19/02/2012

Le sourire de Clyde

2011_j_edgar_063.jpg

Dimanche 19.02.12 - 10.58h

 

Le sourire d'un homme à un autre homme. En quelques secondes, l'éternité d'une séduction. Armie Hammer (Clyde Tolson) face à Leonardo DiCaprio (John Edgar Hoover, le patron du FBI de 1924 à 1972, sous huit présidents).

 

C'est dans le film de Clint Eastwood, « J. Edgar », à voir absolument. Je m'y suis précipité hier soir, ayant lu avec  passion, il y a quelques années, la remarquable « Malédiction d'Edgar » de Marc Dugain (Folio, 2007).

 

L'histoire du film est celle de ce sourire initial. Entretien d'embauche. Tolson veut entrer au FBI. Edgar, face à lui, commence son demi-siècle de règne absolu. Clyde lui sort-il le grand jeu, ou est-il lui-même pris ? Epris. Les deux destins se nouent. Jamais ne se sépareront.

 

De ces deux hommes, lequel est saisi ? Foudre et cendre, ils ne sont plus qu'un, y compris dans « l'empoignade virile » (je sens que le mot va faire école !) d'une scène de jalousie, sur des tessons de verre. « J. Edgar » est sans doute un film sur la noirceur de l'Amérique. Mais c'est, avant tout, une éblouissante histoire d'amour. Une affaire de destin. Contre laquelle on ne peut rien.

 

Pascal Décaillet

 

10:58 Publié dans Salles obscures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer |  Facebook | |

Les commentaires sont fermés.