15/03/2013

Une journée de budget, en deux ou trois croquis

 

Sur le vif - Vendredi 15.03.13 - 20.13h

 

J’ai suivi l’ensemble des débats budgétaires jusqu’à 19h. Ils ne sont pas terminés, et il ne faut voir ici que quelques croquis d’observation, intermédiaires. Voici :

 

1) Si l’alliance PLR-UDC-MCG tient jusqu’au bout, alors nous aurons vécu, ce vendredi 15 mars 2013, la grande journée de déplacement du curseur. Toutes les majorités, voulues par les hommes forts de l’actuel Conseil d’Etat, notamment François Longchamp, depuis le début de la législature, et à vrai dire un peu avant déjà, s’appuyaient sur le pivot du centre. Disons centre, centre droit, entendez Entente + collaboration occasionnelle des Verts, notamment sur les questions budgétaires. Tout cela, pour mieux ostraciser, pestiférer la Marge UDC-MCG. Eh bien, si le triptyque du débat de ces jours résiste aux pressions et va jusqu’au bout dans son combat pour un budget équilibré, c’est la chance d’une nouvelle alliance qui sera née. Oui, un déplacement du curseur vers la droite.

 

2) Si les trois partis de cette alliance sont droits dans leurs bottes, ainsi que, de l’autre côté, les socialistes et les Verts (qui ne veulent pas de ces coupes linéaires), que penser du comportement du PDC ? Voilà un parti qui prétend faire campagne, pour le Conseil d’Etat, avec le PLR, et prend, sur le sujet amiral de l’année parlementaire, des orientations d’alliance avec la gauche. Voilà qui n’est pas extraordinairement prometteur pour la dynamique de l’Entente cet automne.

 

3) La tonalité du débat. Spectaculaire. Drôle, parfois. Théâtrale. Avec un coq de cour nommé Christian Bavarel, obsédé par Stauffer, lui dédiant toutes ses interventions, faisant glousser le ban et l'arrière-ban de ses admiratrices. Une hargne de la gauche, notamment de Mme Bolay, face au camp adverse, comme si ce dernier se rendait coupable de crimes de guerre, alors qu’il s’agit d’arbitrages budgétaires. La dépêche d’Ems, signée d’un haut fonctionnaire, à quelques élus de droite, pour tenter de les ramener à la raison, traduisez de s’aligner derrière le Conseil d’Etat. L’obédience gouvernementale du PDC. Bref, une sorte de Comédie de Charleroi, en un peu moins tragique, plus festif, plus délirant, parfois carnavalesque. Avec le majestueux parfum, omniprésent, de la trahison. Ainsi va la vie.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Personnellement, je ne trouve pas cela comique. Plutôt navrant. Le PLR n'aura pas ma voix: complètement irresponsable. Ce parti a tort de dériver vers sa droite. Un petit jeu qui en a perdu plus d'un, à commencer par Sarkozy. Et le PDC: très bien, j'approuve sa modération. Ces non-choix politiques du parlement ont au moins le mérite de révéler quels partis sont mûrs pour gouverner. En fait, il n'y en a pas beaucoup...

Écrit par : Amélie Roche | 15/03/2013

Avec 31'000 francs de dette par habitant (y compris les nouveaux nés), Genève a le plus haut niveau de dette par tête de pipe de Suisse.

Cela doit cesser.

Et en plus, malgré le bouclier fiscal, avec tous les impôts et taxes variées, les plus riches à Genève peuvent payer jusqu'à 72% d'impôts. C'est les plus haut taux de Suisse. Dans notre imposition nous sommes déjà une république communiste tout en ayant une pseudo majorité de droite. C'est dire depuis mai 68 le curseur politique s'est fortement déplacé à gauche. Cela n'est pas assez révélé par la presse bien-pensante.

Mais que veut-on! Des taux à 80%, 90%, 100% ou 125% de taux d'imposition? Nous faisons maintenant partir nos riches comme nos voisins européens qui s'en vont pour des cieux plus cléments. Evidemment, nos riches ne l'annoncent pas dans la presse (à part Maître Warluzel), mais j'entends les noms et les départs.

Au vu des records de dettes que pourtant des records d'impôts ne servent à endiguer, je soutiens les MCG-PLR-UDC dans leur action de contrôle des dépenses. Pour les prochains budgets je suis pour d'autres arbitrages budgétaires comme réduire substantiellement les subventions qui alimentent certains réseaux d'amis de gauche et pdc improductifs et ces associations à caractères communautaires souvent non suisses d'ailleurs. Il faut aussi vider les classes de tous ces illégaux automatiquement scolarisés pour un coût de 26'000 francs par élèves et qui permettra de réduire les sureffectifs, etc...

L'évidence de la priorité aux suisses doit être rappelée. Les politiciens sont élus par des suisses pour s'occuper de leurs intérêts.

Je connais des gens qui avaient des bons jobs voir même très bons jobs, certains dans des banques et qui se retrouvent au chômage. Ce n'est pas 2% de réduction de la hausse des dépenses qu'ils subissent, mais pour certains une baisse de 30% à 80% de leurs revenus. Et ils doivent s'adapter dans la douleur. Pas de raison que l'Etat ne fasse pas des efforts. D'ailleurs, il est temps de revoir les salaires surélevés de l'Etat et les temps de travail. On garde le même nombre d'employés voire on peut même augmenter dans certains domaines, mais ceux qui ne sont pas en rareté on leur baisse leurs salaires. Un concierge, un nettoyeur, une secrétaire, etc... il y en a plein le marché, donc si ce qui est rare est cher et bien ce qui ne l'est pas est bon marché et là il y a un gisement d'économies.

Pas de faux tabous et priorité aux suisses.

Écrit par : La censure règne en Suisse | 16/03/2013

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