25/11/2012

Commencer par aimer son pays

 

Sur le vif - Dimanche 25.11.12 - 14.14h

 

Les Suisses veulent de moins en moins entendre parler de l'Union européenne. Et peut-être veulent-ils de plus en plus entendre parler de la Suisse. Il n'y a aucune espèce de honte, mais alors vraiment aucune, pour une communauté nationale, de s'intéresser à elle-même. Chercher à comprendre son existence au milieu de ses voisins. La puissance de ses racines historiques. La complexité interne de sa construction, depuis des siècles. La fragilité miraculeuse de ses équilibres. La chance exceptionnelle de son fédéralisme et de sa démocratie directe. Aucune honte, non plus, n'en déplaise aux enragés de l'internationalisme, à aimer son pays. Ca n'est ni de droite, ni de gauche. Aimer son pays, simplement.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Tant que cela ne débouche pas sur le mépris des autres et sur la haine, il n'y a pas de honte. Mais gare à ne pas confondre nationalisme et patriotisme.

Écrit par : Grégoire Barbey | 25/11/2012

Romain Gary a eu cette phrase merveilleuse: "Le patriotisme, c'est l'amour des siens. Le nationalisme, c'est la haine des autres.". Tout est là.

Écrit par : Marko Bandler | 25/11/2012

"Mais gare à ne pas confondre nationalisme et patriotisme."
On serait curieux de lire toutes les âneries que sous-tend ce malheureux Barbey avec cette assertion bateau...
Grégoire Barbey doit être sur la république de Genève le plus grand dépositaire de cucuteries gauchoïdes, de trouducuteries humanistes, de clichés socialos bêlants...
Aimer son pays, quelle horreur, ma chèèère...

Écrit par : Géo | 25/11/2012

J'espère que vous n'avez pas oublié d'envoyer votre billet à votre cher darbellay, juste histoire de lui rappeler les règles et la concordance qu'il a failli faire capoter en 2007. Notre pays, et surtout à cause de la précarité établie par EWS (mise en en place par les magouilleurs), doit avoir à sa tête l'an prochain, un homme ferme. (Il le démontre depuis des mois avec le Grippen)

Nous avons besoin en 2013 d'un Président capable de faire face, car à l'étranger on connait les pensées et volontés franches et profondes de l'UDC.
Assez maintenant de renoncement au profit des pays étrangers, notre pays doit se montrer Ferme et déterminé et cela se fera seulement avec un UDC à sa tête.
On démontre le respect à son pays, en tant que parlementaire, en respectant les règles. Et on attend cela des élus le 12 décembre prochain.

Écrit par : Corélande | 25/11/2012

Merci d'amener ce sujet capital. Il est à ce propos consternant de voir que l'histoire suisse n'est pratiquement plus enseignée dans nos écoles, à quelque niveau que ce soit. Ou alors - à Genève - le rabâchage annuel de l'Escalade en tient-il lieu ? Même nos amis résidents étrangers s'étonnent que leurs enfants n'apprennent rien de l'histoire de leur pays d'accueil. L'histoire suisse n'est pas seulement importante, elle est aussi passionnante.

Écrit par : Eugen Billard | 25/11/2012

M. Décaillet,

Très bien écrit.

Rien à redire de mon côté.

Écrit par : La censure règne en Suisse | 26/11/2012

Les suisses peut-être. Mais moi, venant de cette capitale internationale qu'est Genève comparable seulement à Paris ou New-York, je n'ai rien à voir avec ces paysans, je préfère embaucher mes compatriotes venant de Paris. Comme le font d'ailleurs mes dignes représentants de politiciens.

Écrit par : Loen Stravinski | 26/11/2012

Etre un enragé, de l'internationalisme ou d'autre chose, ça n'est non plus ni de droite, ni de gauche: c'est toujours l'autre et cela permet de faire comme si tout était simple. Mais est-il permis d'aimer sans haïr ?

Écrit par : calico | 26/11/2012

Marko Bandler@ Les slogans, même griffés par Romain Gary, ne sont que des slogans. Vous remarquerez par ailleurs qu'il est réversible. On peut haïr le patriotisme et respecter l'amour de la nation...
La nation implique la culture de la "gens" qui n'est pas celle de la nation d'à côté, et c'est ce que déteste les communistes tels que Barbey. Leur but est de tout niveler pour mettre les masses à leur botte de l'avant-garde du prolétariat. Leur outil est le multiculturalisme, qui est la négation de la culture locale au profit de cultures exogènes parfaitement bidons...
Les gens comme Barbey ne font semblant de défendre l'islam que parce qu'ils ont compris le pouvoir destructeur de cette religion en Europe, ce qui sert leurs intérêts. Ils se débarrasseront des Musulmans après, comme en Tchétchénie...

Écrit par : Géo | 26/11/2012

Merci monsieur Loen Stravinski, je suis fier d'être paysan et de vous donner du travail pour que vous puissiez vivre dignement, et non dans la m de vos compatriotes.

Écrit par : freemind | 26/11/2012

Aimer son pays - évidemment.
mais ne pas oublier à commencer à aimer ses compatriotes.
de droite, comme de gauche!

Écrit par : ludwig muller | 26/11/2012

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