02/05/2013

L'UDC et le lac aux requins


Sur le vif - Jeudi 02.05.13 - 11.17h


Au Matin, chaque grande figure de l'UDC a un journaliste pour le marquer à la culotte, comme au football. Pour Yvan Perrin, c'est Ludovic Rocchi, l'homme qui s'était déjà acharné sur Frédéric Hainard. Pour Oskar Freysinger, c'est Eric Felley, lui-même ancien candidat au Conseil d'Etat. Dans les deux cas, la tactique est la même: on démolit à mort le candidat UDC pendant la campagne. Une fois qu'il est (salaud de peuple!) tout de même élu, ou en ballotage très favorable au premier tour, on tartine comme des Polonais pour rappeler ses problèmes de santé, dire que ça va être impossible pour lui, qu'il ne va pas y arriver. C'est cette presse-là qu'il faudrait à tout prix sauver ?


Pascal Décaillet


11:17 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Si bien dit en si peu de mots.
Toujours un plaisir de vous lire Mr. Décaillet

Écrit par : Oberson Pierre | 02/05/2013

Les partis pris de certains journalistes sont vraiment déplacés. La déontologie du traitement de l'information exige qu'on soit impratial et qu'on sorte des ornières partsanes, surtout quand on s'érige de faiseur d'opinion. Soutenir a priori, sans distance, telle connerie parce qu'elle providendrait d'un parti pour lequel on a une "sympathie" ou à l'inverse, flinguer un bon projet parce qu'il viendrait d'un parti condamné d'avance, sont toutes deux, des postures condamnables. C'est débectant.

Écrit par : Micheline P. | 02/05/2013

Bravo M. Décaillet, très très bonne analyse de la presse de bas niveaux et de ces requins de journalistes!

Écrit par : Katia | 02/05/2013

évidemment non ... pas de sauvetage pour des adorateurs de l'Internationale Socialiste !

Écrit par : Victor Winteregg | 02/05/2013

Remarquable dernière phrase, à laquelle j'adhère totalement depuis des années. Cette presse peut couler, je ne verserai aucune larme et tant pis pour les journalistes, complices de sa dérive, qu'ils semblent nier puisqu'ils n'ont que la qualité à la bouche!
La radio romande n'est pas meilleure, qui manipule chaque jour l'opinion, mais là, il semble qu'aucun politicien ne veuille se risquer à perdre son rond de serviette dans les studios en attaquant le traitement de l'info par la radio d'Etat...
Oskar Freysinger devrait prendre ses distances. Toujours disponible (trop) pour la presse et trop aimable, même quand l'interviewer cherche à lui nuire.

Écrit par : Martin Leu | 02/05/2013

Ne dit-on pas "prêts à tout..mais bons à rien"..cela s'y prêtre à merveille en l'état.. !

Écrit par : Valérie Cuenca-Berger | 02/05/2013

Oui mais bon... Lorsque l'on sait que Freysinger a brandi des chiffres erronnés (cambriolages dans le Chablais), puis s'est évidemment rétracté au prétexte d'une "erreur de jeunesse", cela ne fait pas très sérieux, c'est le moins que l'on puisse dire.

Et puis, à force de provoquer à tous bouts de champs, il paraît somme toute assez normal qu'il se fasse chercher la petite bête par vos confrère-soeur-s.

S'agissant de Perrin, c'est une autre affaire... Je dois dire que sa faiblesse est assez touchante et humaine, finalement. Reste à voir, s'il est élu, comment il tiendra le choc de sa charge. Et là, lui tirer dessus par anticipation n'est pas très glorieux, en effet.

Écrit par : Déblogueur | 02/05/2013

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