23/12/2011

La question qui tue

 

Sur le vif - Vendredi 23.12.11 - 11.06h

 

"Un travailleur français domicilié en France qui perd son emploi et qui s'annonce à l'Office Cantonal de l'Emploi est-il considéré comme chômeur et bénéficie-t-il dès lors de la priorité qui doit être contrôlée par la commission ad hoc au même titre qu'un résident? Oui ou non." - Question posée, il y a une heure, par Mauro Poggia, député MCG et conseiller national, à la Garde Noire du ministre genevois des Affaires sociales. La réponse ne vous intéresse pas? Moi, si.

 

On se donne combien de minutes avant d'avoir la première morsure, ici même, de leur habituel cerbère?

 

Pascal Décaillet

 

 

11:06 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Bonjour, en aucun cas ,un travailleur francais ne peut bénéficier des services de l'office cantonal pour l'emploi en suisse ,du fait de sa résidence en france et de son statut de FRONTALIER.C'est uniquement les services de POLE EMPLOI francais qui le prennent en charge et qui le rémunère à hauteur de 46% de son dernier salaire suisse avec un controle de recherche effective de travail personnalisé!à bon entendeur , salut!
Bonne fetes à toutes et à tous!

Écrit par : COURTINADE | 23/12/2011

Le serpent se mord la queue ! Apparemment ce sont les chômeurs inscrits à l'OCE qui seraient bénéficiaires de cette nouvelle décision. Si celle-ci doit s'appliquer à des personnes habitant dans un autre pays, la mesure préconisée ne servirait à rien.

Écrit par : Cornélien | 23/12/2011

L'OCE ne considère comme chômeurs relevant de sa juridiction que les résidents suisses ou, dans certains cas, les Suisses de l'étranger.

En aucun cas il ne s'occupe des français résidant en France, même s'ils travaillaient en Suisse. Il ne bénéficiera donc d'aucune "priorité". Il faut être singulièrement mal informé, ou s'appeler Souaille et de bonne foi ne comprendre rien à rien par limitation intellectuelle, pour soutenir le contraire...

Écrit par : Jean-P. Lusson | 23/12/2011

1. La procédure qui veut que le "grand état" doive solliciter l'OCE avant de demander un permis de travail ne concerne bien évidemment pas les candidats suisses à un emploi qui n'ont pas besoin de permis de travail.

2. Pas plus qu'elle ne concerne les frontaliers ressortissant UE/AELE qui ont déjà un permis frontalier. En effet, le permis frontalier F délivré à un ressortissant UE/AELE est valable pour tous les employeurs et pas seulement pour le premier employeur.

Ce qui rend votre interrogation quelque peu superfétatoire.

3. De plus, l'inscription des frontaliers titulaires d'un permis F est possible. Le site de l'OCE le confirme. Ils bénéficient alors des prestations en nature de l'OCE, mais bien entendu pas d'indemnité de chômage.

4. De plus, peuvent aussi s'inscrire ceux qui, au chômage dans leur pays européen d'origine, viennent chercher un emploi en suisse. Ils bénéficieront des prestations en nature de l'OCE et seront, pendant 3 mois au maximun, indemnisés. La Suisse représentant le pays d'origine et ne supportant en fin de compte pas ces indemnités. A ce sujet on peut lire la brochure "716_204_f_2006.pdf" que l'on retrouve via google.

Ce n'est pas, Monsieur Décaillet, une question qui tue. Mais c'est la réponse à la question qui tue. Qui tue Poggia, autoproclamé grand expert en assurances sociales injustement écarté de la commission des affaires sociales du Conseil national.

Écrit par : CEDH | 23/12/2011

@CEDH
Les frontaliers ont les permis DE TRAVAIL G, le permis DE SEJOUR F est donné aux étranges admis à titre provisoire. Vous confondez les 2 sortes de permis.
amb

Écrit par : amb | 23/12/2011

@ vous tous. Ne vous mettez plus martel en tête et passez de belles fêtes de fin d'année en observant une trêve de l'esprit et de la réflexion !

Écrit par : Cornélien | 23/12/2011

@ amb

C'est exact. Le permis des frontaliers valable 5 ans est le permis G et non le permis F. Merci.

Le permis G n'est pas mentionné par l'OCE comme justifiant une inscription. Cependant le "Grand Etat" n'a pas besoin de demander un permis de travail pour engager un chômeur titulaire du permis G. Il en découle que le "Grand Etat" n'a pas à passer par l'OCE et que le chômeur frontalier n'a pas à y être inscrit.

Pour le surplus et s'agissant d'étrangers non titulaires d'un permis, qu'ils aient vocation à être résidents ou frontaliers, force est de relever qu'ils sont victimes d'une discrimination, discrimination non pas fondée sur le lieu de résidence, mais sur la nationalité.

Écrit par : CEDH | 23/12/2011

Bonjour à tous,

De ce sujet, j'en ai traité ici-même:
http://billets.blog.tdg.ch/archive/2011/11/20/25-ans-sdf.html

Joyeux Noël et Bonne Année à vous tous!

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 24/12/2011

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