30/09/2011

Cela n'existe que chez Sandrine...

 

Sur le vif - Vendredi 30.09.11 - 18.05h

 

J'apprends donc qu'il y a des problèmes chez Madame Salerno. Suis heureux que ce genre de pratique (utiliser un conseiller payé par le contribuable pour des tâches de propagande du parti du magistrat) n'existe qu'à la Ville. On n'imaginerait en aucun cas des dérives similaires à l'État. Nul secrétaire général, fût-il adjoint, ne profite de son temps de travail pour se livrer à des activités partisanes, en complicité avec le ministre. Sainte Sandrine, dites-moi si je me trompe.

 

PaD

 

 

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Les appels du 30 septembre

 

Sur le vif - Vendredi 30.09.11 - 14.50h

 

Dans l'affaire de la Banque Cantonale de Genève, le Conseil d'Etat fait appel. Il conteste le verdict d'acquittement, total ou partiel, prononcé contre les anciens réviseurs et organes dirigeants de la banque.

 

Chaque partie, à l'issue d'un procès, a le droit de faire appel. Mais il convient, sauf à se laisser promener par la chasteté toute apparente des communiqués du gouvernement, de faire la part du juridique et du politique. Et aussi, quand on dit « le Conseil d'Etat », faire la part de ceux, parmi les membres du collège, qui ont développé la plus hargneuse équation personnelle face à cette affaire.

 

Pour mémoire, on rappellera la déposition à charge excessive, et la théâtralité surjouée, du président 2010 du Conseil d'Etat genevois.

 

Pascal Décaillet

 

 

PS - 15.33h - COMME PAR HASARD, un communiqué du Ministère public nous annonce que le Procureur, lui aussi, fait appel.  Elle ne vous émeut pas, la convergence de ces appels?

 

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L'appel du 30 septembre

 

Sur le vif - Vendredi 30.09.11 - 14.50h

 

Dans l'affaire de la Banque Cantonale de Genève, le Conseil d'Etat fait appel. Il conteste le verdict d'acquittement, total ou partiel, prononcé contre les anciens réviseurs et organes dirigeants de la banque.

 

Chaque partie, à l'issue d'un procès, a le droit de faire appel. Mais il convient, sauf à se laisser promener par la chasteté toute apparente des communiqués du gouvernement, de faire la part du juridique et du politique. Et aussi, quand on dit « le Conseil d'Etat », faire la part de ceux, parmi les membres du collège, qui ont développé la plus hargneuse équation personnelle face à cette affaire.

 

Pour mémoire, on rappellera la déposition à charge excessive, et la théâtralité surjouée, du président 2010 du Conseil d'Etat genevois.

 

Pascal Décaillet

 

PS - 15.33h - COMME PAR HASARD, un communiqué du Ministère public nous annonce que le Procureur, lui aussi, fait appel.  Elle ne vous émeut pas, la convergence de ces appels?

 

 

 

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29/09/2011

Naissance d'un talent

 

Sur le vif - Jeudi 29.09.11 - 11.53h

 


Un talent politique est né. Il s'appelle Alexandre Jöhl, 22 ans, candidat des Jeunes PLR à Genève. Il est un peu fou avec son idée de dépénaliser toutes les drogues, va perdre des voix dans son propre parti. Mais il a le courage, seul contre tous, de défendre son opinion. C'est le contraire d'un tiède. Un homme vertical, qui se bat. On reparlera de lui en politique.

 

Pascal Décaillet

 

 

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28/09/2011

Lega-UDC: le lien n'est pas indissoluble!

 

Sur le vif - Mercredi 28.09.11 - 12.12h

 

"La nostra alleanza con l'UDC per questa votazione federale non è un atto di fede indissolubile". Propos de Giuliano Bignasca, le président de la Lega, dans le Corriere del Ticino de ce matin. Et cinglante réponse à l'argument qui appelle à ne pas voter pour Mauro Poggia (ou d'autres candidats MCG) sous prétexte que ces derniers, en cas d'élection, seraient "isolés" sous la Coupole, n'ayant pas le quorum pour former un groupe, donc participer à des commissions.

 

L'argument "d'élus isolés" émane de l'UDC, parti concurrent, Céline Amaudruz l'a encore brandi hier soir, à "Genève à chaud". C'est de bonne guerre. Quand on le voit en titre de "portraits" d'un grand journal local, notoirement connu pour son opposition au MCG et son obédience à certains partis traditionnels, on se pose des questions.

 

Pascal Décaillet

 

12:12 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | |

27/09/2011

Roger Guignard et Jean Studer

 

Sur le vif - Mardi 27.09.11 - 07.54h

 

Il n'est pas fréquent, dans le brouet souvent trouble et insipide des séquences "Signatures" de 07.35h à la RSR, d'entendre un commentaire dont les syllabes se détachent avec un éclat sonore qui vous accompagne pendant la journée. Avec celui de Roger Guignard, ce matin, sur Jean Studer, ce fut le cas. De la très belle ouvrage, qui résonne encore dans mes oreilles. Et qui lance dans la course un homme d'État et de caractère. Nous en reparlerons.

 

Pascal Décaillet

 

07:54 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | |

25/09/2011

Murat Julian Alder: la relève

 

Sur le vif - Dimanche 25.09.11 - 19.16h

 

Le Valais a Philippe Nantermod, Genève a Murat Julian Alder. Jeune, brillant, formidablement polyglotte jusqu'à parler le turc (la langue de sa mère), l'allemand, le suisse allemand (impeccable !), l'anglais, l'espagnol. Un prénom de maréchal d'Empire, mais un engagement politique profondément républicain, le sillon radical, hérité des Lumières, qui a fait ce pays.

 

Murat Julian Alder n'a pas encore trente ans, et déjà le sens de l'Etat, la vision générale, la précision du juriste (il est avocat, et Constituant), bref un discours politique œcuménique, entendez ouvert à tous les champs, à mille lieues des obsessions monothématiques de certains. Je le dis ici, comme je le dis de Nantermod depuis des années, ce jeune homme brillant incarne la relève. Ce sera pour cette fois-ci, ou dans deux ans, ou dans quatre, mais ce sera lui. Comme pour Maudet, Darbellay, Maillard : il fallait que ce fût eux.

 

Dans l'émission Le Grand Oral, enregistrée jeudi mais diffusée ce soir sur la Télé, j'ai invité le jeune loup du PLR a affronter quelques minutes le vieux lion, Blocher. Et c'est Blocher qui s'est énervé, Blocher qui est devenu rouge ! Face à qui ? Face à un jouvenceau, 41 ans plus jeune que lui. Et le jeune homme, lui, est demeuré parfaitement calme. Il a dit à M. Blocher, très courtoisement, qu'il n'avait pas bien fait son boulot pendant ses quatre ans au Conseil fédéral ! Il a tenu. Il a passé l'obstacle.

 

Murat Julian Alder sera un jour un politicien de premier rang. Parce qu'il croit, profondément, en l'action publique et à l'utilité de la politique, dont il a une haute et remarquable idée. C'est tout.

 

Pascal Décaillet

 

 

 

19:16 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Imprimer |  Facebook | |

Les socialistes genevois peuvent oublier le Conseil fédéral

 

Sur le vif - Dimanche 25.09.11 - 09.03h

 

Les socialistes genevois voudraient continuer, sans doute au nom d'une hérédité de robe, d'être représentés au Conseil fédéral. Après Mmes Dreifuss et Calmy-Rey, ils se disent qu'après tout, le rêve (pour tous les autres : le cauchemar) pourrait s'éterniser un peu. Comme s'il existait un droit divin de tel parti cantonal à siéger au gouvernement de la Confédération. Les socialistes genevois se comportent comme des radicaux vaudois de la grande époque.

 

Le seul problème, c'est qu'à part Manuel Tornare, qui ne montre à ma connaissance pas d'intérêt pour le poste, ils n'ont personne de crédible à proposer. Personne de taille à faire pièce à un Alain Berset ou un Pierre-Yves Mallard. Charles Beer semble survoler le DIP, de plus en plus, comme s'il était observateur - et non acteur - de son propre règne, en sifflotant. Les deux élus à l'exécutif de la Ville, assurément talentueux, sont trop jeunes dans leur fonction municipale pour prétendre foncer à Berne. Je passe sur les actuels conseillers nationaux ou aux Etats, notamment sur un épouvantail absolu, haï par la droite, et (plus tacitement) une partie des siens. Juste chouchouté - au-delà de la caricature - par les médias de service public.

 

Alors, quoi ? Alors la relève, dans ce parti, elle existe ! Il faut aller la chercher chez les jeunes, par exemple un Grégoire Carasso, au Municipal. Mais c'est musique d'avenir ! La vérité, c'est que ce parti cantonal, naguère auréolé d'un certain succès, est demeuré engoncé dans d'intangibles certitudes. Il a mis mille ans, par exemple, à cesser de parler de « sentiment d'insécurité », il a souvent été trop lent dans l'action politique, la célérité n'étant pas l'atout majeur de son actuel président. C'est dommage, car cette famille de pensée, qui a largement contribué à faire la Suisse moderne (pensons à un Tschudi, un Chavanne) et qui a sa place dans la vie politique de ce pays, mérite mieux que les tristes certitudes genevoises. La preuve, les talents existent. Ailleurs. Ils s'appellent, par exemple, Pierre-Yves Maillard et Alain Berset.

 

Pascal Décaillet

 

*** PS 1238h - Mon confrère Mathieu Cupelin, RSR, a contacté Manuel Tornare, ce matin, qui lui a confirmé ne pas être intéressé. Cupelin avance le nom de Liliane Maury Pasquier, qui m'apparaît comme un clone de Ruth Dreifuss. Ca n'est pas le profil dont l'Assemblée fédérale, cette fois, voudra. Le microcosme genevois (membres du PS et journalistes) semble avoir un peu de peine à se sortir de l'invariable formule: femme + gentille + aimable + socialiste. Les recettes de 1991 - déjà très contestables - ne sont plus celles de 2011. Pourquoi pas un homme, vaudois, colérique et tranchant?

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23/09/2011

Des tests QI pour mieux... virer les employés !

 

Sur le vif - Vendredi 23.09.11 - 10.46h

 

Hallucinante, la nouvelle que révèle mon confrère Jean-Marie Banderet, dans « Le Courrier » de ce matin : Swissinfo, ex-Radio Suisse Internationale, financée à parts égales par la SSR et la Confédération, a utilisé la méthode des tests QI, non pour embaucher, mais... pour virer une partie de son personnel ! Du jamais vu, même au sein du Mammouth qui n'en est pas à une énormité près.

 

D'en haut, donc du côté de la maison mère, la SSR, on a demandé à Swissinfo de saquer quarante postes à temps plein, d'ici fin 2012. Du coup, la direction doit s'exécuter. Comme dans n'importe quelle filiale de n'importe quelle entreprise du monde où on a vu un peu trop gros, et où tombe un jour le couperet. Ça n'est évidemment  pas le boulot le plus rigolo pour un patron de boîte, ou plutôt, dans le cas présent, le sous-chef local d'une nébuleuse.

 

Mais enfin, cette basse besogne étant indispensable, le chef doit avoir le courage de l'assumer lui-même. Toi tu pars, toi tu restes. Ça fait partie de son job, c'est horriblement douloureux pour tout le monde, mais le patron - le vrai - doit avoir le cran de regarder chaque employé dans les yeux pour le fixer sur son destin. Toi, tu bosses bien, on te garde. Toi, tu ne donnes hélas pas satisfaction, tu devras partir.

 

Mais ce qui est nauséabond dans cette méthode, là, cette histoire de QI, c'est qu'on remplace la décision du patron (avec tout ce qu'elle implique d'arbitraire, de détestable, de révoltant, et il existe des syndicats pour la contester) par une soi-disant objectivité extérieure. On se décharge. On se défausse. C'est déjà assez énorme dans les tests d'embauche. Dans ceux de débauche, ça pulvérise les limites de l'indécence.

 

Pascal Décaillet

 

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22/09/2011

SSR : l'Empire du Milieu

 

Sur le vif - Jeudi 22.09.11 - 17.36h

 

Nommé, il y a quelques minutes, nouveau président de la SSR, Raymond Loretan est assurément un homme compétent. Le choix d'un PDC à ce poste est toutefois révélateur. Avec un gentil centriste à la tête du Conseil d'administration, et un centriste acharné à la tête de l'opérationnel (Roger de Weck, qui fait de la lutte contre la bipolarisation une affaire personnelle, jusqu'à faire changer la scénographie des débats politiques), le Mammouth devient officiellement un Empire du Milieu.

 

Imaginez que ces deux postes-clefs aient été confiés à deux méchants socialistes. Ou à deux méchants UDC. Ça hurlerait ! De Chancy à Romanshorn ! Mais là, face à la grande conspiration du centre, tout le monde se tait. C'est la Suisse du silence. Et du consensus. La Suisse d'hier.

 

Pascal Décaillet

 

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21/09/2011

Le mot juste

 

Sur le vif - Mercredi 21.09.11 - 11.36h

 

Au cas où certains hésiteraient à trouver les mots justes pour qualifier le colonel qui vient de faire condamner à quatre jours de prison un soldat lui ayant juste dit "bonjour", je me lance volontiers, moi qui ai fait 500 jours d'armée et qui ne saurais être taxé d'antimilitariste: ce colonel est un con.

 

 

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A quoi joue le PLR ?

 

Chronique publiée dans le Nouvelliste - Mercredi 21.09.11

 

A Genève, mais aussi en Valais, sur Fribourg, sur Vaud, dans les cantons de Suisse alémanique (le combat des chefs à Saint-Gall sera passionnant!), j'observe de très près la campagne pour les élections fédérales. J'y vois des partis bien dans leurs bottes: les socialistes, les Verts, l'UDC. Un parti traditionnellement plus fluctuant, disons que c'est dans sa nature: le PDC. Et un parti à la stratégie, mais aussi à la rhétorique duquel je n'entends strictement rien: le PLR. Si ça n'était qu'un obscur groupuscule, cette illisibilité ne serait pas trop grave. Venant du grand vieux parti qui a fait la Suisse, et nous a donné des personnalités comme Jean-Pascal Delamuraz, ça donne tout de même quelques frissons.

 

Que se passe-t-il? A de notables exceptions près (Jean- René Germanier, Philippe Nantermod, Christian Lüscher), la grande majorité des candidats PLR romands passent leur temps à quoi? A tomber à bras raccourcis sur l'UDC. Bien sûr, ces deux univers sont très différents, il y a la ligne de fracture des bilatérales, la différence de tonalité politique (langage de la raison, «Vernunft», contre usage de l'image, de l'émotion), oui toutes ces frontières existent, et c'est bien pour cela qu'il y a deux partis. Mais enfin, regardez les votes de ces deux familles politiques sur la plupart des sujets, à Berne, et vous y noterez bien des convergences. Et puis, l'attaque anti-UDC, chez certains caciques PLR, est devenue tellement récurrente, obsessionnelle, qu'elle amène une question majeure: nos braves radicaux ont-ils oublié que l'ennemi premier de la droite, avant d'être une autre composante de cette même droite, était peut-être, tout simplement... la gauche?

 

Dans certains cantons, comme Vaud, on n'est pas loin de l'axe radical-socialiste, oui les bons vieux rad-socs de la Troisième République, avec leurs Compas et leurs Equerres, contre la bête immonde de l'UDC. Sous l'apparence d'arguments moraux, cela traduit d'incroyables faiblesses au PLR. D'abord, parce qu'un parti (a fortiori celui qui a fait le pays!) a mieux à faire que se définir en constante opposition à un autre. Mais aussi parce que la gauche - ils l'apprendront à leurs dépens - ne fait JAMAIS de cadeaux à la droite. De cette soi-disant lutte commune «humaniste», les «PLR gentils» ne tireront nul profit. Ils sont toujours, dans ces cas-là, les dindons de la farce: rappelez-vous Georges Pompidou, en 1969, remontant les bretelles de son premier ministre Jacques Chaban-Delmas suite au discours sur la «Nouvelle Société », qui voulait donner des gages à la gauche. Bref, le PLR, au niveau national, pourrait bien payer assez cher, au soir du 23 octobre, l'erreur de direction dans laquelle il a tourné ses canons. Je terminerai avec une exception déjà mentionnée plus haut: l'excellent Nantermod. Dix types comme ça, et le vieux parti est sauvé.

 

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15/09/2011

Bon vent, M. Devaud !

 

Sur le vif - Jeudi 15.09.11 - 15.57h

 

Décidément, le juge Devaud a bien des chances d'être élu dimanche à la cour des Comptes ! Tant mieux pour lui, et tant mieux pour la gauche, qui n'a rien à se reprocher : elle aura su serrer les rangs autour de son candidat.

 

On n'en dira pas autant de la droite. Cette dernière voudrait torpiller les chances du candidat Nidegger, elle ne s'y prendrait pas autrement. Nous avons déjà décrypté, ici, les vraies raisons de la singulière intervention, par voies d'annonce payante dans un quotidien, d'un ancien président radical du Conseil d'Etat. Et voilà qu'à l'instant, sur son blog, le PDC Michel Chevrolet dégomme Yves Nidegger pour son absentéisme au Municipal, et annonce qu'il votera blanc dimanche.

 

Sur la discrétion de M. Nidegger dans la vie municipale, Michel Chevrolet a sans doute raison. Mais on se dit simplement que, politiquement, il aurait pu attendre lundi matin - ou même dimanche, à partir de 12h, la fermeture des locaux de vote - pour pousser son coup de gueule. Il aurait pu aussi voter blanc dans son coin, comme l'ancien grand homme aurait pu voter Devaud sans le faire savoir par voie d'annonce.

 

Il convient donc de se demander quelles sont, dans l'actuelle dynamique (si on ose encore ce mot !) interne à la droite, les raisons politiques de ces prises de distance. Nous avons décortiqué ici celles du grand homme. Nous tentons de comprendre celles de Michel Chevrolet. En commençant par aller chercher une aspirine.

 

Pascal Décaillet

 

*** PS 17.09h - Le commentaire d'Olivier Fiumelli, chef du groupe PLR au Municipal, sous le blog de Michel Chevrolet, allant dans le même sens face à M. Nidegger, nourrit la thèse d'un lâchage du candidat "Entente + UDC" allant plus loin que la seule personnalité du chef du groupe PDC au Municipal. Reste à connaître les exactes obédiences de M. Fiumelli.

 

*** PS no 2 - 17.32h - Le commentaire d'Yves Nidegger lui-même, à l'instant, toujours sur le blog de Michel Chevrolet, confirme l'implosion, en tout cas en Ville, du "bloc Entente-UDC derrière Nidegger". Il annonce clairement la victoire de M. Devaud dimanche, et, le 23 octobre, celle de Mme Maury Pasquier et M. Cramer.


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Tout là-haut, Bonatti

 

Hommage - Jeudi 15.09.11 - 14.27h

 

Il existe des suites de syllabes, comme des fugues, qui donnent la chair de poule : « Pilier sud-ouest des Drus ». Je l'ai vu souvent, d'assez près, oh jamais touché. Je le photographiais encore samedi. Août 1955, un jeune alpiniste italien de génie passe six jours en solitaire dans une voie qui, pour toujours, portera son nom. Il s'appelle Walter Bonatti, entre alors dans la légende, jamais ne la quittera. Avant-hier, à l'âge de 81 ans, il nous a quittés. Disons, son ultime ascension. Quelque part, la lumière.

 

Il y a Michel Darbellay et la paroi nord de l'Eiger, et puis il y a Bonatti avec son Dru, ou sa face nord hivernale du Cervin, ou son Capucin. J'ignore qui sont les 90 Suisses romands du vingtième siècle, mais j'ai ma petite idée sur les 10 plus grands Italiens. Il y a Toscanini, il y a Fellini, il y a Fausto Coppi, il y a Mastroianni. Et puis, tout là-haut, il y a Bonatti.

 

Je pensais à lui samedi, sur les hauts de cette vallée qui m'est paternelle, là où les ultimes contreforts du Valais se mêlent à la Haute-Savoie, par une journée d'arrière-été d'une incroyable clarté. J'ignorais qu'il lui restait trois jours à vivre. En 1965, il disait : « Je quitte un alpinisme fatigué, désormais vidé de sa substance par la médiocrité, l'envie et l'incompréhension ». Il emporte avec lui le mystère d'une vie. L'exceptionnelle noblesse de son rapport à la montagne. Son altière solitude. Découpée, ciselée. Face à la verticalité du néant.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Un bon duo PDC à la RSR

 

Sur le vif - Jeudi 15.09.11 - 08.09h

 

Le PDC s'en est bien sorti, à l'instant, dans l'émission « Face aux partis », sur la RSR. On aurait aimé un peu plus de courage de Marie Chappuis sur la Palestine, on a un peu souri lorsqu'il fut question d'éoliennes (comment prononcer ce mot, face à ce parti, sans se pincer les lèvres ?), on a aimé la référence aux « Indulgences » de Christophe Darbellay. Bref, ce fut un vrai entretien PDC, avec de la famille, de l'attention aux personnes âgées, de l'armée mais pas trop, quelques noires fragrances de la religion mère, et beaucoup de gentillesse. Il y manquait juste le tragique de l'Histoire, mais ne chipotons pas.

 

Le PDC, en Suisse, est une institution. Finalement très stable dans ses résultats, tous les quatre ans, sous la Coupole, incroyablement implanté (on peut dire : enraciné) dans pas mal de cantons, il est l'un des socles de notre vie politique. Ma consoeur Nicole Lamon demandait à Darbellay s'il n'accaparait pas trop les attentions. Dieu merci, il les accapare ! Sans la flamboyante personnalité du Flandrin des Glaciers, le parti serait en régression. Parfaitement à l'aise dans tous les coins du pays, constamment sur le terrain, il incarne le parti. Ce dernier, dans les années qui viennent, aurait tort de se priver d'un tel étendard.

 

Pascal Décaillet

 

 

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14/09/2011

La rose aux points

 

Sur le vif - Mercredi 14.09.11 - 16.10h

 

Singulier traitement de la session des Chambres fédérales, à l'instant, dans le flash de 16h de la Radio d'Etat. Deux sujets : la sécurité intérieure ; l'adoption par les Etats du projet de réseaux de soins intégrés. Pour commenter le premier sujet, le socialiste genevois Carlo Sommaruga. Pour le second, la socialiste genevoise Liliane Maury Pasquier.

 

C'est bien. Mais peut-être pourrait-on courtoisement rappeler aux ondes publiques qu'il existe beaucoup d'autres partis représentés sous la Coupole. Et aussi 25 autres cantons.

 

Pascal Décaillet

 

16:10 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Imprimer |  Facebook | |

13/09/2011

M. Levrat et la cohésion nationale

 

Sur le vif - Mardi 13.09.11 - 12.53h

 

Singulier traitement, à l'instant, de la Radio d'Etat, à propos du rejet, par le National, d'une pétition munie de 146.000 signatures, qui demandait de diminuer de moitié la redevance radio-TV. Cet impôt déguisé, obligatoire, se monte aujourd'hui à 462 francs par an. En tout et pour tout, au 1230h RSR, on n'a entendu qu'une voix : celle de Christian Levrat. Le président du parti socialiste nous assène à la tribune, dogmatiquement et sans la moindre argumentation, qu'une telle réduction équivaut à « une attaque en règle contre la cohésion nationale ». Et basta, on passe au sujet suivant.

 

Il existe, en Suisse, et notamment en Suisse romande, des médias privés qui, avec très peu de moyens, montent des émissions politiques, économiques, culturelles, sportives de qualité. En quoi les producteurs de ces émissions seraient-ils moins sensibles que d'autres à la cohésion nationale ?

 

Le raccourci de M. Levrat, c'est SSR = cohésion nationale. C'est totalement disqualifiant pour les émetteurs privés, radios ou TV, producteurs indépendants. C'est juste garder de bonnes relations, en pleine période électorale, avec le principal pourvoyeur de visibilité. Et tout le reste est littérature.

 

Pascal Décaillet

 

 

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09/09/2011

Ueli et le pot au lait

 

Sur le vif - Vendredi 09.09.11 - 18.03h

 

Les sondages, on le sait, valent ce qu'ils valent. Le seul qui compte, ne cessait de répéter un conseiller fédéral de Martigny, c'est l'élection. Restent que le baromètre électoral Gfs/SSR, qui vient de sortir (17h), mérite un ou deux commentaires.

 

D'abord, à moins d'un séisme, il se confirme que les grands rapports de force, à l'Assemblée fédérale issue du 23 octobre prochain, devraient ressembler de très près à ceux d'aujourd'hui. Le sondage donne l'UDC à 28, le PS à 20,5, le PLR à 15,6, le PDC à 14,5. Même quatuor, dans l'ordre, depuis tant d'années, entre les partis gouvernementaux.

 

Loin derrière, et à des années-lumière du printemps Fukushima, les Verts sont crédités de 9,5 points. C'est peu, désespérément peu. Et ça rend passablement caduques les grandes tirades de leur président national qui nous annonce quasiment, déjà, un conseiller fédéral issu de ses rangs. Le sage et prudent Eric Leyvraz, homme de la terre et des réalités, rappelait courtoisement à Ueli Leuenberger, mercredi dans un débat, qu'à moins de 15% de voix, on ne venait pas trop exiger un fauteuil au gouvernement suisse. En tout cas dans la logique actuelle, qui n'est pas celle d'une alliance, mais d'une représentation arithmétique.

 

Reste à s'interroger. Sur l'incroyable surplace d'un parti qui ne cesse, depuis le début de sa courte Histoire, de se définir comme celui de la jeunesse et de la modernité. Et qui n'arrive toujours pas à rallier plus d'un Suisse sur dix.

 

Hommage, en revanche, au PS, qui, lui, a une histoire, vieille de près de 120 ans. De grands conseillers fédéraux, conseillers d'Etat. Une équation républicaine au social et à la redistribution. On peut ne pas partager leurs thèses, mais la querelle porte surtout sur une question de curseur. Avec eux, on parle au moins le même langage. On bat le fer sur le même diapason dialectique. Ils viennent, eux, de quelque part. D'un monde plus ancré que celui des mirages.

 

Pascal Décaillet

 

 

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M. Ruey fait la campagne du MCG

 

Sur le vif - Vendredi 09.09.11 - 08.44h

 

Sacré Claude Ruey ! Se rend-il compte qu'avec cette affaire d'affiche censurée, il fait la campagne de Mauro Poggia, et donne un formidable coup de pouce au MCG pour les élections fédérales ? Lobbyiste en chef des assureurs, le Vaudois est entré exactement, comme un enfant de chœur, dans le jeu des provocateurs. L'affiche était insultante pour les assureurs ? Oui, bien sûr. Mais elle disait - à sa manière, qui n'est pas celle des bourgeois de salon - ce que pense l'immense majorité des Suisses, qui étouffe sous le poids des primes.

 

Il est évident, dans cette affaire, que le MCG visait l'interdiction, pour obtenir un effet-martyre. Au final, succès total : M. Ruey passe pour un censeur au service des puissants, et voici, à l'instant, une nouvelle affiche, qui renonce aux insultes initiales (en effet condamnables) et... ridiculise M. Ruey ! Il va sans doute beaucoup s'en énerver (l'une de ses spécialités), jouer les grands moralistes, en appeler à l'humanisme, sortir tout le catéchisme de ses valeurs. Politiquement, il perd. Le MCG rigole. Avec lui, une bonne partie de la population.

 

Pascal Décaillet

 

 

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08/09/2011

Police à pied et Vert à pied

 

Sur le vif - Jeudi 08.09.11 - 23.00h

 

Dans l'émission Forum d'hier, sur la RSR, le candidat Vert au Conseil des Etats flingue la police genevoise. À entendre ce candidat, les policiers seraient invisibles, toujours en voiture et pas assez à pied, toujours en retard. Bref, ne feraient pas leur boulot.

 

On peut discuter de ces choses-là. Mais enfin, il est tout de même assez ahurissant d'entendre pérorer, comme s'il tombait de Sirius et n'avait aucune équation personnelle avec l'Histoire récente du canton, un homme qui a passé douze ans au plus haut niveau de responsabilités cantonales. Douze ans : jusqu'en 2009 !

 

Pendant ces douze années - l'équivalent de ce que Jacques Chirac a passé à l'Elysée - qu'a fait, qu'a proposé, concrètement, cet éminent magistrat, en matière de sécurité ?

 

Je cherche la réponse. Vous l'avez, vous ?

 

 

Pascal Décaillet

 

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