14/02/2012

Feu libre sur Mark Muller

 

Sur le vif - Mardi 14.02.12 - 12.17h

 

C'est parti. Le feuilleton. Les orgues de Staline, par saccades. Toujours comme ça, exactement, à ce moment d'une affaire. Le moment du feu libre. Chasse ouverte. Ceux qui tirent, savent-ils exactement pourquoi ? Connaissent-ils le donneur d'ordre ? N'envisagent-ils pas qu'il pourrait être de la famille ? On ne tue jamais que les siens. Sinon, pourquoi tuer ?

 

A chaque information qui sort sur Mark Muller, demandons-nous qui est le donneur d'ordre. Je ne parle pas de l'intermédiaire, celui qui se précipite pour une 812ème demande de démission. La famille, je vous dis ! Les mêmes, Tartuffes parmi les Tartuffes, qui au grand jour font la morale. « On ne nous apprend pas, chante Brel, à se méfier de tout ». C'est dommage. On devrait.

 

Il y a toujours, à ce moment d'une affaire, lorsqu'un homme est traqué, de délicieux agneaux de lait pour venir, dans la laineuse moiteur de l'innocence, en rajouter une couche. Oui, vous verrez, Mark Muller aura bientôt cassé le vase de Soissons, rédigé la dépêche d'Ems, composé le Petit Bleu de l'Affaire Dreyfus, vendu la mèche sur l'expédition de Madagascar, le secret de la bombe à la place des Rosenberg.

 

C'est ainsi. La curée. Et il y a ceux qui veulent encore croire au progrès ! La noirceur foncière de l'humain est invariante. La trace du temps, sur elle, n'agit pas. A chaque « révélation » sur Mark Muller, posez-vous la question du vrai commanditaire. Ou alors, dansez avec le vent.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

 

12:17 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

"Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage", c'est bien le sort que de néfastes personnes tentent de jeter à Mark Muller. A qui profiterait cette aubaine, pas forcément les pseudo-amis de son camp, mais ceux qui briguent son siège, tous partis confondus. Que Muller tienne le cap contre vents et marées, les citoyens en ont marre de ces incertitudes et vicissitudes politiques.

Écrit par : Mygalon | 14/02/2012

À vous lire sur cette sordide affaire, on croirait qu'un homme de pouvoir a le droit de tirer à vue à cause de son prestigieux statut et que s'il est coupable de fautes pour motifs égoïstes, il est victime des huées d'une soi-disant horde déchaînée mue par un prétendu ressentiment.

Ici, il n'y apas d'hacharnement comme ce fut le cas parfois dans l'histoire mais la reconnaissance d'une situation indigne. Pour ne parler que de la dernière affaire, payer pour échapper à la justice, c'est facile quand on a un tel pouvoir économique et les leviers y afférents; son mépris dans la gestion de l'attribution des loyers subventionnés ne démontre aucune hauteur attendue de la fonction, etc.

Ne croyez-vous pas qu'il a causé du tort à son parti, à ceux qui lui ont donné leur confiance, qui l'ont hissé au sommet de l'état. (Je précise que je ne suis pas membre du PLR, je ne prêche donc pas pour ma chapelle).

Les citoyens n'élisent pas un représentant du pouvoir qui se résumerait à l'exercice de la violence légitime mais à une personnalité qui sert la chose publique de manière impartiale avec hauteur (et non de manière hautaine)!

Faut-il rappeler encore la fameuse maxime de la Rochefoucauld? Beaucoup de gens mènent une vie très difficle dans notre région sans que personne ne s'apitoie sur le leur sort quand bien même ils ne commettent pas de mal. Une société si hiérarchisée ne permet pas de donner le blanc-seing aux puissants et d'écraser "le faible".

Écrit par : Epicure | 14/02/2012

Il faut se faire à l'idée que notre époque est celle de la bêtise. Et garder à l'esprit que nul n'échappe aisément aux vices de son époque.

L'autre jour, tout tournait, sans raison, autour du montant de l'indemnité versée par M. Muller. Aujourd'hui, tout tourne, sans raison non plus, autour de la différence des loyers perçus pour deux bâtiments très différents, l'un construit dans les années 50-60 avec un locataire qui vient de faire des travaux, l'autre construit conformément aux normes les plus récentes. Le bâtiment ancien étant loué à l'Etat depuis 1961. Le bâtiment récent étant loué à un prix inférieur à celui que paient quantité d'entreprises de la place pour des locaux commerciaux moins bien construits.

Que reproche-t-on à ces gens, au juste? Veut-on faire regretter à M. Barbier-Müller de ne pas avoir augmenté le loyer pour les locaux de la police?

Écrit par : Michael Kohlhaas | 14/02/2012

Il y a une chose qui me froisse. C'est le deux poids deux mesures.
Dans le cadre de mon travail, j'ai pu voir des dénonciations faites par des anonymes accusant leur voisin de profiter du système. Ces personnes qui profitent (et qui sont réellement que 2 ou 3%) sont mis à mal avec raison. Mais lorsqu'un politicien (donc un homme qui représente le peuple) on doit minimiser car le fait de son élection on veut préserver le côté sacré. Le sacré n'existe plus depuis que l'on sait que les religions ont profité. En politique c'est pareil, il reste des hommes. Qu'une bagarre éclate cela m'importe peu mais de découcrir d'années en années toutes les petites magnigances en partant de l'extrème gauche jusqu'à la droite, je le dis et réitère ils se valent tous et c'est l'action sur le terrain et le travail accompli qui permet de dire si un homme politique est bon ou pas.
Concernant Mark Muller même s'il est victime de "whistleblower" sa situation nous a prouvé depuis bien longtemps qu'il a été élu malgré son imcompétence. Alors avant de virer des fonctionnaires virons des hommes aux salaires confortables qui sont plus planqués que des fonctionnaires!

Écrit par : plume noire | 14/02/2012

Nous ne devons oublier que Mark Muller fut un sportif d'élite et les fonctions psychiques des champions sont adaptées aux contraintes extrêmes qu'ils rencontrent. 

Écrit par : Charly Schwarz | 15/02/2012

"Je n'ai pas d'amis", disait le faux prophète, et il se battait bec et ongle pour protéger l'intégrité d'une seule personne, comme s'il en allait de sa propre réputation. Mais que diable ! N'a-t-on pas mieux à faire que de regarder danser le bal des hypocrites ?

Écrit par : Grégoire | 15/02/2012

On peut critiquer Pascal Décaillet, ne pas partager ses enthousiasmes ni ses inimitiés. Mais il a absolument raison de dénoncer cet acharnement de journalistes qui n'ont plus qu'une carte de presse pour les relier à cette profession: procès d'intention, utilisation de ragots, création de toute pièce d'une «affaire» pour l'ajouter à la liste qu'on se plaît à répéter... Pascal a raison de lutter, non pour Mark Muller, non pour le PLR, non pour la République, mais simplement pour ce beau métier de journaliste à qui certains donnent autant de coups de poignard miteux qu'ils publient de lignes (à ce niveau de fond et de forme, on n'ose plus parler de textes). Bravo Pascal!

Écrit par : naville vincent | 16/02/2012

@naville vincent
Vous avez raison. C'est peut-être parce que je prends de l'âge mais je trouve que certains, rares, manient encore la langue et les arguments avec une qualité et une conviction qui fait que, même lorsqu'on ne partage pas leurs idées, on les lit jusqu'au bout et on respecte leur travail. Je retrouve le Journal de Genève. Les autres (98,...%) ont leur carte du parti (LOL)et le fond et la forme évoquées ci-dessus, animent des débats sans laisser leurs interlocuteurs répondent (s'ils sont de droite) noircissent du papier et sont à la fois spécialistes en curée, en morale, en justice, en politique enfin le parfait petit "homme-orchestre" rouge, prête moi ta montre, je te donnerai l'heure...

Écrit par : piller | 16/02/2012

Qui avait ditc'est une non-affaire ?
voili...voili....
p.l.

Écrit par : pierre losio | 18/02/2012

Les commentaires sont fermés.