03/11/2011

Magali Orsini: une verticalité républicaine

 

Coup de Coeur - GHI - 02.11.11

 

Candidate de « La Gauche - Solidarités » aux élections fédérales, Magali Orsini, experte des questions comptables et fiscales, a véritablement été l'une des révélations de la campagne. Le propos est dense, le ton est clair, le rythme de la phrase ne se laisse impressionner ni emballer par nul tiers. A des années-lumière des approximations libertaires, ou corporatistes, de gauche comme de droite d'ailleurs, c'est un discours profondément républicain que nous a tenu Mme Orsini. Ensuite, on partage ou non, c'est une autre affaire ! Mais enfin, dans ce petit monde de cocktails et d'adoubements horizontaux, il fut lumineux d'entendre une certaine verticalité d'être. Pour le bien de tous.

 

Pascal Décaillet

 

14:24 Publié dans Commentaires GHI | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Magali Orsini experte en matière fiscale. Laissez-moi rire. A la suivre on détruirait l'économie.

Écrit par : CEDH | 03/11/2011

D'origine française, à peine naturalisée suisse, Magali Orsini a adhéré au PS à la fin des années septante. Elle s'est beaucoup battue pour la défense des femmes. Têtue, tête brûlée en son temps, elle demeure toujours aussi brillante, les années l'ont assagie donnant une image d'elle de "mami-gâteaux" bien rangée.

Écrit par : Soixantehuitarde | 03/11/2011

Mme Orsini est licenciée HEC de l’Université de Genève et expert-comptable.
Elle est actuellement responsable d’une fiduciaire et enseigne le droit fiscal à la Haute Ecole de Gestion. Elle est membre de la commission de recours en matière d’impôt fédéral direct.

Par contre, de grâce M. Descaillet, expliquez lui qu'il faut parler bien en direction du micro et à sa proximité ainsi que de ne pas se dandiner à droite et gauche. C'est dommage, car son propos perd fortement de sa porté pour le téléspectateur dans ces conditions.

De même votre émission sur Léman bleu est à un mauvais horaire, elle se termine lorsque le TJ de la TSR à déjà commencé ! De ce fait votre dernier invité passe inaperçu... Pourquoi ne pas commencer à 19h00 et mètre le sport après ?

Écrit par : Olivier | 04/11/2011

Cher CEDH : Et pourtant,elle tourne...

Chère soixantehuitarde, j'aurais préféré un commentaire un peu moins anonyme. Rassurez vous, j'ai bien l'intention de rester une vieille dame indigne.

Cher Olivier : J'ai cessé d'enseigner à la HEG et la commission de recours en matière d'IFD a été remplacée par le Tribunal administratif de 1ère instance. Donc, ne pas recopier bêtement d'anciens flyers. Je continuerai à me dandiner tant qu'il me plaira, ferai peut-être un petit effort pour le micro.

Écrit par : Magali orsini | 05/11/2011

@ Magali

Vous avez bien raison de vouloir continuer à vous dandiner. C'est ce que vous faites le mieux. Et ce spectacle muet nous ravi. Quant à l'économie, si bien que hoquetant elle tourne, c'est sans doute parce que l'on ne vous a pas trop écouté.

@ Olivier,

Vous n'avez pas commis d'erreur quant à l'expression des compétences de Magali. En résumé. Rien. Zero. Enfin, pas grand chose. Comptable, sans doute, mais surtout apte à tisser des relations qui lui profitent. Au fond, une Souaille de gauche. Là, je sens qu'ils vont tout deux frémir d'aise à la pensée de cet appariement franco-français.

Écrit par : CEDH | 05/11/2011

Il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas lieu de confondre la question de l'ampleur de la redistribution avec celle des moyens de la redistribution.

Seule se pose à l'électeur la question de la méthode. Redistribution par l'imposition d'un salaire minimum ou par l'impôt ? Mme Orsini apparaît scandalisée pas l'existence de working poors. Soit, mais ce bon sentiment ne permet pas de savoir si le financement de la redistribution par les entreprises est au moins aussi efficace que celle par l'impôt. Or, l'expérience contemporaine démontre très clairement que charges sociales et salaire minimum conduisent à la diminution du nombre d'emplois peu qualifiés. La redistribution par l'impôt n'a pas cet effet pervers certain (bien embêtant les effets pervers quant ils sont certains). En clair, moins de working poors et plus de chômeurs.

Il y a aussi un autre aspect incompréhensible. Peut-on lier revenu minimum et salaire minimum ? Certes non. La question du revenu minimun se mesure à l'aune d'un ménage, pas d'un travailleur. Faut-il en conclure que le salaire minimum devra être fixé en fonction de la situation familiale, des revenus du conjoint, des autres revenus du ménage, des charges encourues tels le montant du loyer, qui, à Genève, vous fait passer de l'aisance à la pauvreté ?

Cela étant, j'avoue, le salaire minimun est une idée qui me séduit. On va interférer dans le processus de production et favoriser, pour les emplois non délocalisables, la rationalisation, l'automatisation et la création d'emplois plus qualifiés. Moins d'emplois pas très folichons. La Suisse s'améliorera.

Il y aura moins de bistrots et ceux qui resteront seront meilleurs et plus professionnels. La Suisse s'améliorera.

Ce qui est délocalisable sera plus encore délocalisé. Pas besoin d'aller en Chine. L'Europe de la belle librecirculation sera suffisante pour y produire les toits et autres morceaux tout fait des maisons que nous devons construire pour les librecirculants. Plus de tâches ingrates. La Suisse s'améliorera.

Et les employés licenciés, ou pas mêmes engagés, venus grossir les bataillons de chômeurs ? Les étrangers seront virés de Suisse suite à l'adoption par le peuple et les cantons de l'initiative contre l'immigration massive. Les suisses peu qualifiés occuperont les emplois résiduels. La Suisse s'améliorera.

Allez, votez pour ! Comme Mme Orsini le dit, nous devons arrêter de subventionner des patrons scélérats avec NOS impôts. Vous payez très peu d'impôts ? Et bien une partie de ce peu est confisquée par des patrons scélérats ! Vous ne payez pas d'impôts ? Etes vous sûr de n'en jamais payer ?

Ils sont scélérats, soyez rusés, acceptez l'initiative.

La Suisse s'améliorera. Merci les extrêmes. Vive la démocratie !

Écrit par : CEDH | 05/11/2011

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