25/04/2013

Les directeurs de Collèges en colère contre le DIP

 
 
NEWS AGENCE DECAPROD - Jeudi 25.04.13 - 15.35h
 
 

INFO DECAPROD - Les directrices et directeurs du Collège de Genève mènent un véritable bras-de-fer avec leur supérieur direct, Sylvain Rudaz, directeur général du postobligatoire, comme en atteste un échange de lettres, datées des 20 et 22 mars 2013, que l’AGENCE DECAPROD s’est procurées. Le litige : le projet du DIP, suite à la recommandation 7 de la Cour des Comptes, de créer une fonction PAT (Personnel administratif et technique) de « Gestionnaire en organisation scolaire ». Cette nouvelle fonction est destinée à remplacer, dès la rentrée 2014, le système actuel des BG-BHR (Bureaux de gestion), chargés notamment de confectionner les horaires. Aujourd’hui, des membres du corps enseignant, payés par dégrèvement et en heures supplémentaires effectuées pendant les vacances.


Faut-il à tout prix être enseignant pour faire les horaires de ses collègues ? Un CFC d’employé de commerce, évidemment moins payé, ne ferait-il pas tout autant l’affaire ? Manifestement, le DIP a tranché en faveur de la seconde solution. Et l’a annoncé officiellement le 20 mars 2013, par lettre du directeur général du postobligatoire, Sylvain Rudaz, adressée à tous les directeurs d’établissements du P.O. Le surlendemain, 22 mars 2013, Jean-Didier Loretan, président de la Conférence des directrices et directeurs du Collège de Genève, signait une réponse cinglante, regrettant que les directeurs aient été placés devant le fait accompli, sans avoir été consultés, alors que la Cour des Comptes recommandait que le travail fût opéré en concertation avec eux.


« Nous ne comprenons pas, poursuivent les directeurs de Collèges, qu’une telle décision ait pu être prise sans faire l’objet d’une collecte d’information préalable, suivie d’une concertation, sur ses présupposés et sa justification. Or nous devons constater qu’on en est déjà à l’étape de la discussion de sa mise en application… Nous nous opposons fermement à la création du poste tel que décrit et demandons un moratoire pour l’application de cette mesure ».
 

Toute cette affaire apparaît comme un épisode supplémentaire du combat des directeurs d’établissements pour conserver une marge de manœuvre face une Direction du postobligatoire jugée comme de plus en plus intervenante et centralisatrice. Cette affaire est aussi, bien évidemment, à relier au contexte budgétaire difficile que connaît actuellement le DIP.
 
 
 
 AGENCE DECAPROD
 
 
 
 
 

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Commentaires

un enseignant devrait consacrer ses énergies à l'enseignement, à son perfectionnement (formation continue) mais en tout cas pas à des tâches administratives de ce genre, "sauf" si cette activité est de nature à y trouver certains arrangements et autres privilège, mais ce n'est bien sûr jamais le cas, n'est-ce-pas ?

Écrit par : uranus2011 | 25/04/2013

Uranus, pourquoi nous donner votre avis, alors que, manifestement, vous ne connaissez strictement rien à la question ?

Écrit par : Certes | 25/04/2013

@certes : évidemment si seuls les intéressés - i.e. les gens concernés directement - peuvent donner leur avis, on est sûr que les choses vont évoluer ! sans être spécialiste de l'élaboration des horaires, je puis affirmer que la priorité des enseignants doit rester l'enseignement (avec tous les aspects y-relatifs)

Écrit par : uranus2011 | 25/04/2013

J'ai pu suivre de près, en tant que spectatrice à domicile, le travail de la confection des horaires au CO.
C'est un puzzle au minimum tri-dimensionnel, avec des contraintes incroyablement sophistiquées, du type : nombre de salles spécialisées à disposition ( gym- labo langues- physique- couture- musique etc), demi-groupes, enseignants en formation dont certaines demie-journées sont bloquées, des maîtres dit "voltigeurs", qui travaillent dans plusieurs bâtiments etc. Lorsqu'un bâtiment a trop d'élèves, il devient impossible de placer les heures dans la grille normale de 32 heures et il faut occuper la pause de midi ou la 10ème heure ( 16h-16.45h ).
Une année, ce travail avait été confié à un informaticien, car on travaille avec un logiciel assez efficace, mais assez compliqué à apprivoiser. Résultat : le 1er août, le directeur s'est rendu compte que l'horaire est totalement hors-réalité et a dû appeler un maître expérimenté au secours, afin qu'à la rentrée, l'école puisse fonctionner.
Vous remarquerez, qu'un directeur travaille le premier août et que la maître expérimenté y a passé son mois d'août, de façon impromptue.
C'est ça, la réalité de l'école, n'en déplaise à tous les citoyens mécontents, qui croient nourrir des fonctionnaires pléthoriques et privilégiés.

Écrit par : Calendula | 25/04/2013

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