04/05/2013

Journal des Bains: un numéro exceptionnel

 

Sur le vif - Samedi 04.05.13 - 17.59h

 

Je viens près de passer deux heures de bonheur. Le tout dernier numéro du Journal des Bains, publié par les usagers des Bains des Pâquis, est une réussite absolue. Une floraison de textes sur le thème de la liberté, ou des libertés. Une page 3 étourdissante, de Philippe Constantin, intitulée "Elefteria i Thanatos" (la liberté ou la mort, en grec moderne). Une double page d'Armand Brulhart, l'un de nos plus grands érudits en matière d'urbanisme, sur "la rade en liberté". Un essai de Chirstophe Gallaz sur la réverbération littéraire. Un magnifique texte, signé Serge Arnauld, sur la jouissance intérieure du reflet. Et plein d'autres. Véritablement écrits. Tissés. Ce numéro unique, polyphonie, nous chante l'écriture elle-même, sa grâce, sa magie qui nous rafraîchit, parfois nous inonde, nous emporte. Vers quels rivages ?

 

32 pages d'une belle densité, unité de thème, et autour, toute la mathématique solaire des variations. Comme dans une fugue de Bach. A lire, aux Bains ou dans son lit, sur son balcon ou à l'ombre d'un platane. Rien ne vaut le supplément, lorsqu'il ne supplée rien et vit sa vie tout seul. Rien ne vaut le journal unique, que rien ne précède ni ne suit. Comme la rareté d'une saison, celle qui n'existerait que pour la chaleur et la transparence d'elle-même. Quelque part au bord de l'eau. 

 

Pascal Décaillet

 

17:59 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Sur le vif: l'autre rive.
on se bouscule pour voir l'affiche, que de l'horreur on se fait peur à peu de frais, un rassembelement que dis-je une Manif, une trentaine de braves citoyens selon les organisateurs une centaine selon la police.

Écrit par : briand | 04/05/2013

le plus beau de tous les textes reste quand même celui de l'écrivain genevois J.L Babel en page 2

Écrit par : xavier comtesse | 04/05/2013

@briand, cette horreur comme vous dites n'est-elle pas la conséquence naturelle de la désertion de la gauche du Bains des Paquis, intellectuelle et insouciante puisque nantie soit par des jobs "partisans" soit par des "bienveillances" dont cette gauche caviardo-balnéaire est le chantre? Cette horreur n'est-elle pas tout autant la conséquence logique de la désertion de la droite centrale par la cannibalisation des traditions fazistes par le plateau de Champel ou le coteau et leurs cohortes de nantis qui ne savent même plus s'occuper de leurs "pauvres" selon la grande tradition protestante et ne pensent qu'à s'enrichir à court terme, notamment par le dumping salarial que leurs gens pratiquent?

En démocratie les "horreurs" sont toujours et systématiquement la conséquence de la désertion du champ lexical clair par le centre. Chacun ses fanatiques. A Paris Melanchon ultra gauche, à Geneve Golay et sa bande, bien à droite!
Staline puis Hitler en ont été les démonstration avant d'être suivis par Mao, Castro, Pinochet, Pol Pot, et tant d'autres!

C'est pour cela qu'il est de notre devoir à soutenir, y compris dans ces partis, celles et ceux qui ont une vision plus large, histoire de maintenir le dialogue et ne pas les repousser dans la rue comme les français le font!

Écrit par : geopolis | 04/05/2013

Et pèkai pa la libertâ din la leinga du « CE QU'È LAINO » ? l'francoprovençal, sta leinga que tranfyolâ (vole) hyô dessu dl'a frontêra d'Aoutâ (Aoste) au vâlès (Valais), d'la savouè (Savoie) à vô (Vaud):

Lé dzein s'babannant l'lan du lé
r'guètant decé-delé
musant, quemein deman sara
s'devesant que de Calvin tant qu''à yeura,
tozho Geneva ouna galèza vèla sara.
Ceasar d'su son tsevô
l'avâ dzhâ preu pensâ que sti petyoutâ pay-is,
dé granta persnâ à l'hisouère balyîra.
Quinta granta histouère ?
Sla de Geneva preu chu !

L.F 05 mai 2013 Oun amouèro du « bain des Pâquis »
L'Pâki : le pâturage...

Les gens se promenant (traînassant) le long du lac,
regardant deci-delà
pensant, comment demain sera,
se disent que de Clavin à cet instant (maintenant)
toujours Genève, une plaisante ville sera.
Ceasar sur son cheval,
avait déjà pensém que ce petit pays,
de grands noms, à l'histoire donnera.
Quelle grande histoire ?
Celle de Genève pour sûr !

Écrit par : Lionel | 05/05/2013

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