08/05/2013

Rémy brisé ! Rémy martyrisé ! Mais Rémy libéré !

 

Sur le vif - Mercredi 08.05.13 - 17.36h

 

A quoi ça rime, cet acharnement du Conseil d’Etat contre le Maire de la deuxième ville de Suisse ? A quoi ça rime, ces airs de grands inquisiteurs, pénétrés de leur importance, ces froncements de préfets des études, cette « procédure disciplinaire ». Contre qui ? Un fonctionnaire ? Un exécutant ? Non, contre un élu du peuple, le premier magistrat exécutif de la Ville de Genève, parfaitement légitime à ce poste où l’a porté le jeu de nos institutions.

 

Ça rime à quoi, si ce n’est, au cœur de ce printemps pré-électoral, tenter d’affaiblir un adversaire qui commence à leur faire peur. Parce que Rémy Pagani est populaire. Il parle le langage des gens, on le comprend, il est sensible à leurs préoccupations. Populiste ? Populaire !

 

Et puis, il y a ce mot, « révocation », on se croirait en 1685, le vocable serait censé donner la chair de poule, Tu parles ! On parie qu’il en crève d’envie, le Maire victime ? Rémy ! Rémy outragé ! Rémy brisé ! Rémy martyrisé ! Mais Rémy libéré ! Pour faire campagne.

 

 

Pascal Décaillet

 

 

 

17:36 Publié dans Sur le vif | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Très respectueusement, ne seriez-vous un tant soit peu aveuglé par votre aversion de l'actuel conseil d'état? Car finalement, Rémy Pagani s'est érigé en fauteur de trouble, abusant d'une position échue, et empêchant le conseil d'administration des TPG de faire son travail?

Il n'est maire quet par rotation; il est outragé, certes, martyrisé, en aucun cas, mais grand spécialiste de la société gauchiste caviardesque du spectacle, certainement.

En dépit de l'Ascension, tout cela ne vole pas très haut.

Écrit par : Déblogueur | 08/05/2013

Pucelle à l'oreille :en ce temps d'élévation ,Domrémy est déjà au delà du Skate Park et de ses ex-voto, il survole le treize improbable vecteur , transporteur quantique au paradis balisé par l' AVIVO en ces temps sublimé.

Écrit par : briand | 08/05/2013

A la télévision romande, ce soir même, une émission "Spécimen" dont le sujet s'intitule "Ce qui nous rend méchants".

J'aime la hasard quand il s'en prend aux "puissants" !

Écrit par : Miochel Sommer | 08/05/2013

Pour faire dans le même lyrisme, les loups entrent dans Paris et sur ce coup-là il me semble que vous hurlez avec eux!

Pagani est aussi celui qui a tout fait pour retarder la mise en service du pont Wilsdorf et a manigancé pour y faire passer des bus aussi vides que sa pensée politique au nom du dogme autophobe.

Contrairement à vous, je pense que le sieur Pagani est un faiseur, dans la droite ligne du sieur Ferrazino. C'est cette ultra gauche ultra bobo qui se nippe chez Boss et s'empiffre chez Lipp.

Lorsqu'on est un élu on se doit de respecter la loi et si celle-ci dit que vous ne faites pas partie d'un conseil, vous n'avez rien à y faire. A fortiori si c'est pour foutre le bronx.

Je n'ai guère de considération pour le conseil d'Etat qui ne vaut guère mieux que ce personnage. Il n'en demeure pas moins que c'est à lui que revient le maintient d'un semblant d'ordre. Le seul point sur lequel j'aurais pu être d'accord avec lui fut s'il s'en était pris à la politique débile des TPG. Que néni, il la soutient et la renforce avec le pont wilsdorf.

Il mérite le même sort que sa ministre de tutelle, la porte.

Écrit par : geopolis | 08/05/2013

Là on sent le gaulliste admiratif qui se lâche... bien vu. Pour le reste, oui dommage que l'on cède si facilement à la provocation de R.P. qui aime bien passer pour le calimero du coin au nom de la défense du citoyen (qui entre parenthèses ne lui a rien demandé)

Écrit par : uranus2011 | 09/05/2013

Vous avez parfaitement raison. Cette attitude discrédite le Conseil d'Etat et valorise M. Pagani. Donc totalement contre-productif. Mais vous verrez que rien ne les arrêtera et qu'ils prendront une sanction, que M. Pagani fera recours etc...
C'est comme la Chancelière qui persiste à poursuivre M. Carlos Medeiros pour usage abusif des armoiries du canton...et M. Le Premier Procureur Yves Bertossa, manifestement désœuvré, qui se laisse instrumentaliser par un Procureur Général suffisamment rusé pour ne pas s'en mêler, qui convoque M. Medeiros pour s'expliquer...
Pourtant, même un étudiant en droit de première année verrait qu'il n'y a rien à dire et que le risque de confusion avec une activité de l'Etat est nul : http://mobile.medinex.ch/online?lang=fre
Ainsi va notre République. On passe son temps à parler de mousse à raser pendant que la barbe pousse...

Écrit par : mauro poggia | 09/05/2013

Cher Monsieur Décaillet,
Habituellement, J'apprécie beaucoup vos commentaires et vos prises de positions comptent beaucoup pour moi. Mais dans cette affaire, je ne peux pas vous suivre car j'en veux beaucoup à Rémy Pagani d'avoir agi de manière stupide en écrivant un courrier contre moi à ma direction pour faire plaisir à un de ses copains.

Pour sa défense, il m'a répondu qu'il n'avait pas le temps de lire tous les courriers qu'il doit signer chaque jour et, malgré le fait d'avoir reconnu son erreur, il n'a pas levé le petit doigt pour démentir ce courrier injuste un à mon égard.

J'avoue avoir ressenti un frémissement de satisfaction lorsque j'ai lu cette info expliquant qu'il risquait la révocation de sa fonction de Conseiller administratif pour s'être comporté de façon inadéquate.

Après quelques secondes de réflexion, cette brève satisfaction a très vite cédé la place à la réalité car je sais bien que cette sanction est issue d'un autre âge et j'ai assez rapidement repris mes esprits et mes fantasmes de vengeances se sont estompés pour laisser la place à la recherche d'un emploi.

Alors que beaucoup de personnes considèrent qu'à partir de 50 ans il est quasiment impossible de trouver un véritable emploi, je me suis fixé comme challenge de les démentir et d'en trouver un à 62 ans. Que le temps passe vite...

Bernard Ganty

Écrit par : Bernard Ganty | 09/05/2013

Un groupe politique de droite, majoritaire au parlement, flaire un bon coup. Dans la hâte, il fait voter une disposition réglementaire visant à exclure du conseil d'administration des transports publics un élu.... d'extrême gauche, qui se trouve être le principal opposant des décisions politiques de ce même groupe.

Légalement, il n'y a rien à dire.

Politiquement, non plus c'est "business as usual".

Et puis le jour où un magistrat de droite de la Ville souhaitera siéger au TPG, la députation cantonale de droite rechangera la disposition réglementaire si elle le peut.

Faut-il pour autant insulter Mr. Pagani comme le font des commentateurs ci-dessus?

Écrit par : corbetta | 09/05/2013

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