05/06/2013

La confiance : non, merci !

 

Coup de Griffe - Lausanne Cités - Mercredi 05.06.13
 
 
La confiance. Les opposants à l’élection du Conseil fédéral par le peuple, donc les vainqueurs, je m’y résigne, du dimanche 9 juin, nous font de grandes démonstrations sur le principe de confiance dans l’élection indirecte. Nous élisons 246 parlementaires. Et nous leur faisons confiance pour élire, à leur tour et en notre nom, le gouvernement du pays. Je veux bien, sur le principe. Même si déléguer à 246 ce que les moyens modernes permettent de décider à quatre millions relève du temps des diligences. Mais enfin OK, allons-y pour la confiance.
 


Mais cette confiance, qu’en ont-ils fait, les parlementaires ? En préférant Alain Berset à Pierre-Yves Maillard, Johann Schneider-Ammann à Karin Keller-Sutter, en élisant un Burkhalter, ils ont avant tout pris garde à couper toute tête pouvant dépasser, évincer tout caractère fort pouvant affronter le pouvoir du Parlement. Alors, ils nous ont choisi d’adorables souris grises, ne dérangeant personne, laissant reine la cléricature parlementaire. Surtout pas d’homme fort, vous pensez ! Brumaire !


 
Et puis, dans la nuit du 12 décembre 2007, cette improbable troïka de comploteurs, pour virer celui qui venait de gagner les élections, c’est digne de confiance, cela ? J’en ai vécues, des nuits des longs couteaux. Je l’ai vue à l’œuvre, la combinazione. Alors, pour l’argumentaire du contre, tout ce que vous voulez. Mais la confiance, non merci.


 
Pascal Décaillet
 


 

15:36 Publié dans Coups de Griffe Lausanne Cités | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Imprimer |  Facebook | |

Commentaires

Il suffit de constater la pantalonnade en cours à propos de l'accord léonin avec les USA ou encore de comprendre ce qui se cache derrière celui avec la Chine pour comprendre que l'on ne peut avoir aucune confiance dans ces pseudos élus qui ne sont en réalité que les "porta-borsa" des mafias en cols blancs de la Limmat et du Rhin.

Ils ressemblent en tous points à ce qui se passe en France où des professionnels de la politique combien mène le pays à sa ruine.

Comme vous le savez, je suis opposé à la formule qui nous est proposée car elle instaure un déséquilibre manifeste et ancre une arrogance encore plus accrue dans le marbre constitutionnel.

Nous devrions, dès dimanche soir, entamer une récolte de signatures pour l'élection du conseil fédéral par le Souverain mais en inscrivant une répartition de 4 sièges pour la majorité germanique et 3 pour LES minorités.

Je ferai personnellement campagne pour récolter les signatures si cette solution est soumise au Peuple.

Cordialement,
Patrick Dimier

Écrit par : Patrick Dimier | 05/06/2013

On a beau passer en revue tous les arguments «objectifs» qui plaident contre l'élection par le peuple, rien ne tient debout.

La vérité est, que les «petites» formations veulent absolument avoir le contrôle de l'accès des UDC au Conseil fédéral. Tout est orchestré pour éviter l'accès d'un candidat de type Blocher au gouvernement. Tout le reste n'est que bavardage.

Écrit par : petard | 05/06/2013

Blocher ... voila l'Homme à abattre, l'Homme qui fait peur !!!

Écrit par : Victor Winteregg | 05/06/2013

Ceux qui arrangent l'élection par le peuple en demandant 4 alémaniques et 3 pour la minorité oublient que c'est la majorité germanique qui a toujours dominé et qui a élu les conseillers fédéraux des minorités. Tous les romands ont été élus par les suisses-allemands ! Peut importe la répartition car il faut élire que les meilleurs et arrêter de magouiller comme de coutume.

Écrit par : Yvan Descloux-Rouiller | 05/06/2013

L'élection du conseil fédéral par le peuple est un emplâtre sur une jambe de bois... Car tant que l'on continuera à avoir un petit groupe composé de gentils gestionnaires aussi inodores qu'insipides, élu au nom de la "formule magique" - c'est tout ce que la constitution permet - rien ne changera.

En Suisse il y a trop de démocratie de toutes façons, on vote pour tout et rien, sans que le pays soit réellement gouverné. La politique est l'otage de minorités sans d'autre vision que la défense d'intérêts aborigènes.

Et le pire est que l'on se gausse de ce système paralysant, en claironnant les bienfaits de la "démocratie directe"...

Et il y une différence fondamentale, essentielle, entre gérer et gouverner.

Écrit par : Déblogueur | 05/06/2013

Les meilleurs ? Mais vous rêvez ! C'est la porte ouverte à l'intelligence, à la pertinence et à la compétence, autant dire l'aventure. ;)

Écrit par : Malentraide | 06/06/2013

Les commentaires sont fermés.