09/01/2012

La faute au Diable

 

Sur le vif - Lundi 09.01.12 - 15.55h

 

Nous n'étions pas très nombreux, pendant ces quelques jours de Fêtes, à refuser d'inverser le principe de gravité entre un président de Banque nationale ayant utilisé des informations à fins privées, et un conseiller national (nécessairement le Diable, puisque honni de toute la presse suisse, ou presque) ayant contribué à rendre l'affaire publique. Que le président du PLR suisse, Fulvio Pelli, ait déclaré qu'il aurait fait la même chose, ne fut strictement relevé par personne. Comme s'il y avait des choses qu'on peut entendre, ou dire, d'autres non.

 

Au-delà de M. Hildebrand, qui tire aujourd'hui les leçons de l'affaire, c'est sur l'état de la presse suisse qu'il convient, une nouvelle fois, de s'interroger. Ces lames de fond d'unanimité. Ce refus de regarder en face certaine réalités. Et vous allez voir: dès cet après-midi, ils vont dire que le pauvre M. Hildebrand a dû jeter l'éponge sous la méchante pression. Et que tout est, une fois de plus, la faute au Diable. Désespérant.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

Parce que M. Hildebrandt a profité? De quoi? Quand? Qui le dit? Qui le démontre?
Les délires d'un vieux politicien aigri de sa (ou plutôt ses) défaite(s) et qui en recelant des documents volés a réussi à faire croire à la meute des scribouillards que quelque-chose s'était passé?
Soyons sérieux (juste une fois, pour essayer): les explications de Hildebrandt sont simples et claires. Le reste est du niveau du phantasme de journaliste en mal d'infos (fichue trêve des confiseurs!)et du lynchage médiatique en lieu et place d'état de droit. Bilan: un excellent patron de BNS qui claque la porte, avec des conséquences potentiellement bien dommageables pour toute l'économie suisse: les marchés ont une sainte horeur de l'incertitude et le départ de Hildebrandt en cause une.
Beau gâchis.
Horace Gautier

Écrit par : Horace Gautier | 09/01/2012

@ Horace - Merci, camarade! Tu donnes exactement raison à mon texte ci-dessus!

Écrit par : Pascal Décaillet | 09/01/2012

Il démissionne, alors qu'il ne le voulait pas, pour couvrir quelqu'un!
C'est vrai qu'il faut enfin se poser les bonnes questions, et tout ceux qui
soutiennent l'UDC l'ont fait contre vents et marées.
Quand je pense que la ministre des finances a laissé passer cela.....que
l'on nous a baratiné en disant qu'elle faisait du bon boulot, qu'il fallait
la réélire et que du coup au passage on boucle le bec à M. Blocher. Que tous prennent le coup qu'ils méritent et réfléchissent un peu....un tout petit peu!
Pourquoi cet homme y met autant d'énergie, supporte autant d'humiliations de dénigrements alors qu'il a largement très largement les moyens de nous dire.....m.....avec votre pays, je m'occupe de moi et basta!
Le seul qui avait les moyens (il faut envisager les répercussions financières et juridiques, alors que tous les partis on fait blocs contre l'UDC et notamment contre M. Blocher, aux élections et aux nominations du CF) Ce n'est pas innocent tout cela, j'ai déjà parlé des innocents aux mains sales....!!!!!
Maintenant c'est coup de sac.......et on recommence pour mettre les bons en place! Fini le baratin et la complicité des journaleux, même élu.....derder!
On veut des vrais et dignes dirigeants pour notre pays.

Écrit par : Corélande | 09/01/2012

"Parce que M. Hildebrandt a profité? De quoi? Quand? Qui le dit? Qui le démontre?"
Renseignez-vous tout de même un tout petit peu, Horace Gautier*, avant de poser des questions pareilles :
Hildebrandt a profité d'un taux de change hyper-favorable du franc suisse face au dollar. C'est sa femme qui a pris cette décision, mais on peut se demander si Hildebrandt est un banquier si responsable que ça, puisqu'il n'a pas pris la peine d'expliquer à sa femme, qui aurait eu les capacités de comprendre parce qu'ancienne trader, qu'il n'était pas possible pour EUX de spéculer sur le cours des monnaies vu la situation qu'il occupait. Quand ? en août. Il le dit lui-même. Rien à démontrer, il a tout dit.
* Horace Gautier : j'espère très sincèrement qu'il s'agit d'un pseudo, parce qu'écrire de telles conneries sous son vrai nom, ce n'est pas du courage...

Écrit par : Géo | 09/01/2012

J'espère que les piller, Gautier et consorts ne manquent pas les déclarations de son prédécesseur, Jean-Pierre Roth, en ce moment même sur RSR1, qui comprend que Hildebrand (et non Hildebrandt comme l'écrit Gautier) démissionne après sa faute...

Écrit par : Géo | 09/01/2012

Pascal, "un président de Banque nationale ayant utilisé des informations à fins privées" est une condamnation sans jugement, une phrase indigne. Sa femme effectue régulièrement ce type de transactions sur ce compte, c'est avéré. En mars, bien avant la brusque montée du Franc, elle avait acquis deux fois plus de dollars qu'en août. Au pire, s'il s'agissait d'un acte de spéculation c'est elle qui aurait utilisé des informations, pas lui. Impossible de prouver qu'il n'était pas au courant, mais pas davantage qu'il l'était, donc mesurez vos propos.
Sur le fond, elle a joué contre les spéculateurs en achetant des dollars, alors qu'eux achetaient des Francs, et donc plutôt participé à contenir la hausse indésirable de la monnaie nationale. Tout cela pour un bénéfice de 60 000 Francs soit la moitié du salaire mensuel de son mari, pris aux spéculateurs... En fait on peut se demander si la rogne de certains ne vient pas de ce qu'ils avaient joué le Franc à la hausse (contre les intérêts économiques de la Suisse) et que la sage décision de la BNS de maintenir un cours plancher les a lessivés...
A l'inverse, avez-vous une idée de ce que la violation du secret bancaire (soi-disant constitutionnellement sacré à ses yeux) dont s'est rendu coupable CB a coûté à l'économie suisse ? Sans compter le pauvre délateur qui est au bord du suicide ? En ce moment, ce sont des millions, et avant que la situation soit à nouveau stabilisée, ce sera peut-être des milliards. Tout ça pour quoi, pour un réflexe de moralité ??? Allons donc, on retrouve le nom de Blocher dans bien trop de mauvais coups financiers pour qu'on y croit une seconde.
Le pire c'est que des gens comme Corélande et d'autres continuent de lui vouer une confiance aveugle. Ils me font penser à ces grognards français qui, malgré le million de morts de la retraite de Russie, la plus grande catastrophe de l'histoire militaire hexagonale, continuaient de lui vouer une adoration sans faille... Mais bon, il avait commencé en présentant comme un triomphe l'anéantissement du corps expéditionnaire français en Egypte et la réduction en esclavage de plusieurs milliers de soldats. Un bonimenteur de première.

Écrit par : Philippe Souaille | 09/01/2012

C'est vrai qu'il a fait une faute pour gagner 60'000 CHF... C'est plutôt ridicule de mettre sa carrière en jeu, si le montant est confirmé et que l'affaire en reste là. Pour ma part je pense que cette affaire est une trop belle opportunité pour Blocher de faire oublier la pitoyable affaire Zuppiger (proposer un petit voyou de quartier au poste de conseiller fédéral) et le mensonge d'écolier de la maternelle dans l'affaire de la Basler Zeitung. Il est certain également que lorsque P. Hildebrand a pris la décision de bloquer le taux de change du franc suisse contre les autres monnaies il a appauvri à hauteur de minimum 20% les immenses fortunes qui peuple le réseau d'amis "spéculateurs" de Blocher... Et pour terminer, l'occasion est trop belle d'affaiblir une traîtresse (EWS) qui a pris la place d'un homme sûr de son bon droit et qui n'a jamais pu imaginer d'être renvoyé comme un garnement à la maison...

Écrit par : André Grandi | 09/01/2012

Aux défenseurs de Monsieur Hildebrand : que se serait-il passé si un ordre d'achat similaire avait été passé, par exemple, par le mari de la secrétaire du président de la BNS ?

Écrit par : Paul Bär | 09/01/2012

L'hôpital se fout de la charité ! Depuis quand spéculer serait une tâche, une faute, un péché ? C'est la pierre angulaire du système libéral, l'essence du moteur capitaliste. Aujourd'hui, le grand vizir du système en Helvétie est stipendié pour avoir laissé sa femme acheter des dollars et alors ?
Conflit d'intérêt ? Ah bon, le dollar était bon marché pour tout le monde en août dernier. Le taux planché ? Ah oui, juste, Philipp préparait un truc, il en aura certainement parlé à Kashya devant un plat de röstis et celle-ci, maligne, s'est précipitée chez son conseiller pour acheter du dollar avant que le jeu n'en vaille plus la chandelle ! Ah Kashya ! Ton zèle libéral a précipité la chute de Philipp le prude qui ne porte pas de culotte.
Alors, la horde des bien-pensants, opportunément libéraux, s'est réveillée et nous assène depuis des leçons de morale ! Pour un peu, c'est le système qui se trouverait en péril !
Question : et si l'on changeait le système plutôt que le directeur de Notre Banque Nationale ?

Écrit par : utopus | 09/01/2012

M. Décaillet,

A lire la première phrase de votre billet qui parle "d'inversion du principe de gravité", vous opposez "l'acte de contrition" de Ph. Hildebrand, que vous nous présentez pour ainsi dire comme aveu de délit pénal, alors qu'il n'en est rien jusqu'à plus ample informé, à "l'acte héroïque" d'un Ch. Blocher grand défenseur de la liberté d'expression, surtout lorsque celle-ci sert ses propres intérêts, quitte à exploiter des données volées !

Toutefois à ce jour que je sache, il n'y a d'autre délit pénal que celui de transgression du secret bancaire, lequel même s'il est agonisant, bouge encore !

Transgression du secret bancaire au terme de la "Loi fédérale sur les banques et caisses d'épargne" à l'article 47 :

http://www.admin.ch/ch/f/rs/9/952.0.fr.pdf

"Rendre l'affaire publique" écrivez-vous, oui mais encore faudrait-il que nous connaissions les motivations, voire les commanditaires (?) qui ont incité l'informaticien malveillant de la Banque Sarasin à transgresser la loi.

On a connu par le passé un Christoph Blocher beaucoup plus sourcilleux de la virginité du secret bancaire, lorsqu'il voulait l'inscrire dans la Constitution !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 09/01/2012

À voir ce que vous désignez comme lames de fond d'unanimité il est permis de douter de votre expertise en nage à contre-courant, même en pataugeoire! Ce qui aurait vraiment étonné tout le monde c'est bien que la tête de Philipp Hildebrand ne finisse pas par rouler, il était évident que sa situation dépassait les limites du tenable. Et puis tiens, puisque quelqu'un évoque Zuppiger plus haut, il est toujours conseiller national? Je n'en finis pas d'être épaté par les gardiens de la constitution de notre beau pays, et cela fait déjà pas mal de temps!...

Écrit par : calico | 09/01/2012

@ utopus,
Ouah ! Formidablement bien vu votre intervention. L’humour grinçant est un bien joli moyen de s’exprimer, surtout sur ce sujet vaudevillesque.
Les sans-culottes méritent une bonne fessée.

Écrit par : Benoît Marquis | 09/01/2012

Philippe Hildebrand part la tête haute selon certains, mais les poches pleines selon d'autres, en particulier le public qui aurait voulu sa tête sans tergiversations sur le fond de l'affaire.

Écrit par : Mygalon | 10/01/2012

"Et puis tiens, puisque quelqu'un évoque Zuppiger plus haut, il est toujours conseiller national"

"Pertinente" votre remarque, surtout que c'est la Weltwoche qui l'a balancé.

Et Lumengo, après ses fraudes électorales, le PS a fait quoi? Ils l'ont viré, mais Lumengo est resté vissé sur sa chaise.

Et l'affaire du municipal socialiste de Montreux... Pareil.

À ce jeux-là, vous savez, il y en a pour tout le monde et les crétins restent des crétins. Alors prendre des arguments bidon pour enfoncer un clou avec une banane...

Écrit par : petard | 10/01/2012

M. Décaillet,
Comme je l'ai dit sur le forum précédent traitant du même sujet, je vais prendre congé.
Non, M. Gautier ne vous donne pas raison. C'est vous qui vous donnez raison comme le faisaient Robespierre ou Danton. On sait où cette belle révolution a mené. Allez un peu voir en Vendée, les Rouges et les Bleus...
L'histoire est cruelle parfois. Nixon, balayé par la presse, restera un grand président. Carter, homme qui plu à votre corporation, adorable naïf, qui s'en souviendra dans trente ans? Bilan zéro. Vous préférez qui?

Écrit par : piller | 10/01/2012

Blocher en compagnie de son ami d’enfance Martin Ebner, le banquier zurichois au nœud papillon, après s’être fait les dents sur des entreprises suisses veut nous démontrer qu’il est un véritable chevalier blanc en s’attaquant à nos institutions.

Ce que ce personnage oublie c’est que lorsqu’une couleuvre à collier veut manger un crapaud elle commence par engloutir les pattes puis au fur et à mesure l’ensemble du corps car elle sait par instinct qu’attaquer de cette manière la bestiole se dégonfle et devient mangeable.

Voilà un fait que Blocher ce géant aux pieds d’argile devrait toujours avoir en mémoire. Sa fin politique est programmée.

Écrit par : Hypolithe | 10/01/2012

@geo: Eh oui, j'écris sous ma vraie identité: le principe même du pseudo m'agace: quand on a des idées, on a le courage de les affirmer. Nous ne sommes pas dans un pays où on pend les gens pour leurs opinions. Alors à quoi sert un pseudo, si ce n'est à fuir sa responsabilité?
Sur le fond: Hildebrand a respecté de A à Z le règlement de la BNS, c'est admis par tous et notamment par celle-ci. Alors critiquons le règlement, demandons à le midifier (je suis d'avis que ce serait plutôt contre-productif, mais çà, c'est un vrai débat). Incidemment... l'opération ne commence pas en août mais en mars (où il perd sur une opération de change CHF-USD, ce que vous omettez de mentionner). Puis une 2è opération est faite en août, plus de trois semaines avant la fixation d'un "plancher" sur le cours EUR-CHF (et non USD-CHF). Et donc vraisemblablement à un moment où même lui ne savait pas que ce plancher serait fixé.
Continuons de lyncher les gens compétents qui s'engagent pour la chose publique: il nous restera Cantona et Coluche pour présider les républiques...

Écrit par : Horace Gautier | 10/01/2012

Philippe Souaille@ "Au pire, s'il s'agissait d'un acte de spéculation c'est elle qui aurait utilisé des informations, pas lui."

Voici un extrait d'un courriel du 15 août de son banquier, le Temps d'aujourd'hui :
"consider increasing his USD-exposure but he would leave it up to his wife Kashya to so decide"

Mais continuez d'écrire sur l'affaire Hildebrand et continuez avec Dick Marty et autres lumières de penser que le problème c'est Blocher et le recel du vol de documents bancaires, c'est un plaisir de vous voir vous enfoncer aussi sûrement...

On a appris ce matin que le Directoire de la BNS a mis sur la table sa démission en bloc (10 personnes) si Hildebrand ne le faisait pas. Alors décision courageuse...

Et à l'avis autorisé de J-P Roth, un des seuls autorisé justement, il faut ajouter celui de Paul Dembinski, prof d'économie à Fribourg, ce matin sur RSR1 entre 7h35 et 8h...

Écrit par : Géo | 10/01/2012

La démission de Monsieur Hildebrand est une victoire de la démocratie helvétique. Nos institutions ne peuvent qu'en resortir renforcées. En d'autres termes, un membre de la chambre du peuple a simplement utilisé des informations qu'il a estimées importantes pour l'amélioration du fonctionnement d'une de nos institutions: la Banque Nationale Suisse.
Quelques remarques et questions que j'estime importantes:
1) le "whistle blower" (l'informaticien de Sarasin) est un homme courageux que je comparerai à "deep throat" (gorge profonde) de l'affaire du Watergate qui a contribué à la destitution de Nixon dans les années 70 aux Etats-Unis et l'amélioration le contrôle des activités du pouvoir en place. Certaines fois, il faut admettre que le jugement avisé de certaines personnes amène des améliorations, cet informaticien devrait être loué plutôt que poursuivi en justice.
2) Christoph Blocher n'avait aucun autre choix que de transmettre l'information sur un éventuel délit d'initié aux autorités compétentes en matière de contrôle de cette institution c'est-à-dire le Conseil Fédéral une fois que ces informations furent en sa possession. S'il ne l'avait pas fait, ces informations seraient tôt ou tard arrivées dans les mains d'une autre personalité politique de la chambre du peuple (peut-être d'un autre parti) qui aurait alors pu s'en servir contre lui car il ou elle aurait été informé de la décision préalable de Christoph Blocher de ne pas ébruiter l'affaire. Je dirai même que Christoph Blocher a agi avec tacte en avisant personnellement la Présidente de la Confédération afin que cette dernière actionne les mesures de contrôle nécessaires.
3) Je m'étonne de la négligence avec laquelle le Conseil Fédéral a traité la procédure d'audit lancée suite à l'informatoin fournie par Christoph Blocher.Comment est-il possible que le Conseil Fédéral ait décidé de confier l'audit des transactions du président de la BNS au réviseur de l'institution à savoir PWC? Il m'apparaît évident que PWC n'avait pas l'indépendance requise pour entreprendre cet audit.
4) Dans l'affaire des transactions sur devises (dollar) en elle-même, la presse se focalise essentiellement sur l'achat par Madame Hildebrand de un demi million de dollar en août. Or, il est important de mentionner que l'affaire commence plus tôt à savoir en mars de cette même année avec l'ouverture d'une position de un million (achat de dollar). La transaction effectuée en août contribue à créer une moyenne du prix d'achat pour une valeur totale de la position de 1,5 million. Etonnemment l'audit de PWC mentionne que la vente de un demi-million de devises en décembre n'enfreint pas les directives de la BNS prétextant que les dollars vendus en décembre étaient une partie de ceux achetés en mars et non pas ceux achetés en août! Or une position en devise est comme de l'eau dans un bain. Si vous le remplissez en deux fois, il est impossible quand vous le videz de faire partir l'eau initiallement remplie en premier. Dès lors, même la règle laxiste des 6 mois entre l'ouverture et la fermeture d'une position en devises est enfreinte dans ce cas précis.

Écrit par : Nicolas Michellod | 10/01/2012

Ils ne pardonneront jamais à Blocher 1992 ! Avant le fameux "dimanche noir", l'Hebdo titrait : "Cet homme est dangereux !" Quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, c'est un déchaînement inouï de haine. S'il triomphe aux élections (2007), on le chasse du gouvernement pour le punir. S'il lui prenait de critiquer Dutroux, on peut être sûr que ce dernier serait réhabilité par la presse.

En fait, il y a derrière l'affaire Hildebrand la guerre entre l'Empire et la Nation. Il semblerait que Hildebrand, bilderberger (notamment), seul Suisse invité au G20 (?), était bien vu par l'Empire. Ce qui signifie que certains de ses agissements "ne s'opposaient pas" aux souhaits de l'Empire (alignement du CHF sur l'Euro notamment)...

D'où l'hostilité de Blocher (et l'udc) à l'égard d'Hildebrand (Dont la démission est évidemment entièrement justifiée par ailleurs).

Écrit par : HyperLucide | 10/01/2012

Le délit d'initié, c'est top M. Souaille! L'initié en question, se dénoncerait-il?...ah oui! Alors il faut un dénonciateur...non! Et ce dernier est condamnable! Les délits d'initiés il y en a eu ces dernières années....et combien condamnés?
A la tête de la banque du pays, et aller personnellement se balader dans les couloirs du G20. Pour se positionner ou pour se vendre, ou pire encore, nous vendre à l'UE de la Merkosie! Comme a commencé à le faire "le dormeur" à l'époque avec Swissair.

Et l'or de la BNS où est-il?

Ca suffit! Depuis 2007 tous les pourris de la vasque poutinienne ne cherchent qu'une chose, faire taire l'UDC. Tous contre un et tous pourris! Pourquoi avoir été chercher la seule personne qui pouvait trahir son camp....c'est pas pour rien! 4 ans de passé....ils ont entassé la m.....!
Tous les moyens démocratiques ont été utilisés et on a vu le résultat; un viol collectif contre 26.6% de votants....alors ont attendaient pas autres choses de
nos élus, de la tête du parti!
Prendre le balai et faire la poutze nécessaire avant que nous soyons balayés, avec le même dénigrement, par la caste-dirigeante-et-complice, jouant contre les intérêts du peuple suisse.
A la suivante maintenant!

Écrit par : Corélande | 10/01/2012

Je ne vous prive pas de ce plaisir. Je viens d'avoir un téléphone avec un ami Australien, qui nous félicite d'avoir oser éjecter le directeur général de notre banque...en pleine tourmente des finances européenne! (ils ont aussi un scandale avec leur première ministre qui s'octroie de grasses indemnités).

Encore un détail! Pourquoi les élus de la vasque poutinienne voulaient et auraient voté pour Zuppiger....hein! Et pourquoi c'est la Welwoche qui a fait le nécessaire pour l'écarter! C'était facile de boucler le bec à l'UDC avec un des siens pas très clean au gouvernement.

Écrit par : Corélande | 10/01/2012

@Corelande : moi, spéculateur invétéré, je ne vous voudrais pas comme beau-père !
J'aime ce système qui permet de jouer, de bluffer et parfois, il faut bien le dire, de tricher. Mon aîné, Christophe B. a eut la main heureuse quand il joua avec son pote Martin et mit la main sur EMS. Et le coup récent du Basler Zittig avec Titto, pas mal non plus. Evidemment, j'en passe. Mais, reconnaissons le, il est un maître et à ce titre, il est juste de le vénérer. Dommage qu'il vieillisse si vite. Et si on le clonait ? Les générations futures doivent pouvoir s'appuyer sur son immense sagesse ? Son exemple incitera chacun-e à se surpasser, à jouer,à spéculer et, même si ce n'est pas recommandé, à tricher. On deviendra les meilleurs du monde, on sera envié donc respecté. On aura plus peur de personne.

Écrit par : utopus | 10/01/2012

Je ne suis point jaloux des riches, mais je déteste les "m'as-tu vu" et les frimeurs. Donc je suis bien content qu'il ait des ronds Blocher! Parce que pour monter la sauce comme il le fait, le tour de main ne suffit pas. Il lui faut par ex. de la force de frappe de dissuasion, pour pouvoir mobiliser presto une armée de bavards "bleus", lorsque d'autres divisions de bavards "rouges" menacent de débouler.

C'est pas le genre non plus "Armani-Champagne-caviar-homard". À sa table c'est plutôt: une mousse, "Rösti-Teller" avec lard grillé et un oeuf dessus! Ça, ça fait clairement désordre chez les bobos.

Écrit par : petard | 10/01/2012

Géo et Michellod, cette phrase ne dit rien de plus que ce que l'on sait déjà. A savoir que le 15 août, 3 semaines avant la décision de la BNS, il a laissé sa femme décider... Comme le fait remarquer H. Gautier, à cette date, il est probable que la décision de la BNS, si elle était discutée, n'était pas prise. Il est plus que probable, compte tenu des circonstances et de l'urgence, que lorsqu'elle a été prise, elle a été mise en oeuvre le plus rapidement possible. Pas trois semaines plus tard...
Quant aux dates de passages des ordres, sans être cambiste, j'ai cru comprendre que la règle comptable, en pareil cas, consistait à considérer comme vendues en premier lieu les premières positions prises. Il n'y aurait donc en théorie pas de bénéfice. Mais sur le fond, il est clair que ces opérations de change étaient régulières et que l'on est très loin d'un délit d'initiés. Qui d'ailleurs n'existe pas en matière de changes.
Je ne sais pas si je m'enfonce, Géo. Il est évident que pour la meute des supporters dont vous faites partie, le lynchage est une activité réjouissante. Elle n'en est pas moins génératrice de graves erreurs judiciaires et le contraire d'un état de droit. Hildebrand n'aura pas eu droit à un procès. Et l'accusateur indigne continue d'appeler à la curée, parvenant à faire croire que la BNS spolie le petit peuple alors que le cours plancher défend au contraire les emplois et la stabilité de ce pays.
Je crois qu'il est temps que l'on commence à s'intéresser de plus près à l'histoire économique de M. Blocher. Il semble qu'il y ait énormément d'enseignements à tirer des origines de sa fortune et de la manière dont il l'a constituée.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/01/2012

La diabolisation de C. Blocher n'est pas une bonne stratégie. Avec lui, il faut effectivement être dans la pensée stratégique, pas dans une pensée morale.
Certains aiment jouer avec l'idée qu'un dénonciateur de gauche aurait été vu comme un type chouette.
Il aurait au moins été cohérent avec une vision du monde des finances qui combat le secret bancaire.
Dans le cas présent, on ne peut éviter de voir dans l'action de C. Blocher un acte de revanche personnelle, plutôt qu'un acte citoyen. Il n'est pas un adepte de la transparence, mais un stratège, qui considère que tous les coups sont permis pour arriver à ses fins.
C'est OK, s'il assume ses actes ses supporters également. Le fait que la presse critque l'action de C.B. ne veut pas forcément dire qu'il y a complot ou mauvaise foi.
Le discours qui consiste à le victimiser est indigne de lui. Je ne me fais aucun souci pour lui, il se débrouille très bien sans les médias mis en cause ici, puisqu'il a les siens.
Quel autre politicien peut en dire autant ?

Écrit par : Calendula | 10/01/2012

Monsieur Souaille,

Je vous remercie de m'éclairer sur votre raisonnement en détaillant votre compréhension de l'opération de change qui a fait l'objet du scandale. Comme vous pouvez l'imaginer, je ne partage pas votre vision sur cette opération et je trouve que vous arrivez à la conclusion de non culpabilité d'une manière simpliste voir hâtive. Vous revenez sans cesse à cette opération du mois d'août comme si c'est cette dernière qu'il faut considérer comme le début de cette transaction. Or, ce n'est pas le cas car c'est bien en mars que la première transaction a eu lieu. Je tiens également à rappeler qu'à ce jour (sous réserve de fermeture de position dans les dernières heures) Monsieur Hildebrand a toujours une position ouverte de un million de dollars dans son portefeuille. Une banque centrale a pour mission d'assurer la stabilité des prix d'un pays à LONG TERME. Les décisions se prennent rarement voir jamais dans la hâte et ont généralement pour objectif d'influencer l'économie sur une longue période (plusieurs trimestres voir années). Il serait selon moi naïf de croire que les variations du cours de change entre notre monnaie et les monnaie étrangères durant les 12 derniers mois n'ont été influencées uniquement par la décision exceptionnelle de la BNS de soutenir un cours plancher avec l'€ à 1.20. En d'autres termes, la transaction sur devise de Monsieur Hildebrand pose problème à une plus large échelle et pas uniquement au regard de la décision exceptionnelle décidée dans le courant de 2011.
Ayant apporté les éclaircissement sur mon opinion quant à cette transaction, je serais intéressé d'obtenir votre opinion sur le fait que le Conseil Fédéral ait décidé de choisir PWC pour enquêter sur les tenants et aboutissants de cette transaction. Selon vous, est-ce uniquement un acte de maladresse de la part de notre pouvoir exécutif ou alors s'agit-il tout simplement d'incompétence? Car enfin, lorsque l'on est ministre des finances ou de l'économie et que l'on a cotoyé et continue de cotoyer le monde de l'économie, on sait parfaitement que la règle d'indépendance dans ce cas est primordial et essentielle.
Concernant Christoph Blocher, pensez-vous sincérement qu'il avait un autre choix que celui de communiquer ces informations à qui de droit? Pensez-vous sincèrement qu'il aurait dû ourdir cette affaire et prendre le risque de voir un adversaire politique l'utiliser contre lui plus tard? Si tel est votre sentiment, alors je pense que vous être emprunt d'une naïveté excessive.

Écrit par : Nicolas Michellod | 10/01/2012

Au vu des commentaires, on peut retenir comme M Decailler le dénonce une aversion contre le diable qui frise la religion.
Désolé mais dans cette gabegie, si la presse et nos élus étaient juste un peu compétent, ils pousseraient l'analyse et se remettrait en cause, qui sont les deux incompétents notoires et qui paraient le jour de l'élection pour la deuxième fois du bon coup jouer a l'UDC. Si ce n'est un Levrat et un Darbellay, ces deux clowns n'avaient donc pas anticipé que de donner une gifle a un adversaire ca peut donner deux choses être pur et dur et l'étendre raide... ou en reprendre une en retour....Comment peux t'on croire qu'il n'avait pas envisagé le retour de baton et pire que celui ci leur soit donner par celle qu'il soutenait...d'ailleurs on se déchaine sur Blocher qui a averti sans publicité une certaine conseillère fédérale socialiste et que curieusment personne ne se pose la question de qui a divulgué a la presse...puisque il semble probalble que cette fuite vienne justement de Mme EWS, affaire asuivre mais tirer sur l'ambulance....on pourrait eviter quand le délit est avéré...d'ailleurs si je ne m'abuse la pression était trop grande pour faire son boulot a t'il dit mais de qui cette pression est donc venu .....avec 26% ce n'est pourtant pas l'UDC qui avait ce pouvoir.

Écrit par : pte | 10/01/2012

philippe Souaille "Il est évident que pour la meute des supporters dont vous faites partie, le lynchage est une activité réjouissante."
Vous vous trompez complétement de sujet. Ici, le billet de M.Décaillet parle du rôle de la presse suisse, entièrement dévouée à la lutte contre l'UDC et Blocher. Certains parlent de Coalition (Malentraide), d'autres d'Empire (Hyperlucide). Pour ma part, je m'aperçois que la notion d'UMPS de Marine Le Pen ressemble beaucoup à ce que j'appelle le marigot radical/socialiste. Je vous rappelle que toutes les villes suisses sont tenues par des rose-verts. Que doivent faire les entrepreneurs radicaux pour obtenir des marchés, si ce n'est fermer leur gueule politiquement, et très, très probablement, cracher au bassinet? Mais non, je n'ai pas de preuves et les cas comme celui de Montreux ne sortent pas souvent. La magistrature est elle aussi très à gauche, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué...

Écrit par : Géo | 10/01/2012

@geo.
Si les canards de l'empire Tamédia, la Weltmachin et la Baslertruc, tenus par des gauchistes notoires, faisaient leur job, ça fait longtemps que la racaille aurait été pulvérisée. Mais voilà, la partie est pipée : les tricheurs trichent, les gagneurs gagnent, les travailleurs travaillent et les blogueurs écrivent des conneries. Comment s'en sortir ?

Écrit par : utopus | 10/01/2012

Géo, nous sommes au coeur du sujet. La question est de savoir si M. Hildebrand est coupable d'une faute justifiant sa démission, ou si la BNS et lui ont cédé à une pression injustifiée, déloyale et pour tout dire anti-Suisse. La presse, là-dedans, fait son boulot. Du moins celle qui reste encore libre, qui tente de faire la part des choses. Celle qui est aux ordres de Blocher aboie au meurtre avec la meute et même courre devant, hurlant à l'hallali.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/01/2012

Comment s'en sortir ?
Allons boire un coup, c’est Tamédia qui paye !

Écrit par : Benoît Marquis | 10/01/2012

Petard, vous me faites vraiment marrer. Vous me faites penser à ce disciple de Guru Maharaji qui mendiait nu-pieds et à qui je faisais remarquer, il y a près de 40 ans, que son guru, lui roulait en Rolls plaquée or, et qu'il en possédait six ou sept... "Tu vois, c'est pour dissuader des types tel que toi, qui n'ont pas vraiment la foi, de s'approcher, car cela serait dangereux pour eux. Il faut avoir la foi, vraiment profondément, tout au fond de ton coeur, pour pouvoir approcher la lumière..."

Écrit par : Philippe Souaille | 10/01/2012

@ Philippe Souaille – C’est Cornélien tout ça ! Donc, une presse sans pub.

Écrit par : Benoît Marquis | 10/01/2012

Pardon, je voulais dire Cornulien

Écrit par : Benoît Marquis | 10/01/2012

C'est moi qui, croyant bien faire, avais corrigé!

Écrit par : Pascal Décaillet | 10/01/2012

M. Michellod, vous faites erreur, je m'attache précisément à rappeler sans cesse qu'il ne s'agit pas d'une opération d'initié, ni même de spéculation, puisque l'opération du mois d'août n'est qu'une parmi d'autres, effectuée par Mme Hildebrand, pour les besoins de sa galerie, pour préparer les études de sa fille et sans doute aussi pour arrondir ses fins de mois, mais dans ce dernier cas de figure, plutôt à tort, puisqu'hormis sur l'achat du mois d'août elle a plutôt encaissé des pertes.
La descente brutale de l'Euro cet été a surpris tout le monde, et du fait de la riposte envisagée (mais certainement pas encore décidée), l'opération du 15 août devenait inopportune. A lire les télex on comprend que M. Hildebrand le comprend, mais qu'il n'ose pas revenir en arrière sur l'ordre passé par sa femme. Objectivement, les sommes en jeu sont de la roupie de sansonnet en regard de ce que certains spéculateurs amis de M. Blocher ont misé, et perdu. On sait aujourd'hui que beaucoup lui en veulent à cause de cela, pour ne pas les avoir prévenu, alors qu'ils jouaient le Franc Suisse à la hausse, contre les intérêts de la Suisse et du peuple suisse, et qu'ils se sont fait lessivés par la juste décision de la BNS.
Après, penser que Blocher aurait pu être inquiété pour ne pas s'en être mêlé, c'est de la parano. Et une fois qu'il s'en était mêlé, en se faisant le receleur d'un vol de documents bancaires (c'est bien la première fois que je regrette que le secret bancaire n'ait pas été inscrit dans la constitution), il aurait pu se contenter de la réponse qui lui a été donnée. Mais non, pas question qu'il lâche son os.
Pour le reste, la question de qui fait l'audit est accessoire. Le CF reçoit une info, la fait vérifier, et les rapports établissent clairement que l'affaire n'est que de la roupie de sansonnet, un prétexte pour tenter de se débarrasser de Hildebrand qui apparaît comme un gêneur pour une partie de l'élite financière helvétique, celle que l'on retrouve dans tous les mauvais coups, les Ospel, Ebner et consorts, tous vieux copains de Blocher... Tandis que Hildebrand, en dépit de cette erreur de jugement sans aucune conséquence directe sur les intérêts du pays, fait de l'excellent boulot.
Le reste n'est qu'un jeu de poker menteur, où c'est le plus gros qui gagne...

Écrit par : Philippe Souaille | 10/01/2012

Philippe Souaille@ Nous voilà dans la même configuration qu'avec Horace Gautier.
Avez-vous lu cet excellent compte-rendu de Titus Plattner & Jean-Claude Péclet dans le Matin-Dimanche ? L'opinion de J-P Roth ? Le journal RSR1 de ce matin entre 7h35 et 8h avec paul Dembinski ?
Tous ces gens qui ont un avis très pertinent pense que Hildebrand devait démissionner.
Sur le franc bloqué à 1.20 pour 1 Euro, nous en avons déjà parlé. Le PS s'est vanté de ce que Hildebrand faisait la politique que le PS voulait, je n'ai donc rien inventé. Le PS veut 1.40, soit dit en passant. Tous les experts financiers sauf piller prétendent que cela ne peut que créer une solide inflation. Sans compter que si l'euro disparait, les Européens éclateront de rire quand on leur demandera de nous rembourser. Passons.
Je note pour finir que pour vous il y a des bons whistleblowers qui sont de gauche et des méchants qui sont de droite. Je m'en doutais un petit peu, vous connaissant...

Écrit par : Géo | 10/01/2012

Monsieur Souaille,

Je ne vous comprends pas. Soit vous avez des informations que personne n'a ou alors vous êtes d'une admirable mauvaise fois. Vous écrivez: "(...) plutôt à tort, puisqu'hormis sur l'achat du mois d'août elle a plutôt encaissé des pertes (...)". De quelles pertes parlez-vous? Avez-vous accès à des données privées de la famille Hildebrand pour faire cette affirmation? Laissez-moi vous aider à estimer la valorisation du profit non-réalisé de la position (car certainement encore ouverte) de 1 million de dollars de Madame Hildebrand. Pour l'ouverture de la position de 1 million au mois de mars on peut prendre comme estimation un cours moyen en mars de USD/CHF 0.915. Puis en août, une moyenne à la baisse a été faite pour un demi million à USD/CHF 0.78 (judicieuse opération ceci dit en passant puisque ca établit la moyenne pondérée des prix d'achat à 0.87!). La vente d'un demi million a été effectuée en décembre que l'on peut estimer à un cours moyen de 0.935 sur ce mois. Le résultat en est une position ouverte actuelle de 1 million à un cours d'achat moyen de 0.837. Or le cours actuel USD/CHF fleurte aver les 0.95. Faites le calcul Monsieur Souaille: la position actuelle affiche un profit non-réalisé corresondant à la différence de prix d'achat moyen de 0.87 et de prix de vente possible aujourd'hui de 0.95. En % ca fait pratiquement du 10%. Par les temps qui courent, beaucoup de personnes aimeraient "encaisser de telles pertes"...
Vous affirmez également "(...) La descente brutale de l'Euro cet été a surpris tout le monde (...)" Dans quel monde vivez-vous Monsieur Souaille. Cela fait maintenant pratiquement deux ans que la crise de l'endettement de la Grèce à débuté et qu'elle a été suivie par la débacle Irlandaise puis Portugaise. Pensez-vous vraiment que ces évolutions soient surprenante à tel point que personne ne puisse s'imaginer que les investisseurs vont se ruer vers des monnaies de pays qui ont une structure financière plus saine comme la Suisse. A part vous, je ne vois pas qui d'autres a été supris par la baisse progressive mais qui s'est accélérée de l'€ par rapport à notre monnaie.
Si l'on continue, vous écrivez: "(...) Objectivement, les sommes en jeu sont de la roupie de sansonnet en regard de ce que certains spéculateurs amis de M. Blocher ont misé, et perdu. (...)". Fussent ces sommes être deux fois moindre, cela n'aurait pas changé grand chose. Ce qui est inacceptable, ce n'est pas les sommes en jeu mais le comportement et le principe éthique. Que Monsieur Hildebrand ait gagné beaucoup d'argent par le passé lorsqu'il était dans le secteur privé est très bien. J'encourage tout le monde à être entrepreneur. Pour ce qui est des amis de Christoph Blocher, ils font ce qu'ils veulent tant qu'aucun conflits d'intérêt avec la chose publique n'est avéré. Si vous avez des preuves soutenant vos accusations alors je vous encourage à les rendre publiques.
Enfin ce qui me choque le plus dans vos écrits, c'est la manière avec laquelle vous passer allégement par dessus le choix de PWC en écrivant: "(...) Pour le reste, la question de qui fait l'audit est accessoire. Le CF reçoit une info, la fait vérifier, et les rapports établissent clairement que l'affaire n'est que de la roupie de sansonnet. (...)" Il vous semble accessoire que l'audit soit faite par une société sans indépendance et dès lors sans crédibilité aucune parce que ce qui compte finalement à vos yeux c'est qu'elle discrédite l'accusation et blanchisse le soupçonné. Peu importe le moyen tant que la solution finale aboutit au résultat espéré. Belle morale pour la recherche de la vérité et la justice dans notre pays!

Écrit par : Nicolas Michellod | 10/01/2012

"À ce jeux-là, vous savez, il y en a pour tout le monde et les crétins restent des crétins. Alors prendre des arguments bidon pour enfoncer un clou avec une banane..."

Un délit pénal est donc selon vous un argument bidon du moment que les voyous sont partout, allo? polis???...

Ce n'est pas parce que j'ai peu de sympathie pour l'UDC, surtout ce qu'elle est devenue, que je brûle nécessairement d'amour pour un autre parti, mais cela dépasse probablement votre mode de fonctionnement.

Mais faut reconnaître qu'avec eux plus c'est gros, mieux ça passe, pensez donc: l'ami de Martin Ebner traitant quelqu'un de spéculateur, c'est savoureux!

Comme l'étrange oubli en évoquant l'état de la presse suisse que de 2002 à 2009 le rédacteur en chef du plus "grand" quotidien romand était un admirateur passionné, pour ne pas dire pire, de Blocher.

Écrit par : calico | 10/01/2012

Petite information, il fallut avoir du cran ou un sacré "pif" pour acheter du dollar à cette période car les prévisions du moment voyaient le cours du dollar à 0.50. (Si cela avait été le cas, elle aurait perdu tellement que l'affaire ne serait jamais sortie). Quelque-soit la décision prise par la BNS au sujet de la parité du EUR/CHF, cela n'aurait aucunement empêcher le dollar de s'effondrer davantage ! Si Madame Hildebrand devait acheter du dollar pour procéder à des achats pour ses galeries, je ne vois pas ou serait la spéculation ! Peut-être que quelque chose m'échappe ! Diriger, c'est prévoir mais certains politiciens le savent'ils vraiment ?
Monsieur Blocher, au moment ou il devenu Conseiller fédéral, a dû céder tous ses biens à sa famille car c'était une obligation. Si l'on suit le raisonnement de certains, les conjoints ou même les enfants et parents devraient arrêter toutes activités commerciales donc de ne plus travailler et rester bien tranquillement à la maison à s'occuper de leur toutou ou de mistigri. Quand Monsieur Blocher est devenu Conseiller Fédéral, que serait-il passé si Madame, voulant s'acheter un joli manteau, avait vendu des acts EMS Chemie en sachant que la hausse ou la baisse du franc pouvait booster ou peser sur le cours en bourse ? Lui aurait-on fait le même procès d'intention ?
J'ai vaguement l'impression que Monsieur Hildebrand a été victime d'une cabale ! Pour le futur de la BNS, pourquoi pas à nouveau un professeur en économie comme le fut jadis feu le professeur François Schaller. Un professeur comme Monsieur Stéphane Garelli ? ou un autre ? Comme conclusion, la morale de l'histoire, chacun son compte et dans deux banques différentes AH! Ah!.

Écrit par : Herbert Ehrsam | 10/01/2012

Bigre ! Convoquer Robespierre est un brin flatteur pour l'auteur de ce billet ; cependant peu adéquat. Si l'Incorruptible est monté sur la bascule à Charlot c'est que dans un de ses discours (était-ce le dernier ?) il avait flingué tout le monde mais ciblé personne.
Ci-dessus rien d'allusif, les personnages sont aisément identifiables si pas nommés.
Quant à "la presse suisse" ...... peut-être n'avons-nous que celle que nous méritons.
Rien n'est plus beau et vrai qu'un lieu commun : le diable se cache-t-il pourtant vraiment dans ce détail ?
M.Hildebrand quitte le comptoir avec dignité ; il n'est certainement pas coupable au sens pénal mais la mayonnaise justicialiste ayant pris, sa situation devenait intenable. Nicht so gut für die Schweiz.
p.l.

Écrit par : pierre losio | 10/01/2012

"le rédacteur en chef du plus "grand" quotidien romand était un admirateur passionné, pour ne pas dire pire, de Blocher."
C'est ça, continuez de fumer la moquette, cela vous fera le plus grand bien. Ou alors, des noms !
Le plus grand quotidien romand, c'est 24 heures. Comme rédac'chef, avant Thierry Meyer, il y avait Jacques Poget, qui était et est tellement gauchiste que même pour Edipresse, cela ne passait plus.
Des noms !

Écrit par : Géo | 10/01/2012

Mr Michellod,
Je fais une entorse à mon abstinence mais puisque j'ai commencé sur ce sujet, autant finir. Dire que l'euro baisse par rapport au franc suisse est à peu près aussi logique que de dire que si vous enfoncez votre surf dans le lac le Lac monte... C'est le franc suisse qui est ferme, pas l'euro qui est faible, contrairement à tout ce qu'on lit. Une monnaie de 300 millions d'h n'est pas quelque chose vis-à-vis d'une monnaie de 7.5 millions, c'est l'inverse. Si vous voulez en avoir une preuve, regardez le parcours 1999-2012 de l'euro contre GBP et dollarsUS, contre lesquels son niveau d'aujourd'hui est plus élevé. Le chf est un petit marché facile à manipuler. Deux ou trois banques le peuvent sans souci de même que des Hedge Funds. C'est ce qu'à voulu empêcher la BNS avec succès jusqu'à présent encore que 1.20 soit notoirement surévalué mais savoir qu'en face on est prêt à vous donner autant qu'il faudra vous amène à ne plus rien faire, plus rien à gagner, donc ça se calme sans compter les baffes prises par certains (UBS??) lors de la mise en place de cette mesure.
Deux remarques, la première c'est Keynes qui disait "à long terme on est tous mort" la deuxième, c'est qui si le franc était à un niveau approprié, on aurait pas de tourisme d'achats transfrontaliers, on ne parlerait pas de supprimer la TVA dans l'hôtellerie et j'en passe.
@ Géo pour conclure : gag de mon temps dans les banques, vous savez pourquoi on a créé la météorologie? pour que les économistes ne soient pas les seuls à se tromper. Il n'y aura pas d'inflation parce que les montants dont on parle n'ajoutent rien à l'économie réelle. Regardez le Japon, des achats continus pour affaiblir sa monnaie, 200% de ratio dettes/PIB, et 20 ans de DEFLATION. Et si nos voisins devaient vraiment perdre leur monnaie, ça signifierait une panique énorme et une turbulence telle que toute l'Europe, nous y inclus, en serions affecté. Il vaut mieux souhaiter que le temps permette de stabiliser le système sauf si on fait partie de ces amateurs de Schadenfreude si chers à notre pays, dussions-nous en crever.

Écrit par : piller | 11/01/2012

Cher M. Souaille,
Comme-ça je vous fait penser à un disciple de Maharaji Trucmuche... Si ça vous fait du bien, tant mieux. Mmmh! Je devrais être quoi? vexé ou blessé!
Allé, disons que ça me vexe, parce que ce genre d'individus, barbe blanche, chemise de nuit, robinets d'or, bagnoles de débiles ça me donnerait plutôt envie de ferrailler.
Que vous fassiez l'amalgame entre CB et ce genre de parasites, c'est dire à quel point votre souffrance doit être insupportable de jours en jours.
Donc, à propos des riches, dont la plupart de nos contemporains jalousent leur très large avance au gâteau, je me suis fait la philosophie suivante: il y a d'une part les riches utiles et les riches inutiles. Ceux qui font fructifier leurs biens en ayant dans le viseur la bonne marche de la société et d'autre part, les égoïstes qui n'en font que pour leur nombril et les nombrils de leurs gonzesses .
Je suis donc pour ma part convaincu que CB appartient à la première catégorie.

Écrit par : petard | 11/01/2012

Monsieur Piller,
Le terme "surévaluation" n'est pas approprié dans le système de change flexible qui prévaut depuis l'abandon de l'étalon or. Vous devriez plutôt parler d'appréciation forte. J'insiste sur les mots car ils sont importants. J'ai remarqué en effet que de multiples industriels suisses - notamment dans le secteur de l'horlogerie (Monsieur Biver par exemple) - nous rappelle régulièrement que le Franc suisse est "surévalué" et que le "juste prix" est supérieur au 1.20 que la BNS défend becs et ongles. Or il n'y a pas de "juste prix" si ce n'est celui que le marché donne à notre monnaie par rapport à une autre. Sur le fait que le CHF soit une valeur refuge, je suis tout à fait d'accord avec vous et je trouve cela normal et qui plus est flatteur. Dans votre réponse, vous faites référence à John Maynard Keynes. Je vous avoue que je tends à penser que l'auteur de la Théorie Générale se trompe sur beaucoup de points. Je vous invite d'ailleurs à lire les penseurs de l'Ecole Autrichienne. Je persiste à penser que l'évolution futur (à long terme) de l'économie des pays industrialisés démontrera que les Schumpeter, Mises, Hayek avaient une meilleure connaissance des phénomènes monétaires et de leurs conséquences que John Maynard Keynes. Je vous invite plus particulièrement à lire Human Action: A Treatise on Economics de Ludwig von Mises. Pour ce qui est du Japon, votre référence est intéressante. Je pense que ce pays risque de connaître rapidement des problèmes économiques qui pourraient déstabiliser drastiquement l'avenir de sa population. Comme vous le savez la dette japonaise est pratiquement exclusivement en main des Japonais qui est une population vieillissante. Je crains qu'un déséquilibre majeur déstabilise ce pays dans les années à venir et contribue à appauvrir considérablement sa population. Enfin laissez-moi vous dire que je ne souhaite pas que l'€ disparaisse. Je pense cependant que le problème auquel font face les décideurs politiques européens en matière de dette des Etats de la zone est trop important pour qu'il puisse être surmonté. Il est trop tard. Je crains également que les recettes keynesiennes préconisées ne soient pas appropriées. Créer plus de crédit pour résoudre un problème de crédit n'est pas une bonne chose. Créer plus de monnaie ex-nihilo (achat de la dette des Etats en difficulté d'obligations par la Banque Centrale) pour essayer de gagner du temps ne fait au contraire que d'accentuer le problème. Je suis pessimiste sans vouloir que mes prédictions se réalisent. L'€ sous sa forme actuelle semble condamné à un horizon de 3-5 ans (et ce n'est pas le long terme de Keynes dont je parle ici). Monsieur Piller: le miroir n'est pas responsable de l'image qu'il renvoie.

Écrit par : Nicolas Michellod | 11/01/2012

@ piller,
Je crois qu’aujourd’hui, les prévisionnistes en météo sont franchement plus fiables que nos économistes patentés.
Ces mêmes économistes ne passent-ils pas leur temps à infirmer ce qu’ils avaient « prévus » quelques mois plus tôt ?

Écrit par : Benoît Marquis | 11/01/2012

M. Michellod, vous reconnaissez donc le fond de l'affaire: Mme Hildebrand faisait réglièrement des opérations de change adaptées à ses besoins professionnels et à ses moyens personnels, sans qu'on puisse parler de spéculation: pas de levier, ni rien de la sorte. Avec plus ou moins de bonheur. Pour ce que j'en sais, les cambistes calculent les gains ou les pertes en fonction des dates du jour des opérations et non de moyennes. Et c'est la position la plus ancienne qui est vendue en premier. Donc, ce qui a été vendu en décembre, ce sont des dollars achetés en mars. Il n'y a dès lors effectivement pas de perte, mais un gain de 0,02% selon vos propres chiffres. Soit sur 500 000, environ 100 Francs, ce qui vous l'avouerez, même en temps de crise, est un rendement ridicule.
Ce mode de calcul peut paraître théorique, mais pas tant que ça, car s'il n'y avait pas eu ces dollars achetés en mars, selon les règles de la BNS (qui ont été respectées) Mme Hildebrand aurait du attendre 6 mois (donc la mi-février) pour vendre les dollars achetés mi-août.
Pour ce qui est de la surprise causée par la montée brusque du Franc face à l'euro, il me semble que si cet évènement avait été aussi prévisible que vous le dites, toutes les entreprises de ce pays, en tout cas les grosses, l'auraient anticipée et fait des provisions de change. Ce qui n'a pas été le cas.
Concernant l'audit, on parle de la BNS là, et de l'avenir de l'économie suisse dans son ensemble, de centaines de milliers d'emplois, de milliers d'entreprises menacées. La discrétion est indissociable de la bonne marche des opérations de la BNS. Et pour une affaire privée portant sur un gain ridicule en regard des intérêts colossaux en jeu, vous voulez mettre en péril tout le système en multipliant les intervenants, après avoir saccagé ce qui restait du secret bancaire ? C'est effectivement le jeu inconscient et suicidaire (ou alors machiavélique) auquel se livre l'UDC. Plusieurs institutions (à commencer par le procureur de Thurgovie) ont estimé sagement qu'il n'y avait pas matière à poursuivre. Mais Blocher s'est entêté. Je pense qu'il faudra un vrai procès pour mettre un terme à ces dérives de jugement populaire façon maoïste où l'accusé est condamné d'avance. Un procès qui devra faire également la lumière sur ce viol du secret bancaire qui ruine un peu plus nos institutions.
Pour le reste, je me range aux avis de Piller et d'Ehrsam et conclut là.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2012

Piller@ "Il vaut mieux souhaiter que le temps permette de stabiliser le système"
Voilà au moins un point sur lequel tout le monde est d'accord ! La Schadenfreude, ça va pour rigoler...
Cependant, on lit de temps à autre des économistes, en général français et pas du tout forcément proches politiquement de Marine Le Pen, qui prônent la fin de l'euro. Du temps où, après la Grèce, on voyait l'Espagne, le Portugal et l'Irlande s'effondrer, avant la France et l'Italie...
Sur les économistes : j'ai suivi les cours d'économie politique de François Schaller et je me souviens du jour où il a déclaré que jamais le dollar ne baisserait en dessous de 3.85 franc suisse. Cette anecdote est la chose principale que j'ai retenu de ses cours...

Écrit par : Géo | 11/01/2012

Adressez au "parlament fédéral" par le bais de la boite de contact, la demande d'une CEP et ainsi nous reprenons nos droits sur les parlementaires qui ne respectent par leurs mandants.
Le temps est venu de ne plus se laisser faire par des magouilleurs qui ne défendent que des intérêts opaques ou personnel.
Rien qu'à voir les têtes, encore hier soir à Infrarouge (que je me suis imposée de regarder)Tous ceux qui veulent la tête de M. Blocher et l'éviction de l'UDC
ne le font pas pour de bonnes raisons.

Écrit par : Corélande | 11/01/2012

Eh bien voyez-vous Petard, je suis pour ma part intimement convaincu que Blocher est le champion inégalé en Suisse de la seconde catégorie. D'autant que ses principaux concurrents au titre, les Ebner, Ospel et consorts, ses meilleurs copains, ont été mis hors course. Outre son histoire personnelle et ses fréquentations douteuses, son attitude dans l'affaire Hildebrand en est la preuve éclatante. La société helvétique avait avec Hildebrand un commis de première force, qui prenait les bonnes décisions (sauf une fois, apparemment en matière domestique, mais que ne ferait-on pas par amour)
Hildebrand a fait ce qu'il fallait au moment ou il fallait pour le bien des entreprises et des travailleurs de ce pays, s'assurant ce faisant, la vindicte d'un petit groupe de spéculateurs sans scrupule. Dont certains amis avérés de M. Blocher. Des milliardaires, comme lui, qu'il importe à mon sens de séparer des millionaires, car ils n'évoluent pas dans la même catégorie.
Les millionaires (comme Hildebrand) ont de quoi vivre correctement et sans excès sans rien faire le reste de leur vie. Ils ne me gênent pas. Les milliardaires (comme Blocher) peuvent se permettre d'acheter qui ils veulent ou presque et ne s'en privent pas.
Par esprit de vengeance personnelle et pour servir ses propres intérêts politiques, CB a choisi de déstabliser l'une des rares institutions suisses qui restait à l'abri du déferlement de haines qui montent dans ce pays. Il est, pour rester poli, un semeur de zizanie. En aucun cas un homme oeuvrant pour le bonheur de son pays. Il ne roule que pour le gonflement de son ego. Pitoyable, mais très fort, dans sa capacité à se faire plaindre.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2012

Monsieur Souaille,

Je trouve intéressant la manière que vous avez à déformer mes propos. Si je prends le cours moyen c'est tout simplement parce qu'en l'absence d'informations exactes sur les opérations, j'essaie d'effectuer une estimation. Mais puisque vous aimez les raccourcis, je vais faire un calcul simple qui plus est en utilisant votre hypothèse qui réside sur le fait que les seuls dollars à prendre en considération sont ceux achetés en août. Le cours minimum d'août 2011 est de 0.76 et le cours maximum de 0.82. En d'autres termes l'opération d'achat de dollars n'a pu être fait qu'à un cours se situant entre ces deux chiffres. Le cours actuel est légèrement inférieur à 0.95. Donc au mieux, la profit non réalisé actuel est de 25% et dans la marge la plus basse environ 16%. A nouveau, je ne vois pas les pertes ni même de "gain ridicule" dont vous parlez. Mais bref, le problème n'est pas que l'opération en question va rapporter une belle marge car comme je vous l'ai dit auparavant il s'agit d'un problème d'éthique avant tout. Pour ce qui est de la chute de l'€, je ne sais pas où vous travaillez mais de par mon activité professionnelle, je sais que la majorité des entreprises ayant des activités internationales couvrent leur position en devises en effectuant des opérations à termes et ils n'ont pas attendu la crise financière pour le faire. Dès lors quand vous affirmez que les entreprises n'ont pas anticipé la dépréciation progressive de l'€ par rapport à notre monnaie, je vous dit: c'est faux. La majorité l'ont fait et continue à le faire. L'intervention de la BNS leur permet simplement de limiter les coûts liés à ces opérations (que l'on appelle coûts de hedging).

Écrit par : Nicolas Michellod | 11/01/2012

Mr Michellod,
On peut se raconter tout ce qu'on veut mais essayer de faire rentrer 10 litres dans un contenant d'un litre posera toujours problème. La théorie est une chose, j'en ai été abreuvé par nos économistes durant des décennies pour constater que l'essentiel de tout ce que j'avais entendu était démenti plus tard avec une assurance digne de l'économiste en chef du FMI ou de l'OCDE qui passent leur temps à modifier la croissance en récession en nous disant : on vous l'avait bien dit! LOL.
Nous entretenons dans le monde entier des dizaines de milliers d'expert donc aucun n'a jamais prévu une crise. Vous opposez à Keynes l'école autrichienne pourquoi pas? D'autres vous dirons que Roubini, Stiglitz, Krugman ne sont pas plus idiots. L'économie est une chose qui rend modeste. Pour paraphraser un de mes amis, je vous dirais pour conclure que plus j'avance moins j'en sais.
Votre remarque sur le Japon me parait pertinente. Vous pourrez l'appliquer à L'Allemagne assez rapidement. Comme quoi...

Écrit par : piller | 11/01/2012

M. Michellod, je ne sais pas dans quelle langue vous le dire, je croyais avoir été clair, ou alors vous êtes de mauvaise foi. Je pense justement qu'il faut prendre en compte l'ensemble de la séquence, incluant le mois de mars. Et que ce sont - en tout cas en théorie - les dollars achetés au mois de mars qui ont été revendus en décembre, pas ceux du mois d'août... Quant au taux de change de l'opération du mois d'août elle est connue au millième de point près, relisez les télégrammes des échanges entre M. Hildebrand, son épouse et la banque Wegelin de ce jour là.
Si je parle de couverture des risques de change, c'est bien parce que je sais que cela se fait... Après tout est question de quantités et de proportions. Or il se trouve que personne n'avait anticipé l'ampleur de la montée brutale du franc au début de l'été, qui n'avait jamais été aussi ample rapide, depuis 50 ans que je m'intéresse de près ou de loin aux variations de change entre le Franc suisse et le franc français, respectivement l'euro. Et si la BNS n'était pas intervenue, nous serions en train de pleurer les morts parmi les entreprises helvétiques disparues au combat...
C'est peut-être au fond ce que M. Blocher regrette. Qu'il n'y ait pas eu davantage d'entreprises en perdition à racheter au prix le plus bas. N'est-ce pas ainsi qu'il a commencé sa carrière ?

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2012

Monsieur Souaille,
Vous n'avez pas parlé de couverture des risques de change dans l'avant-dernier commentaire que vous m'avez adressé mais de "provisions de change". Couverture et provision sont deux mots qui ne veulent pas dire la même chose. La provision est une opération purement comptable qui consiste à déprécier un actif sur lequel un doute de valeur subsiste. La provision consiste déjà à prendre une perte. Or la couverture de change est une transaction effective (et pas une écriture comptable) visant à se protéger contre une baisse de valeur en vue d'éviter une perte. Vous voyez donc que ces deux termes sont très opposés. La signification des mots est très importante Monsieur Souaille et vous devriez faire attention lorsque vous utilisez ces termes de manière interchangeable car ils ne veulent pas du tout dire la même chose. Ceci est dommageable car cela discrédite totalement votre discours et travestit les faits en faisant resortir le côté émotionnel de vos propos qui je dois l'avouer a tendance inlassablement à revenir inlassablement d'une manière émotionnelle sur le personnage Christoph Blocher. Quant à votre analyse de la pertinence de l'intervention de la BNS de fixer un taux plancher à 1.20 et de le défendre coûte que coûte, je ne la partage pas. L'horlogerie Suisse a annoncé en décembre 2011 une augmentation totale de ses exportations de 16% sur toute l'année malgré le franc fort. Je vous vois déjà rétorquer que c'est grâce à la politique de la BNS mais je pense que vous avez tort. Le Franc suisse n'a jamais été si fort sur une période de 12 mois par rapport à l'€ de toute l'existence de la monnaie unique Européenne (certes courte: 10 ans) malgré l'intervention de la BNS. Et bien malgré cela, les exportations horlogères suisses en 2011 ont augmenté de 16%! Bien sûr cela n'empêche pas les représentants de cette industrie de défiler sous les micros des journalistes pour nous prêcher que l'industrie d'exportation court au danger, que le "juste prix" (qui est un terme totalement inapproprié) du Franc suisse doit être bien supérieur à 1.30, etc. J'espère que le nouveau directoire de la BNS ne va pas continuer à péjorer le bilan de notre vénérable institution d'émission monétaire central helvétique pour les exportateurs jusqu'à faire bondir l'inflation en Suisse et contribuer à paupériser la population de notre pays, les rentiers en premier lieu qui vous le conviendrez sont nombreux dans notre petite démocratie.

Écrit par : Nicolas Michellod | 11/01/2012

Bonjour. Sauf erreur de ma part, vous n'avez pas relayer mon dernier message (à ces messages qui ne parviennent pas à jour ou un peu tard...) qui signalait aux lectrices et lecteurs que sur mon blog, un autre son de cloche fédérale résonnait haut et fort contre votre propre opinion sur cette affaire. C'est la démocratie, cher Monsieur Décaillet. Et je trouve dommage, voir dommageable, si vous ne relayer pas celui-ce de message afin que l'intelligence citoyenne puisse prendre connaissance de toutes les sensibilités et points de vue, fussent-ils ses points de vue loin du vôtre. De ma part, si vous laissiez des messages chez moi, je n'exercerais point de censure. Alors... C'est à vous de voir. Je vous apprécie car vous tenez un verbe démocratique puissant. Mais je ne suis pas forcément toujours d'accord avec vous...

Très bonne salutation. Pacha. A tous, donc, rendez-vous aussi sur mon site...pas pour la pub, pour un plus de compréhension démocratique sur notre monde moderne.

Écrit par : pachakmac | 11/01/2012

Merci. Et pardon pour les erreurs de Français. La fatigue me fait commettre un peu plus d'étourderies...romanesques:) Vive notre pays...et nos petites guerres intestines pourvu qu'il y règne la paix et la démocratie.

Écrit par : pachakmac | 11/01/2012

Mr Michellod,
Vous êtes un tenant de la doctrine, je respecte, bien que depuis assez longtemps je m'en sois éloigné. Japon, USA, GB, autant de pays qui ont émis de la monnaie à gogo et qui ne font pas d'inflation et qui n'en feront pas pour les raisons que j'ai exposées ci-dessus. Il y a un point où je suis d'accord avec vous bien que notre analyse soit très éloignée, les rentiers payeront. Pour une raison simple. L'endettement abyssal de la plupart des pays a profité à qui? et à qui refilerons-nous la patate chaude? à la génération suivante, qui ne pourra simplement pas payer l'AVS, le coût de la dette et les remboursements éventuels, financer nos caisses de pension publiques qui sont, pour la plupart dans un état calamiteux (tiens, ça c'est pas dans notre endettement annoncé), les coûts de santé d'une population appelée à vieillir et nos services ad hoc (comme le capitaine) tiennent tous à remplir leurs EMS pour être certains que nous claquions d'Alzheimer ou de sénilité. Beau programme mais sans financement donc la génération suivante fera payer ceux qui doivent, qui ont déjà un des plus fort pouvoir d'achat, les rentiers de 2012 dont je fais partie.

Écrit par : piller | 11/01/2012

@Géo.
Pour un silencieux, que de contributions de ma part ce jour... Bon au final, quand on a compris que tout ça c'est de la rigolade, on range sa colère et on revient, c'est ce que j'ai fait. Mais j'aimerais bien savoir combien la décision de la BNS a coûté à CB pour qu'il développe une pareille haine contre un type qui était, à mon avis, la bonne personne à la bonne place. Quelques centaines de millions sur un gros pari? ça fâche, beaucoup il semble. Pour être clair, CB, Levrat, Darbellay, Pelli, c'est du même, chacun défend le principe premier de l'être humain, son propre intérêt tout en vous expliquant que l'altruisme est sa préoccupation première. Suffit juste d'en être conscient.

Écrit par : piller | 11/01/2012

@pachakmac, j'ai donc été lire sur votre blog l'autre son de cloche a Berne, désolé mais de son de cloche, je n'en ai pas vu, mais juste votre opinion qui pense que à jouer Hiltebrandt contre Blocher, il n'y a pas un pli, il faut choisir le moins pire et c'est M Hiltebrandt vu que M Blocher uest un milliardaire...alors une opinion certe mais des sons de cloche a Berne, la rien. Alors on va aussi en donner dans les bruits de couloirs....Comment se fait il que le président de la banque nationale sous la pression ait démissionné? pression de qui ?, alors que le PS, le PDC, les verts, les verts libéraux le soutenait pleinement et le PLR du bout des lèvres, la présidente de la confédération. elle, mieux, donnait comme un jour noir si jamais il démissionnait.
Alors pourquoi une démission alors que tout le monde le soutenait sauf l'UDC qui ne représente que 25%? peut-être parce que la commission de la banque nationale aurait mis le marché dans les mains du président, il démissionne ou tout la commission démissionne en bloc soit 12 personnes Ca a le mérite de faire réfléchir sur toute cette pression qui n'a rien avoir avec Blocher. Désolé mais sa fortune a été faite avec EMS et il a certainement ecrasé quelques pieds, mais une chose est certaine dans toute sa carrière il a surement offert un peu plus de travail en Suisse que deux traders (M Hiltebrand et sa femme)... et si on poursuivait votre analyse face a un tel scorpion que vous imaginez!!! peut-être a juste titre, comment est il possible que deux président de parti (M Levrat et M Darbellay, sachant le danger que M Blocher pourrait être pour la Suisse et soutenu par 26% de l'électorat prennent le risque de briser la concordance ?

En voilà une belle question, comment deux amateurs pareils avec tous leurs députés ont ils pu croire un seul instant qu'ils pourraient insulter le quart de la population Suisse en leur refusant deux sièges au conseil fédéral et que ceci se ferait sans bruit alors qu'ils trainent des casserolles un peu partout... C'est soit de l'amateurisme a outrance soit de l'incompétence et à ce niveau face au personnage de M Blocher... c'est au pire un crime contre la Suisse, au mieux c'est de loin pire que la réponse de Blocher qui a jusqu'à preuve du contraire jamais été ébruité dans la presse. D'ailleurs la aussi, les bruits court que c'est EWS et la banque nationale qui par incompétence aurait aussi laisser fuire l'info.

Écrit par : Pascal T. | 11/01/2012

Monsieur Piller,
Je suis en grande partie avec vous. La seule divergence que j'ai avec vous réside dans la résurgence de l'inflation. Vous avez raison de dire que durant les 20 dernières années l'inflation a été pratiquement inexistante parce que l'argent émis gratuitement par les émetteurs centraux a été essentiellement placé dans les marchés financiers (actions, oligations, dérivés, etc.) sans être investi dans l'économie réelle, d'où les bulles spéculatives qui ont explosé à répétition. Cependant ce modèle arrive à son terme. Le rôle de tampon des marchés va connaître une fin. Les marchés des actions et obligations ne vont plus pouvoir jouer leur rôle de "buvard" pour la simple et bonne raison que le risque devient trop grand pour les investisseurs. Les banques centrales (Fed, BCE, BNS, BoJ, etc.) ont depuis 20 ans continué d'assouplir leur politique monétaire pour favoriser la croissance notamment au sortir des crises résultant de l'explosion des bulles spéculatives. Le problème est que la source est tarie. Les programmes de Quantitative Easing 1 et 2 de la Fed n'ont pas réussi à sortir durablement les USA de la récession. Il y a de fortes chances qu'ils y replongent. De même pour l'Europe. Dès lors le marché des actions devrait apporter des rendements insignifiants voir négatifs malgré les velléités d'envoyer une nouveau programme de Quantitative Easing que je pense imminent. Le marché des obligations particulièrement les obligations d'Etats est en crise avec une prise de risque beaucoup trop grande dans le cas des pays périphériques de la zone Euro. La situation va aussi s'aggraver au Japon (comme nous en avons déjà parlé) et aux USA puisque le congrès américain va devoir faire le même exercice que l'année passée et trouver un accorde de hausse du plafond de la dette dans les mois qui viennent. En année d'élection présidentielle, je pense que la solution finale ne peut être qu'un report des décisions douloureuses, je le crains. Dès lors, le cash va prévaloir et tôt ou tard le déséquilibre entre l'offre et la demande de monnaie (crise de surproduction en d'autres termes) va contribuer à générer de l'inflation. Cette inflation sera d'autant plus forte que les marchés des changes sont sujets à distorsion et la BNS est un facteur de distorsion du cours entre le CHF et l'Euro. Donc selon moi, le paradigme bien douillet dans lequel nous avons vécu durant ces dernières décennies devraient prendre fin tôt ou tard. Ce n'est qu'une question de temps. Le résultat des opérations vous l'avez expliqué: paupérisation généralisée et notamment des plus fragiles face à l'inflation: les retraités.

Écrit par : Nicolas Michellod | 11/01/2012

Mr Michellod,
D'accord avec votre analyse. En économie de ménage, on dirait que vivre, pendant 30 ans voir 40 pour certains, à crédit n'est pas possible. Mais ce qu'on fait les états, c'est ça. La France a plus de 37 exercices déficitaires de suite donc sans inflation, injouable. Vous avez raison, quelque chose va se passer, je ne sais pas quoi mais ça peut pas continuer. Et c'est partout perclus de dettes qu'on a essentiellement mises dans les fonds de pensions, puisque l'Etat, c'est sur. Moi j'ai pas un rond dans des fonds d'états, confiance zéro absolu. Je viens d'une famille où tout a été difficile, pas d'argent, et on doit au caractère rigoureux de ma mère de s'en être sorti. Depuis, je m'en tiens à des principes simples, je veux comprendre et je ne fais rien que je ne comprends pas, même si ça peut apparaître réducteur.

Écrit par : piller | 11/01/2012

M. Michellod, je ne suis pas comptable, mais journaliste et je manie le français, pas la langue de bois (ni celle de l'hypocrisie, contrairement à vous qui ne me répondez pas sur le fond). "Provision de change" dans le sens où vous l'entendez n'aurait aucun... sens. En revanche, si l'on prend le Robert on a le choix entre une bonne dizaine d'acceptions différentes qui toutes rendent ma phrase compréhensible du commun des mortels, à défaut de respecter l'orthodoxie comptable. D'une somme déposée chez un banquier en couverture de paiements à prévoir à une avance en cas de pépin...
Et si je fais une fixation sur Blocher, c'est que je n'admets pas que le représentant d'un quart des votants dicte sa loi aux trois quarts restant, en usant de tous les moyens pour cela, y compris ceux qu'il qualifiait lui-même d'illégaux et d'anti-constitutionnel. Pour mémoire, toute la ligne de défense helvétique, dans l'affaire de l'employé de banque monégasque, consistait à dénier le droit aux autorités françaises d'utiliser le fruit d'une violation des lois suisses, à savoir le vol de données bancaires. Or utiliser ces données volés, c'est très exactement ce qu'a fait M. Blocher, ridiculisant une fois de plus le pays tout entier aux yeux de l'étranger.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2012

Je suis très surpris d'apprendre que vous êtes journaliste Monsieur Souaille. A vous lire je n'aurais jamais pu deviner. Dès lors je n'ai qu'un seul conseil à vous donner: au lieu d'écrire, lisez!

Écrit par : Nicolas Michellod | 12/01/2012

Je lis, Michellod, je lis et j'écris aussi. Et je voyage. C'est ce qui m'a notamment permis d'écrire l'Utopie Urgente, paru début 2007 un bouquin qui annonçait clairement la crise. Je ne pensais juste pas qu'elle surviendrait si rapidement. Je ne suis pas devin, mais je discute avec les meilleurs économistes, que j'invite également à parler dans mes films. Je pense d'ailleurs avoir été le premier à utiliser le qualificatif de "jeu de l'avion" pour la production massive et régulière de masse monétaire. Et le candidat que je soutenais en France en 2007 était le premier à évoquer le problème de la dette.
Depuis 2007, on n'a fait effectivement que produire de la dette supplémentaire et ce n'est pas sain. Cette augmentation - seule solution à ce moment là - aurait du nous donner le temps de réagir et de modifier la donne, mais cela n'a pas été le cas, ce que nous paierons tôt ou tard. Cela n'empêche pas qu'il fallait donner du mou à l'économie, pour ne pas l'étrangler - Excusez moi d'employer des termes de voile, mais cela me permet d'être compris de tous et pas que des économistes-.
C'est valable au plan mondial, comme au plan suisse. Il y a un problème global de la dette, dont nous ne parviendrons pas à nous isoler. Si notre monnaie continuait de grimper vers les sommets, nous pourrions nous payer de super vacances à l'étranger et importer des tas de trucs, mais très vite, nous ne pourrions plus rien vendre en échange... La BNS doit tenir compte de tout. Notre force, ce n'est pas la spéculation des quelques milliardaires copains de Blocher, c'est le tissu économique et l'innovation, l'esprit de concurrence, seule manière de faire face aux révisions drastiques de nos niveaux de vie que nous allons de toute manière devoir affronter.
Nos sociétés occidentales ne peuvent pas continuer d'accaparer l'essentiel des fruits de la croissance. D'une manière ou d'une autre, il va falloir partager. Le Franc suisse, le niveau de vie suisse sont surévalués et ils n'est jamais bon d'apparaître comme les éternels profiteurs de l'histoire. D'autant que le luxe dans lequel nous vivons tend à faire de nous des enfants gâtés. La politique de la BNS, dans ce contexte est une bonne politique. Personnellement, je souhaiterais même un cours plancher plus haut. N'en déplaise à M. Blocher qui vit sur une autre planète.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/01/2012

@philippe Souaille, votre haine de Blocher frise tout de même le ridicule...en reprenant les faits et que les faits...Qui est l'autorité de surveillance d'un banque nationale si ce n'est le conseil fédéral quand son président est impliqué... Alors oui, on peut dire que cette information a été volé, et oui si on a un peu de bienséance, il faut reconnaitre comme M Pelli et tou ceux qui sont un poil honnête que c'était la voie a suivre, remettre discrètement l'info a qui de droit et attendre que le gouvernement fasse son boulot...manifestement ca n'a pas été le cas. On attend par contre volontiers l'analyse de ceux qui savent de qui a lacher l'info a la presse...ca oui...comme par exemple un communiqué de la banque nationale soutenant son président qui n'avait ni queue ni tête a cette date.
Ensuite il serait bon d'analyser égalment les faits, toujours les faits, pourquoi M Hiltebrandt a démissioné vu le soutien des 3/4 des politiciens ...ca me pose un problème éthique, comment peux t'on démissionner volontairement quand on a rien a se reprocher et qu'on est soutenu par 70% des politiques ? ne me dites pas que l'opinion public a du poids, on s'assied assez souvent dessus pour ne pas la prendre en compte et la dernière fois c'était en refusant un siège a l'UDC. Alors la question est pourquoi alors que ce diable de Blocher ne représent tout au plus que 20% et j'ancitcipe encore qu'a l'UDC tout le monde na pas du être heureux, un présdident de banque nationale soutenu par 80% des politiciens et le gourvernement au grand complet démissionne...

Écrit par : Pascal T. | 12/01/2012

Merci Monsieur Souaille. Je constate que votre livre est disponible gratuitement en ligne (http://www.utopieurgente.org/e-books/Tome%20G1.htm). Je vais essayer de le lire.

Écrit par : Nicolas Michellod | 12/01/2012

"ils n'est jamais bon d'apparaître comme les éternels profiteurs de l'histoire."
C'est exactement là que le bât blesse. C'est du moralisme de bas étage. Cela n'existe pas dans le monde réel. Aucune politique jamais ne s'est faite sur cette base. Dès que les Suisses auront perdu ces avantages, d'autres en profiteront sans le moindre état d'âme, et personne ne s'en rendra compte...
Que la Suisse crève du cancer du fric, c'est une évidence. Répartissons le mieux ici, ce sera déjà bien. L'envoyer en Afrique ? Le n° 1 de la revue de la DDC de 2008 (sauf erreur, mais je peux facilement vérifier si vous y tenez) nous apprenait que les Africains ont touché de l'Occident 353 milliards de dollars entre 1995 et 2003 et que cela représentait le coût de tous leurs conflits. En d'autres termes, plus on leur balance du fric, plus ils se battent. Vous me direz que cela a des bons côtés, que cela limite la population etc, mais je pense qu'il y a d'autres moyens pour cela...

Écrit par : Géo | 12/01/2012

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