21/09/2011

Le mot juste

 

Sur le vif - Mercredi 21.09.11 - 11.36h

 

Au cas où certains hésiteraient à trouver les mots justes pour qualifier le colonel qui vient de faire condamner à quatre jours de prison un soldat lui ayant juste dit "bonjour", je me lance volontiers, moi qui ai fait 500 jours d'armée et qui ne saurais être taxé d'antimilitariste: ce colonel est un con.

 

 

11:36 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

C'est clair qu'avec des amis comme cela, l'armée n'a pas besoin du GSSA comme ennemi.

Effarant de voir un pays ou on paie 40 francs ferme un dépassement de parcmètre, où on prend 4 jours ferme pour un bonjour mais où on propose un traitement psychiatrique hors prison pour un monsieur ayant défiguré une dame, sans parler des voleurs, cambrioleurs et trafiquants de drogue agissant en toute impunité. Le monde à l'envers.

Écrit par : Amusé | 21/09/2011

Si cette info est véridique, c'est tout la hiérarchie qui a permis ce verdict qui est à mettre au pilori. C'est une très très mauvaise publicité pour l'armée et devrait sonner comme une claque pour ceux qui la défende.
Cette affaire est effarante et il est à souhaiter qu'elle fasse l'objet d'une intervention parlementaire.
Après on s'étonne qu'il y a des événements comme ceux de Zoug.

Écrit par : petard | 21/09/2011

N'y a t-il pas une certaine incohérence à dénoncer, dans un autre billet, le marxisme sociétal du PLR tout en adoptant, sur ce sujet, une attitude fonctionnellement progressiste ?

Comme disait Saint-Exupéry : "chaque sentinelle est responsable de tout l'empire."

En effet, que vaudrait l'autorité fédératrice d'un colonel ("l'empereur"), autorité garante de la stabilité de la caserne ("l'empire"), si celle-ci n'était pas quasi religieusement respectée ?

Et je ne fais pas cette remarque au nom d'un militarisme "scrogneugneu" à la grand-papa, mais au contraire dans une optique très actuelle de fonctionnalité :
une structure alvéolaire comme une armée ne fonctionne simplement pas si ses formes de représentation symbolique n'imprègnent pas chacun de ses éléments constitutifs, du plus bas au plus haut niveau (ici, très concrètement, si le salut à un colonel est conditionnel, pourquoi devrais-je obéir à l'ordre d'un caporal ? Autant fermer toute la boutique)

Écrit par : Paul Bär | 21/09/2011

Bonjour Monsieur Bär,

Votre équation... armé = structure alvéolaire ... est vraiment magnifique!
Vous auriez également pu utilisé le synonyme "nid d'abeille".


J'aurais plutôt dit "nid de frelons" (pas Super, la Suisse n'a jamais eu ce type d'hélicoptère)

Monsieur Décaillet aurait dit "nid de cons" (C'est moi qui ajoute le "s" en raison de la quantité de con...fédérés qui la compose.)

L'apiculteur Ueli Maurer aurait dit: "Une ruche. La plus belle du monde"

Jean villard Gille, lui a dit:
Ceinturon, casque, jugulaire
Garde-à-vous pour offrir à Dieu
Notre règlement militaire
Qui peut être utile en haut lieu
Alors le Maître de la Vie
Ayant dit "Repos, fils de Tell"
Je t'entends, ô mère patrie
A ce moment bien solennel
Lui répondre avec énergie
"Bonjour, mon colonel !"
(ATTENTION! Cherchez l'erreur!)

Écrit par : Baptiste Kapp | 21/09/2011

En même temps, saluer quelqu'un d'un "Bonjour" à Saint-Maurice, où chacun le sait il ne fait pas souvent jour, ça sentait quand même la provocation d'Outre-Sarine à 3 kilomètres !

P.S : la réaction du sieur Bär (Un ursidé) aurait-elle été la même si ce brave colonel avait été membre de la "diversitude" ? :o)

Écrit par : Tapioca | 21/09/2011

Ce colonel (avec sa hiérarchie, qui a acquiescé à une décision qu'elle aurait pu renverser) est sans doute un gros con, mais, si j'ose dire, il n'y a rien là de scandaleux, la connerie et la colonnerie allant ensemble. Le plus surprenant dans cette nouvelle, c'est de nous rappeler qu'il y a encore en Suisse des individus si bêtes qu'ils accomplissent leur service militaire (en 2010 !!!) et que l'idée de se faire réformer (c'est une formalité) ne leur vient apparemment pas. Espérons que cette mésaventure aura mis du plomb dans la cervelle de ce jeune étourdi, et qu'il réfléchira dorénavant plus sérieusement aux rapports qu'il souhaite entretenir avec notre coûteuse fanfare nationale*. Cette leçon vaut bien quatre jours sans doute.

*Certains l'appellent une armée, mais c'est confondre l'apparence avec la fonction réelle.

Écrit par : carlos | 21/09/2011

L'armée c'est l'un des derniers endroits ou il y a encore des règles qui soient respectées alors quand des sanctions sont prises ne venons pas nous plaindre. Monsieur Décaillet que diriez vous si lors d'un de vos prochains débats télévisés quelqu'un vous coupait la parole ? Se qui constituerait a mon avis un manque de respect du même ordre puisque votre fonction ne serait pas respectée. Bien sur vous me rétorquerez que vous ne pourriez pas infliger 4 jours de punitions à votre interlocuteur. Mais vous souvenez vous encore, vous qui avez accomplis 500 jours de service, qu'à l'armée tout est plus grave? Il s'agit de respecter les chefs sous les ordres desquels on devrait défendre le pays et non pas seulement des idées.

Écrit par : L' Amer Royaume | 21/09/2011

Bien dit ! bravo et bonne soirée.

Écrit par : Météo | 21/09/2011

Le colonel n'est pas tout puissant. Le commandant de compagnie est un lâche, ou un con, ou les deux. C'est lui qui a infligé la sanction. Pas le colonel, qui n'a pas la compétence d'ordonner une condamnation. Et je connais de commandements de compagnie qui ne sont pas des lâches.

De plus, la décision du commandement de compagnie est susceptible d'un recours, qui a effet suspensif. Puis un Tribunal peut être saisi. Exigence de la Conv.EDH, consacrée par la loi fédérale. D'ailleurs, je doute que la procédure devant ce commandement de compagnie ne soit pas entachée de violations de la Conv.EDH dont il est impossible qu'elles soient réparées devant un Tribunal. Ou alors cela serait une exception.

Notre condamné n'est-il pas un peu concon ?

Quant à l'absence de salut .... c'est grave. J'ai souvenir d'un soldat s'étant indigné de ce qu'un officier général ne l'avait pas salué. Cette saine indignation lui avait profité. Quant à serrer la main d'un con ... ce n'est pas obligatoire, même à l'armée.

Au juste comment s'appelle notre colonel, pauvre victime.

Écrit par : CEDH | 21/09/2011

"ce colonel est un con."
Pourquoi user d'un pléonasme ? Dire : "c'est un colonel" aurait suffi !...

Écrit par : Michel Sommer | 21/09/2011

Tous les colonels ne sont pas des cons. Tous les cons ne sont pas colonels etc.

Écrit par : jlreb | 22/09/2011

Au cas où certains hésiteraient à trouver les mots justes pour qualifier le commentaire de Pascal Décaillet à propos du colonel qui vient de faire condamner à quatre jours de prison un soldat lui ayant juste dit "bonjour", je me lance volontiers: banal.

Écrit par : David Marín | 23/09/2011

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