01/06/2012

Pour changer un peu de Pierre Ruetschi...

 

 

Portrait subjectif - GHI - 31.05.12

 

 

Stauffer, l'homme qui surgit

 

Moi, je dis qu'il est italien. De ceux qu'on aime : bandit des montagnes, condottiere, rugueux, broussailleux, très famille et très folie, l'Aventura. Si Maudet est Oiseau de feu et Anne Emery-Torracinta, Femme sans ombre, alors qui donc serait Eric Stauffer ? Surgi de quelle haie, de quel noir fourré ? Compagnon du maquis qui se commet en ville, mauvais garçon en instance de repentance, homme des bois policé pour la nécessité de la manœuvre, parrain oublié qui revient pour la fête. Que faisait-il, depuis la dernière communion ? Où était-il ? Sous quel soleil, et sous quelles ombres ? Eric Stauffer, l'homme qui a le plus marqué la politique genevoise depuis 2005, haï par les uns, adulé par les siens, est avant tout un mystère. Je ne l'ai, pour ma part, jamais percé.

 

Ne venez pas me dire que mon portrait est subjectif : il l'est ! La couleur est annoncée, c'est marqué, en haut à gauche, dans l'encadré. Et qui serions-nous, n'importe lequel d'entre nous, pour oser « objectiviser » pareil phénomène ? Il serait l'insecte, et nous entomologistes ? Philippe Morel, député PDC, brillant chirurgien qui le « connaît de l'intérieur » pour l'avoir opéré, affirme que les entrailles de son abdomen sont normales. C'est déjà ça. Pour Frankenstein, il faudra donc chercher ailleurs.

 

Pour le reste, quoi ? Un homme qui a été, un jour, humilié (sa préventive à Champ-Dollon, qui n'a abouti sur aucune condamnation), et a décidé, avec la plus phénoménale des énergies, de prendre sa revanche. Pas sur les juges ! Encore moins sur la police, avec laquelle il s'entend comme larrons en foire. Même pas sur la droite, ni la gauche. Mais contre un certain ordre établi à Genève, oui. Il serait Edmond Dantès, ils seraient les salopards de bourgeois de Marseille, entendus entre eux, qui l'ont envoyé au Château d'If. Vrai ou faux ? Peu importe : le mythe fonctionne. Eric Stauffer n'est pas un rationnel, il accomplit le chemin d'un désir, surgi des racines. Refuser de voir cela, c'est passer à côté de l'homme.

 

A part ça, désolé, mais enfin, qu'on l'aime ou non, quel chemin en moins de sept ans ! En 2005, le MCG, encore tout marcassin dans les sombres taillis de la politique genevoise, force la porte du Grand Conseil. Quatre ans plus tard, il place dix-sept députés, et devient, ex-aequo avec les Verts, le deuxième parti du Parlement ! En 2011, un conseiller national, Mauro Poggia. Et la montée, doucement mais sûrement, dans les communes, qui sont le plus âpre et le plus difficile, le bastion des familles, la tourelle du bourgeois.

 

Alors oui, le bourgeois commence à prendre peur. Naguère, dans les années 1846, la colère populaire grognait de Saint-Gervais, pour menacer la rue des Granges. Aujourd'hui, elle gronde d'un peu partout. On se rassure, on se dit que le cauchemar finira. Erreur ! Le MCG n'est pas Vigilance : il ne s'abolira pas aux prochaines élections. Le 17 juin, quel résultat fera Eric Stauffer ? Nous verrons bien. Mais l'homme des bois est là, sourcil broussailleux, œil noir, impétueux désir de revanche. Insensible à la colère postillonnée du bourgeois. Impavide aux tempêtes. Même dans un verre d'eau.

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

MCGHI :: la bande annonce: les mésaventures de Unlucky Luke:
ou les poursuites infernales:l'homme qui tire le plus vite sur son ombre, qui dans les plaines des Pâquis confond dealer avec un rapide ailier droit ou arrière gauche d'une bande... de footballeurs ,, qui accumule les fermetures inopinées de saloon, qui très récemment mobilise de jeunes rangers pour assurer un free acess à des opérateurs qui se révèlent finalement too much .
Bref the Man him-self le Sheriff une fois élu , il vous fera rencontrer les bêtes ,lors d'un énième Rodéo munissez-vous d'un ouvre-boîte , et découpez dans le sens des flèches "les containers* alors elle surgissent.

Écrit par : briand | 01/06/2012

Quel fascination peut-on avoir pour ce type !? Ce n'est pas parce qu'on gueule plus fort que les autres qu'on a raison (pour reprendre un adage connu). Qu'a prouvé ce Monsieur jusqu'à présent ? Pour finir, Edmond Dantès a été victime d'une injustice. Monsieur Eric est juste victime de son passé et de son bilan (inexistant, du reste).

Écrit par : Bob d'Arvey | 01/06/2012

Bravo! pour le changement... il suffit d'être naturellement subjectif !

Écrit par : J-F Girardet | 01/06/2012

Cet article me plait bien car il rend justice à un homme qui le mérite tout à fait.


Pour ma part (je suis un électeur libéral traditionnel) je vais voter Stauffer sans aucune hésitation. D'une part parce que je trouve qu'Eric Stauffer a de grandes qualités, mais aussi et surtout parce que c'est le seul qui peut débarrasser la vie politique genevoise de Maudet, dont je pense pis que pendre.


Je voudrais aussi dire que je suis indigné par cette campagne dégueulasse menée actuellement par les grands médias contre Eric Stauffer, en le frappant au dessous de la ceinture, c'est à dire dans ses démêlés passés avec l'office des poursuites.


C'est vraiment d'une bassesse infâme.


Ceux qui ont une situation financière ordonnée peuvent être un peu ébranlés par cette campagne, mais des milliers de concitoyen-ne-s, dont moi, savent ce que c’est de recevoir des commandements de payer, des comminations de faillite, des actes de défauts de bien, ont été l'objet de saisies. Cela ne veut pas dire que quelqu'un n'est pas sérieux, ni malhonnête. Cela veut dire souvent qu'on a pris des risques et qu'on a trébuché.


M. Stauffer a l'esprit d'entreprise. Il a pris des risques. Il a trébuché. Il l'a reconnu publiquement avec une belle franchise. La presse devrait saluer cette franchise au lieu de hurler avec les loups. Le fait que l'ILLUSTRE s'acharne comme un pit bull sur Eric Stauffer, et que les autres chacals de la presse emboitent le pas (sauf M. Décaillet fort heureusement), tout ça rend Eric Stauffer extrêmement sympathique.


Même si je n'étais pas convaincu de toute façon de la nécessité absolue de l'élire pour nous défendre et nous protéger de nullités telles que Maudet, cette campagne infecte m'obligerait à voter pour lui, ne serait-ce que pour en boucher un coin à ces forces occultes qui veulent sa peau.


Stauffer s'est relevé depuis l'époque, il y a environ 20 ans je crois, où il a connu l'épreuve d'une faillite. Il faut de la force de caractère pour remonter la pente ainsi. C’est très dur. J’en sais quelque chose.


Il a remboursé ses créanciers, ou la plupart d'entre eux, ou il est en train de les rembourser. Si certains de ces créanciers ne sont plus au registre du commerce et s'il subsiste des ADB (actes de défauts de bien) "fantômes" en quelques sortes, c'est à dire encore inscrits mais plus exigibles, eh bien c'est la vie. Dans ce cas on ne peut décemment pas reprocher au débiteur de ne pas les apurer. Il ne faut pas trop en demander tout de même. Dans la vie des affaires on n'est pas tenu d'être plus royaliste que le roi.


On essaie de le faire passer pour un menteur. C'est de l'acharnement, c'est mesquin, ça me révolte. J'espère que cette campagne se retournera contre les petits salopards qui l'ont lancée et que tous les citoyens et toutes les citoyennes genevoises - ça fait du monde - ayant eu ou ayant encore maille à partir avec l'office des poursuites, vont voter pour lui.


Car dans ce cas il sera élu et c’est la meilleure chose qui puisse arriver. Et ça rabattrait le caquet à beaucoup d’arrogants.


Vas-y Eric, on est avec toi! Tous ceux, dans tous les milieux, qui ont passé par là comme toi, on te soutient. On espère bien que tu seras élu- Tu le mérites!

Écrit par : Petit patron | 02/06/2012

Je saisis l'occasion de votre note pour parler du fameux verre d'eau qu'Eric Stauffer a eu l'impulsion de lancer un jour.
On en a fait un plat incroyable. Et pourtant, un verre d'eau n'atteint que la périphérie du vêtement et sèche vite. En revanche, certaines paroles glaciales qui blessent le coeur des êtres, celles-là ne sont pas condamnées. De même certaines froides décisions pour soulager des actionnaires au détriment de dizaines voire de centaines d'ouvriers ne sont pas non plus condamnées.
Notre société perd vraiment le sens de la profondeur.
Si Eric Stauffer a su développer à ce point son action, c'est bien qu'il s'y donne avec son être tout entier.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02/06/2012

Eric, sors du corps de "petit patron", on t'a reconnu !
Quant à l'alliance des MCG pros-palestiniens avec l'UDC pro-israélienne, ça c'est la meilleure de l'année.

Écrit par : Placide Pury | 02/06/2012

Merci Patron !

" J'espère que cette campagne se retournera contre les petits salopards qui l'ont lancée et que tous les citoyens et toutes les citoyennes genevoises - ça fait du monde - ayant eu ou ayant encore maille à partir avec l'office des poursuites, vont voter pour lui. "

Oui Patron, ça fait du monde comme vous l'écrivez. Alors vive le crédit ! Vive les dettes privées ou publiques, peu importe, "c'est la vie", la belle vie, la vie à crédit, celle que certains Grecs ont connue hier et qui laissent aujourd'hui leurs concitoyens payer l'ardoise. C'est le sort promis à Genève si l'on devait céder aux chants des sirènes qui nous promettent des lendemains qui chantent.

Que l'on cesse de nous vendre Sieur Stauffer pour un héros de roman de vendetta corse ou de cape et d'épée, en usant de trémolos et d'envolées lyriques à nous déchirer les tripes. Stauffer n'est pas Farinet, ce n'est pas non plus un personnage d'Alexandre Dumas, ce serait plutôt un personnage taillé pour les albums de Louis Forton !

Écrit par : Merci Patron ! | 02/06/2012

Non Placide (de?)Pury, vous vous trompez. Je ne suis pas ce pelé ce galeux d'Eric Stauffer. Tout m'oppose à lui. Nous n'avons rien de commun ou presque rien. Je ne l'ai d'ailleurs jamais rencontré. En plus, jamais Eric Stauffer n'écrirait avec mon style décalé. Il a d'autres qualités. Je suis quelqu'un d'excentique qui consulte le site du chevalier des Cailletes de sept en quatorze et qui met son grain de sel, sous différents pseudonymes, si le sujet l'intéresse. Dans mon milieu naturel un Eric Stauffer serait considéré comme un plouc un beauf et le summum de la vulgarité. Mais je tiens à le défendre et je voterai pour lui car il me plaît par son populisme et par son caractère de cochon. On a besoin de types comme lui pour mettre le bâton dans la fourmillière. J'aime bien aussi la belle Céline Amaudruz, qui a des très bons réflexes réactionnaires. J'aime la droite populaire poujadiste et musclée et je hais le progressisme snobinard.

Écrit par : Petit patron | 02/06/2012

Louis Forton, sauf erreur c'est l'auteur des Pieds Nickelés, et de Bibi Fricotin. C'est donc une excellent référence. Je vous signale qu'après la mort de Louis Forton la série a continuée sous la signature du dessinateur genevois René Pellos, très doué lui aussi. Je serais Eric Stauffer je ne serais pas du tout vexé de la comparaison, je serais même flatté.

Vous n'avez pas forcément tort. Stauffer c'est un peu ça. Mais voyez-vous, je refuse de glorifier les "valeurs républicaines". Tout ça c'est du pipeau. On a voulu la démocratie, c'est à dire on a oublié que l'autorité vient de Dieu et devrait être réservée à une aristocratie et des dynasties de droit divin. Soit, mais alors il faut accepter d'être gouvernés par des Pieds Nickelés. C'est la conséquence logique. On n'en sort pas. Moi, contrairement à vous, j'ai accepté la démocratie et donc j'accepte les Pieds Nickelés. Lea Passcal Couchepin Micheline Calamity-Rey, Eveline Widmer-Schlumpf & autres marrionnettes sont d'ailleurs à mes yeux mille fois plus Pieds Nicelés, plus ridicules et plus caricaturaux qu'Eric Stauffer. Mille fois plus.

Ce que je trouve inacceptable en revanche c'est votre discours moralisant de rupin nanti méprisant les endettés. Il n'y a AUCUN RAPPORT entre les dettes privées d'un petit entrepreneur comme Eric Stauffer et la banqueroute des subprimes en Amérique ou la faillite de l'Union Européenne dominée par Goldmann Sachs. Ce sont deux univers totalement différents. Entre les deux je choisis Stauffer, malgré tous ces défauts et même si le personnage, comme on nous le dit a, ou avait, des "casseroles". Eric Stauffer est l'antithèse des sinistres représentants de Goldmann Sachs que sont Papademos, Monti & consorts, lesquels sont des pisse-froids et n'ont sans doute jamais reçu un seul commandement de payer de leur vie. Si on veut faire une comparaison, alors plutôt avec Berlusconi, qui a été éjecté par la haute finance. Mais Stauffer est encore loin d'atteindre le niveau de combinazione de Berlusconi.

La démocratie c'est ça: c'est les casseroles. Les puissants, qui sont dans la coulisse, sélectionnent pour les fonctions politiques des tarés et des gens perdus de réputation, ayant tous des casseroles. Ainsi, dès que l'un d'entre eux se montre indocile, hop! on lui sort sa casserole. Ainsi régnent les oligarchies occultes, dans le régime démocratique. Les casseroles de Stauffer sont négligeables, peanuts, so what! 150'000 francs d'actes de défaut de biens c'est à mes yeux une preuve d'intégrité si on compare avec les vrais pantins aux gages de l'oligarchie.

Citoyennes et citoyens genevois votez Stauffer. Ses casseroles sont votre meilleure garantie. Le fait que l'on sorte ses casseroles pour tenter de le tuer politiquement prouve en soi que Stauffer est un vrai tribun du peuple. Il a sans doute des défauts mais en l'occurrence il défend le peuple et non l'oligarchie. Le valet des banquiers c'est Maudet pas Stauffer.

Votez Stauffer! Eliminez Maudet! Comme disait la mère Royaume: Qu'ainsi périsse les ennemis de la République.

Écrit par : Petit patron | 02/06/2012

@ Petit patron :

Loin de moi l'idée de vouloir moraliser le discours et de mépriser les endettés, mais l'endettement, qu'il soit public ou privé, n'est pas inéluctable. Il n'est pas la norme et doit rester l’exception. Certes il y a des impondérables, en affaires comme dans le privé, il y a aussi la prise de risques, mais celle-ci se gère.
Quant à l'endettement public, il relève davantage de l'impéritie de certains élus dont la vision n'excède pas la durée de leurs mandats.

Dans vos commentaires j'ai le sentiment que vous faites l'apologie de l'endettement, que vous l'érigez en norme.

Non je ne suis pas un "rupin nanti", mais plutôt un homme modeste qui a beaucoup travaillé dans sa vie, laquelle n'a pas toujours été facile, qui n'est ni envieux, ni matérialiste et qui n'a jamais contracté de dettes. De cette absence de dettes je n'en éprouve aucune fierté, juste un immense sentiment de liberté, laquelle n'a pas de prix à mes yeux. Oui, car l'endettement oblige celui qui, bon gré mal gré, y succombe.

Quant à votre critique de la démocratie et votre éloge du pouvoir aristocratique, c'est un discours que ne renierait pas Gonzague de Reynold, lui le grand nostalgique de l'Ancien Régime. Mais qu'y a-t-il de commun entre Gonzague de Reynold et Éric Stauffer ? Et surtout, faut-il être à ce point manichéen pour ne laisser aucune place entre ces deux pôles extrêmes ?

Dans votre choix à vouloir faire élire Stauffer, ne serait-pas plutôt une frustration qui vous anime ? La volonté d'entraîner avec vous dans vos problèmes l'ensemble de la République ? Un suicide collectif en quelque sorte ?

Je le pense, car vos propos ne transpirent pas la conviction que Stauffer a bien sa place au Conseil d’État. Ce serait plutôt le contraire.

Écrit par : Merci Patron ! | 02/06/2012

"Merci patron", c'est tout à votre honneur de ne jamais avoir fait de dettes. Mais êtes vous un véritable "petit patron"? J'en doute car sinon vous sauriez que si tant de petits entrepreneurs se retrouvent couverts de poursuites et d'actes de défauts de bien, le plus souvent ça n'a rien à voir avec un caractère dépensier ou enclin à faire des dettes. Mais c'est du à quelques gros impayés (de clients) mettant l'entreprise dans l'impossibilité de payer ses factures, et enclenchant la spirale infernale... L'office des poursuites entre en jeu. Ca se sait, tout se bloque: état de collocation, faillite, et à la fin le petit patron se retrouve insolvable avec des centaines de milliers de francs en actes de défaut de biens.

J'ai connu ça.

Stauffer a peut-être été un peu rock and roll dans sa jeunesse, mais il faut lui pardonner ça. Maintenant il a trouvé sa vraie vocation: la politique. Je trouve que pour cela il a énormément de talent et je souhaite son succès. Certains préféreraient qu'il soit un peu plus BCBG et aie de meilleures manières. Mais s'il était ainsi il n'aurait pas non plus ce flair politique extraordianire ni cette cacapcité de sentir le peuple. On a toujours les défauts de ses qualités. Stauffer a les défauts de ses qualités. Inutile de plisser le nez en levant le petit doigt en l'air. Il faut le prendre tel quel. C'est ce que je fais.

Vous citez Gonzague de Reynold. Bravo! C'est une belle référence. C'est un grand homme. En effet on se demande s'il aurait apprécié un type comme Stauffer. Impossible de le savoir. En tous cas il n'avait rien contre les tribuns populistes, tout aristocrate qu'il était.

Vous avez raison aussi de relever qu'entre l'absolutisme de droit divin et la démocratie populacière il y a des nuances intermédiaires. Je crois d'ailleurs vraisemblable qu'on entre dans une époque de populisme généralisé, - certains diront que c'est une décadence moi je pense que c'est la nature même de la démocratie - dans laquelle les leaders seront élus grâce à une certaine démagogie (style Stauffer) mais une fois au pouvoir sauront se comporter en gestionnaires responsables. C'est apparement le cas d'Eric Stauffer dans ses activités de magistrat à Onex.

Le "surgissement" d'Eric Stauffer comme acteur incontournable de la vie politique genevoise me ravit au plus haut point car il "surgit" comme la boule dans le jeu de quilles et il est capable de dégommer des gens que je méprise profondément: par exemple le radical de gauche Maudet.

Je n'accepte pas, mais alors pas du tout, le discours moralisant visant à glorifier des nullités sous prétexte qu'elles défendent les médiocres idées reçues du conformisme ambiant, internationaliste, européiste, antisuisse. Pour moi, l'ensemble de la classe politique genevoise actuelle est alignée sur ce conformisme délétère là, qui a déjé passé par pertes et profits la Suisse et son indépendance. Est bon tout ce qui résiste au bazardage de la Suisse: UDC, Lega, MCG, peu importe si à l'occasion ces mouvements sont un peu grossiers. C'est le résultat qui compte. Et je félicite la jolie Céline Amaudruz d'appuyer Eric Stauffer sans état d'âme!

Dans ces élections au conseil d'état, Stauffer est le SEUL candidat à s'inscrire en faux contre cette tendance délétère à l'abandon de la Suisse. TOUS LES AUTRES pour moi sont blanc-bonnet-bonnet-blanc: antisuisses et pro européens. C'est pourquoi Stauffer doit être soutenu à tout prix, malgré ses défauts.

C'est parfaitement égal si certains partis bourgeois et modérés y perdent des plumes. Ca leur permettra de réfléchir sur leurs errements leurs reniements et leurs trahisons de la patrie.

Écrit par : Petit patron patriote | 03/06/2012

@Petit Patron :
J'ai entendu des slogans de campagne plus convaincants que celui-ci :
"Citoyennes et citoyens genevois votez Stauffer. Ses casseroles sont votre meilleure garantie. Le fait que l'on sorte ses casseroles pour tenter de le tuer politiquement prouve en soi que Stauffer est un vrai tribun du peuple. Il a sans doute des défauts mais en l'occurrence il défend le peuple et non l'oligarchie."

A toutes les élections du monde, on sort des casseroles. C'est particulièrement le cas aux USA. Comment choisir alors, entre celui qui a trompé sa femme ou qui a eu un compte en Suisse ? Quelle casserole est la meilleure pour nous convaincre de faire un bon choix ?

Pour vous, les casseroles sont un argument positif. On doit donc en conclure qu'un candidat qui n'en aurait pas serait un mauvais candidat, peu fiable ?
Avoir un passé lisse serait suspect, prouverait qu'on est à la solde de l'oligarchie ?
J'ai de la peine à suivre votre raisonnement.

Au moment du vote, notre choix du candidat n'est pas toujours rationnel.
Dans le cas présent, beaucoup de personnes placent un immense espoir dans le candidat Stauffer. Il y a une vraie attente d'un renouveau, de l'arrivée d'un homme providentiel, qui saurait jongler de telle sorte que nos soucis ne soient plus qu'un mauvais souvenir.
Beaucoup de nos concitoyens semblent avoir besoin de rêver.
Si même M. Stauffer était élu, attention de ne pas avoir des attentes démesurées.

Écrit par : Calendula | 04/06/2012

Calendula, ce serait certes préférable qu'un candidat soit au dessus de tout soupçon comme de tout reproche, qu'il soit irréprochable. Seulement voilà, ce genre de saints n'existe pratiquement pas. La démocratie d'ailleurs a le don pour faire émerger des personnages scabreux. C'est ainsi. Donc il s'agit simplement de distinguer entre la gravité des casseroles. Un Maudet n'a pas de casseroles, du moins pas connues, et pas à l'office des poursuites. Il se pourrait bien, pourtant, qu'il en ait en réalité de bien pires que celles de Stauffer, et qu'ainsi il soit "tenu". Mais comme Maudet est le petit toutou docile des volontés de l'oligarchie antisuisse pro européenne pro OTAN etc., évidemment ses casseroles ne sont pas révélées.

Mais le fait que Maudet soit pour Schengen, pour l'adhésion de la Suisse à L'Union Européene des banqueroutiers, et pour l'OTAN, et surtout le fait qu'il ait osé plaider pour une armée de 10'000 hommes !!!!!!!!!!!! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ? ! ? ! ? ? ! ! ? ? ? ! ! ! ? ? ? ! ! ! ? ? ? ! ! ! ! ? ? ? ? ! ! ! ! ? ? ? ? ! ! ! ! ? ? ? ? ! ! ! ! ? ? ? ? ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? cela constitue en soi une super casserole, un vice absolument rédhibitoire, pire que n'importe quel crime. Et cela devrait causer l'indignation de toutes les citoyennes et tous les citoyens. Aucun rapport avec le fait d'avoir quelques malheureux actes de défauts de biens.

A mes yeux Le fait qu'on ait sorti les casseroles - à mon avis très vénielles - de Stauffer, plaide en sa faveur. Car, primo, on voit qu'elles sont sans gravité et qu'on a rien trouvé de sérieux contre lui, et secundo, cela prouve qu'il dérange les oligarchies acharnées à détruire la patrie genevoise et suisse.

C.q.f.d.


P. S. A part ça, je n'ai aucune attente démesurée au sujet de Stauffer. Je pense avoir mesuré très exactement les limites du personnage. Mais tout ce que j'attends de lui c'est de nous débarrasser de Maudet, l'affreux radical-socialiste de gauche pro-européen et antisuisse avec du lait derrière les oreilles. J'attends aussi de lui qu'il suive, comme le fait au Tessin la Lega, une politique sans concession de refus de tout rapprochement supplémentaire avec l'Union Européenne dominatrice et impérialiste. Et ces deux points, à mes yeux, c'est déjà énorme.

Écrit par : Petit patron | 05/06/2012

@Petit patron,
Je ne sais pas si un Conseiller d'Etat genevois, aussi iconoclaste et volontaire soit-il, peut vraiment influer sur la politique extérieure de la Confédération (=rapprochement avec l'UE impérialiste). Il me semble que ce n'est pas son dicastère, mais je peux me tromper.
C'est en cela que je pense qu'il y a des attentes démesurées : M.Stauffer va pas pouvoir être la tornade blanche à tous les étages.
Va-t-il seulement avoir "justice et police" (je ne sais plus quelle est la dénomination actuelle et exacte)?
Enfin, on verra bien. Il faut déjà aller voter, chacun selon sa conscience. Et puis, on verra la suite.

Écrit par : Calendula | 05/06/2012

Calendula, bien sur le gouvernement genevois ne peut pas faire grand chose contre la mauvaise politique étrangère de Berne.

Il n'en reste pas moins que dans tous les choix et toutes les élections il faut se poser cette question: qui est le plus pro européen, donc le plus dangereux pour le pays? Et qui est le plus sincérement eurosceptique si ce n'est anti-européen? Donc meilleur pour le pays.

Car la Suisse est en danger, sous la pression de Bruxelles et très mal défendue par nos autorités. Il est donc essentiel, à tous les échelons je le répète, communal, cantonal et édéral, de boycotter les euroturbos et de favoriser les eurosceptiques.

C'est la raison aussi pour laquelle il est essentiel de voter OUI à l'initiative La parole au peuple dans les traités internationaux. Car on ne peut plus faire confiance à nos autorités pour nous défendre contre l'impérialisme de Bruxelles. C'est évident.

Dans cette élection c'est très clair. On ne peut faire confiance qu'à Stauffer. C'est le seul qui a la tripe suisse et genevoise et qui est sincère dans la défense de la Suissee et de Genève contre le parti de l'étranger. Et c'est très clair aussi que l'euroturbo le plus dangereux c'est Maudet, nettement plus dangereux qu'Emery-Torracinta.

Le choix est donc vite fait.

Mais de toute façon, je ne me fais pas beaucoup de souci. Maudet est cuit. Il est fichu. Ca se jouera entre Stauffer et Emery-Torracinta. On peut d'ores et déjà zapper Maudet. C'est un vote perdu, à mon avis.

J'ai vu le débat à la télévision ce soir. Stauffer dominait de très haut. Après lui Miss Emery-Torracinta était la deuxième plus brillante. Elle m'a déçu en bien, comme disent les Vaudois. D'abord je la trouve intelligente, et même jolie. Elle argumente intelligemment, elle a de l'à propos et beaucoup de vivacité. Elle est pétillante et . Elle a de la classe et même une certaine élégance. On serait cent fois mieux représentés par elle que par Maudet, ça c'est sur.

En revanche le Maudet dans ce débat, il ne touchait pas le puck, à aucun moment. Il a été laminé entre le rouleau compresseur Stauffer, et sa pointe de vulgarité, et les réparties moqueuses d'Emery-Torracinta qui faisaient mouche à tous les coups.

Lui il était entre les deux l'air hagard, les bars ballants, gauche, emprunté, comme un dadais au costume mal taillé, absolument pas convaincant. Il avait l'air bien embêté d'ailleurs et se demandant comment s'en sortir. Parce qu'il est mal barré, c'est sur. Le désarroi se lisait visiblement sur sa figure du début à la fin.

A mon avis Maudet sent que pour lui la défaite est désormais inévitable.

Je répète: ça se jouera entre Stauffer et Emery-Torracinta. Maudet ne fera que de la figuration. Les gens sensés devraient simplement se poser la question: lequel, ou laquelle, de la belle Anne, fine et gauchiste, ou du bel Eric, charismatique et un peu vulgaire, est-ce que, au bout du compte, je préfère. Inutile de se poser la question de Maudet, il a déjà perdu.

Si l'on veut barrer la route à la gauche, il faut donc voter Stauffer, car en votant Maudet on assure l'élection d'Anne Emery-Torracinta au premier tour, ce qui est hélas le scénario le plus probable. Seul Stauffer peut battre Emmery-Torracinta. Maudet en est bien incapable. C'est pourquoi tout suffrage pour lui est un suffrage perdu.

Voici comment, froidement considéré, la situation se présente en réalité.

Écrit par : Petit patron | 05/06/2012

@ Petit Patron,
WOW ! Voilà un compte-rendu bien tourné.
C'est à la fois subjectif et narratif.
Je n'ai malheureusement pas vu l'émission, et votre texte me le fait regretter.

Rendez-vous dans 10 jour, dimanche soir ou lundi pour le debriefing ?

Écrit par : Calendula | 06/06/2012

Je pense que vous pouvez la revoir sur le site de RTS.

Enfoncé le Maudet! Je buvais du petit lait.

Écrit par : Petit patron | 06/06/2012

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