28/01/2013

Bergier, on a donné, merci !

 

Sur le vif - Lundi 28.01.13 - 14.35h

 

Non, pitié, la Suisse ne va pas re-sombrer dans une période d'auto-fustigation comme celle, détestable, que nous avons vécue dans les années 90, à l'époque du Rapport Bergier.

 


Nous avons, aujourd'hui, autre chose à faire. Notre pays est en proie à de grandes difficultés avec certains de ses voisins. L'heure n'est pas à la culpabilisation interne. Bien sûr que nous n'avons pas été parfaits pendant la Seconde Guerre mondiale, qui l'a été ? Bien sûr que nous avons des choses à nous reprocher. Mais enfin, en comparaison avec nos chers voisins, je ne suis pas certain que le comportement de la Suisse entre 1939 et 1945 soit le sujet principal de cette guerre.



L'heure n'est pas à la coulpe. Au contraire, l'heure est à la valorisation de nos singularités, notre démocratie directe, notre fédéralisme, le respect de nos équilibres internes. Cela, aujourd'hui, doit primer sur tout: nous devons êtres fiers de notre pays.



Alors, désolé, Messieurs les ressasseurs et les salisseurs, mais vous repasserez.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

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Commentaires

"Mais enfin, en comparaison avec nos chers voisins, je ne suis pas certain que le comportement de la Suisse entre 1939 et 1945 soit le sujet principal de cette guerre."
C'est cela qui est proprement stupéfiant dans toute cette histoire. Alors que les Allemands de la guerre n'en ont jamais parlé à leurs enfants. Des jeunes Allemands en 1959 en échange chez nous ne savaient strictement rien de Adolf Hitler, des nazis et tout ça. Fils de médecin et d'avocat. Ayant travaillé en Afrique avec et pour des Allemands, j'ai toujours compris qu'ils ne ressentaient pas la moindre culpabilité sur le génocide auquel ils ont participé en masse. Voici ce que CG Jung écrivait en 1945 :
""Supposons un instant que nous ayons, nous autres Suisses, entamé une pareille guerre, que nous ayons, avec le même aveuglement, jeté par-dessus les moulins toutes les expériences, tous les avertissements, tous les enseignements que le monde prodigue, et que nous ayons, pour parfaire ce triste bouquet, institué un camp de Buchenwald, copie conforme, nous n'en serions pas moins cependant- c'est certain- très désagréablement surpris si quelqu'un, hors de nos frontières, se mettait à prétendre que tous les Suisses sont, en bloc et en détail, des fous. Et pourtant, il n'y aurait pas d'homme raisonnable qui ne souscrirait à pareil jugement. Peut-on l'appliquer tel quel à l'Allemagne ? J'ignore ce que les Allemands eux-mêmes en pensent. Je sais seulement que ces choses, du temps de la censure, ne devaient pas être dites chez nous et que maintenant, par ménagements pour l'Allemagne terrassée, on hésite à les dire.
(...)
Dire des Allemands qu'ils sont psychiquement malades, c'est faire à leur égard preuve de plus de bienveillance que de les traiter de criminels"

Et nos journalistes de ressasser avec les vieux débris gauchistes leur haine de la Suisse...

Écrit par : Géo | 28/01/2013

Assez assez la Suisse a donné
Merci Monsieur Bergier.

Écrit par : Marchand J P | 28/01/2013

Les ressasseurs, Pascal Décaillet, je ne connaissais pas. Mais les "salisseurs", ah, voilà qui fleure ces années 30 où l'épithète m'aurait poursuivi jusqu'à ce que MM Brasillach et Oltramare s'évertuent à me voir affublé d'une étoile jaune. Avec un peu de chance, au cours de l'été 1942, je me serais rendu à la frontière suisse. Elle m'aurait été absolument fermée. Les inventeurs du tampon "J" qui l'apposaient avec enthousiasme depuis 1937 veillaient au grain: "la barque est pleine, la barque est pleine" éructaient-ils. Et pourtant, je vous suis: il faut aller de l'avant. Mais contrairement à vous, apparemment, je ne pense qu'on puisse avancer les yeux bouchés, et continuer à traiter les réfugiés comme des voleurs. Bien à vous.

Écrit par : Karl Grünberg | 28/01/2013

L'avenir ne se regarde certes pas dans le rétroviseur mais sans rétroviseur, ni mémoire, on fait, on refait plutôt, les mêmes c*nneries

Écrit par : archi-bald | 28/01/2013

" on refait plutôt, les mêmes c*nneries"
Alors dites-nous quelles conneries ont-été faites ? Moi j'en connais une , de connerie majeure : refaire l'histoire d'il y a 71 ans avec le regard d'aujourd'hui.
Voici selon Wikipedia ce qui se passait en 42 :
"Depuis le 7 décembre 1941, les États-Unis sont entrés en guerre aux côtés des Alliés après l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais suivie, quatre jours plus tard, de la déclaration de guerre par l'Allemagne et l'Italie. Adolf Hitler sait que le temps lui est compté s’il ne veut pas avoir à se battre sur deux fronts ; à l’inverse, Joseph Staline demande avec insistance l’ouverture d’un second front en Europe mais il n’obtiendra le 8 juillet 1942 de Winston Churchill que l’assurance d’un débarquement américain en Afrique du Nord à l’automne : l’opération Torch.

À la grande déception de Staline, le second front en Europe ne s'ouvrira donc pas en 1942."

La guerre n'est pas du tout jouée et la Suisse complétement isolée et coincée entre des territoires tenus par les Forces de l'Axe. Tout le monde sait cela et certains veulent à tout prix n'en tenir aucun compte...

Écrit par : Géo | 28/01/2013

archi-bald: "Sans rétroviseur, ni mémoire, on fait, on refait plutôt, les mêmes c*nneries (sic)".

C'est ce qu'on a envie de croire. Mais si c'était l'inverse?

René Girard: "Les démonstrations spectaculaires de piété envers les victimes de nos prédécesseurs dissimulent fréquemment une volonté de se justifier à leurs dépens [...]. Les fils répètent les crimes de leurs pères précisément parce qu’ils se croient moralement supérieurs à eux."

Plus sur le sujet: Le Pacte des Idoles - une approche girardienne du "politiquement correct" ( http://www.raphaelbaeriswyl.ch/pdf/Le-Pacte-des-Idoles.pdf ).

Écrit par : Raphaël Baeriswyl | 28/01/2013

Ce n'est que le début de l'année, et ceux qui veulent démolir M. Maurer, lui faire faire un faux pas, ne vont pas lacher le morceau si facilement.
Tiens ça me dit quelque chose, dans les années 39-45 il y avait ceux qui ont fait de belles choses (pour Info, Même l'Abbé Pierre a pu faire entrer des Juifs par le Trient)et ceux qui comme aujourd'hui en font de bien vilaines pour donner de l'authenticité à leurs discours nauséabonds.
Vive le Général Guisan, lui avait osé clamer très fortement qu'en cas d'attitude contre la Suisse, il arrêterait le Conseil Fédéral dans son entier! Pas mal l'histoire bien au chaud, on peut faire dire ce que l'on veut à ses mauvaises intentions.

Écrit par : Corélande | 28/01/2013

réponse du Bergier à la bergière, l'encre de l'accord secret signé par Maurer à peine sec et les sionistes cassent la Barak, Maurer à côté des ses pompes funestes transforme l'Histoire en conte à dormir debout.

Écrit par : briand | 28/01/2013

ou encore, comme diraient certains : "l'expérience est une lanterne qui n'éclaire que vers l'arrière".

Écrit par : DEnise | 28/01/2013

L'ennemi intérieur du pays, polymorphe, utilise toute sa force de feu. Son objectif est de démoraliser le suisse afin qu'il courbe l'échine et accepte de dissoudre la nation dans l'Empire.

Écrit par : PowerOn | 29/01/2013

J'en veux à J-S Eggli qui reste muet sur ce sujet. Il a raconté à la radio une anecdote extrêmement significative à la mort de Bergier. Lui ayant fait part de son étonnement face au fait que son rapport était exclusivement à charge de la Suisse, Bergier lui a répliqué que tout le monde savait ce que la Suisse avait fait de bien durant la guerre (entre autres, l'accueil de réfugiés...).
On voit aujourd'hui à quel point cette approche était non seulement erronée, mais perverse.
Le Conseil Fédéral porte cependant une très lourde responsabilité en recrutant une assemblée d'historiens très marqués à gauche pour accomplir cette tâche.
Imaginez ce que cela donnerait si on demandait de décrire l'état politique de la Suisse actuelle à Jean Ziegler et ses affidés...

Écrit par : Géo | 29/01/2013

On croit rêver ... est-ce la Suisse qui a construit les camps ? est-ce la Suisse qui a arrêté ses propres citoyens juifs ? y avait-il un vél d'hiv à Genève, à Berne ? Je trouve détestable ces analyses qui décortiquent les faits historiques, les analysent par tranche, au bon vouloir de l'idée partisane à défendre mais surtout qui jugent au regard actuel les faits du passé sortis de leur contexte !
Merci à Pascal D. de ce billet d'humeur.

Écrit par : uranus2011 | 29/01/2013

Ce qui dérange le plus dans cette nième service réchauffé de Bergier et de tout ce qui va avec, ce que ceux qui se plaignent aujourd'hui sur la Suisse d'hier c'est que la Suisse a été la base arrière des tous les réseaux d'espionnages qui ont à la fois permis la chute du Reich et une bonne connaissance de la réalité soviétique. Sur cette dernière d'ailleurs les mêmes milieux ne pipent pas mot sur les dizaines de milliers de morts que le petit père des peuples à accumulé dans le plus parfait silence.

Ces mêmes milieux soutiennent sans aucune vergogne la politique israélienne d'aujourd'hui qui dresse un mur et affame ses voisins en leur pillant une ressource essentielle l'eau du Golan qu'il se sont approprié avec une brutalité qui n'a rien à envier aux autres. La différence est que les camps qu'ils ont ainsi créés s'appelle la Palestine.

Je ne souviens de cette phrase de Bergier que mentionne Géo et la relire aujourd'hui provoque en moi le même phénomène de rejet et jette un discrédit définitif sur ce rapport.

Pascal vous avez une fois de plus raison, Bergier on a donné et ça suffit!

A quand un rapport (réellement indépendant)sur la politique israélienne? la réponse on la connait tous JAMAIS!

Écrit par : dominique Vergas | 29/01/2013

"Alors, désolé, Messieurs les ressasseurs et les salisseurs, mais vous repasserez."

Et effectivement, ils repassent. Nous en avons un exemple ici même. Qui salit ou a sali la Suisse? Ceux qui ont refoulé des personnes en danger de mort imminente ou ceux qui comme mon grand-père ont fait passer clandestinement la frontière à des personnes et se sont retrouvées en prison? Ceux qui sont responsables d'avoir fait apposer un "J" dans les passeports ou ceux qui qui dénoncent cette abomination?

On attaque les historiens pour dédouaner les salopards et faire oublier que de tels compromissions sont toujours possibles.

Que la vérité et son rappel déplaisent à certaines personnes, voilà la leçon de ce jour.

En 1942, l'Allemagne était occupée tout entière à l'agression contre l'urss. La Suisse ne risquait rien, l'Allemagne ne pouvant se passer des tunnels alpins et des banques helvétiques.

Écrit par : Johann | 29/01/2013

Mon père commandait une compagnie et a accueilli des réfugiés juifs pour la plupart au Col de Cou, près de Champéry. Le problème, c'est que ces réfugiés étaient remis à la police. Leur sort dépendait des autorités et non de salopards.
Que la décision de ces autorités en 1942 ait été mauvaise, c'est toujours facile d'en juger 71 ans plus tard. Ce qu'il y a de sûr, c'est que leur mandat était de faire le mieux dans l'intérêt du peuple suisse.
Si vous pouvez prouver qu'ils ont agi autrement, ne vous gênez pas de le faire...

"En 1942, l'Allemagne était occupée tout entière à l'agression contre l'urss." Lisez l'extrait de Wikipedia que j'ai mis plus haut...

Écrit par : Géo | 29/01/2013

Je suis toujours étonné de la certitude que certains affichent d'être incapable de faire le mal, tel qu'il sera défini un jour dans l'avenir par des juges aux qui n'ont pas été impliqués dans les événements et vivent dans un monde nouveau: "je n'aurais jamais trahi, cédé à la torture, défendu mes idéaux au prix de ma vie et de celle des mes proches, ni ne me serais laissé entraîner par une idéologie quelconque qui poussait à la violence, et autres affirmations et certitudes ce sont des illusions que nous nous plaisons tous à entretenir, même face aux leçons des l'histoire qui ont maintes fois montré que presque tout le monde est presque capable de tout en certaines circonstances.
"Sauf moi", bien sûr, c'est ce que j'aime à penser moi aussi, d'ailleurs, mais un très très léger doute, non pas fondé sur ce que j'ai fait de ma vie, mais sur ce que beaucoup de gens ordinaires ont parfois fait dans la leur, me convainc qu'il vaut mieux rester discret dans ce genre d'affirmation et éviter, en particulier, de généraliser à tout un peuple un jugement ponctuel qui devrait ne toucher que ceux qui en toute connaissance de cause, sans agir sous la contrainte et pour leur simple penchant à la violence et pour leur profit personnel se sont engagé dans des actions qui, déjà à leur époque, étaient contraires à la dignité humaine.
Encore que, de nos jours, certaines actions de ce type sont quotidiennement sanctionnées par toutes sortes de pouvoirs (Etats, religions, mouvements idéologiques et autres) sans que se dressent toujours contre elles le concert des Nations ou simplement des hommes de bonne volonté.
Mon père aussi gardait la frontière pendant la guerre, mais j'étais trop jeune pour que ce sujet soit jamais évoqué dans ma famille, ou les circonstances lui épargné de devoir faire le genre de choix évoqué par certains intervenants.
Quant à moi, ma seule expérience directe est celle d'un Juif, voisin de mon frère à Miami, qui m'a fait lire le récit de son arrivée en Suisse peu de temps avant que la frontière se ferme. Sa reconnaissance l'a poussé à soutenir mon frère dans son installation aux Etats-Unis et à garder un souvenir ému de notre pays pour le reste de sa vie. Il est donc tombé sur de "bons" Suisses", à "bon" moment et il me semble que nous ne pouvons honnêtement que et a posteriori que souhaiter que nous aurions été parmi ces bons-là.

Écrit par : Mère-Grand | 29/01/2013

Dans les frimas hivernaux, assis sur un banc dur comme la morale, les fesses serrées et congelées, on voit passer la corbeille dominicale de la quête que tous les regards scrutateurs suivent attentivement pour observer, qui donne et combien. Alors, il faut tendre la jambe, pour extraire du fond de la poche, la piécette que l'on fera retentir avec bruit pareil à une rivière d'argent, une piécette qui résonne dans le bruissement des prières murmurées et qui implore le pardon. Du coin de l'œil, cet œil rapace qui jauge et qui juge, on surveille le nouvel arrivant du village qui a la peau si étrangement brune et que l'on a assis sous le pilier au fond de l'église, loin de tous, on le regarde en espérant qu'il ne nous volera aucune de nos filles; sans doute un saisonnier engagé pour les vignes.

La lèvre pincée, la mâchoire crispée par le froid, au deuxième tour du panier de la quête, on peut enfin lâcher un retentissant :"j'ai déjà donné!" qui allège les consciences et efface les salissures de l'âme, les flétrissures de la conscience, cette maudite qui pour un rien trouve le chemin de sa perte. Un "j'ai déjà donné" ostentatoire, qui libère du devoir de mémoire, qui affranchit les plus hypocrites de toute obligation; une piécette pour l'éternité que l'on ne cesse de brandir comme s'il elle suffisait à racheter le monde.

Écrit par : djemâa | 29/01/2013

Est-ce que les autres pays se remettent autant en question? Saviez-vous que les juifs français se réfugiaient dans les régions contrôlées par les italiens, car les militaires empêchaient la police française de les faire déporter. Ce qu'ils ont recommencé à faire avec zèle dès le retrait des ces italiens du sol français. Il me semble qu'à part le méa-culpa sur le Veldhiv, la 2nde guerre mondiale en France se résume aux résistants et aux quelques français qui ont libéré Paris, faisant ainsi passer la France par miracle du côté des vainqueurs.

Écrit par : Loen Stravinski | 29/01/2013

La vérité est la vérité et vouloir se la cacher est une preuve d'immaturité étonnante. La regarder en face ne va pas nous nuire de quelque manière que ce soit.

Écrit par : Domenico | 29/01/2013

"La vérité est la vérité". Et c'est vous qui parlez d'immaturité étonnante ? Qu'y a t-il de plus immature que de prétendre cela ?

Écrit par : Géo | 29/01/2013

L'article de Décaillet me semble absurde. Si Maurer n'avait pas voulu récrire l'histoire il n'y aurait pas eu de réaction !

L'attitude de la France pendant la guerre a été particulièrement ignoble,
ça ne veut pas dire qu'en Suisse tout se soit bien passé.

Quant aux qualités du sytème politique suisse (droit d'initiative par exemple) je les apprécie beaucoup... mais ça n'a aucun lien avec le sujet !

Écrit par : Gilgoss | 29/01/2013

La vérité est la vérité. Soit, elle fut dite, alors maintenant passons à autre chose et ne la ressassons pas jusqu'à la nausée. Nous devons maintenant regarder vers l'avenir, lever la tête, et nous affirmer comme un peuple fier de ce que nous faisons, hier 1 milliard pour nos EPF, des finances saines, grâce à nos institutions et à la dignité du peuple qui a dit oui au frein à l’endettement, ne fument-nous pas la risée des peuples voisins ? Les rétroviseurs sont uniquement faits pour jeter un coup d’œil rapide de temps à autre et pas pour avoir les yeux rivés dessus et rentrer dans le mur. Laissons nos détracteurs, ceux qui crachent dans la soupe (les zieglers and Co) sur le bord du chemin, sans ne plus y prêter attention, laissons-les pourrir dans leur putréfaction.

Écrit par : freemind | 29/01/2013

Le monde du silex, Maurer ne semble mû que par une seule ambition , figer dans les tréfonds géologiques , un pays qui s'est donné comme identité ,non pas une mythologie " Tell n'est pas Moïse" mais un projet, en constante redéfinition d' un avenir : frontières temporelles, du moderne à l’improbable post-histoire globale et incertaine s'articulant dans un espace qui ne cesse de nous échapper. nos frontières ,UBS-Crédit " Suisse" Novartis etc ,ou lex dura lex Furgler - Weber. "
qui étions -nous les brebis du Bergier? mais plus grave , qu'allons-nous devenir?

Écrit par : briand | 29/01/2013

Je trouve le texte de Décaillet pas mal du tout.

Il est temps de réviser le point de vue Bergier et d'étudier les partis pris et les conclusions orientées de ce professeur.

On découvre de plus en plus comment professeurs d'Université en Sciences Humaines et enseignants d'école tentent d'influer et de courber la société à leurs visions.

Cela ne doit plus être un tabou de dire qu'on nous a orienté dans les conclusions.

Et rappelons que des donneurs de leçons, comme les USA, ne sont entrés en guerre que le 7 décembre 1941 quand le Japon a commis l'erreur d'attaquer la base de Pearl Harbor alors que cela faisait plus de 2 ans que l'Allemagne avait envahie la Pologne (septembre 1939) et plus d'un an (mai 1940) que la France avait été écrasée.

Et là, on ne parle pas de tous ces pays de l'Est éradiqué ou de la Belgique, Hollande, Danemark, Norvège, etc... sans que les USA daigne bouger leur petit doigt occupé à se servir du Coca-Cola.

Rappelons aussi que des historiens ont montré que les alliés étaient déjà au courant des massacres de masses en 1941.
http://www.lemonde.fr/shoah-les-derniers-temoins-racontent/article/2005/07/18/les-allies-savaient-ils_673523_641295.html

Rappelons aussi que le père du futur président John F. Kennedy était pro-nazi et faisait du business avec l'Allemagne nazie ce qui n'a pas empêché ses 3 fils d'avoir les carrières que l'on sait.

Et si l'on en croît le film "zero dark thirty" sorti récemment et très inspiré des faits réels les USA pratiquent encore aujourd'hui des méthodes et des éxécutions sommaires interdites.

Rappelons aussi que juger des faits alors qu'on a 70 ans de confort et de distance derrière soi n'est tout simplement pas juste. C'est clair qu'il serait préférable de connaître le résultat du LOTO avant le tirage afin de jouer les bons numéros.

Marre de se faire donner des leçons. Les gens ne sont pas d'accord de servir de paillasson et que leurs grands-parents soient jugés par des gens qui savent que rejouer les partis à l'image de l'inspecteur des travaux finis. Si cela n'est pas déjà fait, nous sommes à deux doigts de basculer de l'autre côté tellement nous allons en avoir marre...

Et pour finir, UN GRAND MERCI aux dirigeants de la Suisse de cette époque qui ont su protéger leur population qui les avaient élus pour cela. On ne peut pas en dire autant de plusieurs autres pays la gueule toujours ouverte et qui à l'époque livraient leur population juive par train...

Écrit par : La censure règne en Suisse | 30/01/2013

en 1er @ Géo: Géopolis n'évoque rien d'autre que la géopolitique et n'est pas destiné à générer une quelconque confusion avec vous. Souffrez simplement de ne pas avoir l'exclusive d'un pseudo, nos lecteurs font certainement la différence de nos approches. Par ailleurs, je suis assez souvent d'accord avec vos formulations, il n'y a donc pas de quoi se courrousser.

Sur le fond, on constate à la lecture des billets posés que ce sujet partagent ceux qui voient le verre à moitié plein et ceux qui le voient à moitié vide, selon leur origine, leur sensibilité ou encore leur connaissance des réalités politique de l'époque.

Combien des commentateurs ci-dessus étaient présents lors de ces faits?

Pas moi en tout cas! Mais comme Géo, je ai eu le récit de mon père, mobilisé à la frontière allemande et qui, avec d'autres soldats, des hommes ordinaires et de tous milieux, ces miliciens que certains dévalorisent ou décrient, ont toujours fait leur devoir lorsqu'il s'est agit de laisser passer des civils fuyant la peste brune.

Mon autre source c'est cet oncle, gessien, qui était aux côtés du Général et s'occupait des pilotes alliés qu'il faisait passer en Suisse et qui, de là, rejoignaient leurs bases, par les réseaux d'espionnages qui ont été évoqués plus haut.

Ces petits exemples montrent qu'il convient de se garder de tout commentaire définitif et péremptoire sur ce qu'ont fait les Suisses durant cette période.

Ils en ont toujours fait bien plus que les américains ou les anglais qui n'ont qu'entr'ouvert leurs frontières aux réfugiés fuyant l'Allemagne nazie. Et encore, fallait-il qu'ils aient soit de l'argent soit une réputation scientifique ou artistique. Les sans grades, les ordinaires n'avaient que bien peu de chance de trouver asile chez l'oncle Sam ou la perfide Albion.

J'aimerais vous soumettre un poème écrit par MARTIN NIEMÖLLER (pasteur) depuis DACHAU:

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas Juif.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique.

Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

MARTIN NIEMÖLLER, a été arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Il a été Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

Je rappelle ce texte pour qu'aujourd'hui nous nous souvenions qu'il ne faut jamais rester sourds à ce qui se passe autour de nous en pensant que l'on n'est pas concerné.

D'une façon ou d'une autre, à commencer par la dignité humaine, on se doit d'agir.

Les "révolutions" de la rive Sud de la Méditerranée sont là tous les jours pour nous rappeler ce devoir.

Il est à remarquer que la Suisse n'est pas restée inactive sur le cas syrien pas plus qu'elle ne s'est montrée complaisante à l'égard des avoirs des dictateurs défaits au cours de ce que certains appellent bien naïvement "le printemps arabe" et qui, en fait, est l'automne des droits humains dans cette région.

Alors que le sieur Bergier n'ait pas ressenti le besoin de dire publiquement ce que notre pays a fait de bien ne regarde que sa conscience d'historien. En ce qui nous concerne souvenons-nous de ce que des hommes et des femmes ont fait pour sauver des personnes qui, sans leur aide, étaient vouées à la mort.

La Suisse officielle de cette époque n'est pas différente de celle d'aujourd'hui, attachée à résister, comme elle le peut, à des voisins toujours aussi voraces et jaloux de notre réussite.

Un dernier mot, ni l'Espagne, ni le Portugal, ni la France, ni l'Italie n'ont présenté d'excuses alors même qu'ils ont tous, non seulement les mains, mais le corps entier baigné du sang d'innocents. Pour ce qui est de l'URSS/Russie eux c'est pire, ils continuent le cas syrien le confirme! Et malgré cela tout le monde commerce avec eux ou accueille ses oligarques dans ses boutiques, dans ses stations de ski ou sur ses plages, sans se poser la moindre question de la provenance de cet argent. Tout simplement pour que nous, nous puissions continuer à vivre dans l'opulence alors que d'autres crèvent en Sibérie ou ailleurs, la Russie fourmillant de lieux de détention secrets.

Écrit par : Géopolis | 30/01/2013

Préadolescente au début de la guerre, je me souviens :
de l'antinazisme de mes parents, de l'écoute chaque soir de la radio française de Londres ("Les Français parlent aux Français"), des enfants français, de Marseille, de Bordeaux et de Paris, que nous avons accueillis chaque été dans notre famille, pourtant de conditions très modestes.

Ce que je reproche aux historiens, aussi sérieux qu'ils puissent être dans leur travail, c'est de ne pas essayer de se mettre dans l'ambiance du moment. Tout le long de nos frontières se trouvaient des troupes de l'Axe. Donc nous n'étions pas occupés mais prisonniers de nos frontières.

Et rien n'était gratuit. La Suisse n'a pas de matières premières : on nous laissait importer ce dont nous avions besoin mais en contrepartie on exigeait que la Suisse livre des produits manufacturés à l'Allemagne, que nos banques prennent soin de l'or volé ailleurs, que les trains blindés puissent franchir le Gothard pour se rendre en Italie, etc. etc. C'était donnant-donnant. Ou vous acceptez nos conditions, ou vous n'importerez rien. Et tout ça le peuple le savait et le comprenait, la rage au coeur.

C'est un peu facile de juger uniquement sur des documents. Est-on sûrs de tous ces documents ? Est-on sûrs qu'il n'en existe pas d'autres qui les contrediraient ? Quand on lit tout ce qui s'écrit aujourd'hui sur la situation politique internationale actuelle, comment nos descendants jugeront-ils cela dans 60 ou 80 ans ? Je suis sûre que depuis les brumes dans lesquelles je me trouverai à ce moment-là, je vais bien m'amuser.

Écrit par : gamine | 30/01/2013

Géopolis@ Votre pseudo ainsi formulé en un mot nous distingue mieux que Géo Polis tel que lu ailleurs.

Je voudrais revenir sur un argument qui n'a pas été discuté par les autres intervenants. Jung avait écrit ceci, déjà cité plus haut :
"...des fous. Et pourtant, il n'y aurait pas d'homme raisonnable qui ne souscrirait à pareil jugement. Peut-on l'appliquer tel quel à l'Allemagne ? J'ignore ce que les Allemands eux-mêmes en pensent. Je sais seulement que ces choses, du temps de la censure, ne devaient pas être dites chez nous et que maintenant, par ménagements pour l'Allemagne terrassée, on hésite à les dire."

Allemagne terrassée : on a tendance à oublier à quel point les Allemands ont souffert de leur défaite. Les viols massifs par l'Armée rouge, les exécutions sommaires après la destruction totale de leurs villes.
Voici le compte-rendu d'un livre, "Les Expulsés", de R.M. Douglas paru dans
le Figaro et signé Philippe Maxence :

« Lors de la conférence de Potsdam en 1945, les Alliés décident de déplacer les populations germanophones de Pologne, de Tchécoslovaquie et de Hongrie. Jusqu’en 1947, entre 12 et 14 millions de civils, principalement des femmes et des enfants, se retrouvent ainsi sur les routes.
Leur destination ? L’Allemagne occupée, même si la France, par calcul politique, refuse de participer à ces expulsions. Selon l’auteur, entre 500'000 et 1.5 million d’Allemands d’origine trouvent la mort lors de ce transfert de populations à grande échelle. Au rythme des camps de transit, des viols, des tortures, des suicides ou plus simplement de l’absence de nourriture. Un tragique moment que l’auteur élève au rang de leçon morale : jamais l’injustice ne saurait être justifiée. »

Le procès de l'antisémitisme n'ayant jamais eu lieu, on s'attaque à qui on peut...

Mais je reste persuadé que le but de cette agitation est seulement de nuire à Ueli Maurer. Les chiens vont-ils aboyer durant toute l'année ?

Écrit par : Géo | 30/01/2013

@Géo, merci, tout est ainsi clair.

Pour reprendre votre dernière phrase sur les chiens qui aboient, je citerai F. Dard dans la bouche de San Antonio "courageux, ils sont comme les chiens de Bourgoin, ils jappent de loin"!

Vu la quantité importante de commentaires et leur non moins importante diversité, il me semble que cette question n'aura jamais de fin tant et aussi longtemps que, comme les allemands l'ont dit par leur chancelière ce début de semaine, nous devons sans cesse admettre une responsabilité collective. Ce qui est vrai pour les allemands l'est tout autant pour tous pays qui ont assisté, complices à ces atrocités. Et cela quel que soit le motif.

Une fois cette posture déclarée, merci de tourner la page.
Le plus grand des messages apporté par le Christ est la capacité de dire pardon. Que ceux qui nous combattent ou nous houspillent sans relâche adoptent cette posture et s'interdisent surtout tout comportement qui, d'une façon ou d'une autre, s'avoisine à ce qu'ils noue reprochent d'avoir fait!

Tout cela conduit à insister sur l'importance de l'histoire comme matière première dans les classes du cycle si l'on veut vraiment qu'il oriente!

Écrit par : Géopolis | 30/01/2013

La Suisse a mal agit, OK ! Mais elle a aussi bien agit.
Et qui nous reproche d'avoir mal agit ?
La France qui a déporté et spolié ses juifs, L'Allemagne qui les a exterminés, l'UE en général qui soit jouait le jeu des nazis soit luttait contre eux.
Alors, que la petite Suisse perdue dans cet océan d'infâmies ait fait ce qu'elle pouvait pour survivre n'est hélas que légitime.
Et d'ailleurs qui demande des comptes à l'UE pour ce qu'elle a fait à cette époque ?
Alors ça suffit, tournons la page.

Écrit par : Lambert | 30/01/2013

Géo: citation pour citation :

"Dès le printemps 1941, la campagne des Balkans puis la campagne de l'URSS éloignent la menace des frontières suisses. Pour la Suisse, cet élargissement du conflit représente un soulagement. Mais les problèmes à gérer sont néanmoins nombreux."

http://icp.ge.ch/po/cliotexte/la-seconde-guerre-mondiale/suisse.2e.guerre.mondiale.html

Curieux que personne n'ait cité le nom de Paul Grüninger.

Voir le document pdf : "Les Justes suisses - Modia"

Conclusion :

"Face à la Shoah, la Suisse est donc à la fois complice active avec sa
politique de refoulement et quand même samaritain. Mais l’antisémitisme
déclaré ou oblique qui imprègne une importante partie de sa population et
surtout de sa classe dirigeante, qui n’hésite pas à exhiber des “certificats
d’aryanité” pour défendre ses intérêts économiques dans les territoires
contrôlés par l’Allemagne, l’empêche d’être à la hauteur de la mission
humanitaire très haute qu’elle aime à se donner."

Belle hypocrisie. Selon d'où souffle le vent...

Voir document pdf : "LA SUISSE, LES SUISSES ET LA SHOAH"


"Le problème, c'est que ces réfugiés étaient remis à la police."

Comme ça, votre père pouvait dormir tranquille, il avait fait son devoir. En bon Suisse. Contrairement à Paul Grüninger. Contrairement à mon grand-père.

Témoignage :

"Transmettant à Berne une demande de renseignements au sujet d’un couple qui avait cherché refuge en Suisse, le ministre de Suisse à Stockholm, P. Dinichert, se voit répondre que la police ignore tout de ce couple, alors qu’il avait été refoulé, ce qu’elle savait, et par conséquent envoyé à la mort."

Où on voit qui sont les "salopards".

Écrit par : Johann | 30/01/2013

Il me semble qu'il existe un principe de droit qui - en gros - dit qu'une faute n'en excuse pas une autre et qu'en conséquence on ne saurait prétendre à sa propre absolution parce que les autres n'ont pas été très nets non plus, voire pires.

Cela dit, rien n'interdit d'être lucide et le "devoir de mémoire", aussi douloureux soit-il, doit s'imposer à toute nation si elle veut avancer et éviter dans toute la mesure du possible de retomber dans les mêmes travers et erreurs.

Reconnaître que nos pères n'ont pas été parfaits n'empêche en rien d'être satisfait de ce que le pays a réalisé depuis la guerre. Avec quelques bémols.

Aussi bien, préparer l'avenir en demandant aux jeunes générations de ne pas oublier que leurs aînés n'ont pas toujours été "clean" ne relève nullement de l'autoflagellation : non, simplement cela permet d'être plus fort.

Enfin, M. Décaillet, vous dites "(...)nous devons être fiers de notre pays." La fierté étant un sentiment qui ne saurait être identique pour tout le monde, j'aurais préféré, "(...)nous pouvons être fiers de notre pays."

Après tout, la démocratie doit permettre à quiconque d'exprimer ses sentiments et de ne pas forcément partager l'opinion dominante. On peut être un bon Suisse sans avoir une fierté exacerbée de son pays.

Écrit par : Michel Sommer | 30/01/2013

Michel Sommer& Johann@ Si l'on entre dans vos logiques, alors allons-y jusqu'au bout: il faudra bien un jour aborder la question de ce que l'on appelle à tort l'antisémitisme : les Juifs sont membres d'une religion et ne sont pas une race. Les Arabes sont aussi sémites que les Israélites.
Pourquoi les Juifs sont-ils haïs si profondément par tous les peuples d’Europe au début du 20ème siècle ?
Juste parce que les Juifs ont le droit de faire de l'argent avec l'argent, contrairement aux catholiques et aux musulmans ? (la Réforme n'est rien d'autre que le passage d'une religion de féodaux arriérés catholiques à celle de bourgeois banquiers qui voulaient vivre leur christianisme à eux)
Je me permets d'en douter...
Les moeurs extrêmement élitistes régissant la filiation, l'exclusion de tout mélange avec les goys, ce communautarisme exacerbé...
Exemple récent : Pourquoi tous les millionnaires juifs socialistes parisiens se sont-ils rué à la défense du camarade DSK forcément injustement attaqué par cette ignoble pauvre immigrée guinéenne Nafissatou Diallo ? Même Élisabeth Lévy, journaliste faisant normalement preuve d'un excellent esprit critique est tombée dans ce jeu-là !
Vous voulez ouvrir la boîte de Pandore ? Libre à vous...

Écrit par : Géo | 30/01/2013

@ Géo,

Le point que vous touchez dans votre denier commentaire (Géo 30/01/2013, 2ème message) est extrêmement intéressant. C'est d'ailleurs probablement l'un des 2-3 sujets majeurs par ses implications mondiale depuis 70 ans.

C'est un sujet tellement brûlant qu'on ne peut le nommer, la Censure avec un C majuscule y règne dans la plupart des pays occidentaux.

Un sujet qui a valu l'ex-communication médiatique de quelques personnes assez connues et des tentatives occultes et répétées d'annihilation économique...

Écrit par : La cenure règne en Suisse | 30/01/2013

Pour info, vous trouverez ci-dessous la liste des nombreux documents (plus de 50) retraçant les relations internationales de la Suisse entre 1933 et 1945 :
http://www.dodis.ch/fr/dossiers-thematiques/dossier-la-suisse-les-persecutions-nazies-et-la-shoah

Écrit par : Benoît Marquis | 30/01/2013

Il faut surtout lire un ouvrage clé sur cette période:
La guerre 39/45 c'est gagnée en Suisse.

Écrit par : geopolis | 31/01/2013

Et "la Suisse avant et pendant la seconde guerre mondiale" Christian Favre. Ed. Baudelaire 2011 :
p.133 : " Edgar Bonjour estime à 395'000 le nombre de réfugiés accueillis en Suisse, sans considération du temps de passage.
Pour ce qui est de l'accueil et du sauvetage des Juifs par la Suisse entre 1933 et 1945, je me réfère à l'annexe 17, page 184, du livre du Groupe Travail Histoire Vécue, la Suisse face au chantage :

Les Juifs qui ont survécu en Suisse
1. Juifs ayant survécu en Suisse (rapport Ludwig p.60)
-avec droit de cité : 10 297
-avec permis d'établissement : 9150

2. Juifs accueillis en Suisse après 1933 (préface Eizenstat, 1er rapport)
- restés en Suisse pendant la guerre : 30'000
. ayant émigré vers d'autres pays : 20'000

Juifs sauvés à l'étranger par des dièplomates suisses
(E.Saul,Visas for life) : 153'000
total : plus de 220'000

Réfugiés juifs refoulés à la frontière suisse :
extrapolation à partir de l'enquête genevoise, la plus fiable à ce jour: moins de 5000.
note de l'auteur : 5000 de trop, on est d'accord

L'affaire du J sur le passeport des Juifs allemands a fait l'objet de nombreux commentaires. Rappelons brièvement les faits. En 1938, lors de l'annexion de l'Autriche, les citoyens de ce pays devinrent allemands et n'eurent donc plus besoin de visa pour pénétrer en Suisse. (...)
Il est clair que la Suisse eut peur, à ce moment-là, d'un afflux incontrôlable de réfugiés juifs. Il n'est pas inutile de préciser que les Allemands, en 1938, encourageaient les Juifs à partir; des douaniers autrichiens aidèrent des Juifs à passer en Suisse (peut-être pas pour les mêmes raisons). La Suisse décida donc d'introduire un visa pour tous les Allemands. L'Allemagne protesta et l'on finit par l'arrangement du J, suite à des négociations avec Frölicher. (...)
Maintenant, dire que ce J est une inv ention suisse est un mythe, pour la simple et bonne raison que cette même procédure prévalut en Suède avant d'être mise en place en Suisse. Jean-Jacques Langendorf l'a signalé dans son livre, "La Suisse dans la tempête du XXè siècle" et cela m'a été confirmé par Marc-André Charguéraud."

Écrit par : Géo | 31/01/2013

Tous ces bien nourris écrivant ici, dont la plupart ont l'âge d'avoir joui à outrance et tellement bouffé qu'ils n'ont laissé que des miettes aux générations suivantes.
J'ai longuement parlé avec mes grands-parents de cette période, de la souffrance, de la terreur qui habitait leur cœur de 20 ans.
De la propagande, de l'information filtrée. De la mobilisation de mon grand-père à la frontière.
Franchement, je m'en tape de cette époque, pour moi c'est la préhistoire.
Si quelques vieux gauchistes haineux de ce que nous sommes se sentent coupables, qu'ils se pendent par repentance, cela fera de la place.
Au moment où nous avons besoin de nous serrer les coudes, de faire front, voilà qu'on nous sert à nouveau le vieux plat "Suisse du IIIème Reich".
Non-merci, je passe mon tour, je m'en fous, je m'en tape, je m'en tamponne le coquillard en hurlant de rire!
Ce qui m'intéresse, c'est l'avenir de mes enfants en bas âge.
les moralisateurs de pacotille qui fustigent le courage d'une génération qui a souffert alors qu'eux-mêmes sont issus de la plus lâche qui soit est indécent.
Merci Monsieur Décaillet.

Écrit par : David | 31/01/2013

Des Allemands n'étaient pas d'accord avec Hitler et ont même tenté de l'assassiner. Moralité: L'un n'empêche pas l'autre....

Le commentaire de Géo à Michel Sommer& Johann@ s'approche plus du vomi qu'autre chose. Il aurait fait sûrement comme son père:
"Le problème, c'est que ces réfugiés étaient remis à la police."

Cela n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde Géo le pas antisémite! Et, pour votre gouverne, antisémite, ne s'adresse pas aux arabes musulmans quand bien même ce sont des sémites.

Écrit par : Patoucha | 31/01/2013

Si "nous devons être fiers de notre pays", comme dit avec raison M. Décaillet, c'est aussi parce que nous avons fait notre devoir de mémoire avec la commission Bergier, justement. Sans compromissions et avec pour seul souci d'établir la vérité. Tous nos voisins ne peuvent pas en dire autant. Et pour tous ceux qui critiquent sans avoir lu le rapport (beaucoup de monde, on dirait), signalons qu'il ne nie pas du tout les difficultés et les incertitudes de l'époque.

A partir de là, oui, on peut tourner la page et aller de l'avant.
C'est précisément pourquoi M. Maurer fait des dégâts en niant les faits qui lui déplaisent le jour de la commémoration de l'holocauste. Il ne va pas de l'avant, il revient en arrière. Il efface l'acquis et le travail de mémoire qui a été fait. Résultat, au lieu de tourner la page, on y revient encore et encore. A lui la faute et pas aux journalistes, pour une fois!

Écrit par : sylvia George | 31/01/2013

En rentrant ce soir assez tard je suis tombé sur l'émission de J-M Richard sur la RTS et j'ai écouté le témoignage poignant d'une dame qui était enfant à l'époque des faits et dont la parents ont accueillis des enfants fuyant la France et qui ont donné leur propre chambre et ont dormi avec leurs enfants pour que tout le monde ait un toit et à manger.

Ceux qui ne retiennent que le versant politique oublient et occultent volontairement ce que les suisses on t donné et fait pour ces malheureux. J'aimerais bien entendre ce que ces personnes ont à dire à propos du rapport de la commission des droits de l'homme qui a été publié aujourd'hui! A leur place je n'en mènerais pas large car ce que relève ce rapport est aussi grave que ce qu'ils reprochent à la Suisse. C'est même bien pire. Certes il y a moins de morts mais sur le plan de l'éthique c'est tout aussi grave car la colonisation dans les territoires palestiniens n'est rien d'autre que le vol pur et simple de territoires qui ne lui appartiennent pas.

C'est lorsque midi sonne au clocher et que celui est bien au milieu du village qu'on sait où on en est. C'est fait!

Écrit par : geopolis | 01/02/2013

@ Géo du 31/01/2013,

Merci pour ces éclairages précieux.

On découvre bien que les chantres de la repentance manipulent de manière éhontée l'histoire pour créer au forceps un sentiment de culpabilité dans le noble peuple suisse.

Qu'ils s'en prennent à la Suède d'Alfred Nobel!

Écrit par : La censure règne en Suisse | 01/02/2013

Patoucha@ Il n'est pas certain qu'il vaille la peine de répondre à quelqu'un d'aussi mauvaise foi, qui répand sa haine de la Suisse et de son peuple depuis si longtemps. Vous êtes juive et extrémiste et à vous seule, vous justifieriez que les historiens se penchent sur les raisons de ce pseudo antisémitisme, que l'on devrait plutôt appeler anti-judaïsme (?). Tout au long des blogs de cette plateforme, vous défendez avec le plus de mauvaise foi possible tous les actes d'Israël, jusqu'à la dernière bombe au phosphore sur Gaza, ce qui est un crime en droit international.
Vous traitez mon père d'anti-sémite parce que capitaine à l'armée, il remettait à la police les Juifs et les autres réfugiés que sa compagnie accueillait au col de Cou, qui fait frontière avec la France du côté de Champéry. Rien que cela montre que vous vous complaisez dans les excès. Vous êtes d'une mauvaise foi à toute épreuve et vous haïssez les Suisses. Et il faudrait ne pas se poser ces questions sur vos comportements ?

Écrit par : Géo | 01/02/2013

"J'aimerais bien entendre ce que ces personnes ont à dire à propos du rapport de la commission des droits de l'homme qui a été publié aujourd'hui!"

A voir QUI chapeaute cette commission, on prend cela d'où ça vient! Comme vos propos du reste!

"Patoucha@ Il n'est pas certain qu'il vaille la peine de répondre à quelqu'un d'aussi mauvaise foi, qui répand sa haine de la Suisse et de son peuple depuis si longtemps"

Alors taisez-vous si c'est pour proférer, en plus de votre antisémitisme avéré, des mensonges. Vous êtes si petit! Et moi une Juive suisse qui vous emm... et vous rappelle que les premiers chrétiens étaient juifs!

". Et il faudrait ne pas se poser ces questions sur vos comportements ?"

Comme par exemple:

".... il faudra relire "Mein Kampf" avec un autre regard..."

Écrit par : Géo | 19 janvier 2013

J'apporte des preuves avec vos propres écrits, quand je dis les choses, autrement c'est de la diffamation. Et vous faites dans la diffamation.... A votre place je pèserai mes mots car vous relevez du pénal!

Merci Monsieur Decaillet de me donner ce droit de réponse aux diatribes de ce commentateur qui dépasse les bornes!

Écrit par : Patoucha | 02/02/2013

A l'attention des Karl Grünberg, Patoucha et autres du même bord :
http://www.lepoint.fr/monde/israel-ne-veut-plus-d-africains-19-06-2012-1475352_24.php

Écrit par : Géo | 03/02/2013

@ Géo 03/02/2013,

Texte très intéressant.

Nous laisserons à chacun le soin d'en tirer toutes les conclusions utiles et les perspectives historiques.

Écrit par : anonyme par sécurité | 09/02/2013

Et voilà!

Le problème est réglé.

Ce rapport Berger est à mettre à la poubelle.

Selon le très très très médiatique Serge Klarsfeld lui-même, la Suisse aurait refoulé 3'000 personnes et n'ont pas 25'000. C'est pas moi qui le dit, c'est lui.
Voici le lien vers l'article de... la Tribune de Genève.
http://www.tdg.ch/suisse/etude-revoit-baisse-nombre-juifs-refoules/story/16847889

Qu'on arrête le business de la repentance.

A bon entendeur.

Et vive la Suisse éternelle!

Écrit par : La censure règne en Suisse | 10/02/2013

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