13/10/2011

Le parti qui ne fait plus la Suisse

 

Sur le vif - Jeudi 13.10.11 - 08.58h

 

Publié hier, l'ultime sondage Gfs/SSR avant les élections sonne le glas d'un grand parti qui a fait la Suisse, a toute sa place dans les livres d'Histoire, mais n'a plus aujourd'hui, hélas, ni la puissance d'inventivité ni surtout le casting d'hommes et de femmes capables de rassembler. Les deux conseillers fédéraux du PLR sont diaphanes, bien des conseillers d'État de ce parti le sont aussi. C'est paradoxalement chez les très jeunes, les Nantermod et les Murat Julian Alder, qu'on trouve aujourd'hui le talent. A moins de deux semaines des élections, on croit s'acheter une virginité en publiant un "avis de droit" sur une initiative en cours, ce qui donne la désastreuse impression qu'on craint un vaste débat populaire. Ça n'est certes qu'un sondage, il reste onze jours de campagne, mais ce parti-là va devoir sérieusement se remettre en question, après le 23 octobre, s'il veut, à terme, survivre. Oui, simplement, survivre.

 

Pascal Décaillet

 

08:58 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

De la même façon que verts, socialistes et Gauche dictatoriale passe des alliances fortes il est temps pour le PLR de faire de même.

Écrit par : Anonyme | 13/10/2011

Il semble que la droite classique qui votait radical, s'est rallié en partie à l'UDC au tournant de ce parti qui a viré dans la mouvance zurichoise, il y a un certain nombre d'années.
Depuis avec une mondialisation et un monde de la finance perçu négativement, le PLR a une tâche insurmontable.
La solution est à mon avis, de redevenir cette droite classique qui n'est plus représentée, et reprendre des voix à l'UDC.
Sinon, les libéraux vert en phase avec leur temps sont l'avenir du plr, par la dissolution de celui-ci.

Le PDC qui est intemporelle s'en sortira, ce que je doute pour le PLR.

Écrit par : roket | 13/10/2011

Si le talent du PLR c'est Nantermod qui malgré le peu de talent qu'il a pour la chanson en a plus qu'en politique, il est normal que les sondages soient au plus bas!

De mauvaises langues prétendent même que leur prochain congrès sera organisé dans une cabine téléphonique et qu'il y aura de la place pour le buffet!

Écrit par : Baptiste Kapp | 13/10/2011

Surprenant retour en grâce des sondages Gfs/SSR à propos desquels, il y a deux mois exactement, l'auteur de ce post s'interrogeait sur "l'éventuelle opération de propagande derrière la soi-disant objectivité des chiffres"...

Écrit par : Nicolas | 13/10/2011

@ Nicolas - Et si M. De Weck sortait ce sondage, justement pour réveiller le centre-droite?

Écrit par : Pascal Décaillet | 13/10/2011

Nantermod et Murat Alder c'est n'importe quoi. L'un propulsé par une presse de convenance par des liens familiaux, les yeux brillants en permanence.....bizarrement et c'est à lui qu'il faudrait confier notre destin?
Pfffffffffffffffffff!

L'autre, chez vous, face à M. Blocher, qui ne sait que reprendre des informations venant de la presse, faussement élaborées et pour cause, c'est M. Blocher en face et c'est ce dernier qu'il faut dénigrer.....l'expérience de 40 années et bien des succès en politiques!
Pffffffffffffffffffff!

A vos marques....c'est le 23 prochain qui démontrera à qui on peut faire confiance dans ce pays.

Je prends le pari.....l'UDC pas loin de 32%

Écrit par : Corélande | 13/10/2011

@Corélande
Possible, comme ça peut être finalement 25%. Quoi qu'il en soit, l'UDC ne gouvernera pas la Suisse, une majorité ne se fait pas avec 30%.

Écrit par : roket | 13/10/2011

@Roket, l'UDC n'a jamais voulu gouverner seul, juste avoir au moins les 2 sièges auquels il a droit, et pouvoir installer sa politique, telle qu'élaborée dans le programme plébicité par la majorité des VOTANTS.

Que les autres partis s'approprient la voix des abstinants c'est leur problème. Il se trouve que maintenant il faut une bonne fois pour toutes que l'UDC soit respecté au travers de ceux qui ont pris leur responsabilité en faisant usage de leurs droits de vote lors des rendez-vous démocratiques.

Trop facile de critiquer, alors que TOUS les autres partis font simplement bloc contre l'UDC afin de l'empêcher de mettre en pratique ses plans et projets politiques.

Depuis le 12.12.2007 beaucoup ont compris qu'ils ne pouvaient plus faire confiance à certains.....Alors le choix est vite fait aujourd'hui, il n'y a qu'un seul parti qui préconise d'agir pour leur sécurité et leur liberté en dehors de toutes idéologies politiciennes.

Pour ma part, je n'ai pas ménagé ma peine depuis 4 ans, et les évènements réguliers m'ont grandement aidée! Et trop déçue, comme beaucoup, d'avoir vu ces petites dernières années les situations se dégrader à vitesse grand V.
Pas difficile de comprendre que nous n'en serions pas là, si il y avait eu au moins 2 UDC au Conseil Fédéral!

Écrit par : Corélande | 14/10/2011

@Corélande
70% ne vote pas UDC et selon un sondage, pour ce CF, on ne veut pas de 2 UDC.
Le système Suisse fait que la politique mis en place est une politique de compromis et pas d'un parti. C'est ce qui a fait la force de ce pays depuis sa naissance. L'UDC n'a pas à dicter sa loi (idem pour les autres partis). Il vous faudra vous contenter de compromis, sinon il y a des initiatives.

Écrit par : roket | 14/10/2011

roket, quand vous dites que la droite classique issue du radicalisme a rejoint l'UDC, vous dites vrai. Mais plus JAMAIS cette mouvance radicale ne resuscitera de ses cendres. Car définitivement elle s'est mise hors jeu en acceptant la "voie bilatérale" vers une intégration de plus en plus poussée de la Suisse dans l'UE.

Ceci, 80% des Suissesses et des Suisses le refusent.

C'est pourquoi tous les éléments sains du radicalisme ont rejoint l'UDC. Ils ne retourneront pas au point de départ. Les carottes radicales sont cuites.

Les mignons du parti: Alder et Nantermod, qui attendrissent tant monsieur Décaillet, ont choisi un parti du passé, condamné à couler. Ils couleront avec.

Voyez-vous, le radicalisme avait une légitimité historique d'avoir fait une Suisse indépendante et neutre en 1848. Il a vécu de cet héritage pendant un siècle et demi. Du moment qu'il a abandonné la Suisse en faveur du machin de Bruxelles, l'histoire et le peuple suisse le condamnent. Il n'a plus aucune légitimité. Il va disparaître, ou alors se retrouver à 10%, ou moins.

La même constatation vaut pour l'ancien parti conservateur catholique aujourd'hui appelé PDC.

Écrit par : Historien | 17/10/2011

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