09/09/2011

M. Ruey fait la campagne du MCG

 

Sur le vif - Vendredi 09.09.11 - 08.44h

 

Sacré Claude Ruey ! Se rend-il compte qu'avec cette affaire d'affiche censurée, il fait la campagne de Mauro Poggia, et donne un formidable coup de pouce au MCG pour les élections fédérales ? Lobbyiste en chef des assureurs, le Vaudois est entré exactement, comme un enfant de chœur, dans le jeu des provocateurs. L'affiche était insultante pour les assureurs ? Oui, bien sûr. Mais elle disait - à sa manière, qui n'est pas celle des bourgeois de salon - ce que pense l'immense majorité des Suisses, qui étouffe sous le poids des primes.

 

Il est évident, dans cette affaire, que le MCG visait l'interdiction, pour obtenir un effet-martyre. Au final, succès total : M. Ruey passe pour un censeur au service des puissants, et voici, à l'instant, une nouvelle affiche, qui renonce aux insultes initiales (en effet condamnables) et... ridiculise M. Ruey ! Il va sans doute beaucoup s'en énerver (l'une de ses spécialités), jouer les grands moralistes, en appeler à l'humanisme, sortir tout le catéchisme de ses valeurs. Politiquement, il perd. Le MCG rigole. Avec lui, une bonne partie de la population.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

triste que personne d'autre comprend...

Écrit par : Charly Schwarz | 09/09/2011

Sacré Pascal Decaillet, toujours prêt à fustiger le politique qui essaye d'éviter le politiquement correct journalistique ! Et pourtant, c'est vrai que la question se pose : faut-il intervenir lorsqu'on est calomnié et diffamé publiquement ? La réponse n'est pas facile, ni univoque. Les magistrats judiciaires et avocats qui ont été l'objet des attaques diffamatoires du sieur Ulrich ont longtemps pratiqué la politique de l'autruche ou de la poule mouillée, recommandée par notre journaliste bien aimé. Et cela n'a pas marché ! Il a fallu qu'ils réagissent enfin pour que des condamnations soient prononcés et que le dévoiement du débat auquel se livrait le personnage puisse enfin être interrompu. Mais la question se pose, acceptons-la. Reste à savoir comment on y répond: subir et laisser faire ou réagir et peut-être faire de la publicité au diffamateur. L'exemple précité montre que la première solution n'est pas la bonne. Tant pis si à court terme le diffamateur ou calomniateur passe pour une victime ; il est d'intérêt public de ne pas laisser se dégrader encore plus le débat politique dans notre pays. La population partage largement l'appréciation du calomniateur, dites-vous ? Et alors? Faut-il simplement prendre le sens du vent comme la girouette? Ou faut-il oser faire face? Et rappeler quelques vérités: non, les politiques ne sont pas tous des démagogues ; non ils ne sont pas prêts à céder à tous les populismes; non ils ne sont pas tous des vendus. Et, en ce qui me concerne, celui qui croit pouvoir acheter ma voix n'est pas encore né ! Et tant pis si à court terme le rappel du droit et de l'éthique semble servir le populiste. C'est sur le long terme qu'il faut tabler. Je n'ai jamais oublié ce texte lu sur un mur de Berlin:" Sont coupables non seulement ceux qui ont agi, mais ceux qui ont laissé faire." Bien à vous Claude Ruey

Écrit par : Claude Ruey | 09/09/2011

Même dans le canton de Vaud, Claude Ruey ne ruait que dans les brancards!
... Ou si par malheur il faisait autre chose, lors de la campagne électorale fédérale précédente, par exemple, il inventait "Flyman", le Superhéro qui devait sauver les Libéraux vaudois... Voyez où ils en sont aujourd'hui.

Les élucubrations du branquignol sont visibles ici:
http://www.24heures.ch/vaud-regions/actu/2007/09/12/flyman-vole-bel-bien-parti-liberal

Écrit par : Baptiste Kapp | 09/09/2011

Dans la réponse de M. Ruey, je comprends mal la référence à cette phrase qu'il a lue sur un mur à Berlin. On peut en effet supposer qu'elle vise aussi la position du MCG, qui ne laisse pas faire les assureurs maladie et agit contre leur attitude.

Par ailleurs, si ma mémoire est bonne, l'affiche litigieuse ne reprochait pas à M. Ruey de vendre sa voix, mais de se livrer à la prévarication, soit simplement une violation de son mandat, qui n'implique pas un achat de sa voix.

Écrit par : Urs Anker | 09/09/2011

Je ne suis plus «Genevois» depuis une décennie, de sorte que je ne me sens plus trop concerné par ce qui s'y passe, tout en observant attentivement le phénomène MCG. Et j'ai pensé la même chose que Pascal Décaillet à l'instant même où j'ai pris connaissance de l'affiche contestée et en songeant à la réaction qu'elle allait inspirer aux «accusés». Cela fait bien des années que Claude Ruey me donne de l'urticaire chaque fois que je l'entends et le vois. Heureusement pour lui qu'il quitte Berne avant de s'en faire éjecter par des électeurs vaudois qui ne sont plus dupes.

Écrit par : Emigré | 09/09/2011

Le MCG est passé maître en matière d'utilisation du principe "mentez, il en restera toujours quelque chose". Il faut tordre le cou à la rumeur et illico, sinon elle vous étouffe.

Écrit par : Christelle | 09/09/2011

Les "valeurs" de Claude Ruey : UE-Turbo fanatique, immigrationniste, sans-papiériste, soit gauchiste sur le plan sociétal mais néo-con sur le plan économique, etc. . La Crème de la Crème quoi !

Écrit par : Hyperlucide | 09/09/2011

Mon cher Claude, il ne suffit pas de manier le Nouveau Testament pour gagner une onction d'infaillibilité morale. En soldant ta carrière politique au profit des assureurs, tu incarnes la dérive d'un parti libéral dévoyé dans la concussion et sauvé de l'extinction politique par la Miraculeuse Fusion.
Au lieu de prétendre donner des leçons de morale, je te suggère de relire Tartuffe.

Écrit par : bourlapapet | 09/09/2011

Oui, sacré Pascal Décaillet! Tordu, votre raisonnement! A croire que vous allez faire campagne sous les couleurs du MCG...

Écrit par : aurore | 09/09/2011

La politique genevoise est tombée plus bas que terre et malheureusement personne ne semble s'en offusquer, surtout pas vous Mr Decaillet. Le scandale fait vendre, donc journalistes, polémistes, et autres cafetiers se frottent les mains...

Écrit par : noel | 09/09/2011

De prime abord, raisonnement un peu alambiqué, mais compréhensible au fur et à mesure que la pelote se démèle. Assurés réveillez-vous !

Écrit par : Arvine | 09/09/2011

Monsieur Ruey s'énerve et il a bien raison. Il est inadmissible que ses amis assureurs dont la fortune bâtie sur nos primes devrait les placer au-dessus des lois puissent ainsi être vilipendéas. A quoi servent ces dîners au Bellevue Palace offerts à certains parlementaires peu regardants sur l'éthique ? Ces petites enveloppes bien remplies qu'on leur glisse discrètement contre des conseils dont on n'a que faire ? Pourquoi tous ces efforts si c'est pour se retrouver obligé de répondre de ses turpitudes en public comme n'importe quel citoyen ?

Écrit par : Big7 | 09/09/2011

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