13/01/2012

Nuits genevoises : la vie qui va

 

Sur le vif - Vendredi 13.01.12 - 18.41h

 

Bon, c'est fait, nous y sommes. Rome n'est plus dans Rome, et la Rome protestante, alors là, je vous raconte pas ! Réveillon, nuit magique, femme fatale, ministre au cœur de braise, barman grincheux, rose au poing, pluie d'étoiles : la vie qui va. Et l'année passe ! Sur la pointe des pieds. L'air de rien.

 

J'ai toujours aimé les bagarres de bar, oh pas en vrai, juste en littérature, chez Genet, par exemple, Querelle de Brest. Mais c'est entre hommes. Chez Koltès, encore plus, Quai Ouest, quand la profondeur d'une litanie vient arracher les cicatrices des personnages, ici un père, là un fils, entre eux la noirceur d'une malédiction : la vie qui va. Oui, j'aime la violence des hommes, pas la physique, pas celle du sang, ni des ecchymoses, non, juste celle de leur solitude. Ton ange gardien, dans la nuit bleue du réveillon. Et le barman, y'a des moments où il ferait mieux de pas trop venir te chercher.

 

Alors voilà, charivari. Le poing ministériel entre en action. Nuit magique, poing final, la vie qui va. Et la plus haute tour qui s'écroule. Et les chiens, déjà, qui hurlent. Les mêmes qui protègent une ministre trop faible, hurleront, oui, sur cette affaire purement privée. Ils hurleront. Moi pas. Je retourne à Koltès.

 

Pascal Décaillet

 

 

18:41 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (14) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Je ne vois pas grand monde qui hurle, en tout cas pas comme si c'était Stauffer, car là à peine il pète voilà que lui tombe dessus l'entier de la Répoublik.

C'est tout juste si Stauffer échapperait au lynchage, on le voit là gisant à terre frappé par derrière par des dizaines d'écolos et socialos alcoloos ou des PDC armés d'une machette lui plantant 40 fois la lâme dans le dos.

Non, avec le conseiller rien de tout ça.

Écrit par : anonyme | 13/01/2012

Chez ces gens-là. Monsieur, on sait hurler en silence. Dans la meute.

Écrit par : Pascal Décaillet | 13/01/2012

C'est plus Genève, c'est Deadwood-sur-Léman !!!

Écrit par : Paul Bär | 13/01/2012

On remarque aussi comment avec Muller les commentaires sur la Tribune de Genève ne sont pas autorisés alors que lorsqu'on prête quelques actes physiques à Stauffer toute la fiente gauchiste et PDC-PLR peut se lâcher.

On voit bien la différence de considération, l'application du deux poids deux mesures quand il s'agit de l'Aristocratie des partis traditionnels ou des simples gueux proche du peuple comme Stauffer!

Écrit par : anonyme | 13/01/2012

Il ne faut jamais mettre tous ses Gueux dans le même panier.

Écrit par : Pascal Décaillet | 13/01/2012

Standard & Poor's va t-il lui retirer un poing ?

Écrit par : Jean-P. Lusson | 13/01/2012

@anonyme

que vous avez 1000 fois raisons.... la presse se demande si c'est déontologique de parler de cette "affaire" alors qu'en septembre 2011, la TDG notamment avait clairement fait une série d'article sur Cerutti qui aurait menacé un TSHM frontalier.....

comme vous le dite si bien, deux poids, deux mesures

Triste Genève

Écrit par : justice | 13/01/2012

Mais, mais, mais...c'est pas possible ! Un habitude chez certains élus libéraux.

Écrit par : Charly Schwarz | 13/01/2012

Bof..

Écrit par : Bof | 13/01/2012

@courageux anonyme
Ben peut-être parce qu’avec Monsieur Stauffer c’est tous les trois mois, que chez lui c’est un réflexe et puis au MCG c’est aussi une tradition, à Vernier on agresse les travailleurs sociaux, sur les quais les adeptes vont à la baston jouer les héros, soutenu dans cette démarche par un avocat MCG. Dans ce mouvement quand on a fini d’invectiver, c’est le coup de poing qui sert d’argument.

Écrit par : PA Gilliéron | 13/01/2012

l'anonyme ânonne...

Écrit par : Pascal Holenweg | 14/01/2012

Vous avez, cher Monsieur, de bonnes fréquentations littéraires.
Votre distance par rapport à ce people event vous honore. je n'en attendais pas moins de vous. J'en déduis rien "Dans les cordes" ni à "A chaud". Me trompe-je
?
p.l.

Écrit par : piere losio | 14/01/2012

L'affaire éclate finalement 13 jours après... La TDG ne pouvait en parler (trop risqué en représaille pour elle) il fallait que le 20min ou le Matin s'empare de l'affaire et que l'ATS reprenne l'information !

Les articles sont toutefois assez gentil avec M. Muller. La réalité des faits est plus crue : M. Muller recevait une gâterie buccale à l'arrière du bar dans les toilettes des employés. C'est ce qui a motivé le barman à l’invectiver. La suite des évènements est une montée de la violence qui se termine par l’expulsion de M. Muller de la boite par les videurs. Puis une agression violente de la part de M. Muller à l'encontre du barman lors de sa pause.

Décidément les magistrats libéraux sont tous et toujours des bras cassés. Il n'y a que Longchamp, le radical qui fasse encore honneur au PLR à Genève.

Écrit par : Olivier | 14/01/2012

En lisant le commentaire d'"anonyme" ce matin à 7.30h, je me suis demandé qui était censé hurler la nuit au sujet de Mark Muller et ceci en choeur ?J'ai appris la nouvelle de cette bagarre à minuit et me suis permis d'aller me coucher.
A 7.30h, j'étais censée avoir honte de ne pas avoir déjà hurlé. Avec les loups ?
Est-il permis d'avoir une vie en-dehors des indignations médiatiques ?
(écrit à 13.50h)

Écrit par : Calendula | 14/01/2012

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