17/04/2012

Jour du Seigneur

 

Sur le vif - Mardi 17.04.12 - 09.31h

 

M. Mélenchon vocifère contre le travail du dimanche. Sauf pour une catégorie de personnes: les cameramans et preneurs de son qui le filment, un dimanche, alors qu'il vocifère contre le travail du dimanche.

 

Pascal Décaillet

 

09:31 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Ne pourrait-on enfin couper le son aux vociférateurs? Les laisser gesticuler dans le vide?

Écrit par : Inma Abbet | 17/04/2012

Jaloux ? Vous faites bien travailler les gens le dimanche, vous, pour interviewer des prêtres, qui eux, en effet, ne travaillent quasi que le dimanche... Mais c'est vrai que vous vous ne vous en offusquez pas. C'est normal de travailler un dimanche. C'est dans la mentalité suisse : le mérite, le travail, l'effort, et tant pis pour les congés ! C'est pour cela qu'on est riche, en Suisse, grâce à notre mentalité. Mais bon sang bien sûr.

Écrit par : Julien Cart | 17/04/2012

des milliers de personnes travaillent le dimanche ! certaines en sont par ailleurs fort contentes et j'ai de la peine à comprendre cette stigmatisation et ces invectives. La liberté n'est-ce pas aussi de travailler le dimanche ?

Écrit par : uranus2011 | 18/04/2012

@Inma Abbet

Il suffit de passer un temps sans télé ni radio. Vous serez si consternée par ce que vous entendrez en cas de rechute occasionnelle qu'aucune ne durera plus de quelques minutes. Essayez...

Écrit par : calico | 18/04/2012

Je n'avais pas de télé quand j'étais étudiante, et cela ne me manquait pas, sans que cela fût le résultat d'un choix, mais de circonstances auxquelles il fallait s'adapter. Maintenant, j'ai la télé, mais je ne la regarde quasiment pas, les séries pour quiches ne m'intéressent guère et le reste est à l'avenant. Mais lorsque je parlais de "couper le son", je voulais montrer mon exaspération face à toute la complaisance médiatique dont les fascistes de gauche bénéficient. Les fascistes de gauche ne valent pas mieux que les fascistes de droite, le populisme et la démagogie d'un côté, c'est le populisme et la démagogie de l'autre côté. Si les candidatures farfelues peuvent être acceptées en démocratie,je suis consternée de voir qu'on leur accorde autant d'écho, autant d'importance, et de voir des gens ayant apparemment toute leur tête soutenir ceux qui promettent de raser gratis demain. D'accord, les gens ont besoin de rêver, mais pour cela, il y a le cinéma, la littérature etc... Pas besoin de se coller des étiquettes extrémistes, que ce soit par esprit de revanche ou par inconsistance mondaine (ou les deux).

Écrit par : Inma Abbet | 19/04/2012

L'esprit de revanche et l'inconsistance, c'est intéressant ce que vous dites. Je parlerais même plutôt d'inconstance.

Aujourd'hui j'étais en France et forcément nous avons parlé élections entre voisins de table. Ce sujet a été abordé: des gens affirment qu'ils vont voter FN pour faire ch... comme ils disent. Triste idée de la démocratie. Mais à mon avis les professionnels des médias se lavent un peu trop rapidement les mains par rapport à l'infantilisme qu'ils entretiennent chez les gens, et voir l'acte démocratique considéré comme l'opportunité d'un défoulement, c'est vraiment consternant.

Quand la vision ne vole pas plus haut que les mesquins fantasmes d'un supposé pouvoir de nuisance, la démocratie et la politique sont mortes. Ce n'est pas par hasard que certains opportunistes soufflent sur ce genre de braises, c'est aussi parce qu'elles sont malheureusement bien là et que ce mode de fonctionnement s'est bien installé dans l'esprit de beaucoup. Mais pendant une campagne présidentielle, cela vole rarement bien haut, il faut bien l'admettre...


(désolé pour les éventuels doublons, l'envoi à tendance à caler en route)

Écrit par : calico | 19/04/2012

Je suis tout à fait d'accord avec ce que vous dites, et dans le chapitre du défoulement il y aurait encore à ajouter tous les réflexes délétères que ces positions créent ou encouragent. Mélenchon et le FN, c'est bonnet blanc, blanc bonnet, le vote de la frustration ou du phénomène de mode débile, du planisme utopique, bref du socialisme, même si le vocabulaire change. Dans tous les pays où il a sévi, le fascisme de gauche ou socialisme a fortement encouragé nationalisme et xénophobie par le biais de ce fantasmatique pouvoir de nuisance, par la nature totalitaire de l'utopie, où l'autre est systématiquement désigné comme ennemi et jamais comme partenaire, avec les résultats qu'on connaît, pas seulement en termes de guerres, mais aussi d'agressions quotidiennes (c'est vrai que la vie derrière un mur, ou prison à ciel ouvert, ne prépare pas les gens à l'ouverture). Et pourtant, personne ne s'émeut outre mesure lorsqu'un candidat fait l'éloge de la dictature cubaine, par exemple. Si les médias étaient de vrais contre-pouvoirs, ils se chargeraient bien de mettre un tel candidat hors du débat politique sérieux. Mais voilà, ils préfèrent le rêve et la revanche, comme si la politique était tombée au niveau de simple hooliganisme.

Écrit par : Inma Abbet | 20/04/2012

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