21/06/2012

Salika, pour nous réveiller

 

Sur le vif - Jeudi 21.06.12 - 17.06h

 

Oublions un instant les couleurs politiques. Oublions qu'elle est de gauche, et sans l'ombre d'un doute. Ne regardons que ce qu'elle est : une conseillère municipale particulièrement compétente et assidue, ne lâchant jamais son os ; une femme brillante et cultivée, d'une conversation rare ; de loin la meilleure oratrice de la classe politique genevoise, Me Halpérin s'étant retiré, Jean Vincent ayant quitté ce monde depuis longtemps, Démosthène n'ayant pas fait à nos rivages l'honneur d'une visite.

 

Ne regardons que ce qu'elle est. Je vais vous dire : citoyen en Ville de Genève, qu'ils soient quatre ou cinq de gauche, ça m'est assez égal. Bien sûr, l'extrême finesse d'un Adrien Genecand se frottant au Quatuor d'Alexandrie des camarades, ne manquerait ni de sel, ni de piment. Mais à part la saveur ce mélange-là, pour ma part, les éphèbes encravatés de la droite bien bourgeoise et bien présentable, tout comme il faut, juste pour figurer face aux Tétrarques, très peu pour moi. Autant qu'ils soient cinq, tiens pourquoi pas six ! Tellement à gauche qu'on y perdrait le Nord.

 

La candidature de Salika Wenger est celle d'une militante infatigable, nourrie d'Histoire et de références, sachant lire, écrire et parler, illuminée du feu de ces rivages du Sud qui furent ceux d'Augustin et de Camus. Pour ma part, je considère cette candidature comme salutaire, verticale, réveillante. Je voterai pour Adrien Genecand, ou pour Salika. Ou j'irai à la pêche.

 

Pascal Décaillet

 

17:06 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Les tronches qui vous plaisent ne sont-elles pas les masques du théâtre grec , qu'importe l’orientation de la voix, pourvu qu'elle porte non plus dans l'agora, mais dans le buzz médiatique , à coup de "déclarations" d’éléments de langages pré-mâchés par des conseillers en communication .
Elle , le Sud pas certain que cela soit le Tipasa de Camus , lui Naples de Malaparte , on voyage à peu de frais , tout cela au dépend de l'obscur bucheur de dossiers qui déteste l’éclairage des Spots politico-publicitaires , mais sans qui la réalité ne serait plus la réalité.

Écrit par : briand | 21/06/2012

Par curiosité, quelqu'un pourrait me citer l'exemple d'un journaliste de gauche appelant à voter pour un politicien de droite affirmée, en raison des qualités personnelles de ce-dernier ?

Écrit par : Paul Bär | 21/06/2012

Pas certain qu'à notre époque et au vu des difficultés présentes et à venir il soit judicieux de privilégier la forme plutôt que le fond.

Écrit par : Bob d'Arvey | 22/06/2012

Le politicien est le porte-parole d'un parti, il est celui qui va faire entendre la voix du parti qu'il représente. Il faut donc privilégier une personne ayant des qualités de tribun évidentes.

Écrit par : Election, piège à con? | 22/06/2012

Je résume, quelqu'un peut ralentir le fonctionnement d'un parlement en prenant et reprenant la parole, dégoûter nombre de ses camarades de banc en faisant en permanence de l'auto promotion (c'est au moins la troisième que SW dit être à la disposition de son parti qui ne lui répond rien), tenir des propos archaïques sur l'économie et la fonction publique, n'avoir aucune expérience professionnelle en rapport avec le poste brigué (on parle de la voirie et de la police municipales), tant qu'il a lu Camus, vous votez pour lui.
Vous êtes devenu juge-pénitent?

Écrit par : Clamence | 22/06/2012

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