22/12/2011

L'âne qui miaulait - Conte du solstice


Une décision du Conseil d'Etat, datant d'hier, nous amène à re-publier notre Conte d'Automne du 18.11.11. Animalement vôtre.

 

Bon allez, supposons. Un âne, au milieu d'un pré. A quelques mètres de l'animal, Eric Stauffer et le ministre genevois des Affaires sociales.

Stauffer : « Ceci est un âne ».

 

Le ministre : « Mais non. Ceci est un chat. Vous êtes un âne, mon ami ».

 

Stauffer : « Ceci est un âne, je maintiens ».

 

Le ministre : « Vous vous enfoncez. Vous voyez des ânes partout ».

 

Stauffer : « Dans le cas présent, j'affirme et répète qu'il s'agit d'un âne ».

 

Un quotidien bleu : « Epatant, le délicieux petit chaton que vient de repérer notre ministre, dont il convient de rappeler ici toute l'excellence en nomenclature systématique du règne animal. Il a certes de grandes oreilles, mais c'est un chat, soyons-en sûrs ! ».

 

Stauffer : « Je dis et maintiens que c'est un âne ».

 

L'âne (car c'en est un) : « Mais qu'ont-ils tous à me contempler ? ».

 

Le ministre, deux ans plus tard : « A la réflexion, le chaton pourrait, vu sous un certain angle, être perçu comme ressemblant en effet à un âne ».

 

Stauffer : « A la bonne heure ! ».

 

Le quotidien bleu : « Honneur à notre ministre, qui a, le tout premier, su reconnaître l'âne, sous de fallacieuses allures félines ! »

 

L'âne : « Miaou ! ».

 

Le cabinet du ministre : « Hi Han ! Hi Han ! ».

 

Medeiros : « Ouarf, Ouarf ! ».

 

Les mémés des Eaux-Vives : « Hosannah ! In excelsis ! ».

 

Rideau.

 

 

 

11:53 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

J'adore et en redemande

Écrit par : antoine | 22/12/2011

Eh bien, Pascal, pas même un petit mea culpa pour reconnaître que vous vous êtes planté sur ce coup ? Que la priorité aux chômeurs n'a rien à voir avec la préférence cantonale ?
Il suffirait pourtant d'un petit tour sur le site de l'OCE pour vous en convaincre. Votre attitude manque de panache. Vos incompréhensibles détestations personnelles vous obscurcissent l'esprit. Reprenez-vous, vous méritez mieux.

Écrit par : Philippe Souaille | 23/12/2011

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