27/04/2013

Gauchebdo et l'horlogerie de mes habitudes

 

Sur le vif - Samedi 27.04.13 - 16.11h

 

Critique lumineuse des Oranges, d'Aziz Chouaki, à Vidy; voyage littéraire à travers la Suisse; compte-rendu du dernier recueil de poèmes de Julien Dunilac; reportage sur l'exploitation par les ouvriers, en autogestion, d'une entreprise de matériaux de construction à Salonique; analyses sur la situation sociale dans nos cantons... Le no 17 de GAUCHEBDO, daté d'hier, vient de me donner l'occasion de faire ce que je n'ai plus entrpepris depuis très longtemps: lire intégralement, sans rien sauter ni survoler, un journal (huit pages, denses). Oh, il y a bien des chroniques qui m'horripilent, comme celles d'Huguette Junod et de Jean-Marie Meilland, mais elles sont bien écrites, et valent la lecture.



Je ne connais pas beaucoup de publications, en Suisse romande, respectant à ce point l'intelligence du lecteur. Les pages culturelles sont d'une fière ambition, élévatrice, sans concession. Mille fois moins ennuyeuses que le supplément du quotidien né de la fusion du Journal de Genève et de la Gazette de Lausanne (qui, eux, nous proposaient des Samedis littéraires exceptionnels).



La mise en page de GAUCHEBDO est claire, sobre. Ce journal, dans son entreprise de résistance aux facilités du temps, est remarquable. Je l'ai maintes fois dit, déjà. Ce samedi, je le répète. Et tous les samedis, entre 14.30h et 16h (oui, je suis un peu horloger dans mes habitudes), je continuerai, avec le même bougonnement de jouissance, de procéder à sa lecture.

 

Pascal Décaillet

 

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Commentaires

Attention, les habitudes fixes sont le début de la vieillesse.

C'est d'ailleurs parce qu'il portait en elles les gènes de cette vieillesse mortelle que le marxisme, que colporte ce canard, a fini comme il se doit, sous terre, juste au pied du mur de Berlin.

Ne lui survivent que de médiocres ânonneurs qui pompent l'énergie de leur désespoir dans la naïveté de ceux qui, comme eux, croient qu'il suffit de tout interdire, y compris de réussir pour faire un monde juste!

On vous sait alerte et jeune, ressaisissez-vous, soyez l'horloger du temps universel mais pas celui d'idées destructrices qui ont fait plus de morts que les chemises brunes.

Écrit par : G Dubouloz | 27/04/2013

Il faut vous reconnaître une élégance certaine et une ouverture d'esprit que certains n'ont hélas pas.

Écrit par : Johann | 28/04/2013

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