17/11/2012

Grand Conseil : la comédie des invalidations

 

Sur le vif - Samedi 17.11.12 - 11.17h

 

Citoyens de ce canton, chacun d'entre nous est libre de penser ce qu'il veut de l'initiative 150, du parti socialiste, sur les multinationales et les emplois. Et justement, parce que nous sommes une République de citoyens libres, adultes et responsables, c'est à nous, au corps électoral tout entier, au "Conseil général", de nous déterminer sur ce texte, qui a obtenu les signatures.

 

Au niveau cantonal, comme à celui de la Confédération, ces histoires d'invalidations par des parlements sont totalement détestables. Une initiative est une affaire entre les initiants et le peuple. Elle ne devrait, en saine démocratie, pas regarder le parlement. C'est justement parce que les corps intermédiaires écoutent mal le peuple, que le peuple réagit, de la base, avec cette chance exceptionnelle dont nous disposons en Suisse, la démocratie directe.

 

En invalidant un texte, les élus, feignant de prendre une décision juridique, prennent toujours une décision politique. De quoi a eu peur, hier, la majorité de droite du Grand Conseil ? Du peuple ? Sur un texte ayant obtenu les signatures nécessaires, on confisque au corps des citoyens le droit de se prononcer. Décision certes légale, mais de nature à accroître encore le fossé entre la population et la caste parlementaire. Il conviendra, lors du renouvellement des autorités, dans moins d'un an, de s'en souvenir.

 

Pascal Décaillet

11:17 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Vous avez parfaitement raison.

Pourquoi la manière de traiter de la validité d'une initiative n'a-t-elle pas été inscrite dans la nouvelle constitution ?

Une juridiction ad hoc,indépendante du pouvoir politique,aurait pu être envisagée.

Écrit par : L'iconoclaste | 17/11/2012

Je conclue que l'initiative de la Gauche, comme d'habitude et comme il lui sied si bien, est un hommage supplémentaire à la débilité.

Mais comme je suis pour la Liberté d'expression et la Démocratie Directe je suis pour que ces fossoyeurs de la prospérité suisse aient le droit de faire voter la Population sur leur initiative suicidaire.

Contrairement à eux qui sont les premiers à imposer les pseudos normes anti-racites et surtout anti-liberté d'expression ainsi que pour l'adhésion à l'abjecte Dictature européenne en faillite, je protège les droits d'opinion de mes ennemis.

Quelle belle ironie, quasi divine, que de voir la Gauche qui s'oppose fréquemment à l'application des décisions des référendums gagnés par l'UDC et qui exige que les prochains textes soient passés au préalable par la moulinette des autorisations et du contrôle des petites élites politiques vendues à l'étranger, se plaigne aujourd'hui de voir leur initiative dégagée!

Écrit par : La censure règne en Suisse | 18/11/2012

Décidemment, bien que la Constitution 2012 ait été acceptée,je constate qu'elle a été acceptée sans être lue :

cher "iconoclaste", le chapitre III Initiative populaire cantonale, traite cette
question importante:

- Art 60, al 1: la validité de l'initiative est examinée par le Conseil d'Etat.
- Ce ne sera pas une juridiction "ad hoc", mais une Cour constitutionnelle
(Art.124) qui, sur requête, contrôle la conformité des normes cantonales au
droit supérieur.

donc, nous y avons pensé.
Ludwig Muller, Constituant

Écrit par : ludwig muller | 19/11/2012

@ L'iconoclaste.

Article 60 de la nouvelle constitution, "Examen de la validité". Ce sera le Conseil d'Etat en lieu et place de la Commission Législative qui sera chargé de l'examen de la validité.

Écrit par : Lussi Patrick | 19/11/2012

Les commentaires sont fermés.