26/03/2013

Oskar et les chasseurs de sorcières

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Sur le vif - Mardi 26.03.13 - 16.09h

 

Pour les chasseurs de sorcières, l’aubaine était trop belle. Oskar Freysinger, alias la bête immonde, ayant dans sa cave un drapeau du Reich ! Freysinger le nazi : cette fois, on te tient ! On va enfin pouvoir prouver au peuple valaisan à quel point il s’est fourvoyé d’élire un nostalgique d’Hitler au Conseil d’Etat. Il a craqué, pouvait-on lire un peu partout, dans un rare et jouissif délire de rage, en fin de matinée, il s’est démasqué, le voici avec son vrai visage. Pas belle, la vie ?

 

A un détail près. Le drapeau du Reich, ça n’est pas celui du Troisième, mais celui du Deuxième. Oh, ils l’avaient bien aperçu, fugacement, dans les titres, nos inquisiteurs, mais bon, quelle différence, il y a le mot drapeau, le mot Reich, ça suffit largement à accabler le gaillard.

 

Non, Messieurs. Si vous aviez, dans votre vie, ouvert un seul livre d’Histoire allemande, pas seulement celle du Troisième Reich, mais toute la continuité de l’Histoire des Allemagnes depuis la Réforme, et assurément les Lumières, le Sturm und Drang, l’occupation napoléonienne, la naissance de l’idée de nation, les « Reden an die deutsche Nation » de Fichte (1807, 1808, au nez et à la barbe des soldats d’occupation français), le poids politique du romantisme, le Zollverein, le long combat pour l’unité, vous sauriez que ce pays a une Histoire avant 1933, après 1945, que tout ne se réduit pas à Hitler, et qu’un Reich n’en égale pas exactement un autre.

 

L'avant-veille de l'Armistice...

 

Cette Histoire, il se trouve que je l’ai étudiée de très près. Oh, pour ma part, je n’aurais pas l’idée d’arborer dans ma cave le moindre drapeau, j’y entasse déjà les milliers de vieux journaux utiles à mes études de 1994 sur l’Affaire Dreyfus. Ainsi, accessoirement, que quelques menus nectars. Pas de drapeau, mais quelques nuances. Le Premier Reich, c’est le Saint Empire, qui s’écroule après la défaite d’Iéna contre Napoléon en 1806. Le Troisième, tristement célèbre, ayant commis l’irréparable, c’est celui d’Hitler, très exactement entre le 30 janvier 1933 et le 8 mai 1945. Et entre les deux, chers amis, il y a le Deuxième. Soyons toujours précis : il est proclamé, comme on sait, dans la Galerie des Glaces de Versailles le 18 janvier 1871, après la défaite de la France contre Bismarck. Et il s’écroule non pas, comme on croit, le 11 novembre 1918, mais l’avant-veille, 9 novembre, jour de la Révolution allemande dont parle admirablement le romancier Alfred Döblin (November 1918), ce qui permet au Kaiser de s’exiler aux Pays-Bas, à l’armée de se défiler, et aux sociaux-démocrates de signer l’armistice, ce qui leur sera reproché sous le grief de « coup de poignard dans le dos ». Lire Thomas Mann, ses frères Heinrich et Klaus, Ernst von Salomon (Die Geächteten), tout y est.

 

Le Reich bismarckien (1871-1918) est une période passionnante, complexe, qui ne se résume pas au militarisme prussien (bien réel, certes), aux casques à pointe et à la Guerre de 14. C’est une période de grande expansion économique, de colonisation extra-européenne sans grand succès (sous Guillaume II, ce que Bismarck réprouvait), de vie scientifique, littéraire, artistique, musicale, époustouflante. C’est aussi un moment déterminant dans l’Histoire sociale de l’Allemagne, précurseur total en Europe en matière d’assurance des ouvriers, de premiers contrats collectifs, de protection contre la pauvreté. Toutes choses hélas tues, par ignorance, tant s’impose, dans une imagerie populaire d’ailleurs façonnée par les Français, l’image du uhlan armé de sa lance, bourreau de l’Alsace-Lorraine, conquérant et cruel.

 

Moses Mendelssohn, Bismarck, la "révocation"

 

Revenons à nos inquisiteurs, parce qu’il y a pire. L’émission Zehn vor Zehn d’hier, toute heureuse de tenir sa pièce à charge, s'en va, sabre au clair, interviewer illico des spécialistes de l’antisémitisme. Quelle ignorance de l’Histoire allemande ! Je viens de retrouver, dans mes vieux papiers, la relation que j’avais rédigée, pour l’Hebdo du 8 avril 1999, sous le titre « Allemands et Juifs : un livre lumineux », de l’ouvrage de Hans Meyer, aujourd’hui décédé, « Allemands et Juifs : la révocation. Des Lumières à nos jours », Perspectives germaniques, Presse universitaires de France, mars 1999, 276 pages. Ce livre admirable, confirmant tout ce qu’a pu écrire en parallèle un esprit aussi brillant que Maurice-Ruben Hayoun, traite de la grande figure de Moses Mendelssohn, grand-père du musicien, le penseur  de « l’assimilation » des Juifs allemands au dix-huitième siècle. Et il confirme l’époque bismarckienne comme porteuse d’une intégration qui sera rudement secouée dès le lendemain du Traité de Versailles (1919), revivra peu ou prou sous la République de Weimar (1919-1933), sera désintégrée par les nazis, ce qui conduira à l’abomination qu’on sait.

 

Eh non, Messieurs les inquisiteurs. Le Deuxième Reich, ça n’est pas le Troisième, ça n’a même rien à voir. Pas plus que la Troisième République n’est Vichy. Alors, certes, des parties du drapeau furent conservées sous Hitler, dans une héraldique où il fallait mêler l’emblème du Parti (la croix gammée) avec les signes de pérennité de la Vieille Allemagne, histoire surtout, jusqu’à 1935 ou1936, de ne pas vexer une aristocratie militaire pas encore aux ordres et détestant Hitler (on retrouvera ces hommes-là le 20 juillet 1944). Il se trouve que ma mère a vécu, dans la seconde partie des années trente, chez l’un de ces aristocrates, fusillé au soir même du 20 juillet 44, et que j’ai eu largement l’occasion de creuser le sujet.

 

Alors voilà, je ne porte ici aucun jugement sur M. Freysinger. Peut-être joue-t-il de tout cela, je n’en sais rien. Je souhaiterais juste que nos grands inquisiteurs, avant d’amalgamer, prennent de temps en temps la peine d’ouvrir quelques livres d’Histoire.

 

Pascal Décaillet

 

*** Lire aussi Nicole Parfait, "Une certaine idée de l'Allemagne, l'identité allemande et ses penseurs, de Luther à Heidegger", Editions Desjonquières, 1999, 155 pages.

 

16:09 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (27) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

L'article de la TDG indique :

«Il est utilisé aujourd'hui par ceux qui veulent exprimer leur appartenance à l'extrême-droite», explique Sven Lüken, du Musée historique allemand à Berlin.

Écrit par : Djinus | 26/03/2013

la phrase dite par monsieur Freisinger, l'achat de ce drapeau à croix gammée c'était par simple curiosité ,me laisse songeuse malgré tout et un peu inquiète aussi quand on songe à l'ampleur du mouvement néo-nazi surtout qu'en plus existe un groupuscule Moiste dont on parle peu cependant bien présent
On sait aussi que sous les feux de la rampe bien des politiciens disent n'importe quoi mais tout de même cette réponse semble incongrue .De la part d'un attardé mental on aurait mieux compris,et là en l'occurence y'a comme un truc qui dérange
Belles fêtes de Paques pour Vous Monsieur Décaillet

Écrit par : lovsmeralda | 26/03/2013

Un caillou de plus dans le jardin après que Vigousse avait publié les appréciations de deux anciennes collégiennes sur ses penchants pour Sigmund Freud


Ce matin les électeurs valaisans parlent dans les bistros de mon village et se paient la tête de ceux qui l'ont élu.

Cette fois tout le monde déclare haut et fort que c'est bien le drapeau utilisé par les néonazis allemands.

Attendons les réactions de la CICAD et de la LICRA lui qui était de méche avec Monsieur Marcel Cohen-Dumani, dans l'affaire qui les opposaient à Madame Soha Bechara. Ils’agit d’une plainte déposée contre la TSR en 2007.

P.S. Ce commentaire a été refusé par le Nouvelliste vu qu’ils n’ont pas encore remisé les brosses à reluire.

Écrit par : Les rives du bisse | 26/03/2013

On devrait aussi interdire la swastika indoue ( plus de 3000 ans) parce que les nazis l'ont copiée...

Écrit par : Ivan Skyvol | 26/03/2013

Certes, seul O. Freysinger peut savoir s'il y avait une intention particulière ou non derrière l'achat de ce drapeaux et je ne veux pas polémiquer. Mais, vu le malaise, la demande des Verts du Valais me semble légitime pour clore l'incident.

Selon Le Temps :
"Ils (Les Verts) ajoutent être «inquiets» et demandent à Oskar Freysinger «de se distancier clairement et officiellement de l’idéologie véhiculée par les milieux d’extrême droite qui utilisent le même drapeau. L’action gouvernementale que devra prochainement mener M. Freysinger ne doit être entachée d’aucune ambiguïté. Il en va de l’honneur et de la crédibilité de notre Gouvernement.»"

Écrit par : Philippe Calame | 26/03/2013

" (Les Verts) ajoutent être «inquiets» et demandent à Oskar Freysinger «de se distancier clairement et officiellement de l’idéologie véhiculée par les milieux d’extrême droite qui utilisent le même drapeau. "

A sa place je les enverrais paître tant qu'ils ne demandent pas la même chose pour les politiciens de gauche qui arborent toujours et encore les symboles communistes l'idéologie des 100 millions de morts, des goulags, des déportations massives, des quotas d'extermination de classe, de nationalités etc...

D.J

Écrit par : D.J | 26/03/2013

Evidemment, c'est parce que O.F. est un fervent admirateur du système bismarckien et de vexillologie qu'il a autre chose qu'un drapeau suisse chez lui...(ironie)

Écrit par : Caraille | 26/03/2013

Si l'on ne saurait contester la première partie de votre billet, jusqu'à son avant-dernier paragraphe, on relèvera toutefois que le fait que le récent élu valaisan possède ledit drapeau relève, au mieux, d'une faute de goût. Au pire, on pourrait le taxer de sympathie pour le passé impérialiste et conquérant d'un pays voisin, de la plus déplaisante des manières...

On peut aussi comprendre ou admettre que certains en éprouvent du dégoût, allant de la nuance du léger à celle du profond. Pour autant, sont-ce là des esprits chagrins?

Tout cela paraît finalement très compatible avec l'exaltation du passé, telle que la pratique l'UDC.

Et miséricorde, au XXIe siècle, que tout cela est ennuyeux ...

Écrit par : Déblogueur | 26/03/2013

Oskar Freysinger a un drôle de drapeau du IIe reich dans sa cave. Et alors?
Il vous dit que c'est pour la décoration. Il n'y a qu'à le croire.

Oskar Freysinger dit que le Valais est le trou de b...du monde. Il n'y a qu'à le croire.

Oskar Freysinger reçoit les félicitations de l'Extrême-droite. Il dit que ce n'est pas l'Extrême-droite. Il n'y a qu'à le croire.

Oskar Freysinger donne une conférence pour le "bloc identitaire", un mouvement d'Extrême-droite française. Il vous dit que ce mouvement est de gauche. Il n'y a qu'à le croire.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 26/03/2013

S'il est vrai que les drapeaux collent à l'histoire de chaque pays, par hasard nous avons trouvé dans un grenier un ancien drapeau du Japon qui a été interdit par le Traité de San Francisco à la fin de la dernière guerre mondiale. Depuis ce drapeau banni flotte à nouveau pour la Marine navale. C'est dire que chaque drapeau conte une histoire qui nous échappe parfois à nous les Suisses, peuple pacifique et non colonisateur.

Écrit par : Aurélien | 26/03/2013

"Il vous dit que c'est pour la décoration"

Oui, une sympathique décoration esthétique à base d'aigle impérial et de Croix de Fer...même si tout ça est forcément tout à fait innocent, cela dénote néanmoins des goûts esthétiques particuliers, assez éloignés de l'image "mystico-romantico-Rilke est mon ami". Enfin bon, tout ça est affaire privée et affaire d'image, mais qui a vécu par l'image périra par l'image...

Écrit par : Souflette | 26/03/2013

Mr Décaillet, par pitié otez vos oeillères, vous devenez ridicules

Écrit par : ludo | 26/03/2013

Bah y a pas de quoi en faire un fromage, hein... on le sait tous, que Oskar est d'extrême-droite.

D'ailleurs même en Israël y en a aussi : Israel Beytenou "ישראל ביתנו" Israël, notre maison.

Avigdor Liberman, voilà le mec qui l'a fondée. C'est pas un nain de jardin. Brutal, agressif, colérique.

12% en 2009, 23,4% en 2012 depuis qu'il s'est allié au Likoud.

Un parti d'extrême droite qui affirme prôner l'expulsion des Arabes israéliens vers les territoires palestiniens. Un peu comme si on voulait expulser les arabes suisses ailleurs.

Pas mieux, pas pire que Oskar...

Écrit par : Yakoub | 26/03/2013

Que tous ceux qui détiennent des images ou tout autre gadget du sanguinaire Che Guevara lui jettent la première pierre!

Ou M. Décaillet faites-nous l'historique de ce valeureux combattant pour que tous ceux qui ne connaissent l'histoire du monde que par la lorgnette médiatique ou le véhicule idéologique socialo, en apprennent un peu plus, et surtout plus justement.

salut!

Écrit par : Corélande | 26/03/2013

Ce qui dérange le plus ceux qui sélectionnent l'histoire pour qu'elle colle à leurs fantasmes, c'est que Bismark, chancelier de Prusse de 1862 jusqu'en 1870 puis de l'empire allemand de 1871 à 1890 est le créateur de la l'assurance maladie, de l'assurance accident et du système de retraite. Contrairement à ce que veulent bien croire ces gens-là, le reich à cette époque est un Etat socialement avancé. L'assurance maladie par exemple est contrôlée par les ouvriers (assurés)!Même la Suisse contemporaine n'est pas capable de s'approcher d'une vision aussi démocratique.

Tout observateur attentif de l'histoire ne peut qu'admirer de telles avancées au tournant des mondes. Mais, comme vous le dites, encore faut-il ouvrir les livres.

Un peu plus tard, lors du chaos russe, rien de tout cela ne verra le jour mais le peuple connaîtra le joug. Celui du mensonge communiste qui jettera une chape de plomb sur des millions d'innocents, allant jusqu'à les exiler pour les faire crever à petit feu au nom du dogme de la dictature du prolétariat. Cette pseudo intelligentsia bobo l'oublie. Normal, c'est leur référentiel idéologique. Comme s'il était plus noble que celui qui viendra avec la peste brune d'un Reich qui n'a rien de commun avec son prédécesseur si ce n'est le patronyme. De cette impartialité la génération Mc Do/Apple & Co est incapable.

C'est de ce courant de pensée, voisin du caniveau, qui critique un homme sur des apparences tout simplement parce que c'est plus simple que d'aller à son contact sur le fond, que viennent ces critiques qui puent le mauvais perdant.

En démocratie l'exercice le plus noble est de savoir prendre sa défaite avec hauteur car c'est la sanction d'un peuple particulièrement aiguisé politiquement. Ce que n'ont manifestement pas compris ceux que M. Freysinger a défait de la plus belle manière, par des bulletins de vote!

Tout le reste est de la bouillie pour les chats

Cordialement,
Patrick Dimier

Écrit par : Patrick Dimier | 26/03/2013

Heureux anonymes que nous sommes: personne ne vient fouiller ni filmer nos, caves, greniers ou réduits ! Qu'est-ce qu'on y trouverait ...
Lisant le titre sur la cave d'Oskar Freysinger, j'ai d'abord cru avoir mal lu, tellement cela semblait trivial. Encore cette fascination pour la transparence, pour la publicité du détail qui tue !
A y regarder de plus près, on peut tout de même se poser quelques questions.
M. Freysinger est souvent donneur de leçons, il prend ses contradicteurs de haut, se montrant lapidaire dans son analyse, si sûr de ses choix, qu'on pourrait être tenté de se laisser convaincre que ce seraient les seuls imaginables. Et ça marche, ça vient de marcher.
En laissant ce drapeau en place, alors que la télé venait chez lui, il a clairement signifié qu'il ne lui pose aucun problème, qu'il assume la déco de son sous-sol. Il y a quelque chose de surprenant dans cette candeur.
Etait-il nécessaire de livrer ce drapeau en pâture à la presse ?
Comment comprendre que cette figure de proue de l'identité valaisanne affiche cet élément décoratif-là ?
Comme je n'ai pas pu voter pour lui, ces questions restent purement théoriques, mais si j'étais valaisanne, je serais au moins intriguée.

Écrit par : Calendula | 26/03/2013

Oskar Freysinger est condamné d'avance étant donné ses origines autrichiennes.
Et puis, l'extrême droite a le droit d'exister nom d'une pipe !

As-t-on interdit le drapeau au marteau et à la faucille ?
L'extrême gauche est nommée ... la gauche de la gauche ... mais en Colombie (Ingrid Betancourt http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Dngrid_Betancourt), il y en a plein de ces extrémistes et personne n'a l'air de s'en plaindre.

Les valaisans ont fait leur choix en toute connaissance de cause, me semble-t-il.

Écrit par : Victor Winteregg | 27/03/2013

Voila un exemple de gentillesse avec l'extrême gauche.
Complaisance ?

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/gauche-gauche-finalise-alliance/story/21358627

Écrit par : Victor Winteregg | 27/03/2013

Le "IIème Reich" (en fait l'Empire allemand), n'est pas le IIIème Reich. La croix de fer, qui est aujourd'hui encore le principal emblème de la Bundeswehr, n'est pas un symbole nazi. Une référence graphique à l'idiome universel (dans toutes les langues parlées par des peuples éleveurs d'ovins) du "mouton noir" n'a pas nécessairement de connotation raciste. Tout cela est très juste et rationnel.

Toutefois, les mécanismes qui déclenchent les tempêtes du "politiquement correct" passent outre les explications rationnelles. Ces mécanismes n'en obéissent pas moins à leur propre logique, qui est systématique et prévisible, mais qui est simplement une logique de l'irrationnel.

J'ai essayé de faire le tour de la question dans une théorie girardienne consacrée au "politiquement correct", disponible sous http://www.raphaelbaeriswyl.ch/pdf/Le-Pacte-des-Idoles.pdf . Tout commentaire bienvenu.

Écrit par : Raphaël Baeriswyl | 27/03/2013

"lovsmeralda : où avez-vous vu une croix gammée sur ce drapeau ? votre imagination est assez remarquable ! une fois de plus réagir à chaud avec des préjugés au lieu de regarder, lire et essayer de comprendre sans a priori.

Écrit par : uranus2011 | 27/03/2013

Le Peuple valaisan a voté. Le peuple a toujours raison, dit Oskar Freysinger. Il n'y a qu'à le croire.
Le Peuple allemand a voté. Le peuple a toujours raison. C'était Hitler.Quelle erreur de l'avoir cru.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 27/03/2013

Je suis ravie de lire votre billet, c'est un bon article! merci beaucoup

Écrit par : habillages de vitrines | 27/03/2013

@Noelle Ribordy:
Le peuple Français a voté pensant avoir raison, il a élu Hollande. Vu le résultat, vu les leurres, vu les pleures qu'elle erreur de l'avoir cru!

Le parallèle entre M. Freysinger et Hitler est ahurissant! Fussiez-vous allemande en 1933 qu'il n'est pas certain que vous n'eussiez pas voté pour cet homme-là!
Il est aussi facile de hurler avec les loups 80 ans plus tard qu'il l'est de gagner le tiercé quand il est couru.

En 1918, les français ont-ils eu raison d'humilier l'Allemagne? Toute personne connaissant ce pays vous aurait dit non. Les Français ont fait un autre choix, cristallisant les rancœurs de ceux qui les attaqueront 20 ans plus tard. Voilà les réalités de cette époques. Ni vous ni moi n'y étions. Vous comme moi ne pouvons que constater les dégâts que provoquent toute forme d'abaissement. Abstenez-vous en comme je le fais.

C'est un peuple souverain et rebelle qui a choisi un dirigeant il ne nous appartient pas de critiquer.

Joyeuses Pâques!

Écrit par : Patrick Dimier | 27/03/2013

Patrick Dimier,

D'où vient ce climat de parano et de cette injonction de m'abstenir de la liberté d'expression?
Les accents de menace viennent d'un autre temps et d'une politique que j'abhorre. Il m'est permis de critiquer même le peuple lorsqu'il est dirigé par des sentiments de revanche et de vengeance. Vous vous permettez bien de m'adresser des âpres reproches prétextant que j'offense Oskar Freysinger.

Votre admiration pour ce dernier si habile dans l'art de rouler quelqu'un dans la farine vous chamboule l'esprit.Enlevez cette dévotion si nocive qui masque vos yeux et vous lisez attentivement mon billet qui se réfère au peuple souverain certes mais pas toujours sage et non à l'action politique de Freysinger qui n'est qu'un détail, si j'ose le dire, au vu de la Grande Histoire.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 28/03/2013

Monsieur Décaillet, il fallait envoyer votre excellente analyse à la Commission contre le racisme. Une étude de votre texte aurait évité à cette organe de se ridiculiser avec leur prise de position inspirée du politiquement correcte.
La raison d'être de cette commission, à mon humble avis, n'est pas de fouiner dans les carnozetz
valaisan et encore moins dans nos conciences.

Écrit par : Ludwig Muller | 28/03/2013

Il me semble que la question est très simple.

Les gens qui estiment nécessaire d'expliquer qu'un drapeau n'en est pas un autre et que le IIe Reich n'est pas le IIIe Reich sont très aimables.

Mais si on est sérieux,le fait est que, premièrement, le drapeau en question (Reichskriegflagge) a été temporairement recyclé sous la République de Weimar par une faction prénazie dirigée par Röhm puis Hitler en 1923. Deuxièmement et surtout, il est clairement recensé parmi les emblèmes néonazis d'aujourd'hui

"Die Flagge des Kaiserreichs wird gegenwärtig von Gruppierungen des rechtsextremen Spektrums verwendet.In der rechtsradikalen Szene hat man sich in der Vergangenheit immer wieder der kaiserlichen Kriegsflagge – deren Gebrauch in der Regel geduldet wird – bedient. Diese steht grundsätzlich mit dem Nationalsozialismus nicht in Verbindung, entstammt sie doch einem aristokratisch-monarchistischen Kontext.
Die kaiserliche Kriegsflagge wurde jedoch bereits in der Weimarer Republik von extrem „rechts“ stehenden Parteien und Organisationen als Symbol verwendet. So wählte die paramilitärische Vereinigung „Reichskriegsflagge“ ihrem Namen entsprechend diese Flagge zu ihrem Erkennungszeichen. Die mittelbare politische Leitung dieses Bundes hatte im Jahr 1923 Adolf Hitler.
Durch die häufige Verwendung durch Rechtsradikale wird die kaiserliche Reichskriegsflagge heutzutage häufig mit rechtsextremem Gedankengut verbunden." (de.wikipedia.org/wiki/Bund_Reichskriegsflagge)

Une image parmi d'autres: http://www.lagreu.ch/lemag/?p=6484

Donc,la question se résume à ceci : Oskar Freysinger l'ignorait-il ou pas ? Et la réponse est tout aussi simple: soit de l'ignorance, soit pire. Il est sans doute le seul à connaître la solution.

Écrit par : Georg Schneiter | 29/03/2013

C'est assez amusant de lire tous ces messages de défense de l'Oskar.
On peut expliquer ce que l'on veut à propos de l'histoire de ce drapeau, que cela soit juste ou non n'a aucune importance.
L'image véhiculée est déplorable car il est reconnu comme signe de ralliement de certains groupes néo-nazis actuels. Point à la ligne.
De plus, l'Oskar reconnait de lui-même qu'il n'a pas connaissance de l'histoire de ce drapeau, puisqu'il l'a acheté pour des raisons de décoration.
S'il avait réellement su l'histoire de ce drapeau et du IIème Reich, sûr qu'il ne se serait pas privé de faire passer les journalistes pour des ignares en leur expliquant tout le blabla.
Donc M. Freysinger, M. Décaillet, ne peut se défendre en utilisant les valeurs historiques de ce drapeau. Il y a par contre plus de chance qu'il en connaisse l'utilisation actuelle. Le questionnement est donc légitime et l'image dégagée déplorable.

Écrit par : lefredo | 02/04/2013

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