ah, le progrès... "éclairé", le service public pas pudique ! Déconstruire partout et tout le temps (pas étonnant que le discours de droite hors-sol y soit si bien accueilli ; dans des domaines certes différents, le même mouvement centrifuge).

Écrit par : Paul Bär | 31/08/2011

Merci Pascal Décaillet,
J'ai écouté et réécouté ces 50 secondes... Quel humour!
... c'est clair qu'elle pourrait faire de l'ombre à M. Schneider-Ammann! pffh!

Écrit par : petard | 31/08/2011

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