28/01/2012

L'île aux pingouins

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Sur le vif - Samedi 28.01.12 - 11.29h



Davos est une chose: la liberté d'association existe en Suisse, c'est très heureux, et les gens peuvent se donner rendez-vous là où ils veulent. Mais l'hallucinante obédience de la presse, notamment des médias audiovisuels dits "de service public", devant cette île aux pingouins de cocktails, en est une autre.

Adolescent, j'ai rêvé les Grisons à travers une œuvre d'exception de Thomas Mann. Ca vous avait quand même une autre gueule que les conciliabules des financiers, au reste chaque année reconvertis à la dernière mode du temps. Le monde passe. La littérature résiste.


Pascal Décaillet

 

11:29 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Enfin, quelqu'un pour écrire que ces réunions sont inintéressantes au possible, vitrines de promotion pour quelques-uns (il y a un an ou deux c'étaient les actrices en mal de notoriété qui y venaient pour montrer leur grande sensibilité, mais cela semble heureusement démodé) et ennuyeuses pour le plus grand nombre, surtout pour ceux qui n'ont aucune prise sur les évènements qui s'y discutent. Ces réunions pourraient tout aussi bien se dérouler à l'abri des regards, et tout le monde y gagnerait; avec un peu moins de publicité inutile, peut-être que les mesures de sécurité deviendraient à la fois moins voyantes et moins embêtantes pour tous.

'Der Zauberberg', et son ensorceleuse montagne, mais là, il fallait s'éloigner du monde, pas s'exhiber aux regards des non-invités...

Écrit par : Inma Abbet | 28/01/2012

" Was war also das Leben? Es war Wärme, das Wärmeprodukt formerhaltender Bestandlosigkeit, ein Fieber der Materie, von welchem der Prozess unaufhörlicher Zersetzung und Wiederherstellung unhaltbar verwickelt, unhaltbar kunstreich aufgebauter Eiweißmolekel begleitet war. Es war das Sein des eigentlich Nicht-sein-Könnenden, des nur in diesem verschränkten und fiebrigen Prozess von Zerfall und Erneuerung mit süß-schmerzlich-genauer Not auf dem Punkt des Seins Balancierenden. Es war nicht materiell, und es war nicht Geist. Es war etwas zwischen beidem".

Thomas Mann, "Der Zauberberg", Roman (1924)

Écrit par : Pascal Décaillet | 28/01/2012

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