06/09/2011

Ça ventile, au NOMES

 

Sur le vif - Mardi 06.09.11 - 17.03h

 

Inénarrable NOMES ! Suite à la décision de la Banque nationale suisse, aujourd'hui, de fixer un taux plancher liant le franc à l'euro, le Nouveau mouvement européen suisse diffuse un communiqué intitulé : « Combien de temps la Suisse pourra-t-elle se permettre d'avoir sa propre monnaie ? ». Un texte signé, entre autres, par le sympathique enragé de l'adhésion de la Suisse à l'UE, François Cherix.

 

Un texte qui ressemble à un autogoal. L'immense majorité des Susses sont attachés au franc. Ils le sont, aussi, à la souveraineté de leur pays, ce qui ne signifie ni fermeture, ni isolement. Simplement, continuer de prendre notre destin en mains. Sans la moindre haine pour nos voisins. Mais sans vouloir - en l'état - nous inscrire dans une construction supranationale dont l'éclatant succès n'apparaît pas, pour l'heure, dans toute son évidence.

 

Dans ces conditions, oui, M. Cherix : les Suisses, plus que jamais, veulent garder leur monnaie. La population de ce pays n'aime pas le discours sur la soi-disant inéluctable perte de souveraineté. De gauche comme de droite, dans les villes comme dans les campagnes, la grande majorité du pays répondrait à votre question : « Mais, pour longtemps, M. Cherix, pour très longtemps. Nous n'avons nulle envie que notre monnaie connaisse le destin de la drachme. Ni celui de l'euro ».

 

Pascal Décaillet

 

17:03 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Alors la dernière chose à faire était d'accrocher le sort du franc suisse à l'euro ....

Écrit par : kalvin | 06/09/2011

L'autogoal, c'est la BNS qui se le met... Lorsqu'elle décrète, dans son communiqué à la presse, qu'elle aura les moyens d'acheter des devises "en quantité illimitée", on peut avoir quelques doutes.

Doutes sur la capacité de la petite Suisse à résister à des phénomènes économiques dont l'ampleur la dépasse largement. La réaction de la BNS ressemble aux piaillements d'un poussin dans un chenil rempli de dobermanns.

Écrit par : Déblogueur | 06/09/2011

1. Cela ne va pas aboutir tant la situation dans l'eurozone ne peut que fortement se dégrader.

2. Si toutefois cela ne devait pas être le cas, cela finira de toute manière par coûter très cher, notamment aux épargnants dindons de la farce, épargnants victime de syndicats en charge de la défense des travailleurs et chômeurs issus de la libre circulation, mais aussi à l'ensemble des habitants de la Suisse.

3. La BNS a cédé à des pressions politiques en année électorale. Elle est une fois de plus lamentable.

4. Nous sommes confronté à une classe politique incapable de tirer parti d'une hausse du franc suisse, qui n'offre pas que des inconvénients. C'est lamentable. La Suisse a gaspillé une chance unique.

5. Il est illusoire d'avoir une politique monétaire indépendante si le pays ne peut pas gérer ses flux migratoires.

6. Il vaudrait mieux relire "Considération sur le gouvernement représentatif" de John Stuart Mill.

Écrit par : CEDH | 06/09/2011

Après le bradage de l'or (au début des années 2000, alors que le cours était au plus bas et juste avant son envolée, comme par hasard), le bradage des frontières (Schengen), le bradage de la sécurité, le bradage du secret bancaire, voilà le bradage du Franc-Suisse désormais arrimé à l'Euro.

Il ne reste plus grand chose de la Suisse.

L'élite met le paquet pour détruire le pays, pour se dissoudre dans l'Empire...

Écrit par : Hyperlucide | 07/09/2011

Le scandale absolu, c’est qu’une banque centrale puisse agir hors de tout contrôle politique.

Très bons billets ici :

http://fouthese.com/2011/09/06/franc-suisse-le-sabotage-va-bon-train/

http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8051

Pas étonnant que la presse systémique aux ordres et que tous les NOMistes de droite et de gauche applaudissent !

P.S. et bien entendu, achetez de l’or et de l’argent physique, anonymement, sans rien déclarer à personne et planquez tout ça.

Écrit par : Paul Bär | 07/09/2011

Parmi tous ceux qui nous entraînent dans ce grand mouvement de désagrégation, il y a une majorité de naïfs et d'imbéciles, mais il y a aussi une petite minorité qui agit en toute conscience.
Si l'occasion se présente, il ne faudra pas l'oublier, cette petite minorité...

Écrit par : Paul Bär | 07/09/2011

Merci les élites...

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... merci la génération des mes parents,
qui a tout reçu et rien transmis.

Écrit par : Paul Bär | 07/09/2011

Vous oubliez de rejouter que Mr Cherix est un des penseurs de la question européenne au parti socialiste...

Écrit par : 022 | 07/09/2011

Avez-vous remarqué cette stratégie parallèle, non pas évidemment directement provoquée, mais néanmoins amusante à constater ?

Comme il ne peut plus nier la hausse de la criminalité en Suisse sans mettre un nez rouge, Olivier Guéniat profite de ce fiasco, pour "dégager en corner", en faisant sa petite propagande pour une police nationale unique.

Comme il ne peut plus nier la chute de la monnaie européenne sans mettre lui-aussi un nez rouge, François Chérix profite de cette débâcle, pour "ventiler" encore plus, en redoublant sa lancinante rhétorique pour plus d'intégration au monstre bruxellois.

C'est une évidence, d'une clarté cristalline, les globalistes fonctionnent comme des parasites opportuns, utilisant le chaos qu'ils génèrent, pour en renforcer le modèle unique, animés qu'ils sont par leur haine à la fois irrationnelle et "éclairée" contre toute forme de subsidiarité.

Écrit par : Paul Bär | 07/09/2011

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