10/02/2012

Politique mais illégale, la pression de PFU

 

Sur le vif - Vendredi 10.02.12 - 09.56h

 

En aucun cas, Mark Muller n'a à livrer au Conseil d'Etat le montant de sa transaction avec le barman. S'il finit par le faire, c'est qu'il aura cédé à la pression politique d'une majorité du Conseil d'Etat (ce qui explique l'évolution fulgurante de Pierre-François Unger en 24 heures). Aujourd'hui, tout est affaire de pressions. Même si ces dernières - exiger le montant d'une convention privée en confidentielle entre les deux parties - sont à la limite de la légalité. Voire au-delà.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

Sans vouloir me répéter je continue à me demander pourquoi Mark Muller ne vous a pas choisi, à la place de Me Alec Reymond, pour assurer sa défense !

Écrit par : A. Piller | 10/02/2012

Trop de mensonges.
Perte complète de confiance.
Nous sommes arrivés a un point de non retour.
Un scrutin partiel est de plus en plus probable.

Écrit par : Bertrand Buchs | 10/02/2012

Que voulez-vous, à Genève on a toujours confondu la politique et le droit, et on fait l'un et l'autre à moitié.
Le montant de l'indemnité ne joue aucun rôle et ne présente aucun intérêt. Dans l'hypothèse où il serait élevé, qu'irions-nous en déduire? Que M. Muller a pu sauver sa virginité pénale grâce à l'argent (où est le problème si l'infraction est punie sur plainte?), ou qu'il a été victime d'un maître-chanteur qui profite du statut de son agresseur? Dans l'hypothèse où il serait modique, qu'il a réussi à s'en tirer à trop bon compte?
Le vrai problème n'est pas dans l'indemnisation du lésé (qui regarde les seuls protagonistes). Il est dans le fait que M. Muller a déposé une plainte pénale contre le lésé, et que cet acte, quoique vraisemblabement constitutif d'une dénonciation calomnieuse (art. 303 ch. 1 CP), infraction poursuivie d'office, restera sans suite au parquet, et suscite l'indifférence du collège gouvernemental.
Mauvaise politique. Mauvaise justice.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 10/02/2012

Avons-nous déjà atteint la limites des 630 pascals ?

Écrit par : Charly Schwarz | 10/02/2012

Au risque de choquer, je peine à savoir ce qu'est une bonne politique, d'une manière générale, dès lors qu'un système, dit "démocratique" permet à une génération de mettre le système en quasi faillite alors que les générations précédentes avaient lutté avec honneur pour le maintenir à flot. Quant à la justice, vous pouvez également y croire, mais pour faire respecter vos droits il vous faudra plus de temps que vos finances ne vous en laisseront. Vous aurez raison dix ans après mais vous serez économiquement mort depuis des années. La saga de la banque cantonale a le mérite de ne pas avoir à faire une démonstration de ce qui précède. On fait du droit, la justice n'existe pas. M. Muller, au bénéfice d'un loyer très modéré, devrait sans problème trouver les sous pour payer son arrangement, un conseiller d'état à Genève ne faisant pas partie, semble-t-il, des "working poors".

Écrit par : piller | 10/02/2012

@ Charly Schwarz

" Avons-nous déjà atteint la limites des 630 pascals ? "

Actuellement mon baromètre - ultraprécis - indique 1021 hectoPascals, c'est dire si la pression monte ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 10/02/2012

" On fait du droit, la justice n'existe pas"
Tout est dit dans cette phrase. Le montant versé a pour but uniquement que l'on ne sache pas ce qu'il faisait dans les toilettes du MàD avec une femme. L'argent n'a servi qu'acheter le silence de tout le monde! En tout cas je trouve les politiciens de plus en plus fort pour s'en sortir. Ah non pardon c'est le peuple qui est bête... Mark Muller a su s'inspirer d'une recette qui a déjà marché. Celle de Bill Clinton et Monica Lewinsky! Au moins lui n'est pas président!

Ainsi va la république bananière de Genève! Show must go on!

Écrit par : plume noire | 10/02/2012

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