Non, la gauche genevoise n'est pas à terre

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Sur le vif - Dimanche 27.11.11 - 14.37h

 

A Genève, le corps électoral rejette, par 54%, le principe d'un salaire minimum. Dont acte. En démocratie, la première chose est d'accepter la décision du peuple. Mais tout de même, ce triomphalisme de Pierre Weiss, « La gauche à terre », laisse songeur.

 

Le salaire minimum n'était défendu, dans les partis représentés au Grand Conseil, que par les socialistes et les Verts. Les quatre autres partis, PLR, PDC, MCG et UDC étaient contre. Dans ces conditions, réunir 46% des votants autour du projet, ça n'est certes pas une majorité, mais c'est quand même un ralliement qui va bien au-delà des forces cumulées des Verts et des socialistes.

 

La gauche, sur ce projet, a certes perdu. Mais elle n'est en aucun cas « à terre » : elle marque des points. Si le MCG n'avait pris l'étrange décision de se rallier à la droite sur cet objet, le salaire minimum, à Genève, passait.

 

Prochaine étape : l'initiative lancée, au plan fédéral, par l'Union syndicale suisse. L'idée, avec une certaine force, fait son chemin. D'ailleurs, je l'apprends à l'instant, Neuchâtel vient de l'accepter.

 

Pascal Décaillet

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 6 commentaires

Commentaires

  • Et bien bonne chance aux neuchatelois!

    Il suffit de regarder en France pour voir tout le mal qu'apporte le salaire minimum.

    Une fausse bonne idée.

    Demain, on rase gratis disait l'autre...

  • Monsieur Decaillet,

    Merci pour cette note forte sympathique et vraie.
    Le MCG n'est-il pas le parti de défense des besoins et désirs de la population genevoise? ... et pourtant, il préfère laisser les genevois dans la précarité que de leur offrir un salaire minimum, donc un salaire décent...

    PS et Verts ont compris les enjeux de ce scrutin et le renouvelleront, sûrement, lors de la votation fédérale. Parti bourgeois genevois, préparez-vous...

    Bien à vous,

  • La décision du MCG n'est pas "étrange" mais logique dans son appréciation de la situation. La fixation d'un salaire minimum permettrait à nombre d'employeurs de l'offrir, en lieu et place de salaires actuels supérieurs payés à des résidents, à des frontaliers pour lesquels il serait attractif.

    Si les initiants avaient eu la bonne idée de réserver le salaire minimum aux résidents genevois, nul doute que le MCG en aurait adhéré au principe.

  • Bien évidement, la gauche genevoise, sectaire et crypto-marxiste, est à terre. Chacune de ses fausses bonnes idées lui donne l'occasion de prendre une râclée électorale. Ce ne sont pas les 46% qui comptent, mais le non, cinglant. Comme d'habitude.

    Et je prends le pari avec vous: ce vote n'est que le prélude à la chute inéluctable des élus de la gauche municipale et cantonale qui n'ont pas encore compris que la fonction d'élu consiste avaont tout à servir, non à se servir.

  • La décision du MCG n'est pas étrange mais logique pour éviter le dumping salarial...

  • @Jean-Pierre Lusson
    Vous pouvez expliquer s'il-vous-plaît comment le fait qu'il n'y ait pas de salaire minimum fixé évite le dumping salarial?

    Ah! C'est le patron qui fixe ainsi le salaire à sa convenance, et ce n'est pas le patron qui fait du dumping salarial? C'est qui alors? C'est les travailleurs?

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