Bastions: on ne sait rien

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Mardi 07.02.12 - 12.45h


Je crois bien, depuis hier 17h, avoir à peu près tout lu, écouté toutes les déclarations, sur le drame des Bastions le 29 janvier. Une chose est sûre: on ne sait strictement rien de ce qui s'est passé. Ni de la personne décédée, dont les proches méritent bien sûr nos pensées. Ni de ses liens, ni de ses absences de liens, avec les Indignés. Pour l'heure, ON NE SAIT RIEN ! Dès lors, toute récupération politique (par un maire de droite), mais aussi toute tentative (par un conseiller administratif de gauche) de se soustraire a priori à une éventuelle responsabilité, oui tout cela apparaît comme de l'intox. Voire de la manipulation.

Quant à l'argument comme quoi le décès de cet être humain serait moins grave parce qu'il était toxicomane, voire suicidaire, il donne la nausée. La mort est la même pour tous. Face à elle, nous sommes égaux. Nulle vie humaine, en soi, n'est supérieure, ni inférieure à une autre. Je le dis comme citoyen. Je le dis comme chrétien. Oui, j'affirme cela dans l'intersection de cette double appartenance.

 

Pascal Décaillet

 

 

Lien permanent Catégories : Sur le vif 7 commentaires

Commentaires

  • Nous devrions savoir qu'aucune victoire ne vaut un mort.

  • EH bien non, tous les morts ne se valent pas, c'est tout au moins le sens du billet de Ruben-Ayoun , l'ami qui murmure à l'oreille du Pape , dont la dernière livraison me donne envie de vomir à pas de Guéant cela doit s’appeler la Nausée

  • Quand l'absence de communication révèle ce qu'elle a voulu cacher, http://voix.blog.tdg.ch/

  • M. Décaillet, 4 ans de petit séminaire m'ont malheureusement éloigné de la foi au sens chrétien que l'on a voulu m'enseigner. je peine à penser, après avoir vu ce que la vie m'a parmi de voir, que Dieu ait un intérêt profond au déroulement de la vie sur cette terre. Pour être a-t-il d'autres desseins que nous ignorons, dès lors je suis devenu un agnostique. Je n'ai pas la moindre idée de ce qui s'est passé aux Bastions. En revanche, je sais assez bien ce que peut-être la récupération politique et là, il me vient une envie de grand air, comme quand j'avais 16-17 ans, au Pigne d'Arolla, où rien ne vient se mettre en travers de l'Immense et de l'humain, après des heures d'efforts tôt le matin. Vous avez raison une vie est une vie, avec un début et une fin mais vous n'éviterez pas les marchants du Temple, qui, au passage, ne sont jamais responsable de rien.

  • C'est encore une genferei, une de plus. Il n'y a aucune leçon à tirer ni d'un côté ni de l'autre de cette histoire. Coasser à ce sujet, ça, c'est indécent. Mais vous n'en êtes pas à cela près, dans votre favela du bout du lac entretenue par vos chers banquiers français immigrés...

  • Merci, Pasacl Décaillet, restons vivants, dans l'intersection des appartenances, avec comme valeur première et inconditionnelle: l'être humain!
    claire-marie

  • Ce n'étais pourtant pas bien compliqué d'écouter les premiers témoins présents, à savoir les Indignés...
    Mais non, tout le monde y va de son petit commentaire, particulièrement notre bien-aimé maire qui, ironie suprême, après s'être dessaisi définitivement du dossier, se fend d'une note urgente à l'attention de ses collègues suite à ce drame...
    Ce que je vois, c'est qu'on essaie d'ôter toute crédibilité à un mouvement pacifique en récupérant ce drame. Ce que je vois, c'est que la Tribune fait un amalgame scandaleux entre la fin du camp et ce décès. Il y avait pourtant beaucoup plus à dire sur ce départ des bastions, qui marque pour le mouvement la fin d'une étape et le début d'une autre. Les Indignés ont bien tenté d'expliquer les raisons ayant conduit à cette décision. Malheureusement, les considérations politiques d'une jeunesse en lutte, ça n'intéresse que très peu le Genevois moyen ; alors qu'un trentenaire qui meurt de froid, après avoir pris des "substances" (je cite ici l'article de la Tribune, on dirait que les guillemets sont là pour faire office de roulement de tambour), c'est bien plus alléchant.
    Il y a des jours où la presse me donne envie de vomir.

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